Pour que PBG se sente moins seule quand elle publie. Pour faire revenir Firesey. Parce que le slap, c'est la vie !


Une fois n'est pas coutume, Anthony DiNozzo fit un effort pour arriver en avance au travail.

Deux cafés en main, l'agent se dépêcha de monter dans l'ascenseur, avant que les portes ne se referment.

Trois : numéro du bouton qu'il enfonça pour rejoindre son étage.

Quatre : le nombre de pas qu'il fit avant de se prendre un slap monumental à l'arrière du crâne.

Cinq secondes furent nécessaires à ce qu'il cesse de fixer son patron comme un idiot.

-On t'attendait, DiNozzo.

Derrière cette phrase murmurée il y avait, bien sûr, l'aveu que Gibbs l'avait attendu. De quoi faire rougir de plaisir n'importe qui. Mais un DiNozzo ne rougit pas. Règle numéro… ? Il faudrait demander à son père, à l'occasion. D'un bon pas (six en fait) l'italien rejoignit son bureau et alluma son ordinateur pour découvrir 'surprise !', sept e-mails non lus. Comme la plupart étaient des publicités douteuses mettant en doute ses capacités physiques, il les jeta à la corbeille. Restait une newsletter de son supermarché qui annonçait les promos du jeudi et un message délicatement fleuri du service de la compta. Que des réjouissances, en somme.

Et dire que c'était son anniversaire…

La journée passa dans une monotonie des plus accablantes : Tony n'aimant déjà pas le calme en semaine, lui en fournir le jour de son anniversaire revenait à le poignarder dans le dos. McGee avait oublié son anniversaire. Ziva avait refusé de la lui souhaiter parce qu'il lui devait toujours quarante dollars pour les déjeuners du mois. Abby avait une angine carabinée qui la clouait au lit et Palmer était chez Breena pour le week-end… Ducky était en congés, bref : c'était foooooooooormidable. Il les regarda quitter l'OpenSpace alors qu'il finissait son rapport, malheureux comme les pierres.

Gibbs lui adressa un vague signe de la main avant de monter dans l'ascenseur, l'abandonnant à sa triste destinée.

Au bout d'un quart d'heure (huit petites minutes, en réalité, mais un quart d'heures pour l'horloge interne d'un DiNozzo en manque de pizza), Tony se leva et, ni pouvant plus, alla s'acheter un paquet de crackers à la bolognaise au distributeur. Il revient une minute plus tard (quarante-cinq secondes, en fait) et se jeta sur le contenu du paquet avant de constater d'un œil torve la présence insolite d'un paquet cadeau sur son bureau. Il arqua un sourcil et posa son encas sur le sol dans un geste lent et précautionneux, comme s'il s'attendait à ce que le paquet cadeau l'attaque. Puis, tout aussi lentement, il détacha la carte du paquet.

En espérant que ça te conviendra.

Tony ouvrit le cadeau et ne put retenir un éclat de rire en découvrant ce qu'il cachait. Son rapport tendrait bien le lendemain. Il prit ses affaires et quitta l'OpenSpace en riant comme un gamin. Bon sang ce qu'il aimait sa vie !