Disclaimer: Twilight est la propriété de Stephenie Meyer. L'histoire appartient à wmr1601 (lien sur mon profil), je ne fais que traduire.

Bonjour tout le monde!

Me voilà avec une nouvelle traduction :). Je tenais à partager cette histoire avec vous car je l'ai trouvé vraiment top!

De plus, l'auteur (que je remercie pour m'avoir donné l'autorisation) est vraiment très enthousiaste à l'idée que sa fiction soit traduite, elle a même traduit son profil en Français rien que pour vous :). Je vous invite donc à aller y faire un tour, il y a des images et des chansons qui accompagnent sa fiction. Pour ce premier chapitre, vous pourrez y trouver la bannière de Pen Pals.

Merci également à ma beta, Missleez qui est vraiment géniale!


CHAPITRE 1 : Lettres

Edward

Cher correspondant,

Salut. Je m'appelle Bella et je me sens tout à fait ridicule d'écrire une lettre à quelqu'un que je n'ai jamais rencontré. Mais, c'est un devoir scolaire, et je n'ai pas le choix, donc voilà.

Je vis dans la petite ville de Forks, Washington avec ma mère, Renée, et mon père, Charlie. Mon père est le chef de la police ici à Forks, et écoute ça : la ville est si petite qu'il doit tout le temps conduire la voiture de flic, même quand il ne travaille pas. Je pensais que c'était plutôt cool quand j'étais petite, mais maintenant, pour une élève de cinquième, c'est juste embarrassant.

Ma mère est institutrice de maternelle. Elle peut être très distraite, mais c'est une super institutrice. Chaque année, les enfants l'adorent.

Je n'ai pas de frère ni desœur. Quand j'étais plus jeune, j'ai toujours voulu avoir un frère. Pas un frère plus jeune. Je voulais un grand frère, quelqu'un qui pourrait me protéger. C'est bizarre ? Tous mes amis qui ont des frères ou des sœurs plus âgés me disent que j'ai de la chance de ne pas en avoir, mais parfois, je souhaite encore en avoir un.

Mes meilleures amies sont sœurs, Alice et Rosalie. Elles ont l'air vraiment différentes, même si elles ont les même parents. Alice a mon âge, mais son professeur ne lui fait pas faire ce devoir. Rosalie a un an de plus que nous, et a dû le faire l'an dernier, mais elle a déjà perdu contact avec sa correspondante tu connais Jessica Stanley ? C'est celle à qui elle a dû écrire.

Voyons voir, quoi d'autre ? Ma couleur préférée change fréquemment. Aujourd'hui j'aime le marron. Mes pierres précieuses préférées sont le grenat et la topaze. Mon anniversaire est le 13 Septembre. J'aime cuisiner et faire les courses et aider ma mère avec ses corvées. Oh aussi, mon nom est Isabella, mais s'il te plaît, ne m'appelle jamais comme ça !

Eh bien, je ne peux pas vraiment penser à quelque chose d'autre à t'écrire, et en fait puisque j'ai assez écrit pour le devoir, je vais arrêter maintenant. J'ai hâte d'avoir ta réponse.

Cordialement,

Bella Swan

Forks Middle School

Je me souvenais du jour où j'avais reçu cette lettre comme si c'était hier. Monsieur Berty, mon professeur d'anglais de troisième nous avait donné un délai de quelques semaines pour le devoir du correspondant. L'autre professeur était l'un de ses meilleurs amis de l'université, et chaque année ils faisaient ça : forcer les élèves peu disposés, à écrire à de parfaits étrangers. Bien sûr, les professeurs ne voyaient pas ça comme une contrainte. Ils appelaient ça une bonne expérience de vie. Personne dans ma classe n'avait été particulièrement heureux de recevoir les premières lettres des enfants de la petite ville. Après tout, nous vivions à Chicago pourquoi nous soucierions nous de quelqu'un d'une petite ville ? J'ai réalisé la bêtise de ces attitudes aujourd'hui.

Bella et moi étions devenus les meilleurs amis du monde. Ça me faisait drôle de dire que l'une de mes meilleures amies était une personne que je n'avais jamais rencontré face à face, maisj'avais toujours eu l'impression que je connaissais Bella. En fait, la plupart du temps, j'avais l'impression qu'elle me connaissait mieux que quiconque, même mieux que les gens que je voyais tous les jours. C'était nettement plus intéressant de correspondre avec elle plutôt qu'avec la plupart d'entre eux.

Après avoir lu sa première lettre de ma première année à l'université, j'avais immédiatement commencé à travailler sur ma réponse. Malheureusement, je n'avais pas de copie de la lettre que je lui avait envoyée. J'aurais aimé avoir été assez avant-gardiste à l'époque pour faire des copies. Ça aurait été bien de lire la totalité de notre correspondance. Aujourd'hui, quatorze ans, plusieurs centaines de lettres, et une photo une année plus tard, j'étais beaucoup plus averti. J'avais gardé toutes les lettres et les copies des lettres que j'avais écrites dans un gros classeur, qui arrivait au maximum de sa capacité. Nous avions également tendance à nous envoyer des e-mails plus souvent et j'avais conservé un dossier spécial dans ma boîte e-mail en particulier pour les messages de Bella. Je n'en avais jamais supprimé un.

Je fermai à contrecœur mon « classeur Bella », le rangeai à sa place normale sur ma table de nuit et me relaxai sur mon oreiller.

Ça avait été une longue et dure journée et j'étais prêt à dormir. En tant qu'interne à la Chicago Health and Science University, j'avais travaillé de longues semaines. Douze heures d'affilée, au moins cinq jours par semaine, parfois six. Donc, les quelques minutes que j'avais passé chaque nuit avec mon « classeur Bella » furent à peu près la seule interaction sociale que j'avais eu, mis à part les infirmières dragueuses. J'avais toujours écrit à Bella aussi souvent que j'avais pu. Nous avions un pacte, nous devions nous écrire des lettres au moins une fois par semaine, et dernièrement, avec un programme de travail si chargé, c'est tout ce que j'avais pu retirer. Cependant, Bella était occupée, aussi. Elle était récemment diplômée de la faculté de droit et ses heures de travail étaient semblables aux miennes en tant que première année dans un cabinet juridique éminent de Seattle. Ses lettres arrivaient presque toujours le samedi, donc je passais une partie du dimanche, mon seul jour de congé garanti par semaine, à composer la réponse parfaite. Depuis c'était vendredi soir, cependant, je n'avais que les lettres précédentes à lire, rien de nouveau.

Malgré ma fatigue, je ne pus m'endormir. Après être resté silencieux sur mon oreiller pendant dix minutes et n'arrivant pas à dormir, j'allumai ma lampe de chevet et saisis le classeur, retournant à une lettre plus récente, une d'environ six mois auparavant.

Cher Edward,

Devine quoi ? Je serai diplômée de la faculté de droit la semaine prochaine ! Ça a été si dur, mais finalement la récompense arrive. Je suis si excitée. Je passe la plupart de mon temps libre à étudier pour l'examen du barreau. On m'a déjà offert un emploi dans l'un des cabinets d'avocats les plus prestigieux de Seattle, « Ateara, Call et Uley ». Donc tout ce que j'ai à faire c'est de passer par la remise des diplômes sans trébucher sur mes propres pieds et passer l'examen du barreau. Me connaissant, la remise des diplômes sera la partie la plus difficile !

Bon, je dois aller étudier. Désolée, c'est tellement court cette semaine, mais, bon... tu comprends.

Bye !

Bella

Je comprenais. La plupart de mes lettres lors de mes premiers jours d'internat n'avaient pas été plus longues que cette lettre. Je lus plusieurs autres lettres, les miennes et les siennes, toute la correspondance, et je n'étais toujours pas fatigué. Je décidai d'écrire à Bella, même si je n'avais pas encore reçu sa lettre de la semaine. Je me levai de mon lit et me dirigeai vers le salon où se trouvait mon ordinateur de bureau. J'allais envoyer un e-mail ce soir, ayant décidé que le courrier électronique serait mieux.

Bella,

Salut. Je ne pouvais pas dormir, alors j'ai pensé t'envoyer un rapide message. Je viens de lire certaines de tes vieilles lettres. Tu te rappelles de la première lettre que tu m'as écrite ? Tu disais que tu te sentais ridicule d'écrire à quelqu'un que tu ne connaissais pas. Je me souviens m'être senti de la même manière quand mon professeur nous a donné ce devoir il s'avère avoir été l'une des seules choses de l'école publique qui est restée avec moi !

Comment va le travail ? Tu es déjà associée ? Ne ris pas, je sais que tu le voudrais avec cette question ! Mais je suis sérieux. Ils seraient fous de ne pas te promouvoir, et bientôt. Un nouveau procès récemment ? En entendant parler de tes journées passionnantes dans les tribunaux, parfois je pense que j'ai choisi la mauvaise carrière. Je veux dire, ouais, j'aime traiter des patients, mais... être un gars sympa ça fout un coup à la liberté ? C'est majeur. Beaucoup plus excitant que d'être un interne travaillant pour le certificat de conseil en médecine généraliste.

Eh bien, peut-être pas plus excitant, mais au moins aussi passionnant.

J'ai passé cette semaine aux urgences je t'avais dit la semaine dernière que je serais là, tu te souviens ? Il y avait ce petit garçon qui est arrivé aujourd'hui, il avait environ trois ans. Il est tombé du lit superposé en jouant avec son frère aîné et il s'est cogné la tête, juste derrière la lèvre supérieure. Il est arrivé tout ensanglanté et enflé. C'était vraiment triste. Heureusement, son scanner est revenu bon tout ce dont il avait besoin c'était trois points de suture à la lèvre. La fracture du crâne se guérira d'elle-même. Il a eu de la chance de ne pas avoir eu de dommage au cerveau.

Eh bien, je dois y aller. Je dois retourner à l'hôpital dans huit heures.

Edward

Je me levai de ma chaise d'ordinateur me sentant mieux, et plus fatigué. J'éteignis tous les interrupteurs et trébuchai dans ma chambre, tombant sur le lit et dormis presque aussitôt que ma tête toucha l'oreiller.

~ * PPT * ~

Samedi matin arriva plus tôt que je l'espérais. Je me réveillai encore épuisé. Me retournant pour taper sur le bouton du réveil, je grognai quand je me souvins que je n'avais pas régler l'alarme suffisamment tôt pour me permettre ce luxe aujourd'hui. Je roulai hors du lit, traînant les pieds de la chambre à la salle de bain.

Alors que j'étais dans la douche chaude, je repensai à la nuit dernière. Qu'est ce ça avait été la nuit dernière, la nuit dernière en particulier, qui avait poussé Bella au premier rang de mes pensées ? Il y avait beaucoup de filles ici, des filles que j'avais rencontrées, des filles que j'avais vues régulièrement. Mais Bella... Je ne pouvais pas la sortir de mon esprit.

Elle et moi nous nous étions toujours bien compris nous avions décidé de maintenir notre relation au niveau de la correspondance et rien de plus. Nous étions tous les deux trop occupés dans nos vies, moi en tant que médecin, elle en tant qu'avocate, pour poursuivre quelque chose de plus sérieux. Mais elle avait terminé l'école de droit et avait un bon travail j'approchais de la fin de ma résidence. La vie commencerait à ralentir un peu d'ici quelque temps. Peut-être qu'il était effectivement temps de la rencontrer. Avais-je envie de la rencontrer ? Plus important encore, voudrait-elle me rencontrer ?

Je chassai tout de suite cette pensée de mon esprit. C'était facile de laisser mon esprit vagabonder lorsque je me trouvais dans la salle de bain humide, pensant à ma magnifique correspondante. J'avais seulement vu des photos de son visage, et elle était magnifique. Il n'y avait pas d'autres mots pour décrire la profondeur de ses yeux marron chocolat, ses cheveux bruns gracieux... Je dus arrêter mes pensées avant que mon cerveau ne s'arrête et que mon corps prenne le dessus. Tu as accepté aussi, me dis-je à moi même. Des lettres, c'est tout. Juste des lettres et des e-mails. Je soupirai, souhaitant ne pas avoir accepté cet arrangement. Ça avait du sens à l'époque, mais ça rendait les choses compliquées, aujourd'hui.

Je me savonnai et rinçai le shampoing dans mes cheveux et le savon sur ma peau et sortis de la douche. Je me séchai rapidement et enroulai la serviette autour de ma taille avant de retourner dans ma chambre pour m'habiller. J'enfilai à la hâte ma traditionnelle blouse verte et fourrai quelques gaufres surgelées dans le grille-pain pour déjeuner. Jetant un œil à l'horloge sur la cuisinière, je réalisai que j'avais quelques instants de libre, donc je sortis mon ordinateur du mode veille, me connectai à Internet et vérifiai mes messages. Un seul nouveau message depuis la nuit dernière, une réponse de Bella. Il était arrivé peu de temps après que je lui ai envoyé le message.

Edward,

Merci pour le message. Je pensais aussi à toi ce soir. J'ai posté ma lettre mercredi, donc tu devrais l'avoir demain si tu ne l'as pas déjà.

J'avais oublié ce que j'avais écrit. J'avais seulement douze ans à l'époque ! Cependant, je me sentais ridicule. Et je suis d'accord tu es la seule chose que l'école publique ne m'ait jamais donné et que je n'ai pas oublié :)

Non, je ne suis pas associée pour le moment. Et, oui, j'ai ris quand j'ai lu ça. Je suis seulement à l'ACU depuis quelques mois. Ça va prendre du temps, genre, des années, avant même de devenir associée ! Cependant, merci pour tes encouragements. Ça signifie vraiment beaucoup pour moi que toi, qui ne m'a jamais rencontré, pense du bien de moi. Merci.

Ce pauvre petit garçon ! Je suis contente que tous ses tests soient normaux. Tu as dû le recoudre ?

J'ai un gros procès qui commence la semaine prochaine. En fait, je suis la seule de, genre, cinq avocats de notre côté, et en tant que nouvelle membre de l'équipe, la plupart de la recherche est tombée sur moi. C'est plus comme ça que je passe mes journées en fait, que dans la salle d'audience. Ne m'envie pas trop ! J'ai vraiment passé plus d'heures à la bibliothèque que dans la salle d'audience. Quoi qu'il en soit, ce cas sera la première grosse affaire dont je fais partie, et puisque je suis toute nouvelle ici, j'ai de la chance d'être dessus. Ce sera une bonne expérience.

~Bella

Alors que je lisais la dernière phrase, le grille-pain fit sauter mes gaufres et je retournai à la cuisine pour les prendre et étaler une fine couche de beurre dessus. Je les mangeai rapidement et tapai une réponse rapide à Bella, essentiellement pour simplement lui dire que j'avais reçu son message, mais que je n'avais pas le temps de répondre correctement tout de suite je lui écrirai ce soir après le travail.

Cependant, une phrase retint mon attention plus que tout autre dans sa réponse. Je pensais aussi à toi ce soir. Elle avait pensé à moi, sans provocation ou de lettre récente. Quelles que soient les autres choses dans sa vie, elle avait pensé à moi. Je quittai mon appartement avec un grand sourire sur le visage.

~ * PPT * ~

Mon dernier jour aux urgences fut calme. Il y avait trop de temps pour réfléchir. Les même pensées que j'avais eu dans la douche obscurcirent mon esprit toute la journée. Depuis quatorze ans, je n'avais jamais ressenti le besoin de rencontrer Bella. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ne pouvais-je pas éloigner ces pensées de mon esprit ? Je soupirai et passai mes mains dans mes cheveux.

Si je voulais me lancer là-dedans, je savais que je devais commencer lentement avec elle. Elle n'avait pas indiqué qu'elle était tout sauf contente de notre arrangement actuel. Moi non plus, d'ailleurs, pensai-je. Donc, si j'ai ces pensées, peut-être qu'elle aussi, et elle ne veux juste pas en parler. Je tremblai et dus secouer la tête pour effacer mes pensées. Le travail n'était pas l'endroit pour penser à Bella. D'ailleurs, je ne devrais pas avoir ces pensées, de toute façon.


Alors verdict? Vous avez aimé? N'hésitez à me faire part de vos avis :)