SHARP TASTE

Genre : General/Romance

Rating : T, mais ça risque de virer au M pour certains chapitres

Disclaimer : Hoshino's

Résumé rapide : UA : Lavi Bookman mène une vie ordinaire à Santa Maria, une petite ville de Californie. Mais quand un beau japonais débarque de nulle part, son passé le rattrape. Yaoi. Lucky Yuvi ; LinkAllen ; CrossOC et autres

Note : J'ai commencé à écrire le scénar' en Janvier - autant dire que ça date. Pour le moment, une dizaine de chapitres sont prêts à être publiés.

Inspirations diverses et variées :

-Harlan Coben et ses multiples bouquins

-L'hiver de Frankie Machine, de Don Winslow

-Mafia Blues de Harold Ramis

-Les Beaux Mecs, série télé réalisée par Gilles Bannier

En général, je ne finis jamais ce que je commence à écrire, mais pour cette fic je devrais - normalement - y arriver. (Amen)

Donc, c'est un UA (ou AU, je confond tout le temps) situé au Etats-unis, en Californie, en 2001, bien avant le 11 Septembre.

Sur ce, à vous de voir.


Chapitre 1


25 Janvier 2001


Santa Maria,

Hevla Lane

07:37 a.m.


Comme chaque matin, Lavi Bookman s'était levé aux aurores. Il s'était installé sur le bord de la fenêtre, une tasse de café à la main. De là, il ne pouvait pas rater le lever de soleil. C'était un spectacle qui le fascinait depuis des années. Il y avait là une valeur métaphorique.

Le lever représentait le renouveau, le commencement, la naissance, alors que le coucher symbolisait l'obscurité et la fin.

Personne ne comprenait cette obssession. Pas même Tyki. Lui, traînait au lit aussi longtemps qu'il le pouvait. Il le raillait souvent à ce sujet. Lavi esquissa un sourire. C'était l'une des raisons pour lesquelles le portugais lui avait proposé de s'installer à Hevla Lane. Il ne regrettait pas d'avoir accepter. Ils vivaient ensembles depuis un an et tout s'était relativement bien passé.

Le soleil apparut et Lavi arrêta de respirer. Les couleurs, d'abord. Du grenat, de l'or, du cuivre et même du cobalt. Puis les nuages, rouges. Pendant d'éternelles minutes, le firmament se fit feu d'artifice. Enfin, les vieilles habitudes. La lumière, jaune pâle. Et le ciel, bleu.

Lavi entendit son amant grognait contre ce putain de soleil et ces saloperies de rideaux transparents. Une minute passa. Tyki entra dans le salon en traînant des pieds. Il ne portait qu'un vieux jean largement troué au niveau de la cuisse. Il n'accorda pas un seul regard à son amant et alla directement s'affaler dans le canapé.

-Bonjour, mon amour.

Lavi se leva, posa sa tasse sur la table basse et vint s'asseoir sur les trente centimètres libres que lui avait laissé le portugais. Immédiatement, Tyki cala sa tête sur ses cuisses et ferma les yeux.

-Encore ton soleil ?

étrangement, sa voix était claire et limpide.

-Hm.

Lavi tenta de mettre un peu d'ordre dans ses cheveux bouclés, en vain.

-Il se lève tous les matins, tu sais.

-Je sais. Mais chaque matin est différent du précédent.

-…C'est toujours le même soleil, mon lapin, rit-il.

-C'est ça, moque toi. Tu es jaloux, peut-être ?

-Carrément.

Il se redressa, s'assit et l'embrassa longuement.

-Il est mieux que moi, ton soleil adoré ?

-Oh que oui.

-Salaud.

-Roooh, je t'ai vexé ?

Tyki fit la moue.

-Oui. Pour la peine, je te pique ton café.

Il se retourna et prit la tasse. Il but une longue gorgée et grimaça.

-Il est tiède. Tu le savais, hein ?

Lavi fronça les sourcils, sérieux.

-Évidement, mon cœur.

Puis il explosa de rire. Tyki le fixa un moment, incrédule. Puis il se leva et vida la tasse dans l'évier.

-Aaaaah ! Mon café, saligaud !

Lavi le rejoint dans la cuisine et lui prit la tasse des mains.

-T'as tout vidé…

-Parce que tu comptais le boire, peut-être ?

-Bah oui. J'aime bien, moi.

-Berk, grimaca-t-il.

Le rouquin lui tira la langue.

-Lavi…

-S'pèce de méchant.

-Rappelle-moi ton âge, gamin.

Il reposa la tasse et compta lentement sur ses doigts.

-Dix-neuf ans et cinq mois.

Le portugais posa ses mains sur les hanches de son amant et l'attira à lui.

-Tyki ?

-Quoi encore ?

-Un an et un mois.

Il soupira.

-Tu me fais le coup tous les mois, mon lapin.

-Hm. Je peux pas m'en empêcher.

-Tu bosses, aujourd'hui ?

-C'est mon jour de congé.

-Parfait, répondit-il aussitôt.

Il l'embrassa. Le baiser était différent de tous les autres. Il n'offrait ni amour, ni douceur. C'était de la rage pure mêlée à du désir, teintée d'impatience et d'amertume. Il sentit une de ses mains remonter sous sa chemise et l'autre agripper ses cheveux. Il avait la sensation qu'il allait le violer là, maintenant, sur la table de la cuisine.

Lavi voulut le repousser mais Tyki le maintenait fermement contre lui. Il s'arrêta finalement pour le laisser reprendre son souffle.

-…Tyki ?

Le portugais le lâcha et se dirigea vers le couloir. Lavi le vit entrer dans la salle de bains. Il effleura sa lèvre du doigt et grimaça. Il l'avait mordu jusqu'au sang.

-Putain, Tyki, ça fait mal.

Un long frisson parcourut son échine. Ça ne ressemblait pas à son amant. L'espace d'un instant, il avait eu peur, vraiment peur. Puis la voix de son amant s'éleva de la salle de bain.

-Tu veux me laver les cheveux, mon lapin ?

ça, par contre, c'était du Tyki tout craché. Lavi ferma son unique œil et soupira. Il se faisait sûrement des idées. Il s'approcha de la salle de bain et posa son front sur la porte.

-Que les cheveux ?

-Tout ce que tu voudras.

Lavi posa sa main sur la poignée et entra.


Santa Maria,

Bookmen Shop

10:15 a.m.


La librairie était située sur Fesler Street, juste en face du Mc Donald's. L'emplacement n'était pas très judicieux mais, bizarrement, elle était rarement vide. Le bâtiment tenait sur trois étages, le premier et le second étant réservés à la librairie et le troisième au propriétaire. Lavi y avait habité pendant deux ans avant d'emménager à Hevla Lane. Il n'en avait pas gardé que de bons souvenirs, mais il ne pouvait s'empêcher d'y retourner régulièrement.

Il passa une main dans ses cheveux roux et poussa le lourd battant de la porte. Les odeurs de la boutique l'assaillirent. L'encre, presque agressive. L'encens à la cannelle que faisait toujours brûler son grand-père. Et les effluves si particuliers du papier jauni par le temps.

-Panda ?

Le vieil homme lisait, assis derrière son bureau. Il soupira en voyant le visage radieux de son petit-fils.

-Que fais-tu ici, sale gosse ?

-Je m'ennuie, lança-t-il.

-Je croyais que Mikk était en congé.

Lavi s'assit de l'autre côté du bureau.

-On l'a appelé ce matin. Besoin de lui pour une urgence, parait-il.

-Et c'est sur moi que ça retombe.

-Mais-euh…

-Puisque tu es là, tu peux au moins te rendre utile. Le livre qu'a commandé Miss Lotto n'est toujours pas arrivé.

-Je vais m'en occuper.

Lavi se leva et s'étira. Bookman ne le quittait pas des yeux.

-Tu vas bien ?

-Hein ?

-Tu t'entends bien avec Mikk ?

-Euh…oui. Pourquoi tu me demandes ça ?

-Tu t'es fait des amis à Santa Maria ?

-Un peu.

-Tu…

-C'est quoi cet interrogatoire, grand-père ? coupa Lavi. À quoi tu joues ?

-Ne t'énerve pas. Je m'assure que tout va bien pour toi, c'est tout.

Le rouquin hésita.

-Si j'avais des emmerdes, je t'en parlerai, pas vrai ?

Le vieil homme hocha la tête.

-Je me sens bien à Santa Maria. Tyki est adorable et j'adore bosser à la librairie, ajouta-t-il.

-Bien.

Lavi attendit patiemment, son unique œil rivé sur le sol. Finalement, Bookman rompit le lourd silence.

-N'oublie pas le livre de Miss Lotto, gamin.

Et le vieil homme retourna à sa lecture.


Les prochains seront un peu plus long (5 à 8 pages Word, en moyenne).

Euh, j'essaierais de poster un chapitre toutes les semaines.

Pour les reviews, vous connaissez : le bouton planté au milieu, là, juste ici. Mais si, regardez bien. Ah, voilà, vous voyez, c'est pas si compliqué. M'enfin, j'dis ça, j'dis rien.