Coucou,

L'auteur nous a fait la surprise de ce petit outtake supplémentaire! Elle l'a écrit pour soulever des fonds pour une association. Elle remercie tous ceux qui ont reviewés pendant l'année passée sur The Plan.

Bonne lecture!

S Meyer détient Twilight et QuantumFizzx est l'auteur de The Plan. Je n'en suis que l'humble traductrice.


The Plan – Outtake

Jour d'emploi:13

18:35

Diner: Est mangé sur le canapé.

Colocataire : Inquisitrice, il semblerait.

"Donc," dis-je, semblant trop délibérément désinvolte à mes propres oreilles, "il y a ce gars que je n'arrête pas de voir au boulot-"

"Un gars? Quel gars? Tu n'as jamais mentionné un gars." Alice s'arrête à la moitié de sa bouchée de carottes. "Tu vois un gars au boulot?"

"Je le vois au travail. Pas le 'voir'." Ma fourchette courre à travers le riz. Je préfère l'idée d'Alice.

Je crois.

"N'y a-t-il pas beaucoup de gars à ton étage?" Alice parle avec une bouche pleine de nourriture. Quelque part, elle est toujours mignonne. J'aurais l'air d'une vache ruminante.

"Pas comme… pas comme lui. Ce sont des mecs. Il est, et bien…" Je n'avais pas vraiment pensé à ça avant. Les mecs portent des casquettes de base-ball. Parfois à l'envers. Ça ne cadre pas. Les mecs descendent la bière d'une traite et tapent leurs potes dans le dos et peuvent souvent être observés à être plaisant et même être connus à sourire. Je n'ai jamais vu cet homme sourire. "Il est un homme."

"Homme." Alice fredonne le mot.

Silence. Je ne sais pas pourquoi j'ai mentionné ça. Pourquoi je n'ai pas pu le contenir.

"Je ne travaille pas avec lui." Nous interrompons ce message pour remercier Dieu. "Il a un bureau dans un coin et une présence dominante et porte les costumes tellement, tellement bien."

Alice soulève un sourcil.

Une autre bouchée. Alice se tortilla dans son siège. "Continue. Qu'est-ce qui rend celui-là spécial?"

J'hausse les épaules. "Il n'est pas spécial. C'est un connard."

"Oh, ouais. Les connards ne sont pas spéciaux, Bella. Les connards sont ta spécialité."

Je lui jette un petit-pois. Mais c'est vrai.

Elle me le renvoie.

"Probablement pas mon Prince Charmant alors, tu penses?" je souris.

"Tu sais, Bella, tu embrasses assez de grenouilles et tu finis avec une MST."

"Presque sûre que ce n'est que les crapauds et les verrues."

Jour d'emploi: 14

10:30

Robe: La même rouge que mon premier jour. Donc le cycle de répétition commence.

Bureau: Sans encombrement.

Cactus: Dépérit.

"Déjà?" je suis sous le choc. Je n'ai même pas eu une chance de faire un pari sur la dernière.

"Tu roupille, tu perds," dit Eric, en s'éventant avec la petite poignée de billets et ayant l'air étrangement pareil à un charmant cotillon.

De l'autre côté de l'étage, une blonde reniflante range ses affaires du bureau à l'extérieur de la porte fermée du bureau d'Edward Cullen. Pas son bureau à elle. Le bureau. Personne ne l'a assez longtemps pour le réclamer.

"Je ne 'roupillais' pas. Je discutais de P&L avec Rosalie."

Eric reste lisse. "Roupille, papote. Pareil. Tout ce que je sais c'est que je vais acheter de nouvelles chaussures et que tu porteras toujours ces premiers prix." Il regarde mes pieds avec méfiance.

Et bien, peut-être qu'il est toujours un peu coincé.

Mais, je note que mes chaussures sont définitivement de la variété du petit talon.

Je lisse ma jupe et coince mes pieds sous mon bureau.

...

13:03

"Whoa." Eric donne un coup de coude à Angela. "Quelqu'un a sauté le déjeuner." Il me montre du doigt.

Elle regarde en bas. "Ooo, jolies chaussures. Tu as été faire du shopping? Sans moi?" Elle feint d'être blessée.

En tournant d'un quart de tour dans ma chaise, je m'autorise un moment pour admirer mes chaussures brillantes, distinctement non petites, ensuite je me dirige pour donner à Rosalie les rapports avant sa réunion.

Malheureusement, elle n'est pas dans son bureau.

Elle est aussi introuvable dans la salle de fournitures, dans la salle de la photocopieuse, ou aux toilettes. Au moment où mes recherches atteignent la salle de pause déserte, je regrette de ne pas avoir cassé les nouvelles chaussures avant de les porter au travail.

Je prends un moment pour me pencher sur une table et retirer le poids de mes pieds. S'il vous plait. Ugh. Un moment de soulagement, c'est tout ce que je demande.

Je suis sûre que je vaux le coup d'œil. Mon visage sur la table fraîche et mon cul en l'air, les pieds se balançant au vent.

Thunk.

Un talon glisse au sol.

Mes orteils tâtonnent jusqu'à ce que je sente le cuir, me tort à l'intérieur, et oh-si-soigneusement la soulève derrière moi jusqu'à ce que je puisse l'atteindre en arrière et la remettre.

Je m'étire et grogne et me tortille et probablement canalise toute la grâce de Cloris Leachman exécutant le Lac des Cygnes.

Et bien, c'était certainement relaxant.

En attrapant les rapports, je pars juste à temps pour voir Edward Cullen tourner au coin, mâchoire magnifiquement serrée.

Tout l'air s'échappe de mes poumons.

Il ne me lance même pas un regard.

Pfiou. Un petit moment plus tôt et ça aurait été vraiment embarrassant.

...

16:45

Email: Vide.

Tableurs: Terminés.

Esprit: Préoccupé. C'est le moins qu'on puisse dire.

Edward Cullen.

Sa porte me fixe.

Je l'ai regardé y rentrer il y a environ cinq minutes.

Ou vingt.

Costume marine, cravate bleu ciel.

Contour de son image brûlé dans mes rétines.

"…Bella? Tu vas bien?" Angela m'interroge par dessus le mur de son alcôve.

"Hmm? Oh…oh, oui. Oui, je bais bien." Secoue les toiles d'araignées de ma tête. J'ai besoin de faire la même chose pour d'autres parties de moi. "Longue journée."

"Elles le sont toutes," dit Angela, et elle s'arrête. "Je pars après avoir été aux RH avec la photo de l'assistante personnelle qui est parti aujourd'hui."

"Elle était pressée de sortir d'ici, hein?"

"Plutôt, de s'enfuir de Cullen," rit-elle. Sur le tableau des paris, elle fait une coche gagnante pour aujourd'hui sous le nom d'Eric. "Sois prête demain, Bella. Eric nous écrase."

Elle a raison. Eric gagne tout le temps. Il doit avoir un système.

Ou – je repense à son commentaire à propos de mes chaussures, mes errances, les événements de tout le monde – il est juste un putain d'observateur.

Merde, je peux être observatrice.

Je regarde la porte fermée en bois.

Il y a des choses pires à regarder.

Oh, je serais prête demain.

En pensant à Cullen, je suis prête maintenant.

Angela part.

Les sons du bureau s'évanouissent.

Pas de clics. Pas de sonneries. Pas de bavardages.

Rien que moi et cette porte impardonnable.

Clairement, j'ai lu beaucoup trop de romances à l'eau de rose – parce que je ne peux pas m'en empêcher. Je l'imagine s'ouvrir.

Cullen émergerait. Chemise blanche amidonnée. Croustillante.

Veste sur son bras. Cheveux… faisant peu importe ce qu'ils font.

Je serais à mon bureau.

Les ventilateurs soufflent mes cheveux en arrière. Non. Non, c'est un peu trop. Effacez le ventilateur.

Je serais à mon bureau. Prétendant travailler.

Prétendant ne pas l'entendre approcher.

"Mlle… Swan, n'est-ce pas?" sa voix se déverse par-dessus mon épaule, chaude comme le café le long de mon cou.

Je frissonne à cette seule pensée.

Je tourne, le regarde à travers mes cils. Réprime l'envie de dire que je serais qui il veut que je sois.

"Oui. Mr. Cullen, c'est ça?" Comme si je ne savais pas.

Il me regarde. Sa langue darde. Ses lèvres scintillent.

"On m'a dit que vous gérez…" s'approche si près que je peux sentir sa chaleur. "…les feuilles…" main court le long de mes cheveux. "…de tableurs."

"Oui, je m'en occupe." Je croise mes bras, rapproche mes seins ensemble. Subtile.

Ou peut-être pas. "Tout ce que vous voulez que je m'occupe, vous pouvez le mettre dans ma boîte."

"J'ai besoin de les étudier pour cinq heure."

"Et bien, cela va être difficile." Mes yeux dardent vers sa fermeture éclair. "J'en aurais besoin sur mon bureau maintenant."

Je veux assumer une position d'entrée de gamme.

Il regarde dans le bureau vide et ensuite vers moi. Comme un chat prédateur, il fait un dernier mouvement en avant, se penche autour de mon corps, respire dans mes cheveux, et son bras en lin blanc balaie les papiers de mon bureau.

Sa main va en dessous de mes cheveux, ses doigts creusent dans mon cou, me penche, incline mon dos. Je m'écrase en lui, écarte mes lèvres et respire son odeur. Il se penche, cherche mon visage, les yeux sur mes lèvres vers mon cou, ensuite il est sur moi. Couvre ma bouche de la sienne. Encore. Je suis ouverte et engloutie.

Le dessous de sa langue est lisse et douce.

Ma cheville s'enroule autour de sa jambe et il me soulève contre lui avant de me pousser contre le bureau dont je ne serais dorénavant plus capable de regarder sans avoir des pensées d'Edward Cullen.

Mains partout. Je le sens à mes côtes.

Je tâtonne avec ses boutons, il arrache les miens.

Je touche son visage. Il enroule mes jambes autour de sa taille, s'écrase contre moi. Profondément, durement.

Même à travers les vêtements c'est meilleur que toute ma réelle sexualité.

Une main à ma gorge, pouce sous ma mâchoire, lèvres écartées et haletantes sur moi, ses doigts déchirent ma bonneterie, se glissent-

"Bella?"

Quoi-?

"Il est cinq heure passée." Rosalie me regarde d'un air interrogateur. "Est-ce que tu as des problèmes? Je ne t'ai pas surchargé, dis moi ?"

"Je vais bien." Sans charge même. Si regrettablement.

Nous nous tournons toutes les deux au bruit de l'ouverture de porte de Cullen. Il regarde Rosalie brièvement et ensuite poursuit son chemin.

Je sens mes joues brûler.

Ce n'est pas grand-chose.

Une rêverie de bureau.

Pas comme si j'allais me laisser devenir obsédée par lui.

Je pointe à la sortie.