Cette épisode prend place après la fanfic « Le secret de la montagne sacrée ». Dans la série, elle arrive pendant la saison 6 après l'épisode « The day of the moon ».

Matis rentrait à pied de sa pratique de hockey. Il portait tant bien que mal son lourd sac sur son épaule gauche tandis que sa main droite tenait le bâton qu'il laissait négligemment traîner par terre, abîmant le ruban qui devait protéger la crosse de son bâton.

Une vieille Chevrolet cavalier ralentit vis-à-vis l'enfant et le suivit à la même vitesse. Matis choisit d'abord de l'ignorer. Le conducteur ouvrit sa fenêtre.

- Hé! Mon garçon, monte, je vais te ramener chez toi.

Matis l'ignora et accéléra le pas.

- Il doit être lourd ce sac. Allez! Viens!

L'enfant accéléra le pas. Il n'y avait personne sur cette petite rue, mais s'il atteignait le coin de la rue, il y aurait sûrement quelqu'un et il serait en sécurité.

- Ne fait pas le peureux. Je suis un vieil ami de ton père. Il n'y a aucun danger.

Matis continua cependant de l'ignorer.

- J'ai du chocolat. Tu as sûrement faim.

Le jeune hockeyeur se tourna enfin vers l'inconnu.

- Laisse-moi tranquille! Je ne monterai jamais dans cette voiture.

Le sourire de l'inconnu se volatilisa.

- Tu viendras, de gré ou de force.

La voiture s'immobilisa et il en sortit un homme svelte, vêtu de noir. Matis lâcha son sac, ramassa son bâton de hockey à deux mains, le fit pivoter dans les airs et le balança sur le visage de son agresseur. À sa grande surprise, une partie du visage de l'agresseur fut arrachée, révélant des circuits électriques et des lumières clignotantes.

11 – 11 – 11 – 11 – 11 – 11 – 11 – 11 – 11 – 11 – 11

- Tu veux dire que c'était un robot, coupa l'inspectrice Josianne Tessier.

Le jeune garçon hocha la tête.

- Enfin, je crois, ajouta-t-il. Après, j'ai lâché le bâton et je me suis enfui.

- Tu as bien fait. Tu as eut une très bonne réaction, le félicita Josianne.

- Est-ce que… enfin, est-ce que je peux y aller ?

Josianne regarda l'heure sur son ordinateur portable, posé sur le coin de son bureau. Elle remarqua aussi qu'elle avait reçu un courriel : peut-être une réponse du labo.

- Bien sur ! Tes parents t'attendent dans le couloir. Si j'ai d'autres questions, je t'appellerai.

Encore secoué par sa mésaventure, l'enfant quitta la pièce.

Josianne ouvrit le courriel et commença à le lire. Elle ne remarqua pas que son patron venait d'entrer dans son bureau jusqu'à ce qu'il se racle discrètement la gorge.

- Désolée, monsieur, j'étais absorbée par ce courriel.

- J'ai besoin d'une réponse rapide. Cette tentative d'enlèvement, est-elle reliée aux disparitions ?

- Je crois.

- Joe! Il y a eut onze disparitions d'enfant. Je suis le chef-inspecteur maintenant et les médiats sont sur mon dos. Il faut que l'enquête avance. Si cet enfant a vu l'agresseur, ce serait bien le premier.

- C'est le même mode opératoire et la description de la voiture correspondent aux témoignages. Mais…

Elle hésita.

- L'agresseur est un robot d'apparence humaine ou un genre de cyborg très perfectionné.

Une autre personne se serait esclaffée, aurait tourné au ridicule la conclusion de son enquêtrice ou se serait inquiétée de sa santé mentale, mais le nouveau chef-inspecteur Forget connaissait bien Joe Tessier et il avait lui-même vu des choses incroyables.

- En êtes-vous sure ?

- Il y a le témoignage de la victime et le rapport du labo sur les pièces qu'on a trouvées sur les lieux de l'agression. La peau synthétique est faite d'un matériel inconnu. Les pièces électroniques sont des chefs d'œuvre de nanotechnologie, un type de technologie que nous commençons à peine à développer.

- Si je comprends bien, vous croyez que…

- C'est d'origine extraterrestre, dit-elle avec conviction.

Forget attendit un instant.

- Vous savez, il n'existe pas vraiment de spécialiste pour ça, sauf…

- Nous devons appeler le docteur. J'ai enquêté sur lui depuis toutes ces années, je crois avoir trouvé un numéro de téléphone qui pourrait me conduire à lui.

- Vous ne l'avez jamais essayée.

- Je n'avais pas de raisons de le faire jusqu'à maintenant.

Elle prit son cellulaire et sélectionna le numéro qu'elle y avait enregistré juste au cas. Alors qu'elle allait appuyer sur le bouton pour le signaler, la porte de son bureau s'ouvrit avec fracas et le docteur entra avec une casquette de policier sur la tête, suivi de Amy et Rory.

- Joe II, s'exclama-t-il joyeusement, je suis content de vous revoir !

Il se tourna vers le chef de police.

- Inspecteur Forget !

- C'est chef-inspecteur, maintenant.

- Vous avez eut une promotion ! Félicitations, ajouta-t-il en lui serrant la main !

Il s'installa sur une chaise, mit ses pieds sur le bureau et prit un air sérieux.

- Et si vous me parliez de ces disparitions ?

- Co… comment savez-vous, articula enfin Joe ?

Le docteur pointa le cellulaire de Joe.

- Vous venez de m'appeler.

- En fait, je m'apprêtais à vous appeler.

La figure du docteur se décomposa.

- Ho non ! Non ! Non ! Non ! Je suis en avance ! Vous m'avez appelé, mais je suis venu trop tôt. C'est la première fois que ça arrive ! Normalement, je suis plutôt en retard.

- Ce n'est pas si grave, répondit Joe en rangeant le cellulaire.

- Ne faites pas ça, s'exclama le docteur. Appelez-moi !

- Mais vous êtes déjà là, insista Forget.

- J'ai compris, soupira Joe en reprenant son cellulaire. Il faut éviter les paradoxes.

- Et tâchez d'être convaincante, ajouta le docteur.