POV CHARLIE

Ma journée au poste c'était déroulée comme d' habitude, quelques délits mineurs suivis de la paperasse à remplir. Il faut dire qu'a Forks il ne se passe pas grand chose mais c'est ce que j'aime . La tranquillité de cette petite ville entourée de bois et de lacs. Les paysages sont magnifiques, c'est un petit coin de paradis pour un pêcheur tel que moi. D'ailleurs je pense y aller avec Billy et Harry ce week-end. On aime bien se retrouver pour pêcher ensemble et puis Bella a trouvée de nouvelles recettes de poisson que j'ai bien envie d'essayer.

J'arrive au coin de ma rue et remarque que la camionnette de Bella y est déjà. On va pouvoir passer une soirée ensemble avec un peu de chance. Je sais que je ne suis pas d'une compagnie passionnante mais ces temps-çi je ne la vois quasiment plus, elle passe tout son temps avec les Cullen, en particulier Edward. Je n'ai rien contre lui mais je ne suis pas pressé qu'ils approfondissent leur relation, j'ai si peur qu'il la blesse.

En entrant je l'appel mais aucune réponse, je me dirige vers la cuisine et voit un mot sur la table me disant qu'elle est partie se promenée avec Edward. Raté pour ma soirée père-fille! Je m'installe sur le canapé devant un match de baseball en attendant son retour. Je ne vois pas le temps passé mais mon estomac se rappel à moi, je regarde par la fenêtre sa camionnette n'a pas bougée. La nuit commence à tomber, elle devrait déjà être rentrée. J'espère qu'il ne lui est rien arrivé, elle est si maladroite. Je commence à m'inquiéter sérieusement en me remémorant ses nombreuses visites à l'hôpital souvent du à des chutes.

''Ne pas paniquer, Edward veille sur elle, et j'espère pas de trop prés sinon il va avoir affaire à moi! Bon alors, en premier appeler l'hôpital au cas ou puis chez les Cullen. Merde j'ai pas leur numéro, c'est pas grave ils me le donneront.''

Quand enfin on décroche je demande si Bella n'a pas été admise, ici tout le monde la connait. On me répond que non et je leur demande le numéro du docteur Cullen pour vérifier si elle y est. A ma grande surprise la secrétaire m'annonce que le docteur à démissionner pour un poste à L.A et qu'il est parti avec sa famille cet après-midi . Après de vagues remerciements je raccroche dans un état second. ''Mais ou est-elle bon sang?'' La panique s'empart de moi, si elle était blessée, si elle était perdue en forêt ou même pire si on l'avait enlevée. Il y a tant de détraqués qui rodent de nos jours. Mon dieu si il lui arrive quelques choses je ne me le pardonnerai jamais.

J'appel au poste pour organiser des recherches, on va commencer par ratisser chaque mètres de foret. Je téléphone aussi à Billy, qu'il m'envoi quelques personnes, ils connaissent bien le lieu.

Cela fait plusieures heures qu'on la cherche mais toujours rien. Mon angoisse est à son paroxysme, si on arrive trop tard jamais je ne m'en remettrai. C'est mon unique enfant, je regrette de ne pas lui avoir dit plus souvent que je l'aime, je n'en aurai peut-être plus l'occasion. Je m'écroule de chagrin en rentrant à la maison bredouille. Billy essaye de me rassurer, il est sûr qu'on va la retrouver.

-N'abandonne pas espoir, les gars connaissent le moindre coin de foret, ils la trouveront.

-Pourquoi est-elle partie? Et Edward que lui a-t-il fait?

Mon ami se tend à mes paroles mais je ne m'en préoccupe guère, toutes mes pensées sont tournées vers Bella.'' Faîtes qu'elle soit indemne, s'il vous plaît!''

Tout à coup un gars de la push sort des bois en portant quelque chose.

-Je l'ai nous cri-t-il

Je me précipite vers eux, c'est Bella dans ses bras.'' mon dieu j'ai eu si peur, elle va bien.''

-Je te remercie Sam, vraiment.

Je suis si soulagé de la voir de nouveau, j'ai cru la perdre. En la regardant de plus prés je remarque une pâleur anormal sur son visage, qui m'inquiète.

-Qu'a-t-elle?

-Je l'ai trouvé par terre dans les bois, elle n'a pas réagi, mais elle répète sans cesse qu'il est parti.

-Mettons la à l'intérieur, j'appel le médecin.

Il la dépose sur le canapé et je m'empresse de la couvrir de plusieurs couvertures pour la réchauffer. Le docteur l'ausculte puis nous dit qu'elle est en état de choc mais que ça devrait passer avec beaucoup de repos et propose de repasser dans quelques jours pour suivre son évolution. Cette nuit là, je la veille en me réveillant souvent pour m'assurer de son état. Le lendemain je lui parle doucement pour ne pas la brusquer, essaye de la faire manger mais toutes mes tentatives restent vaines. Elle n'a pas bougée du canapé, n'a même pas fait un seul geste. Son immobilité n'est pas normal alors je demande au docteur de passer au plus vite. Après une nouvelle observation il me dit que lui aussi est inquiet, il faut qu'elle mange pour se rétablir, mais décide de lui laisser deux jours de plus, après quoi il faudra envisager une hospitalisation. Je vais toit faire pour ne pas en arriver à de tels extrêmes. Je fais plusieurs tentatives, au début la douceur, puis la colère et enfin la menace mais rien n'y fait. Je la force à se mettre debout et elle reste plantée la complètement hermétique au monde qui l'entoure. Je la gifle en dernier recours malheureusement toujours aucunes réactions. Je décide de la porter dans sa chambre et l'installe confortablement sur son lit.

-Bella, ma chérie que t'arrive-t-il? Réponds-moi s'il te plaît, ça me fait tant de mal de te voir dans cet état.

Mes larmes ne peuvent s'arrêter, je suis si impuissant face à elle.'' Ma fille est en train de sombrer et je ne peux rien faire. Peut-être que sa mère saura l'aider, je vais la contacter immédiatement.''

Renée et Phil doivent arriver demain, elle a été anéhantie par la nouvelle mais garde espoir de lui redonner goût à la vie. Comme j'aimerais qu'elle y parvienne, cela fait quatre jours que notre fille n'a pas parler ni manger. Elle reste là, le regard dans le vide, ses yeux qui pétillaient de vie sont devenus mort. Je ne supporte plus de la voir comme ça, on dirait qu'elle attend la fin. Si Renée échoue je me suis résigné à l'envoyer à l'hôpital, j'ai déjà remplie les papiers pour une éventuelle admission. Je ferais tout pour qu'elle s'en sorte, les spécialistes pourront surement l'aider, au moins ils l'a nourriront même si c'est par intraveineuse. Elle a tellement maigrie.

Renée n'avait pu s'empêcher d'être horrifiée en voyant Bella. C'est vrai qu'elle avait beaucoup changée depuis la dernière fois. Elle avait le teint encore plus pâle avec de gros cernes violet, malgré les somnifères elle dormait très peu. Renée avait essayée par tout les moyens de la distraire mais n'avait rien obtenue. C'est avec une profonde tristesse qu'elle et Phil était rentré chez eux. Je leur avais promis de les tenir informés. Lundi je la conduirais donc à la clinique, c'est mon dernier espoir.

A notre arrivée on l'installe dans sa chambre, je la confie aux infirmières pendant que je vais m'entretenir avec son médecin. Je lui explique la situation, sa rupture avec Edward qui à entraîné son état apathique. Il ma rassure et me dit qu'il y a plusieures traitements qui donne de bon résultat. Je lui dit de faire le nécessaire , que je ne veux pas perdre ma fille unique. Puis je retourne dans la chambre pour lui faire mes adieux. Elle est allongée dans son lit, le regard fixe. Je la serre dans mes bras, l'embrasse et lui dit

-Ils vont bien s'occuper de toi ma chérie, je reviendrais de voir bientôt. Je t'aime ma puce.