Disclaimer: Twilight est la propriété de Stephenie Meyer. L'histoire appartient à wmr1601 (lien sur mon profil), seule la traduction est à moi.

Helloooo! Vous allez bien?

Me voilà avec un nouveau chapitre^^

Merci à toutes pour vos reviews et les nouvelles mises en alerte/favori.

Je remercie également ma bêta, Missleez, pour tout le travail qu'elle accomplit =)


CHAPITRE 39 : Le conte de fées continue

Edward

Lorsque nous dîmes au revoir au révérend McAlistair, il nous rappela que nous devions signer le certificat de mariage afin qu'il puisse le remettre à l'état maintenant que nous avions prononcé nos vœux. Nous le suivîmes jusqu'à la table de la salle à manger où il avait posé tous les documents, et le photographe nous suivit, capturant ce moment en plus de ce qu'il avait photographié ce soir. Nous signâmes tous les deux sur les lignes affectées du certificat, et le révérend nous rappela qu'il les enverrait au palais de justice lundi à la première heure. Je lui serrai la main en guise de remerciement, pris la main de Bella dans la mienne et nous retournâmes dans le salon transformé en salle de réception.

Nous passâmes devant les invités sans plus tarder et je conduisis Bella jusque dans la chambre où je m'étais changé, mon ancienne chambre, et la tins contre moi pendant un moment. « Je t'aime, » murmurai-je. Même si toute cette journée avait été mon idée, mon plan, quelqu'un avait eu un train d'avance sur moi concernant nos vêtements pour partir. Ils avaient déposé une tenue confortable pour Bella à côté de mon jean usé et mon t-shirt gris.

« Je t'aime aussi, » dit-elle en baillant. Je regardai le réveil toujours posé sur la table de nuit, là où je l'avais laissé quand j'avais déménagé dix ans auparavant. Il était presque vingt-trois heures, et malgré le fait que je savais qu'elle avait fait une sieste plus tôt, elle était toujours facilement fatiguée à cause de la grossesse. Pour cette raison, et comme il était important d'avoir Bella pour moi tout seul, avant minuit, nichés dans notre chambre d'hôtel, je voulais faire vite et prendre la route.

« Changeons nous, » lui dis-je doucement en la retournant pour voir comment sa robe était fermée. Je m'attendais à une fermeture éclair, peut-être un fermoir en haut ou quelque chose du genre. Ce que je ne m'attendais pas à voir c'était trente ou quarante petits boutons recouverts d'un tissu glissant, de la soie pensai-je, qui devaient tous être défaits un par un. Qui a prévu ça ? Je fus stupéfait quand je réussis enfin à défaire tous les boutons et l'aidai à sortir de sa robe. Sous le tissu blanc de sa robe de mariée, elle portait des sous-vêtements blancs en dentelle. Je déglutis, et réussis tout de même à l'aider à mettre ses vêtements, même si je voulais juste la prendre là tout de suite, maudis soit l'idée de passer la nouvelle année seuls dans notre chambre d'hôtel ! Mais vu que je voulais que cette journée et cette soirée soit aussi spéciale que possible pour Bella, je savais que nous devions attendre... juste un peu plus longtemps. Alors j'ignorai les contractions dans mon pantalon et mon cœur battant, et réussis miraculeusement à me calmer au moment où elle fut habillée.

Elle me rendit la pareille, passant prestement ses doigts sur mes vêtements, desserrant la cravate et la passant par-dessus ma tête, puis elle défit les boutons de la veste pourpre et ceux de la chemise blanche et les fis glisser toutes les deux sur mes épaules. Quelque chose avait changé dans les cinq dernière minutes, elle n'avait plus l'air fatiguée. Maintenant elle semblait... nerveuse. Lorsque j'eus mis mon jean et mon t-shirt, nous laissâmes nos vêtements de mariés sur mon lit. Jasper allait rapporter le costume à la boutique de location, et ma mère allait faire nettoyer la robe de Bella et la ranger.

Comme prévu, une limousine blanche nous attendait devant chez mes parents pour nous emmener au Trump Tower, mon cadeau de mariage pour nous deux. Elle leva les yeux vers moi dès qu'elle la vit, ses yeux à nouveau remplis de larmes. « Oh Edward, une limousine, et elle est même blanche... merci. Je ne voulais pas te lâcher, ni même te laisser conduire et maintenant je n'y serais pas obligée. » Je lui tenais la main et elle se mit devant moi, passa son bras libre autour de ma taille pour me tenir contre elle et posa sa tête contre mon torse. Elle sentait tellement bon.

« De rien, mon amour. » Je l'embrassai sur le haut de la tête et elle leva la tête vers moi pour me faire un sourire radieux. Elle cligna des yeux, et je vis une autre pensée éclair derrière ses magnifiques traits. Elle passa de impressionnée à inquiète en une nanoseconde. « On doit rentrer. On n'a pas de bagages pour un week-end, et encore moins pour une lune de miel. » Puis l'expression sur son visage changea tout aussi rapidement, elle sourit en réalisant que je m'étais probablement occupé de ça aussi. « Oh Edward, tu n'as pas... »

Je lui souris en retour. « Oh, aies un peu de foi, » lui dis-je, « on s'est occupé de tout. Fais-moi confiance. Je pense que je me suis occupé de tout ce qu'il faut. Mon sac est fait depuis trois jours et ta mère a préparé le tien pendant que tu te reposais cet après-midi. »

« Bien sûr qu'elle l'a fait. Parce que vous êtes parfaits. »

« Pas parfaits, juste préparés. Je ne voulais pas que tu aies à faire quoi que ce soit aujourd'hui. »

« Eh bien, mission accomplie. Aujourd'hui c'était un conte de fées. Merci Edward. »

Ses mots, sa description de la journée, un conte de fées, me frappèrent au plus profond. C'était une phrase que je n'avais plus entendue, surtout comme la description d'un événement réel. Mais ça fit gonfler mon cœur de savoir qu'elle considérait cette journée de cette façon. J'avais été sûr à environ quatre-vingt-quinze pour cent qu'elle serait heureuse de la manière dont notre mariage s'était déroulé, mais maintenant, en entendant ses mots alors que nous nous dirigions vers la limousine sous une pluie de riz, j'en étais sûr.

Le chauffeur se tenait là, tenant la portière ouverte, et je m'arrêtai avant d'aider Bella à monter. Je pris son visage en coupe et pressai fermement ma bouche contre la sienne. Nos lèvres bougèrent ensemble pendant un moment, et les invités du mariage attendaient à la porte où ils nous applaudissaient désormais plutôt que de jeter du riz. Je m'écartai et levai une main vers eux, leur disant au revoir. Mon autre main se posa sur le ventre de Bella juste à temps pour sentir un coup de Harrison, c'était comme s'il savait aussi que quelque chose de spécial s'était passé aujourd'hui. Je sentis un sourire s'étirer sur mon visage, et après une minute à dire au revoir à nos invités, je fis installer Bella sur la banquette arrière de la limousine. Le chauffeur ferma la porte derrière nous et je la tirai immédiatement sur mes genoux, l'embrassant sur sa tempe. « Je suis content que tu ne sois pas en colère après moi d'avoir planifié tout ça sans toi. Après avoir parlé de l'idée initiale à ma mère, j'étais un peu inquiet que tu détesterais le fait d'être laissée derrière. »

Je fus interrompu quand elle posa deux doigts sur ma bouche, me faisant taire. « La seule chose qui a été gardé secrète c'est la date. Tu as réussi à trouver tout ce que je voulais, et j'ai aimé cette soirée. Ne t'inquiète plus pour ça. » Je souris et embrassai le bout de ses doigts.

« J'espère que ça ne te dérange pas, mais j'ai laissé une clé de la maison à Jasper, et une autre à tes parents. On ne sait jamais, ils pourraient avoir besoin d'une clé de chez nous à un moment donné et ils vont rester là jusqu'à la fin de la semaine. »

« Bien sûr que ça ne me dérange pas. Est-ce que c'est horrible que je n'aies pas pensé à ce qu'ils feraient pendant le reste de la semaine maintenant qu'on est partis ? »

« Non, mon amour. Ça a dû être une journée très éprouvante pour toi. D'ailleurs, je ne vais pas leur dire, mais même s'ils le savent, je suis sûr qu'ils comprennent aussi. »

Nous passâmes le reste du chemin silencieux, simplement en se tenant.

La voiture s'arrêta à un stop et quelques secondes plus tard, le chauffeur nous ouvrit la portière du côté passager. Il offrit sa main gantée à Bella pour l'aider alors que je l'aidais à se lever de mes genoux. Elle prit sa main alors que je tenais l'autre, le voyage jusqu'à l'hôtel s'étant terminé trop vite. Il inclina sa casquette pour nous alors que nous descendions, nous offrant une simple salutation. Quand nous fûmes debout sur le trottoir, il ferma la portière et se précipita à l'arrière de la limousine pour sortir nos bagages, puis il nous suivit jusqu'à la porte où le concierge prit le relais. Je remerciai le chauffeur de la limousine et lui offrit un pourboire généreux avant de guider mon épouse dans le hall de l'hôtel le plus grandiose de la ville. « Qu'est-ce que t'en penses ? » lui demandai-je avec enthousiasme.

« Edward, c'est immense, toutes les vitres et les hauts plafonds et les lustres en cristal... tout brille, » répondit-elle. Je souris et lui pris la main pour la tirer vers la réception pour nous enregistrer. J'avais hâte de montrer notre chambre à Bella, elle avait l'air assez impressionnante sur internet en tout cas. Je vérifiai l'heure sur ma montre et il était vingt-trois heures quarante.

« Chérie, on a vingt minutes avant la nouvelle année, on est arrivé juste à temps. Et Bella, attends de voir la chambre. »

x-x-x

Bella

Nous montâmes dans l'ascenseur jusqu'au dix-septième étage et le groom nous guida jusqu'à notre chambre, ouvrit la porte avec une carte magnétique et alluma la lumière alors qu'il déchargeait nos bagages du chariot. Edward lui glissa un billet plié et se pencha pour me soulever, me faisant sursauter au début quand mes pieds quittèrent le sol. « Edward, qu'est-ce que tu fais ? » ris-je.

« Je porte ma femme sur le seuil. » Il me porta en mariée, dans la plus grande et plus belle chambre d'hôtel que je n'avais jamais vue. Quand la porte fut fermée derrière le groom, Edward avança au milieu de la pièce et me fit tourner, puis il se dirigea vers la fenêtre, qui prenait tout le mur, un mur en verre, je suppose qu'on pourrait dire.

« Oh mon dieu, Edward, regarde les lumières des bâtiments, on peut voir la rivière et le pont et pratiquement toute la ville d'ici. C'est tellement impressionnant. Je n'avais aucune idée d'à quel point ce serait beau à voir de là-haut. » Il me posa au sol et m'aida à retirer mon manteau puis retira rapidement le sien, les jetant sur ce grand fauteuil confortable.

« Je les accrocherai plus tard, allumons la télé pour le décompte, il est vingt-trois heures cinquante, bébé. » Je retirai mes chaussures tout comme Edward et je me retournai pour vraiment observer l'aspect somptueux de notre chambre. Elle était vraiment jolie. Il y avait des murs bleu roi et des meubles blancs partout, ainsi que la literie, le canapé, les chaises, les rideaux... waouh. J'avais remarqué la salle de bain en marbre de l'entrée en face de l'armoire et contre le mur juste en face de la salle de bain se trouvait un énorme lit double au bout de la pièce face à l'énorme fenêtre à l'autre extrémité avec un coin salon. Je regardai du lit à la table basse en face de moi et je remarquai qu'il y avait un plateau avec des craquelins et divers fromages, des fraises et des raisins rouges et verts, ainsi qu'un seau remplit de glaçons avec une bouteille dedans, du jus de raisin pétillant sans aucun doute, deux flûtes et des serviettes de table blanches en lin.

« Tu as aussi pensé à une collation et du jus de raisin, waouh. »

« Ma mère y a pensé. Je ne peux que m'attribuer le mérite d'avoir commandé. »

« Eh bien, merci pour ça et Edward, cette chambre est vraiment magnifique. Ça a dû te coûter une fortune. »

« Nous coûter une fortune et enfin pas vraiment, mais je suis content que tu aimes. Viens là Bella, » il me fit signe de venir avec son index. Je me dirigeai vers l'endroit où il se tenait, pas sûre de ce qu'il voulait au début. Il y avait une armoire au bout du lit et il me demanda d'appuyer sur le bouton de la télécommande qui était posée dessus. Alors je la pris et appuyai dessus.

« Oh... mon... dieu ! » Un immense écran plat jaillit du plafond est descendit jusqu'à hauteur de l'armoire. Edward me dit sur quel bouton appuyer ensuite et la télévision pivota pour faire face au salon juste au moment où elle s'alluma. « C'est trop cool, » murmurai-je.

Edward attrapa ma main et me fit retourner à la fenêtre alors que le compte à rebours allait bientôt commencer. Il se tenait derrière moi, son menton sur mon épaule et je posai mes bras sur les siens alors qu'ils étaient enroulés autour de ma taille, ce qu'il en restait en tout cas. Nous étions face à la superbe vue sur les toits, regardant partout, écoutant l'excitation de Times Square à la télévision.

« Comment tu te sens Bella, tu dois être épuisée. » Il m'embrassa sur l'épaule à plusieurs reprises alors qu'il parlait.

« Non ça va. Je n'ai aucun doute que plus tard je vais dormir comme un bébé mais étonnamment je suis bien éveillée pour le moment. Je suppose que je suis encore sur un petit nuage grâce à cette journée incroyable. » Nous reparlâmes de notre merveilleux mariage alors que les dernières minutes passaient. Et juste comme ça, le jour de notre mariage se termina alors que nous entendions Anderson Cooper et la foule de gens crier à la grande pomme, « dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un, Bonne année ! » dîmes nous à l'unisson. Je me retournai pour faire face à mon mari.

« Bonne année Bella, ma magnifique femme, » dit-il alors que je passais mes bras autour de sa taille et il pressa ses lèvres contre les miennes. Nous entendîmes le feu d'artifice se terminer à la télévision et regardâmes un peu du canapé le spectacle de son et lumière de Chicago par la fenêtre. Je m'assis sur les genoux d'Edward et nous grignotâmes, bûmes et mangeâmes quelques uns des rafraîchissements, qui je devais dire étaient bien utile parce que j'avais à nouveau faim et je pense qu'Edward aussi. Peu de temps après que nous eûmes mangé, il me déposa sur le canapé en précisant qu'il revenait. Il prit nos manteaux et les accrocha, je ne savais pas pourquoi il avait ressenti le besoin de le faire tout de suite puis il verrouilla la porte de la chambre et se retourna vers moi.

Je savais selon son attitude dans son ancienne chambre, la façon dont ses yeux s'étaient légèrement assombris, et comment ses doigts avaient presque dérivé des boutons de ma robe de mariée, je pense même que je l'avais surpris en train d'ajuster son pantalon à un moment, qu'il avait envie de moi. Et honnêtement, j'avais aussi envie de lui. Il était tard, mais j'étais beaucoup moins fatiguée que je ne l'étais il y a une heure quand nous avions commencé à dire au revoir à nos invités. Je souris au souvenir de son pantalon, maintenant ajusté, ça semblait idiot qu'il pense qu'il devait me cacher cette réaction. En fait ça me faisait me sentir bien de lui causer cette réaction. Non pas que j'avais des problèmes d'estime de moi, mais je devenais de plus en plus grosse, et certains jours mon estime était meilleure que d'autres jours. Aujourd'hui, j'avais l'impression d'être une princesse... une princesse qui était prête à passer du temps nue avec son prince.

Nous nous regardâmes pendant ce qui sembla être un long moment, mais ça faisait probablement une minute ou deux, puis avançant vers moi, Edward s'agenouilla sur la moquette bleu roi devant moi et prit ma main droite dans les siennes. Il tourna ma paume vers le haut et y déposa une petite boîte enveloppée dans du papier d'argent. « Ouvre-la, » demanda-t-il, « je n'ai pas pu résister. » Je ne perdis pas de temps pour déchirer le papier révélant une petite boîte en velours noir et je souris alors que je l'ouvrais, haletant quand je vis les boucles d'oreille.

« Edward, elles sont magnifiques, oh mon dieu, elles ressemblent à ma bague de fiançailles, » m'enthousiasmai-je. « Je les adore Edward, et je t'aime. Merci beaucoup. » J'enroulai mes bras autour de sa nuque et embrassai son visage plusieurs fois puis il s'éloigna un peu pour les sortir de la boîte et il m'aida à les mettre. Tout ce à quoi je pouvais penser quand il le fit c'était que je n'avais rien pour lui... du moins pas encore, mais peut-être qu'il y avait quelque chose que je pourrais faire pour remédier un peu à la situation.

« Edward, viens avec moi, » lui murmurai-je à l'oreille en saisissant ses mains et en le tirant vers moi pour le conduire jusqu'au lit. Avant de m'asseoir sur le luxueux lit king-size de l'hôtel je laissai mes doigts flirter avec l'ourlet du t-shirt d'Edward. Je me sentais un peu nerveuse, pas du tout comme la première fois où nous avions été ensemble, mais je ressentais la signification de cette journée, le jour de notre mariage. C'était notre première fois en tant que mari et femme, de toute évidence, et je voulais que ce soit spécial et je savais qu'Edward aussi.

Je glissai mes mains légèrement tremblantes sous son t-shirt, passant mes doigts sur ses abdos, et quand je montai un peu plus haut et caressai ses tétons avec mes pouces, il siffla au contact. Je pris le bas de son t-shirt et le remontai sur son torse. Il leva les bras, et je passai le tissu gris au-dessus de sa tête et le déposai sur le sol derrière lui.

Soudain il se pencha, m'attrapa derrière les genoux et me fit tomber sur le lit. J'inspirai fortement, principalement de surprise, mais le lit et les oreillers étaient tellement doux que bien sûr je ne me fis pas mal. Il y en avait une immense quantité sous moi et je rebondis à peine. Les mains d'Edward se faufilèrent sous moi jusqu'à qu'elles soient prises en sandwich entre mes fesses et le lit. Il attrapa l'élastique de mon pantalon et le descendit ainsi que ma culotte d'un seul coup. Je sentis ma bouche s'ouvrir légèrement alors que je le regardais. « Ne te méprends pas, bébé, » murmura-t-il, « mais ça a été une longue semaine. Avec toute la planification secrète, je t'ai horriblement négligée cette semaine, et je me sens comme ça aussi. »

Je déglutis et hochai la tête. Il avait raison. Je n'y avais pas vraiment pensé, mais il avait été tellement occupé pendant ces derniers jours et ma mère et Alice m'avaient accaparé aussi, pour me distraire, je réalisai maintenant, que nous n'avions pas été intimes de toute la semaine.

Edward me tira par mes mains jusqu'à ce que je sois à nouveau debout, mes genoux contre le lit et lui debout face à moi, poussant ses hanches contre les miennes, me montrant son excitation. Il se pencha et m'embrassa, glissant sa langue dans ma bouche, et alors que je lui retournai son baiser avide, mes mains se retrouvèrent à jouer avec le bouton de son jean.

Je réussis à ouvrir son pantalon et à le libérer du confinement du tissu. Je glissai ma main à l'intérieur de son boxer sans abaisser le jean ou le sous-vêtement de ses hanches. Je fis des va et viens plusieurs fois, caressant son bout avec mon pouce. Il siffla au contact, et il ne fallut pas longtemps avant qu'il n'attrape ma main pour stopper mes mouvements. « Au risque de ressembler à un adolescent qui est sur le point de s'envoyer en l'air pour la première fois, je ne vais pas tenir longtemps, surtout si tu continues. » Avec une main toujours tenant mon poignet, il réussit à passer mon t-shirt au-dessus de ma tête jusqu'à ce qu'il soit suspendu entre nous. Il sortit nos mains jointes de son pantalon et lâcha la mienne, permettant à mon haut de tomber sur la moquette. Je me sentais incroyablement exposée et vulnérable, mais je savais que c'était ridicule, c'était Edward, mon mari, et nous avions déjà couché ensemble. Je ne savais pas vraiment ce qui était différent cette fois, mais tout disparut quand il murmura, « Bon sang, tu es magnifique. »

Je sentis ma peau rougir, mais avant qu'elle ne puisse virer au cramoisi, ses lèvres s'écrasèrent à nouveau sur les miennes. Je levai mes bras jusqu'à ses épaules, l'attirant dans une étreinte serrée avant de passer mes doigts dans ses cheveux. Je les laissai là pendant un moment jusqu'à ce que je réalise qu'Edward était toujours habillé de la taille aux pieds. Mes mains quittèrent ses cheveux au moment où il approfondit le baiser, me faisant me sentir incroyablement aimée, plus que jamais. Je posai mes mains sur ses hanches pendant quelques secondes puis passai mes pouces dans la ceinture et, en m'inspirant d'Edward, baissai son jean et son boxer en même temps. Je me souvins de ce qu'il avait dit sur le fait d'être inquiet qu'il jouisse trop vite, mais debout là en train de l'embrasser, avec lui complètement nu et moi ne portant que mon soutien-gorge blanc, je ne pouvais pas garder mes mains loin de lui. J'enroulai mes doigts autour de son érection, la caressant de haut en bas plusieurs fois. Edward gémit au contact et glissa sa main entre mes jambes. Je haletai immédiatement à la soudaineté de son toucher. Il continua à frotter sa main sur moi, prenant mon sexe en coupe et diffusant mon humidité croissante partout avant de plonger finalement deux doigts en moi et de caresser l'intérieur de mon intimité jusqu'à ce que je sois haletante et pantelante. Ma main s'éloigna de lui involontairement. Je ne pouvais pas me concentrer sur autre chose pendant qu'il me faisait ça.

Puis, soudain, il arrêta. Il avait disparu, et mes yeux, que je ne me souvenais pas d'avoir fermés, s'ouvrirent juste à temps pour le voir tirer les couvertures du lit. J'étais sur le point de grimper dessus mais Edward m'arrêta. « Pas encore. » Il tendit la main derrière moi et ôta mon soutien-gorge spécial mariage, faisant glisser les bretelles le long de mes bras jusqu'à ce qu'il tombe entre nous. Il posa une main dans mon dos et une autre sous mes genoux, me souleva comme une mariée, et me déposa délicatement au milieu du lit avant de monter prudemment au-dessus de moi, faisant doublement attention à mon ventre gonflé qui faisait vraiment parti de ma silhouette maintenant. « Je t'aime, Bella, » murmura-t-il en glissant toute sa longueur en moi.

Il s'arrêta un instant, nous laissant tous les deux se délecter de la sensation d'être à nouveau ensemble après une semaine sans relation sexuelle. Je n'avais pas réalisé que je me sentais incomplète avant, mais je savais maintenant qu'il m'avait manqué quelque chose toute la semaine. Edward m'avait manqué et même sans le réaliser. « Je t'aime, » murmurai-je en caressant son dos avec mes doigts, le priant pour qu'il commence à bouger. J'aimais le sentir comme ça, mais avec le rappel que ça faisait longtemps, j'étais vraiment désespérée et impatiente de le sentir bouger au fond de moi. Je levai légèrement les hanches, et ce fut suffisant pour l'inciter. Il bougea doucement au début, et je me frottai contre lui chaque fois qu'il poussait en moi. Mais au bout de quelques minutes, sa vitesse augmenta et je pouvais dire de par sa respiration laborieuse, qu'il était proche, trop proche. « Touche moi. » Ma voix était presque une supplique, autant que je voulais le sentir venir au fond de moi mais ce n'était pas tout ce que je voulais, et j'étais sûr que jouir avant moi était la dernière chose qu'il voulait aussi.

« Bon sang, j'aime quand tu me demandes de te toucher, » haleta-t-il en répondant à ma requête. Son contact était comme magique, et seulement après quelques coups, je sentis ce resserrement familier dans mon ventre alors que mes jambes commençaient à trembler et mes orteils à se replier. J'enroulai mes jambes autour de la taille d'Edward juste au moment où un cri involontaire sortit de ma gorge qui ressemblait à quelque chose comme son nom, mais je n'en étais pas sûre. Je vins durement autour de lui, et je revins sur terre juste au moment où je le sentis se libérer en moi. Ses va et viens ralentirent alors qu'il atteignait la fin de son orgasme, et il s'allongea prudemment à côté de moi, me faisant rouler sur le côté plutôt que de se retirer pour le moment. Il m'embrassa sur le front, puis sur chacune de mes paupières, le bout de mon nez, le menton et enfin la bouche. Je lui retournai le baiser, me sentant complètement perdue dans mon bonheur post-coïtale.

Nous passâmes la plus grande partie de la journée du samedi au lit, nous levant de temps en temps pour utiliser les installations, ou répondre à la porte pour le room-service, mais nous passâmes surtout notre temps blottis au lit à regarder des films et à profiter de la magnifique vue sur la ville de la fenêtre, et à faire l'amour, langoureusement et béatement sans se soucier du monde autour. C'était le paradis, c'était le moins que l'on puisse dire. J'aurais été parfaitement heureuse de passer l'intégralité de notre lune de miel dans notre magnifique chambre, mais alors que l'après-midi se terminait, Edward insista pour que nous nous emmitouflions et m'emmena faire une balade le long de la 'Chicago River Walk', une passerelle piétonne pittoresque au bord de la rivière. Puis il m'emmena dans un restaurant italien à une certaine distance de l'hôtel. Le restaurant était un charmant petit hôtel avec des lanternes apposées sur les murs, des bougies sur chaque table couverte de nappe en lin blanche, de la musique traditionnelle italienne et des chansons jouaient doucement en fond et d'authentiques plats italiens, tout préparés à la main tous les jours. Dès que nous entrâmes dans l'établissement, l'arôme de la nourriture glorieuse assaillit nos sens avec des ravissantes odeurs de petits pains chauds et de pâte me rendant instantanément vorace. « Bienvenue au 'Coco Passo Restaurante', avez-vous une réservation, Monsieur ? »

« Oui au nom de Monsieur et Madame Cullen. »

« Oui, Docteur Cullen, votre table est prête pour vous et Madame Cullen, juste par là. » Bien sûr, une réservation... pourquoi ça ne me surprend pas ? Il a vraiment pensé à tout. L'hôtesse nous amena à une table ronde, un coin sombre, dans le fond. Il y avait un stand semi-circulaire qui entouré la table avec une bougie allumée à côté d'une bouteille de Chianti, fournissant la majorité de l'éclairage. Edward m'aida à retirer mes vêtements d'hiver alors que la jeune femme prenait congé.

« Edward, c'est tellement charmant ici, j'adore. » Je lui souris avec reconnaissance alors que je glissais dans la cabine.

« J'ai pensé que tu pourrais aimer, et on me l'a fortement recommandé. »

Le dimanche matin, alors que je baignais dans des draps Bellino à cinq-cent dollars le mètre et le torse nu d'Edward sous mes doigts, il me chatouilla d'abord avec le bras qu'il avait autour de moi, puis avec l'autre il me caressa.

« Mon amour, on va bientôt devoir se lever, parce qu'autant que je le voudrais... on ne peut pas passer toute la journée dans cette chambre, on a un avion à prendre. »

« Oui je sais, mais tu ne peux pas me blâmer si je veux rester ici aussi longtemps que possible... tu es vraiment trop tentant mon superbe mari. Mais maintenant que tu le dis, on est venu de chez tes parents à ici en limousine. Comment on va aller à l'aéroport ? »

« J'ai pensé que tu voudrais voir tes parents et Alice une fois de plus avant qu'ils partent lundi. Alors Jasper a pris le SUV Mercedes de mon père et ils vont tous venir nous voir, sauf mes parents. Ils ont proposé de rester à la maison cette fois pour qu'il y ait de la place pour tout le monde. Ils savent qu'on va revenir et qu'ils nous voient tout le temps. Ils voulaient que tu puisses voir tes parents avant qu'ils partent. »

« C'est tellement gentil, » murmurai-je, un peu émue.

« Mais en parlant de ça, on doit se préparer, mon amour. Ils devraient être là dans environ... » il s'interrompit et regarda le réveil sur la table de nuit de l'hôtel. « Eh bien, dans environ une heure, ce qui nous laisse à peine le temps de prendre une douche, de nous habiller, de préparer nos valises et d'aller à la réception. Alors, on se dépêche ! » Il me donna une tape joueuse sur les fesses puis me tendit la main pour m'aider à sortir du lit.

« D'accord, » acceptai-je finalement. Je me demandais où il m'emmenait pour le reste de notre lune de miel, mais après le mariage surprise, je savais qu'il ne valait mieux pas poser la question. Il ne serait pas irrité, mais il ne me donnerait aucun détail non plus, j'en étais sûre. Nous sortîmes du lit et nous douchâmes ensemble, nous lavant doucement l'un l'autre, puis nous nous séchâmes et nous habillâmes. Vu qu'Edward savait, et m'avait dit, que nous ne resterions ici qu'un jour et deux nuits, nous n'avions pas beaucoup déballer nos valises, donc faire nos bagages ne nécessita pas beaucoup de travail. Bien que nous aurions pu renvoyer nos vêtements sales à la maison par le biais de notre famille, je décidai de les prendre en optant pour les nettoyer et les faire sécher quand nous arriverions à notre prochaine destination, puisque je n'avais pas vraiment beaucoup de vêtements qui m'allaient correctement. Nous rassemblâmes donc nos vêtements sales, les mîmes dans un sac plastique et les ajoutâmes dans nos valises. Nous étions prêts et attendions dans le hall quand le téléphone d'Edward sonna, c'était Jasper qui nous disait qu'ils étaient arrivés.

Le trajet jusqu'à l'aéroport fut génial. Je passai mon temps à discuter avec mes parents et Alice, leur faisant promettre qu'ils reviendraient dans quelques mois pour la naissance d'Harrison. Alice me chuchota même à l'oreille qu'elle aurait aimé ne pas avoir à partir du tout, et je me demandais combien de temps ça faisait que j'étais là, et combien de temps ça faisait que Jasper était là. Je lui murmurai en retour qu'elle devrait emménager ici. « Il y a des magasins Macy dans tout le pays, Alice. Ce n'est pas comme si tu étais attachée à Seattle. »

Elle eut l'air pensive et me fit un sourire malicieux, je pouvais dire que ma suggestion n'était pas du tout une nouvelle idée pour elle, ce qui m'amena à me demander si Jasper et elle avaient déjà discuté sur le fait de transférer Alice à Chicago... « Je vais y penser, » promit-elle.

« Alice on doit vraiment parler quand je rentrerai. »

« Oh Bella, il y aura tellement de choses dont on doit parler quand tu rentreras, » rit-elle.

Jasper se gara sur le parking du débarcadère à O'Hare, et Edward et moi dîmes au revoir à tout le monde dans la voiture. Il n'y avait aucune raison qu'ils viennent avec nous dans l'aéroport vu qu'ils ne pourraient pas passer la sécurité de toute façon puisque leurs tickets étaient datés pour le lendemain. J'enlaçai mes parents et leur murmurai les habituels 'au revoir' et 'vous allez me manquer' à l'oreille. Mon père eut même l'air d'être au bord des larmes, surtout lorsque je l'embrassai sur le joue. Lorsque nous eûmes tous dit au revoir, Edward prit un chariot à bagages et y posa nos deux bagages à main, nos valises assorties, mon ordinateur et même mon sac à main qu'il déposa au-dessus. Puis il me prit la main et y donna une légère pression avant de l'enrouler autour de son bras et d'attraper la poignée du chariot alors que je faisais un dernier signe de la main à mes parents, Jasper et Alice. Nous traversâmes le terminal dans une rêverie silencieuse, observant les alentours et nous regardant souvent l'un l'autre alors que je me demandais où il m'emmenait. Nous nous arrêtâmes finalement derrière une foule de gens alignés avec leurs valises et je sursautai alors que je réalisais, il m'avait conduit au guichet international. « International ? » demandai-je.

« Je sais, ou du moins je crois savoir, que tu as toujours voulu aller à Londres, bébé, et quand c'est venu sur le site de l'agence de voyage, j'ai su que je devais t'y emmener. »

Mes yeux s'écarquillèrent et ma mâchoire tomba grande ouverte. « Londres ? » haletai-je.


Eh bien on ne peut pas dire qu'Edward fait les choses à moitié, quelle chanceuse cette Bella :P

J'espère que ce chapitre vous a plu^^

A bientôt!

xoxo