Voilà un chapitre bien plus atroce que les trois premiers.

Je sais, j'ai mis du temps à poster le 4ème chapitre (que j'ai écrit en une journée, aujourd'hui-même ^^') mais ne me frappez pas! x] C'est pas ma faute, j'étais malade... (nom de la maladie? La flemme ^^')!

Enfin bon, le principal est que vous puissiez à présent le lire. Donc bonne lecture! :)


Yuki parle :

Après cette épisode mémorable, à chaque fois que je croisais Kyô, il rougissait, et osait à peine me parler, même sur le chemin que nous prenions pour nous rendre au lycée. Deux jours après, il me semble, il était même parti en courant pour ne pas avoir à rester avec moi. Je comprenais assez son raisonnement, d'un côté ; il était trop gêné et ne voulait plus en parler, car il n'aurait jamais imaginé faire une telle chose auparavant. Mais d'un autre côté, son comportement m'agaçait ; ce n'était pas la première fois qu'il me faisait ce coup-là, et j'en avais assez de devoir tout le temps arranger la situation, sous-prétexte que Môsieur n'osait plus venir me parler. Pourtant, quand on le rencontrait comme ça, il n'avait pas l'air d'être aussi coincé... niveau sexe.

Bien au contraire, à partir de ce moment-là, lorsque je rencontrais Hatsuharu, avec qui j'avais déjà eu des histoires, dans les couloirs, il me faisait un grand sourire avec un regard entendu. Dans ces cas-là, c'était plutôt moi qui risquait de rougir.

Enfin bref, je supportais mal les réactions de Kyô. Je décidais donc de laisser tomber pour cette fois, et de ne pas plus lui adresser la parole que lui ne me l'adressait. On verrait bien s'il se déciderait à changer au fil du temps. Après tout, il fallait bien qu'il me prouve son amour ! S'il fallait que je supporte sa gêne à chaque fois que nous le faisions, je crois que je deviendrais fou ; pour moi, s'il ne voulait plus me parler, c'était comme s'il profitait pendant mais ne voulait pas s'engager plus loin.

Environ une semaine plus tard, il ne m'avait toujours pas parlé et me fuyait comme la peste. Ce soir-là, je ne voulus pas rentrer trop tôt et décidai donc de flâner un peu entre les rues. Après vingt bonnes minutes d'errements dans des rues inconnues, je me retrouvais dans une petite ruelle sombre, comme dans les thrillers. J'entendis des gens parler, mais n'y prêta pas plus attention : j'étais perdu dans mes pensées.

Puis tout d'un coup, des bruits de pas se rapprochèrent à toute vitesse et je fus projeté sur le sol. Avant d'avoir compris ce qui m'arrivait, les ombres qui discutaient tout à l'heure m'encerclaient ; elles étaient trois. Trois hommes, à l'air menaçant, qui me fixaient. Puis l'un deux me dit, accompagnant ces paroles d'un léger coup de pied :

-Alors, pédale, qu'est-ce que tu fais là ?

Je fus pris de peur ; s'il savait que j'étais gay, c'était que quelqu'un le leur avait dit, hors, personne à part Hatsu, Kyô et quelques hommes des bars ne le savaient. Dans ma tête, je mettais en place contre mon gré toute une théorie du complot, comme quoi Kyô, comme il ne me parlait plus depuis une semaine, voulait se débarrasser de moi pour l'avoir obligé à le faire avec Hatsu ou pour une raison encore plus saugrenue, et pour se faire, avait chargé des types de s'occuper de moi.

Mais tout cela était complètement absurde ; Kyô n'était pas capable de ça, il m'aimait et était toujours très franc, et même, ces types ne m'avaient pas suivi, comme ils se trouvaient déjà dans la rue...

Un coup de pied bien plus violent que le premier atterrit dans mes côtes, me sortant de ma trêve.

-Alors, tu réponds ?

-Je... Je me promenais, c'est tout...

-Ah ouais ? Toi, qui ressemble à une gamine, tu te promènes par ici ? Dis-nous la vérité, merde !, dit un autre en me donnant un nouveau coup de pied. C'était donc ça. Mon visage androgyne, bien sûr.

-C'est vrai, je vous dis la vérité !, dis-je, le visage crispé de douleur, essayant de respirer calmement en dépit de mon angoisse. Je ne vous veux rien de mal, promis !

-Eh, vous avez entendu ça, les mecs ? Il ne nous veut rien de mal, comme c'est mignon !, se moqua-t-il de moi. Puis, reprenant son sérieux : Naru, va chercher le manche à balai qui se trouve là-bas, on va bien voir si c'est une pédale, maintenant...

Je ne compris pas tout de suite ses intentions, mais lorsqu'il sortit de sa poche un petit carré de couleur métallique, l'horreur se peignit sur mon visage. Alors que je tentais de me relever, l'autre homme me maintint immobile, tandis que le dénommé Naru rapportait le manche à balai. Celui qui avait sorti le préservatif -car c'en était bien un- déchira le petit emballage et en sortit le petit rond de latex. Il me sourit, d'un sourire démoniaque, et m'informa, avec un clin d'oeil :

-C'est pour que ça glisse mieux !

J'eus envie de vomir, mais me retins; de justesse. Le manche à balai avait juste la bonne taille, et le préservatif glissa tout seul. Naru se rapprocha de moi et commença à me déshabiller pendant que l'autre me tenait toujours. Je me débattais, mais rien n'y faisait.

-C'est qu'il a de l'espoir, hein, Masa ?, dit celui qui me tenait à l'intention de l'instigateur de l'opération.

Ce dernier partit d'un rire machiavélique, et s'arrêta aussitôt lorsqu'il découvrit... mes parties. Il me sourit alors de nouveau, mauvais, et se rapprocha, le manche prêt à me pénétrer. Naru et l'autre inconnu relevèrent mes jambes et les attachèrent, pour que je sois impuissant à toute attaque. Terrorisé, je ne me débattais même plus, attendant peut-être qu'un ange vienne me libérer, ou que tout cela se termine rapidement.

Masa se baissa et prit mon sexe entre ses mains. Je m'efforçais de ne pas penser à l'aspect sexuel de son action, mais rien n'y faisait ; après qu'il ait effectué quelques frictions dessus, il durcit, sans que je ne puisse l'en empêcher. C'était comme un ami qui se retournait finalement contre vous, après des années à batailler ensembles.

Les trois hommes partirent d'un gros rire atroce, et pendant que Naru et l'autre continuaient à rire, tout en me tenant fermement, Masa s'arrêta à nouveau et, lâchant mon pénis, le manche dans une main, il le dirigea tout droit vers... mon anus.

A suivre...