Auteur : forbiddenkisses

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : M

Genre(s) : Romance/Drama

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à forbiddenkisses. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Bêta : Anger-Lola...Merci Elodie!

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!


- Chapitre 8 -

-PoV Bella-

Je ne fis aucun rêve cette nuit-là. Mon esprit fut délicieusement libre de tous les cauchemars que j'avais faits dernièrement et à la place, je réussis à me reposer. En fait, je voulais vraiment dormir pour toujours. Ce plan fut ruiné lorsque je sentis les lèvres froides de James me toucher, perçant mon cerveau embrumé de sommeil. Il m'avait mis sur le dos, et ses hanches étaient plaquées entre mes jambes, mais il faisait bien attention à ne pas mettre tout son poids sur moi.

"S'il te plaît, réveille-toi," murmura-t-il doucement contre mon cou, ses baisers se faisant plus insistants.

Je grommelai pour protester, même si ses lèvres étaient fantastiques sur ma peau. N'aurait-il pas pu attendre que je veuille me réveiller ?

"C'est bon, c'est bon," marmonnai-je, en m'étirant autant que possible sous lui.

"Pour moi aussi," grogna-t-il en mordillant doucement mon cou, tout en rigolant. La blague me prit par surprise, et j'éclatai de rire en secouant la tête.

"J'aurais dû m'attendre à cette blague, hein ?" J'ouvris finalement les yeux et regardai vers la fenêtre.

Il faisait encore noir dehors. Je me sentais régénérée, même si je n'avais dormi que quelques heures. James avait attendu et il m'avait laissé dormir un peu. Il n'était pas des plus patients, et je le savais, donc j'étais fière de lui. Même s'il m'avait réveillé avant que je ne le veuille. En plus, ce n'était pas un réveil si horrible que ça.

Il leva la tête pour croiser mon regard, me fit un large sourire et hocha la tête. "T'aurais vraiment dû t'y attendre." Puis ses yeux devinrent plus sérieux et sa voix devint plus basse lorsqu'il continua. "Tu n'as pas trop mal?"

Je fronçai les sourcils, confuse. Mon cerveau était encore en train de se réveiller, mais je finis par réaliser ce dont il voulait parler. Ma bouche forma un 'o' lorsque je compris ce qu'il voulait dire, et je gigotai sous lui pour essayer de voir si j'avais mal. Murmurant avec satisfaction, automatiquement, lorsque j'entrai en contact avec sa peau froide. Je vis le désir assombrir ses yeux et fis de mon mieux pour ignorer la fierté que ça fit naître en moi. J'avais mal, mais pas excessivement.

"Non, je n'ai pas trop mal," chuchotai-je en faisant courir mes doigts sur ses côtes.

"Merci Seigneur," grogna-t-il en baissant la tête pour m'embrasser, tout aussi férocement que la veille. Exigeant que mes lèvres s'ouvrent pour lui, avant de ravager ma bouche avec sa langue.

Je ne pouvais pas me débarrasser de l'impression qu'il me possédait, qu'il me marquait comme sienne. Je voulais lui rappeler qu'il m'avait déjà marquée comme Edward ne le ferait jamais, mais je ne voulais pas mentionner Edward. Je sentis une douleur familière dans mon cœur en pensant à lui, et la repoussai lorsque la bouche de James devint plus brusque sur la mienne, insistant pour que je réponde avec la même intensité qu'auparavant. Donc c'est ce que je fis.. Je me perdis dans le baiser, ma respiration devenant de plus en plus erratique. Il se recula pour me laisser reprendre mon souffle au bout de quelques minutes et pressa son front contre le mien. Je lui fis un large sourire, attrapant sa lèvre entre mes dents avant de la suçoter.

James grogna, ses yeux plongés dans les miens alors qu'il faisait courir ses mains sur mon corps, de plus en plus bas jusqu'à le sentir m'effleurer là où je le voulais.

"Montre-moi que tu le veux," ordonna-t-il en remontant ses doigts.

Je haletai pour protester, ma main retenant la sienne. Pas que ça aurait fait la moindre différence s'il voulait arrêter je ne pourrais pas l'en empêcher, il était beaucoup plus fort que moi. Mais sa main s'arrêta, son regard brûlant mon visage alors qu'il attendait de voir ce que je ferais ensuite. Je descendis ma main vers son ventre, puis plus bas. J'enroulai mes doigts autour de lui et tout son corps se figea.

Je me sentis rougir, incertaine de ce que je devrais faire ensuite. Je réalisai que je n'étais qu'une fille banale, surtout comparée à Victoria. Bien sûr, je lui étais utile pour le moment, mais je n'étais pas une séductrice. C'était tout nouveau pour moi. Mon expérience était inexistante.

"Montre-moi," répétai-je d'une voix tremblante en le regardant.

Je vis quelque chose alors, dans ses yeux, une étincelle de...je ne sais pas quoi. D'émotion? De tendresse? Ça ne ressemblait pas à James cependant.

Puis sa main recouvrit la mienne, gentiment, et il commença à faire glisser nos deux mains, sa main était douce, mais insistante. Ses yeux se fermèrent et son souffle se coupa complètement alors qu'il me guidait. Je gémis de satisfaction en le touchant, incroyablement ravie par sa réaction à mes caresses. Je sentis mon souffle s'accélérer, même s'il n'était pas en train de me toucher et je sentis mes joues brûler.

Il semblait s'être transformé en pierre, chacun de ses muscles était complètement immobile, à l'exception de son bras et de sa main qui me guidaient. Au bout d'un moment, je finis par remarquer qu'il ne m'aidait plus vraiment, qu'il se contentait de rester sur ma main, pour sentir mes mouvements. Puis il me relâcha, s'immobilisant complètement alors que je le touchai. Il grogna, et ce son soudain me prit par surprise, et ensuite, il me toucha. L'un de ses doigts plongea en moi alors qu'il caressait ma petite boule de nerfs du pouce. Je criai, la surprise de son geste soudain se combina au plaisir que je ressentais en le touchant et me fit jouir.

Alors que j'étais encore en train de me remettre de l'explosion interne de sensations que je venais d'expérimenter, sa main repoussa la mienne et il s'enfonça en moi. Je plongeai mes yeux dans les siens, son visage était tendu alors qu'il profitait des vagues de mon orgasme sur lui, mes muscles se contractaient encore lorsqu'il commença à bouger. Une fois de plus, il ne me fit pas l'amour lentement, comme la plupart des filles imaginaient leurs relations. Son rythme était rapide, brutal, et je n'arrivais toujours pas à me débarrasser de l'impression qu'il essayait de me marquer.

"Bella, Bella, Bella," murmura-t-il en enfouissant son visage dans mon cou. Il continua à répéter mon nom de sa voix rauque et légèrement étouffée alors qu'il faisait des vas et-viens en moi.

J'enroulai mes bras autour de lui et gémis lorsque sa main se glissa à nouveau entre nous. Je sentis mon plaisir enfler, devenant encore plus puissant que nous deux, et je jouis à nouveau, agrippant James de toutes mes forces en criant son nom. Il fit quelques vas-et-viens supplémentaires et me suivit dans mon plaisir après un dernier coup de reins puissant. Il nous fit ensuite rouler pour que je sois allongée sur son torse, tout en restant enfoncé en moi, nos bras enroulés autour de l'autre.

Quelques minutes plus tard, lorsque mon souffle et mon rythme cardiaque redevinrent enfin normaux, je levai la tête pour lui sourire. "Euh...bonjour."

Il eut l'air surpris et un sourire étira ses lèvres avant qu'il n'éclate de rire, me berçant contre lui. "Effectivement!"

L'instant d'après, il nous avait fait tourner et tout le processus recommença.


"Viens. On a tous les deux besoin d'une douche," insistai-je, en tirant sur sa main pour essayer de le lever.

"Quoi, trop sale pour toi?" répondit James. Son sourire vicieux était presque toujours sur son visage maintenant. Il plia un doigt et je me penchai pour que mon oreille soit près de sa bouche. "J'ai une nouvelle pour toi, Bella Swan. Je ne fais que commencer. Tu ne sais pas encore ce que ça veut dire sale."

Nos rires, à James et moi, emplirent la pièce avant que je ne m'élance vers la salle de bain. Bien naturellement, il m'y battit, et sa position prédatrice fit naître un sentiment qui n'était définitivement pas de la peur dans mon estomac.

Je découvris qu'en effet il avait à peine commencé.


J'étais assise sur le lit, surveillant James du coin de l'oeil alors que je me séchais les cheveux. Il était perché sur l'un des bras du canapé, avec seulement un jean sur lui et bien plus sexy que je ne l'admettrais jamais.

"Peut-être que tu ferais mieux de rester là-bas. À chaque fois que tu es à moins d'un mètre de moi, on finit au lit."

Il haussa un sourcil à mon attention et ses yeux voyagèrent ensuite de la porte d'entrée à la porte de la salle de bain.

"Euh, façon de parler," ajoutai-je en sentant mes joues rougir à nouveau.

Il rigola, se leva du canapé et s'approcha de là où j'étais. Il s'accroupit devant moi, et avec un regard chaleureux attrapa la serviette que je tenais et commença à me sécher la tête.

"Ne t'inquiète pas. Bien que je pourrais recommencer, tu as besoin de te reposer, et j'ai des choses à faire aujourd'hui."

Il enroula la serviette autour de son cou et me regarda. Il baissa ensuite la tête pour déposer un baiser sur mon genou à travers mon jean. Je lui lançai un regard noir, même si mon rythme cardiaque s'emballait. Puis je réalisai qu'il m'avait dit qu'il allait partir.

"Est-ce que je peux venir avec toi?" demandai-je d'une voix légère, comme si ce n'était pas vraiment important. "C'est juste que j'en ai un peu marre d'être enfermée. Je ne suis pas dans une cage dorée," plaisantai-je.

Il rigola et se releva, s'arrêtant à mi-chemin pour déposer un baiser sur mon front.

"Mignon, mais non." Sa voix ne contenait aucune trace d'excuse, bien qu'il semblait amusé. "T'es ma prisonnière, tu te rappelles? On ne va pas permettre à ton Edward de te retrouver." Il haussa les épaules et s'approcha du sac de vêtements. Il en sortit un t-shirt vert foncé qu'il enfila tout en continuant à parler.

"Peut-être que si tu es gentille aujourd'hui, et que je rentre assez tôt, on ira faire une promenade dans les bois."

Je ne pouvais pas m'empêcher d'admirer la façon dont le t-shirt s'étirait sur le torse de James et lorsque je réalisai ce que j'étais en train de faire, je relevai la tête pour le voir qui me regardait, le même sourire amusé aux lèvres. Il pointa le coin de sa bouche du doigt et me dit d'une voix tremblante de rire, "Tu as quelque chose, là. De la bave?"

Je rougis et lui lançai mon oreiller à la tête. Bien sûr, il le rattrapa et le reposa sur le lit.

"Je reviendrais vite," dit-il et ensuite, il disparut.

Je regardai la porte de travers alors qu'elle se refermait et me jetai ensuite sur le lit de camp. Je voulais haïr James. Il était absolument irritant. Il me retenait prisonnière. Ce n'était qu'un jeu pour lui. Il me taquinait et il détestait que je sois humaine. Il n'était pas Edward. Mais la sensation de ses mains sur mon corps n'était comparable à rien d'autre, ses baisers faisaient fondre mes os, et il n'avait pas peur de me briser. Il ne me laissait pas gagner. Il ne me traitait pas comme une poupée de porcelaine. Et, bien sûr, il n'était pas Edward.

Je roulai sur le ventre et grognai avant d'enfouir mon visage dans l'oreiller. Depuis quand ma vie était-elle devenue si compliquée ?


-PoV Edward-

"S'il te plaît, Alice, essaye encore une fois," suppliai-je en marchant quelques pas derrière elle alors qu'elle parcourait les bois.

Nous étions tous les deux partis chasser. Le vent soufflait dans les arbres et le ciel était sombre au-dessus de nous. Une tempête approchait.

"Alice. Pitié."

Je voulais juste qu'elle essaye de préciser la date de la vision de Victoria et de Bella qu'elle avait eue. Mon cerveau tournait à cent à l'heure, essayant de trouver le moyen de convaincre ma très chère soeur.

"Tu pourras utiliser ma carte de crédit pendant un mois ! Imagine tout ce que tu pourras acheter avec nos deux comptes. S'il te plaît, Alice?"

Elle fit soudainement volte-face, les mains sur les hanches. "Edward! Tu es absolument insupportable! J'ai déjà essayé. Je veux bien essayer encore une fois, mais à trois conditions."

Elle s'interrompit et je hochai la tête, prêt à accepter n'importe quoi.

"Okay, premièrement : Tu ne me le redemanderas plus. Je veux la retrouver aussi, Edward. Après ça, tu me laisseras tranquille, tu admettras que je fais de mon mieux et tu me lâcheras."

Je hochai à nouveau la tête, me sentant légèrement coupable. Je savais qu'Alice voulait retrouver Bella elle aussi. Elle aimait Bella.

"Deuxièmement : Tu vas rentrer à la maison et faire au moins semblant d'être toi-même. C'est en train de tuer Esme."

Je soupirai et hochai encore la tête, me sentant de plus en plus coupable. J'attendis qu'elle continue, redoutant la dernière condition. Ça ne faisait qu'empirer.

"Finalement, troisièmement : Tu me donnes ta carte de crédit pendant un mois, et tu m'emmènes partout où je veux. Deal?"

Elle sourit à sa dernière condition et me tendit la main pour que je la serre. J'éclatai de rire, en ignorant à quel point ce son illumina son visage, et lui serrai la main.

"Deal."

Un sourire un peu trop satisfait étira les lèvres d'Alice, elle semblait terriblement fière d'elle. "Okay, frangin. Est-ce qu'on peut aller chasser maintenant?"

Je plissai les yeux et m'accroupis, me sentant presque joyeux pour la première fois depuis un bail. J'avais envie de courir.

"Sûr, frangine. Allons-y. On fait la course."


-PoV James-

Il faisait de plus en plus sombre, et la tempête approchait plus vite que je ne l'aurais cru. Je devais rentrer à la maison — où plutôt retourner à la cabane — rapidement, si je voulais emmener Bella en promenade. En pensant à Bella, je lançai un regard noir aux sacs que j'avais glissé à mon poignet. J'avais volé d'autres livres, de la meilleure nourriture, et plus de vêtements pour elle. Je relevai les yeux pour regarder la maison qui se dressait devant moi. Aucune voiture dans l'allée. Elle n'était pas très grande, donc je ne pensais pas qu'il y ait une alarme. Les fenêtres étaient toutes sombres et je ne sentais personne à l'intérieur. Pas même un animal de compagnie.

Je forçai la serrure, et refermai la porte derrière moi avant de poser mes sacs par terre. Je devais trouver un téléphone. Si je n'appelai pas bientôt Victoria, elle allait venir à la cabane, et je ne voulais pas qu'elle s'approche de Bella. La dernière chose dont j'avais besoin, c'était bien d'une Victoria jalouse.

"Aha," murmurai-je dans le silence lorsque je trouvai le téléphone. Je l'attrapai et composai le numéro du portable que je lui avais donné avant qu'on ne se sépare.

"Enfin," l'entendis-je ronronner dans le téléphone. "Je croyais que j'allais devoir venir te chercher."

Je grimaçai au son de sa voix. Je n'étais pas aussi attaché à elle qu'elle le pensait. Je ne l'aimais pas. Elle était fantastique au lit. Elle était intelligente, et c'était une bonne alliée dans un combat. Et elle aimait jouer autant que moi. En fait, je la gardai dans le coin parce qu'elle m'était utile. Elle n'avait aucune profondeur... elle n'était pas Bella.

"Victoria. Tu n'as pas besoin de venir. J'ai tout sous contrôle." Ma voix devait être plus froide qu'elle ne s'y était attendue parce que je l'entendis siffler dans le téléphone.

"Est-ce que tu as tué la fille?"

"Non. Je l'utilise comme appât." Je fronçai les sourcils en sentant ma réaction au fait d'appeler Bella un appât. Mais je savais qu'il était vital pour sa survie que Victoria ne soupçonne rien.

"James ! Tu étais censé la tuer dans le studio avant de m'appeler. Bordel, qu'est-ce qui s'est passé?" Sa voix devint plus aigüe, et je me sentis m'énerver.

"Victoria, c'est mon jeu. Je suis le traqueur. Je décide," criai-je dans le téléphone alors que ma main libre se serrait.

Elle ne répondit pas immédiatement, et je pris une profonde inspiration.

Ne la fais pas venir, me rappelai-je. "Je t'appellerais quand j'en aurais fini ici. Reste loin des Cullen. Au revoir."

Je raccrochai le téléphone, l'interrompant au beau milieu de sa réponse. Je fronçai ensuite les sourcils à ma sensation de malaise. Quelque chose n'allait pas avec Victoria. Peut-être que j'aurais dû gérer ce coup de fil différemment. Je secouai la tête et me dirigeai vers la porte. Je m'inquiéterai plus tard.

Puis j'attrapai mes sacs et sortis, m'élançant dans les bois aussi vite que possible. J'avais hâte de retrouver Bella.


-PoV Bella-

J'étais en train de lire lorsque j'entendis la porte s'ouvrir. J'y jetai un coup d'œil et un large sourire étira mes lèvres lorsque je vis James entrer. Je ne voulais pas penser au fait que mon cœur venait de s'emballer rien qu'en le voyant. Je ne voulais pas penser au fait que je repoussai toutes mes inquiétudes au sujet d'Edward en le voyant.

Il posa ses sacs par terre et s'approcha de moi. Ses mains attrapèrent les miennes et il me remit debout avant d'écraser le feu glacé de ses lèvres sur les miennes. Je fondis contre lui, mes bras s'enroulant autour de son cou pour m'aider à rester debout.

"Bonsoir," murmura-t-il contre mes lèvres.

"Tu m'as manqué," admis-je avant même de m'en rendre compte.

Il rigola et hocha doucement la tête. Ne perdant pas de temps, il plongea sa langue dans ma bouche, ses mains me plaquant contre son corps. Je me reculai rapidement et lui souris.

"Je n'ai pas oublié ma promenade, tu sais," remarquai-je. Il eut l'air confus pendant un instant et ses bras se desserrèrent ensuite lorsqu'il éclata de rire.

"Très bien, Bella. Mets tes chaussures. Tu as mérité une balade." J'applaudis joyeusement et quittai ses bras pour mettre mes chaussures. "Ne me cause aucun problème cependant. N'oublie pas que je suis plus rapide que toi," me prévint-il alors qu'il me regardait faire.

"Ouais, ouais, ouais. Allons-y, monsieur le Grand Méchant Vampire." Je ne pus pas m'empêcher de le taquiner en ouvrant la porte.

J'inspirai profondément lorsque je sortis l'odeur des bois était rafraîchissante après avoir passé autant de temps enfermée dans la cabine poussiéreuse. James était bien sûr sur mes talons. Je levai la tête vers la cime des arbres et fronçai les sourcils lorsque le vent fit voler mes cheveux. Je regardai James par-dessus mon épaule, et il haussa les siennes.

"Une tempête se prépare," m'offrit-il comme explication.

Je ne pense pas qu'aucun de nous deux savait à quel point il avait raison. Nous ne savions pas à quel point nos vies étaient en train de changer, à quel point elles allaient encore changer. Nous étions dans notre propre petit monde, concentrés sur la promenade que j'avais méritée, la petite parcelle de liberté que James m'avait enfin accordée. On s'éloigna du petit porche, nous aventurant dans les bois, sa main était posée au creux de mes reins, en signe de réconfort et d'avertissement à la fois.

Bien sûr, étant Bella Swan, il ne me fallut pas longtemps pour trébucher. James me rattrapa avant que je ne tombe, ses yeux pétillants de rire.

"Oh, la ferme," marmonnai-je en lui lançant un regard noir.

"Je n'ai rien dit," répliqua James avec un large sourire.

"Mais tu l'as pensé tellement fort!" pleurnichai-je.

Il éclata de rire et se pencha pour m'embrasser. Pour la première fois, ce fut un baiser doux, presque joueur. Il ne se plongea pas immédiatement dans les moments les plus sombres. C'était juste automatique, tendre. Mignon.

"Je croyais que c'était ton petit ami qui pouvait lire les pensées," me taquina-t-il, ses lèvres bougeant doucement contre les miennes.

J'ignorai le coup de poignard dans mon cœur et fis semblant que mon estomac ne venait pas de se nouer à la mention d'Edward.

Il éloigna son visage du mien et secoua la tête en continuant à rire doucement.

"Stupide Bella," murmura-t-il en me regardant avec tendresse. Sa main me guida dans les bois. "Profites-en tant que tu peux. On va bientôt devoir rentrer. La tempête approche plus vite que je ne le pensais. Ce sera comme ça pendant plusieurs jours."

Lorsque je croisai son regard, ses yeux étaient à nouveau brûlants alors qu'il continuait, d'une voix plus basse. "J'imagine qu'on sera confinés à l'intérieur pendant ce temps-là. Je détesterais partir quelque part et revenir pour découvrir que tu as été frappée par la foudre ou quelque chose comme ça. À quoi me servirais-tu alors ?"

Je frissonnai à l'idée de passer 'plusieurs jours' confinée dans la cabine avec James, maintenant que nous avions couché ensemble. Des jours... Je sentis mon estomac se serrer à cette pensée, et pas d'une manière déplaisante. Je me tournai vers James et enroulai à nouveau mes bras autour de son cou.

"Retournons à la cabane. Je suis sûre qu'on trouvera de quoi s'occuper," suggérai-je, en me mettant sur la pointe des pieds pour pouvoir lui mordiller les lèvres avant de lui sourire.

James eut l'air surpris au début, puis ses yeux s'assombrirent et il respira profondément. Réalisant à quel point je pensai ce que je venais de lui, il éclata d'un rire sombre et me prit dans ses bras pour retourner à la cabine. "Mon Dieu, Bella. Où étais-tu toute ma vie ?"

Ces mots réveillèrent des souvenirs en moi, mais comme d'habitude, je repoussai toute pensée d'Edward de mon esprit. Je ne pouvais pas penser à ça maintenant. Lorsque je ferais finalement face à la vérité, j'avais peur que la culpabilité ne me tue.

Enfin, si rien d'autre n'arrivait à le faire avant.


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