Near The Edge Of Night - By Scarlett


Chapitre 10

« The trail narrows, Diane. I'm close, but the last few steps are always the darkest and most difficult. » (Dale Cooper, ep.15)


12 février 1985 – 09:21

« Dr. Rosenfield ? »

Il se retourne, détachant son regard du rouge-gorge parfaitement idiot qui lutte avec un reste de hamburger beaucoup trop grand pour lui, là, sur le parking de l'hôpital. Tournant le dos à la fenêtre, il aperçoit le chirurgien Aron Milewski, vêtu de son habituelle blouse bleue ciel, franchir les portes de la cafétéria et se diriger vers lui d'un pas vif.

Albert avale la dernière bouchée de son bagel au sésame, écrase sa cigarette dans le cendrier le plus proche et serre la main du médecin. « Dr. Milewski. Comment va-t-il ? »

Lorsque l'hôpital l'a appelé chez lui, tôt dans la matinée, pour lui annoncer que Cooper est sorti du coma, Albert a sauté dans sa voiture et est arrivé aux soins intensifs juste à temps pour passer quelques minutes avec son collègue avant qu'il ne perde à nouveau connaissance. Il n'y a pas eu de véritable conversation, bien sûr – seulement quelques phrases soigneusement choisies prononcées par lui-même et le regard de Coop plongé dans le sien, faible mais indiscutable marque d'attention, de conscience, de vie, qui a ravivé une brusque étincelle d'espoir dans la poitrine d'Albert.

Aron Milewski passe une main dans ses cheveux blonds et s'accoude contre le rebord de la fenêtre. « En soi, le simple fait qu'il soit revenu à lui après presque deux semaines de coma profond est déjà un progrès incroyable. Je vous avoue que les chances étaient minimes. »

Jusque-là, il est d'accord. « Quelles sont vos estimations, docteur ? » Le ton est un peu plus sec qu'il n'en avait l'intention, mais l'autre ne semble pas s'en formaliser.

« Étant donnée la gravité de l'hémorragie et le subséquent manque d'oxygénation du cerveau, associés à une intervention chirurgicale extrêmement lourde, l'on aurait pu s'attendre à des troubles, notamment neurologiques, plus ou moins importants. Mais - »

« Mais ? » Albert sent son estomac se nouer légèrement.

« …mais les tests préliminaires ont donné des résultats tout à fait encourageants. L'électroencéphalogramme montre une activité cérébrale normale et le sujet répond aux stimuli physiques et verbaux – il semblerait qu'au-delà du coma initial, le cerveau ait miraculeusement échappé à toute forme de dégâts. »

Dehors, le rouge-gorge abandonne finalement le combat contre sa miette de hamburger, et Albert sent un immense poids quitter sa poitrine alors que l'oiseau s'envole vers le ciel matinal. Coop s'est réveillé, et il va bien – ou, en tous cas, mieux que ce qu'il s'était autorisé à espérer.

« Et physiquement ? »

Milewski le gratifie d'un geste évasif accompagné d'un vague haussement d'épaules. « On le maintient sous assistance cardio-respiratoire pour le moment, en attendant de voir comment évolue son état. Des complications cardiaques et pulmonaires ne sont pas à exclure, mais à ce stade, je suis plutôt optimiste. Son rétablissement prendra du temps, bien sûr, mais il paraît possible. » Une pause. « Je n'aurais pas pu en dire autant il y a quelques jours. »

Albert hoche la tête en silence, conscient que lui-même, sans vouloir se l'avouer, avait fini par se faire à la terrible idée que Coop ne s'en sortirait peut-être pas. Chassant ces pensées de son esprit, il laisse son assiduité professionnelle reprendre le dessus. « Docteur… Quand pensez-vous que je pourrai l'interroger ? »

Son interlocuteur lève les sourcils. « Ne brusquez pas les choses, Dr. Rosenfield. À l'heure actuelle, votre collègue est à peine en mesure de garder les yeux ouverts, et certainement pas de vous aider à résoudre votre affaire. »

« Je suis médecin et je ne suis pas idiot », répond-il, irrité par le ton aimablement condescendant du chirurgien. « Mais il se trouve que je suis également agent du FBI, et qu'indépendamment de mon amitié personnelle pour Dale Cooper, je dois considérer l'enquête en cours. Je ne vous demande pas de - »

La voix stridente émanant haut-parleur situé quelque part au plafond de la cafétéria lui coupe la parole - une femme demande Aron Milewski au service des urgences. Albert ravale la fin de sa réplique acide et Milewski, décidément difficile à offusquer, lui adresse un sourire affable en lui posant une main sur l'épaule, puis se détourne sans ajouter un mot et se dirige vers la sortie.

Resté seul, Albert allume une nouvelle cigarette et décide d'acheter un deuxième bagel accompagné d'une tasse de café avant de se rendre au travail, en guise du petit déjeuner qu'il n'a pas eu le temps de s'accorder plus tôt dans la matinée.

Il a à peine eu le temps de terminer son casse-croûte, feuilletant distraitement les pages d'un vieux tirage du Pittsburgh Post-Gazette laissé sur la table par un précédent consommateur, que qu'une autre voix perçante retentit à ses oreilles – pas depuis le haut-parleur, cette fois, mais de la personne bien réelle de Gordon Cole, qui le gratifie d'un grand signe de la main en s'approchant de lui.

« HEY ALBERT. COMMENT VAS-TU ? »

S'il avait été présent, Cooper aurait incontestablement répondu en levant le pouce d'un geste enthousiaste, mais Albert, immuable partisan de la sobriété, se contente d'un bref signe de la tête en buvant les dernières gorgées de son café noir.

Gordon a l'air tendu, constate-t-il ; tendu et préoccupé, comme si les bonnes nouvelles de la matinée n'étaient pas encore parvenues à ses oreilles déficientes. Il doit savoir, pourtant, sans quoi il ne serait pas à l'hôpital à cette heure. Il pose malgré tout la question, une façon comme une autre d'engager la conversation.

« Tu as entendu pour Coop ? »

Il sait pertinemment que Gordon Cole voue une amitié toute particulière à Cooper – tous deux se sont toujours extrêmement bien entendus et Albert s'est demandé, maintes fois, quel genre de formule magique Cooper utilise pour attiser de la sorte la sympathie de son entourage. Lui-même, d'ailleurs, pourtant peu prompt à se faire des amis, est tombé sans s'en apercevoir dans le panneau de la sémillante joie de vivre d'un collègue qu'il semble simplement impossible de détester.

« BIEN SÛR. » Sourire sincèrement ravi qui efface l'espace d'un instant toute trace de tracas du visage de Cole. « CE DR. MILO… MILWAUKEE M'A APPELÉ TOUT À L'HEURE. »

« Milewski. »

« C'EST ÇA. JE SUIS PASSÉ PAR LES SOINS INTENSIFS, MAIS COOP S'ÉTAIT DÉJÀ RENDORMI. » Gordon se débarrasse de son manteau, lisse sa veste noire d'un geste de la main et prend place sur une chaise. « TU AS PARLÉ AVEC LES MÉDECINS ? »

Albert hoche la tête, et résume ce qu'il vient d'apprendre de la bouche d'Aron Milewski tout en se demandant s'il est sage d'assurer que Cooper est tiré d'affaire ou s'il ferait mieux, au cas où, d'émettre quelques réserves. En fin de compte, il choisit de répéter la version que lui-même vient d'entendre, ni trop optimiste, ni trop pessimiste.

Cole écoute, penché vers lui comme à son habitude, mais Albert connaît suffisamment bien son supérieur pour sentir que quelque chose le travaille. Les traits tirés, les doigts qui pianotent nerveusement sur la surface de la table –

« ALBERT… QU'EST-CE QUE TU SAIS DES RELATIONS QUE COOP ENTRETENAIT AVEC CAROLINE EARLE ? »

Pris au dépourvu, il lance un regard interrogateur à Gordon, qui brûlait visiblement de lui poser la question depuis la minute où il est entré dans la cafétéria.

« Comment ça ? »

« DEPUIS QUAND ILS SE CONNAISSAIENT, COMMENT ILS S'ENTENDAIENT… EST-CE QUE COOP T'EN A PARLÉ ? »

Albert hausse les épaules, sans avoir la moindre idée de ce signifie ce soudain interrogatoire. « Ils se sont rencontrés via Windom, probablement peu après que Coop ait fait sa connaissance. Tu les connais, ils sont vite devenus très amis, tous les deux. J'imagine que Windom lui a rapidement présenté Caroline. »

« ET ENSUITE ? »

Soupir. « Ensuite rien. Ils se sont croisés régulièrement, je pense, jusqu'à ce que Cooper soit chargé de sa protection à la suite de son enlèvement. Du peu que je sais, ils avaient l'air de bien s'entendre, mais en dehors de ça… » Il scrute les yeux de son interlocuteur, sentant monter en lui une frustration grandissante. « C'est quoi, ces questions, Gordon ? »

Pour toute réponse, Cole plonge la main dans la poche intérieure de sa veste et en sort un sachet de plastique transparent, dans lequel Albert reconnaît immédiatement le petit dictaphone de Cooper, celui qui ne le quitte jamais et grâce auquel il enregistre ses messages à Diane, sa secrétaire au Bureau. Le sachet contient aussi plusieurs microcassettes adaptées et un portefeuille en cuir noir, que Gordon s'empresse de tendre à Albert sans un mot.

Perplexe, il prend le portefeuille dans ses mains et l'ouvre. À l'intérieur se trouvent, proprement rangés dans les différents compartiments, la carte d'identité et le permis de conduire de Cooper, deux cartes de crédit, quelques petits sachets hermétiques servant à contenir les échantillons prélevés sur une scène de crime, et un peu d'argent liquide.

Mais surtout, bien en évidence au-dessus des papiers personnels, une photo de Caroline Earle.

Pas une photo d'identité, ni une photo extraite de son dossier du FBI, mais une belle image noir et blanc sur papier glacé, un portrait trois-quarts face de Caroline vêtue d'une robe à motifs, un léger sourire aux lèvres véhiculant une sensualité diffuse, le visage encadré par une cascade de cheveux blonds élégamment bouclés.

Déconcerté, il observe longuement la photo, puis Gordon, puis à nouveau la photo, son regard fixé sur les yeux clairs de Caroline.

« ALBERT, DIS-MOI POURQUOI COOP GARDERAIT SUR LUI UNE PHOTO DE LA FEMME DE SON PARTENAIRE ? »

La question est rhétorique, bien sûr, et Gordon ne s'attend visiblement pas à ce qu'il y réponde, puisqu'il sort sans attendre le dictaphone du sachet, y introduit une microcassette, presse le bouton « Play » et le pose sur la table, devant eux.

« Diane, il est sept heures du soir, le 19 février. Il y a une heure, Windom a pris la décision de ne pas rester au safe house. Il m'a dit qu'il avait l'impression que sa présence ne faisait qu'endiguer les progrès de Caroline à retrouver la mémoire. Je crois qu'il se sent responsable de son agression et qu'il pense que sa compagnie rappelle à Caroline de mauvais souvenirs. Nous voilà donc seuls tous les deux, et même si j'essaye de mettre de côté mes sentiments personnels pour me concentrer uniquement sur mes responsabilités professionnelles, je dois avouer que cette perspective me rend particulièrement heureux. »

Les yeux rivés sur le dictaphone, Albert regarde, sans un mot, Gordon changer de cassette et mettre à nouveau le petit appareil en marche.

« 23 février, 15:45. Diane, je ne sais pas encore si cet enregistrement atteindra jamais votre oreille attentive ou si, d'ici quelques minutes, je jugerai plus sage de le garder pour moi. Je me trouve dans la difficile position de choisir entre trahir la confiance d'un mentor et ami, ou de tourner le dos à l'amour. Mes sentiments à l'égard de Caroline sont apparemment partagés, et ce depuis le jour de notre rencontre. C'est une femme extraordinaire, Diane, et je crois que n'ai jamais ressenti pour quiconque la moitié de ce que j'éprouve pour elle. L'absence temporaire de Windom nous permet enfin de vivre notre passion au grand jour, après l'avoir retenue bien trop longtemps - »

Le « clic » du bouton d'arrêt interrompt brusquement la voix de Cooper, et Albert, comme hypnotisé, sent une sueur froide lui dégouliner le long du dos.

Caroline et Cooper. Cooper et Caroline.

Windom et Caroline.

Nom de dieu.

Soudain, les différents éléments se mettent en place dans sa tête, comme si quelqu'un venait d'allumer la lumière après une longue période d'obscurité, comme s'il avait enfin acquis l'ultime pièce d'un puzzle complexe. Pétrifié, il échange un regard avec Gordon Cole, sur le visage duquel la stupeur des premiers instants a déjà été remplacée par une forme de sombre acceptation.

L'agent du FBI qui est en Albert s'efforce de réfléchir froidement, d'examiner les faits comme il examinerait n'importe quelle affaire. Un couple, un amant, un triangle amoureux. Puis un meurtre qui sent le crime passionnel à plein nez, vengeance sanglante de l'époux éconduit, représailles d'un cerveau déséquilibré – un schéma terriblement récurrent et familier dans les enquêtes du Bureau.

Sauf que Windom Earle n'est pas un cerveau déséquilibré.

Windom Earle est un employé du gouvernement fédéral.

Et, qui plus est, le meilleur agent qu'il lui ait jamais été donné de rencontrer, un esprit brillant suscitant une admiration muette chez les meilleurs de ses collègues et que Cooper, pourtant loin d'être idiot lui-même, considère comme un maître absolu en matière d'investigation.

Certainement pas un tueur.

Et pourtant…

Pourtant, toutes les incohérences que contient l'enquête deviennent tout à coup douloureusement claires. Il n'y a pas eu d'effraction au safe house, ce jour où un assassin a réussi à braver tout le système de protection pour s'infiltrer dans la maison. Il n'y a aucun signe de la présence d'un étranger, ni dans ni autour du lieu du crime. Aucun indice, aucune empreinte, rien.

Windom avait les clés. Il connaissait le système de sécurité. Et s'il y a une personne au monde qui sait comment effacer ses propres traces, c'est lui.

Immobile sur sa chaise, les deux mains croisées devant lui, Albert entend les battements de son propre cœur résonner à ses tempes. Puis la voix de Cole, le tirant brusquement de ses terrifiantes réflexions.

« QU'EST-CE QUE TU EN DIS ? »

Il déglutit avec difficulté, hésite à croiser le regard de son supérieur. « C'est impossible. » Il fait de son mieux pour avoir l'air convaincant, mais il sent que c'est raté. « Impossible. Il n'aurait jamais… Putain, Gordon, on parle de Windom Earle. »

Hochement de tête résigné, et le visage de Cole est le reflet fidèle de sa propre confusion. « JE SAIS. » Pause. « ET POURTANT, IL A UN MOTIF, ALBERT. C'EST LA PREMIÈRE FOIS DEPUIS LE DÉBUT DE L'ENQUÊTE QU'ON TROUVE UN MOTIF. EARLE EST LA PREMIÈRE ET LA SEULE PERSONNE QUI, À NOTRE CONNAISSANCE, A UNE RAISON D'EN VOULOIR À COOP ET CAROLINE. »

C'est la vérité, ils le savent tous les deux. Autant l'enquête a piétiné pendant une semaine, sans qu'aucun suspect, même potentiel, ne leur vienne à l'esprit, autant la révélation de la relation amoureuse entre Cooper et Caroline Earle vient d'y jeter une brusque lumière. Les raisons et les circonstances du crime, de cette mise en scène morbide des deux corps enlacés sur le sol de la cuisine, deviennent soudain terriblement justifiées.

Mais voilà, il ne s'agit pas d'un crime passionnel parmi tant d'autres. Deux des principaux intéressés sont les agents spéciaux Dale Cooper et Windom Earle, et Albert a beau essayer de raisonner froidement, il ne parvient pas à se faire à l'idée qu'Earle puisse être le coupable.

« Windom est à l'hôpital psychiatrique », dit-il, sans trop savoir pourquoi. « Les médecins sont formels – il a complètement disjoncté. Comment tu expliques ça ? »

« LE FONCTIONNEMENT D'UN CERVEAU MALADE EST OBSCUR ET IMPÉNÉTRABLE, ALBERT. PEUT-ÊTRE QU'APRÈS COUP, IL N'A PAS SUPPORTÉ SES PROPRES ABOMINATIONS. »

Il secoue la tête, horrifié d'entendre son supérieur exprimer aussi clairement la culpabilité d'Earle. « Merde… Il aimait sa femme. Et il adore Coop, tu le sais aussi bien que moi. Tu crois vraiment qu'il aurait pu - »

« MOI, NON. MAIS ÉTANT DONNÉ LES FAITS, TU SAIS AUSSI BIEN QUE MOI QUE NOUS NE POUVONS PAS ÉCARTER CETTE HYPOTHÈSE. »

Albert se laisse aller en arrière sur son siège et croise les bras sur sa poitrine, habité par la désagréable sensation de vivre un cauchemar dont il n'arrive pas à se réveiller. « Qui d'autre est au courant de tout ça ? »

« PERSONNE EN DEHORS DE NOUS DEUX. LES ENREGISTREMENTS DE COOP N'ONT PAS ÉTÉ TRANSMIS À DIANE, ET JE TIENS À CE QUE CETTE AFFAIRE RESTE ENTRE NOUS EN ATTENDANT D'Y VOIR UN PEU PLUS CLAIR. »

Il acquiesce en silence, évitant de demander à Gordon comment il compte, dans ces circonstances, « y voir un peu plus clair ».

« ET SURTOUT, ALBERT… PAS UN MOT À COOP. IL N'A CERTAINEMENT PAS BESOIN DE ÇA. »

« J'allais te le dire. » Les premières – et seules - paroles de Cooper depuis la nuit du meurtre lui reviennent en mémoire, ce désespéré « Ça aurait dû être moi » qu'il ne parvient pas à se sortir de l'esprit, et il songe qu'il est vital pour la survie de Coop de le maintenir à l'abri de tout choc ou mauvaise nouvelle en attendant d'apprendre, de sa propre bouche, combien il en sait et combien il ignore.

Après un coup d'œil à sa montre, Gordon Cole replace le dictaphone et le portefeuille de Cooper dans le sachet plastique et se lève de sa chaise. Albert l'imite, machinalement, et songe qu'il est préférable d'aller se noyer dans le travail au Bureau plutôt que de se tourner les pouces à l'hôpital, sans aucune autre distraction que la perspective glaçante de la culpabilité de Windom Earle.

Plus que jamais, il lui paraît essentiel de résoudre cette affaire, et vite. Trouver un coupable, un coupable qui ne soit pas l'agent Earle ; trouver un meurtrier et un motif qui innocenteraient ce dernier, qui rendraient la résolution de l'enquête tellement plus acceptable, tellement moins absurde.

Malheureusement, pense-t-il en suivant Gordon hors de la cafétéria, la mort et l'assassinat sont rarement acceptables.

Et, surtout, beaucoup trop souvent absurdes.


À suivre...