Bonjour bonjour ! Ohlala, ma premiere fiction sur le site. Je suis émue. :')

J'ai eu cette idée en discutant avec ma petite amie, mais je ne savais pas quel couple je mettrais en scene, en fait, il m'est venu alors que j'écrivais la trame. Ce sera donc... Un Cornélia/Will, de W.I.T.C.H . Ce n'est pas un couple qui inspirera beaucoup de gens, je le sais, mais voila, l'inspiration est ce qu'elle est. ^w^

Pour les rares personnes qui s'égareront ici, merci beaucoup de votre visite, j'espere que mon écrit vous plaira, et que vous me laisserez une petite review a la fin pour me donner votre avis. :B

Voila, bonne lecture ! :)


Les droits d'auteur sont à Elisabetta Gnone, pas à moi ! (Heureusement, j'ai envie de dire. xD)

Rating : K+, pour ce chapitre.

Pairing : Cornélia/Will

Résumé: Will brûle pour Cornélia. En silence. Jusqu'au jour ou les mots s'échappent de ses levres. Mais Cornélia n'est peut-etre pas si tolérante que ça. Peut-etre pas tres heureuse non plus. Ou quand celle qui souffre n'est pas celle qu'on croit...

ATTENTION, cette histoire met explicitement en scène une histoire d'amour homosexuelle. Si cela vous déplait, ou vous dégoute, n'allez pas plus loin, et quittez bien vite cette page ! Merci d'avance.


CHAPITRE 1. Grenade.

" - Mais qu'est-ce que je ferais sans toi ? "

La question, posée d'une voix douce, résonna tout près de mon oreille. Son corps, qui la seconde précédente, enserrait amicalement le mien, s'était éloigné. Maintenant complètement apaisée, elle me dévisageait, me décochant en même temps l'un de ses sourires ravageurs dont elle avait le secret, faisant, comme à l'accoutumée, tressaillir mon cœur. Je ne m'en inquiétais plus, depuis le temps. Même si la peur qu'elle s'en rende compte me tenait toujours le ventre. Mais elle ne voyait rien, bien sur. Je lui rendais donc un petit sourire timide, bien incapable de mieux faire. Elle pouffa, ramenant d'un geste délicat une mèche rebelle derrière son oreille, découvrant en même temps une ravissante boucle d'oreille. Je me sentis rosir de plaisir. Je les connaissais bien... Puisque c'était un de mes cadeaux.
Elle pestait à présent contre ses cheveux trop raides, levant vers moi un regard désespéré. Remarquant mon regard fixé sur ses oreilles, elle m'interpella.

" - Will ? Un problème ? "

Je sursautais. Et la rassurait par un grand sourire.

" - Non, non, pourquoi ? "

Elle me sourit à son tour, elle avait fait le lien.

" - Tu es surprise que je les porte encore ? Elles sont tellement jolies... Et puis un cadeau de ma meilleure amie, ça vaut bien la peine d'être exposé ! "

Je passais nerveusement une main dans mes cheveux, les ébouriffant au passage.

" - Merci, ça me vraiment plaisir tu sais, j'avais si peur qu'elles ne te plaisent pas... "

Oups. Ce n'était peut-être pas la meilleure réponse à donner... J'eu soudain peur d'en avoir trop dit. Déjà qu'une sensation de malaise me tenait la gorge quand je me repassais la ferveur avec laquelle elle avait prononcé ce terme : " meilleure amie ". Ma trahison me paraissait soudain plus affreuse. Elle ne se doutait de rien. Elle comptait sur moi ! Tandis que de mon coté, avec mes sentiments honteux, je la trahissais. Et à chaque seconde davantage... Combien de temps encore allais-je tenir avec ce douloureux secret ? Chaque jour un qui passait voyais mon masque un peu plus se craqueler. Mais ce genre de réaction de sa part me confortait dans mon idée de ne rien lui dire. Je ne pouvais prendre le risque de perdre son amitié, tellement précieuse a mes yeux. Mais, revenons à Cornelia. Ma " meilleure amie " avait assimilé ma réponse douteuse visiblement sans problèmes, refusant, comme toujours, de lire entre les lignes.

" - Tes cadeaux sont toujours parfaits, débile, puisqu'ils viennent de toi ! "

Elle avait levé les yeux au ciel, me regardant d'un air mi-désespéré, mi-amusé. Je sentis mes joues chauffer. Saleté de peau de rousse ! Je priais pour que ma rougeur passe inaperçue. Pour détourner son attention, je décidais de revenir au sujet premier.

" - Corny, par rapport à Dave, ça va aller ? "

Après tout, cela faisait bien deux heures qu'elle se lamentait à cause de lui... Son dernier ex en date. " Celui la, c'est le bon ! ", qu'elle me disait, il y a encore deux mois. Elle a vite déchanté... Et même pas par ma faute. Non, moi j'ai appris. A faire semblant d'être heureuse pour elle. De croire en ces histoires. D'apprécier les divers et variés " amours de sa vie ".
Mais celui-là c'était révélé être une véritable ordure. Pour une fois, ma naturelle défiance envers mes rivaux avait de quoi être...
Enfin, c'était fini. Je le voyais rien qu'en la regardant, maintenant. Elle avait retrouvé cet air déterminé qui lui seyait tant. Ses yeux brillaient, elle me souriait. Encore une fois, grâce à mes soins, Cornelia la forte était revenue. Et elle le restera, jusqu'à ce que son cœur d'artichaut la trahisse à nouveau...

" - Ça ira. " Son regard se fixe dans le mien. " Grace à toi ma belle... "

Gloups. Ne me regarde pas comme ça, amour. Si tu savais à quel point je te désire, si tu avais la moindre petite idée de ce que j'aimerai pouvoir te faire... Le dégout. L'incompréhension. Voila les seules choses que je pourrais apercevoir dans ces magnifiques orbes que sont tes yeux. De toute façon, la honte serait trop forte, je devrais surement baisser les miens. Quel gâchis...

Je m'arrachais à cet échange visuel. Mieux valait ne pas tenter le diable.

" - C'est normal... Je suis ta meilleure amie, c'est mon rôle. "

J'essayais en disant cela de ne pas être trop amère. Après tout, c'était vrai... C'était ma meilleure amie. Une meilleure amie dont j'étais devenue complètement folle. Ça arrive tout le temps ce genre de choses, non ?

" - Oui, c'est vrai ! Tu es tellement adorable ma Will... Ce serait un miracle, si j'arrivais à survivre deux jours sans toi. "

Le miracle, c'est que malgré le fait que tu m'aies volé mon cœur et ma raison il y a plus d'un an, que cet amour impossible me détruit de l'intérieur, me ronge, je trouve encore la force de consoler chacun de tes déboires amoureux. De toute façon, tu me rendras folle, j'en ai l'impression…
Enfin, bien sur, je ne lui ai rien dit de ce genre.
A la place, je lui sortis du placard le poussiéreux, mais néanmoins toujours efficace, grand discours de l'Amitié.
Oh s'il vous plait, ne prenez pas cet air étonné... Il nous a à tous au moins une fois sauvé la vie !
Mais il est vrai que généralement, on le récite le cœur léger, les yeux plein de promesses, la voix rendue tremblante par l'émotion. Pour ma part... Mon cœur était, comme d'habitude, une boule douloureuse. Si ma voix eut quelque trémolos, ce fut uniquement dut à la frustration qui me rongeait. Et enfin, j'aurais bien été incapable de me rappeler la dernière fois ou je l'avais regardé dans les yeux. J'avais trop peur de défaillir.
Comme on s'en doute, ce fut pour moi un moment épique. Mais elle n'en vit rien, évidemment. Elle me regardait simplement. Et son sourire chaleureux me transperça, tel une lame. Une vibration me fit sursauter violemment. Elle pouffa devant ma panique, puis regarda son portable. Et m'annonça devoir rentrer chez elle, car sa mère l'attendait.

Je la raccompagnais jusqu'à la porte, nous nous fîmes la bise, nous souhaitant mutuellement de passer une bonne nuit, puis je la regardais partir dans le crépuscule.

Ma mere rentrait tard ce soir la, mon beau-père était accompagnateur pour un voyage scolaire, j'avais donc la maison pour moi. Je me fis à manger, puis allait rapidement me coucher, en effet, curieusement, je ne me sentais pas d'humeur à trainer sur l'ordinateur, ou devant la télé... Je m'endormis donc, le coeur lourd, un visage gravé dans le cerveau, une de mes vieilles grenouilles en peluche dans les bras.