TITRE : Le Contrat

GENRE : Romance & Humour / UA

RATING : M

RESUME : DM, célèbre jet-setter, doit protéger la Dynastie Malfoy d'un énième scandale causé par son attitude indécente. HG doit entretenir son père malade mais croule sous les dettes. Qu'ils le veuillent ou non, il ne leur reste qu'une seule solution. Le Contrat.

DISCLAIMER : Franchement, est-ce que ça sert encore de le rappeler ?


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EDIT DU 24/05/2020 :

Cette histoire est actuellement en correction & réécriture.

Sur le courant des jours qui suivent, les chapitres seront donc révisés autant sur la forme (orthographe, grammaire, conjugaison, etc) que sur le fond (remaniement de certains passages pour améliorer la cohérence générale, la crédibilité de certains scénarios et le style d'écriture + diminution d'éléments dont, avec le temps, j'ai réalisé le caractère insensible). Je mets cette note car je sais que beaucoup d'entre vous relisent souvent Le Contrat donc si vous remarquez certains changements par moments, en voici la raison.

Merci pour tout l'amour que vous portez régulièrement à cette histoire. J'espère que cette mise à jour ne rendra votre lecture que plus agréable.

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Seule, postée devant l'énorme baie vitrée de la salle de conférence du vingtième étage de l'hôtel Plaza, Hermione Granger contemplait le panorama de Londres vu de haut d'un œil vitreux. Son reflet lui renvoyait l'image d'une jeune femme vêtue d'un pantalon évasé noir cintré à la taille avec une chemise blanche trois-quart et des ballerines en cuir noir. Ses mains moites tremblantes tripotaient nerveusement le bouton du milieu de son chemisier.

Il n'est pas encore trop tard pour reculer, tout annuler et s'enfuir d'ici. Il n'est pas trop tard, Hermione.

Voici la phrase qu'elle se répétait en boucle depuis dix minutes. Mais ses pieds étaient incapables pour autant d'exécuter ce que sa raison lui soufflait. Elle soupira et un halo de vapeur se forma sur la vitre.

Elle était coincée.

« Bien ! »

Hermione se retourna en sursautant, la main sur le cœur.

Un homme d'une cinquantaine d'année en costard sur-mesure et à la dégaine intimidante de Robert De Niro pénétra d'un bon pas dans la salle, une mallette métallique à la main. À sa suite, un autre homme à la peau ébène d'une trentaine d'année, cette fois-ci, entra dans la salle. Il était lui aussi en costard et tenait un BlackBerry dans sa main gauche, un paquet de Lucky Strikes dans celle de droite. Il adressa un clin d'œil à Hermione qui lui répondit par un faible sourire nerveux avant de prendre place près du premier homme. Suivit une femme perchée sur dix centimètres de Jimmy Choo, ses cheveux noir corbeaux coupés au carré au niveau des épaules, faisant ressortir le vert émeraude de ses yeux. Elle avançait d'un pas de conquérante vers les deux autres tout en parlant avec humeur dans son iPhone, son sac à main en écaille noir balançant à la jointure de son coude.

Vînt enfin Draco Malfoy. D'une démarche nonchalante, désinvolte, il passa le pas de la porte et la referma derrière lui. Il portait un pantalon noir, une veste noire, une chemise noire et des chaussures noires. Inutile de préciser la couleur du regard qu'il lança à Hermione avant de venir s'affaler à côté de Miss-Jimmy-Choo. Une seconde plus tard et celle-ci raccrochait au nez de son interlocuteur après l'avoir traité de con.

« Mlle Granger... » prononça le sosie de Robert de Niro en lui indiquant l'autre bout de la table afin qu'elle puisse s'installer.

Hermione s'y dirigea en tremblant de tous ses membres et essaya de rester droite sur sa chaise pour s'insuffler un semblant d'assurance. Lançant un coup d'œil vers Draco – c'était à peine s'il ne mettait pas les pieds sur la table.

La scène était des plus comiques. La table à laquelle les cinq protagonistes s'étaient assis était de forme rectangulaire et faisait presque quatre mètres de longueur. Draco et son bataillon étaient assis d'un côté tandis que Hermione leur faisait face de l'autre côté, seule.

Robert De Niro se tourna vers l'afro-britannique, comme pour lui accorder silencieusement la parole. Ce-dernier se redressa alors et, joignant ses mains entre elles, adressa un second sourire à Hermione.

Ils se connaissaient.

« Alors je me présente : Blaise Zabini, agent de Draco Malfoy. Voici Maître Jedusor, son avocat, et Mlle Parkinson, son attachée de presse. Jusque là, nous n'avons fait que parler via intermédiaires ou par conversations téléphoniques et je suis heureux que nous puissions enfin nous voir pour discuter de vive voix, face à face. »

Il se racla la gorge, lança un coup d'œil furtif à l'écran de son portable puis continua :

« Je suis également content de voir que vous avez pris votre décision et que vous êtes prête à marcher avec nous. Nous ferons de notre mieux pour que cet accord soit le moins contraignant possible pour vous deux... »

Draco laissa échapper un petit ricanement, toujours affalé sur sa chaise, juste avant de s'attirer le regard glacial de Blaise.

« ...je disais donc que nous ferons tout ce qui est en notre possible pour alléger la contrainte de cette situation. Vous devrez cependant donner du vôtre également pour que tout tienne. »

Il la gratifia d'un regard appuyé pendant quelques secondes puis, après avoir une nouvelle fois vérifié l'écran de son BlackBerry, continua encore :

« Vous comprendrez bien, Mlle Granger, que si nous en sommes là, c'est par manque d'issue. Nous sommes obligés d'en arriver à ces extrêmes pour faire taire la presse, étouffer tout scandale et ramener la crédibilité sur l'Empire Malfoy. De votre côté, vous aurez ce que vous voudrez. Vous pourrez entretenir votre père et continuer vos études comme vous le souhaitiez. »

Hermione se passa la main sur le front en secouant la tête, totalement perdue.

« N'était-ce pas ce que vous souhaitiez ? » appuya Mlle Parkinson d'une voix sèche et impatiente.

« ...si, si, bien sûr. C'est ce que je veux. Et c'est bien parce que je suis au pied du mur que je suis venue aujourd'hui mais... j'ai... j'ai presque l'impression de signer avec... »

« ...le diable ? » finit Draco en se redressant de son siège.

Il avait un rictus narquois et arrogant. Hermione soutînt son regard, les lèvres pincées. Un flot d'injures qu'elle n'avait jamais eu le courage de prononcer en vingt-cinq années de vie se bousculait dans son esprit.

Qu'est-ce qu'elle haïssait cet homme. Elle n'avait jamais put se le voir, même plastifié à la couverture des tabloïds. Tout en lui respirait l'orgueil, le trop plein d'égo, la vantardise et l'égoïsme. C'était comme s'il pensait que rien ni personne ne pouvait lui résister, comme s'il se considérait maître de la Terre. Si Hermione n'avait pas été dans l'impasse, elle aurait sorti les popcorns pour assister à la noyade de sa très célèbre et intouchable réputation de jet-setter richissime.

Seulement, elle était réellement dans l'impasse.

Son père ne souffrait au départ que d'un diabète de type 2 et nécessitait pour cela un rigoureux traitement médicamenteux ainsi qu'une stricte hygiène de vie. Mais quand bien même tout ceci était respecté – et Hermione y veillait matin, midi, soir et nuit – Peter Granger n'était jamais à l'abris des mauvaises surprises que pouvait lui jouer son corps. Un mois plus tôt, sa fille avait entendu un bruit sourd à l'étage pour le retrouver quelques secondes plus tard écroulé au sol, inerte. Après avoir appelé les urgences en pleurant et attendu une éternité entière qu'il soit enfin réanimé, on lui avait appris un nouveau diagnostic : insuffisance rénale aigüe. Le stade était si avancé que cela avait contaminé son sang et manqué de lui faire frôler le coma. Peter était alors resté sous observation avant que ne soit prononcée une hospitalisation nécessaire et qu'il ne soit transféré dans un Centre spécialisé pour un suivi à temps plein qu'Hermione n'avait vraiment, vraiment pas les moyens de payer.

Depuis ses treize ans, son père et elle ne vivaient que tous les deux dans la banlieue de Londres. Elle avait été seule à s'occuper de lui de l'adolescence jusque maintenant. À présent, il était entre les mains du Centre et Hermione savait qu'ils s'occupaient de lui bien mieux qu'elle ne pouvait le faire en dépit de toute sa bonne volonté. C'est pourquoi, pour payer miette par miette les frais hospitaliers, elle ne faisait que des heures supplémentaires dans le restaurant 4 étoiles du Plaza qui l'employait comme serveuse. Elle rentrait par conséquent à des heures impossibles et voyait son quota de sommeil diminuer, son anxiété augmenter. S'ajoutaient à cela ses cours à la faculté de droit où l'échec n'était pas une option, ses presque trois mois d'impayés de loyer et d'électricité, les lettres d'huissiers qui s'accumulaient, l'angoisse permanente quant à l'état de santé de son père, le salaire et les pourboires si maigres qu'ils en devenaient risibles et puis les factures, les factures, les factures...

Alors oui. Hermione était vraiment dans l'impasse.

Et oui, lorsqu'elle avait vu Blaise déjeuner au restaurant une semaine auparavant et qu'il lui avait exposé la situation catastrophique d'un de ses protégés ainsi que l'enjeu du contrat, elle avait accepté sans réfléchir, absolument désespérée.

Sauf que Baise, son ami de toujours, l'un des seuls avec qui elle était restée en contact malgré qu'il ait quitté le lycée bien avant elle, celui qui n'oubliait jamais de lui envoyer une carte pour ses anniversaires, celui qui avait presque pleuré de désespoir devant elle en vue de la future ruine que serait la réputation de son client, celui qui lui donnait actuellement du « vous » alors qu'ils se connaissaient depuis les bancs du collège – Blaise, quoi – avait simplement omis de lui dire qui était la personne pour laquelle Hermione s'apprêtait à sacrifier plus de trois années de sa vie.

« Avant que nous passions à la signature, y aurait-il une chose que vous souhaiteriez dire ? » s'enquit Blaise en jetant un autre coup d'œil à l'écran de son téléphone.

Hermione se redressa et fit face aux huit yeux braqués brusquement sur elle, à l'affût du moindre mot qu'elle prononcerait.

« Je... »

Hermione toussota. Ses mains redevenaient moites et glissaient sur ses genoux. Elle chassa d'un geste la mèche châtain qui lui obstruait la vue.

« Combien serais-je payée... au juste ? » voulut-elle savoir.

Draco eut un second rire narquois et se rejeta à nouveau en arrière de son siège. À côté de lui, Mlle Parkinson s'excusait du bout des lèvres avant de se lever et répondre au téléphone. Me Jedusor prit ensuite la parole :

« Il avait été convenu qu'en tout et pour tout, vous recevrez 4,5 Millions de Gallions. » l'informa-t-il de sa voix ténor et il ancra son regard sombre dans celui d'Hermione comme pour la défier de discuter le montant.

Hermione fit tout le contraire.

« Ce n'est pas suffisant. » contesta-t-elle.

Depuis l'autre côté de la table, Blaise lui faisait les gros yeux, comme de lui demander ce qu'elle fichait à négocier la somme. Hermione, en dépit du stress, se pencha en avant et se racla la gorge.

« Je vous rappelle que j'ai mon père à charge et que les frais du Centre, hors médicaments, coûtent près de 3000 Gallions par mois. Additionné à cela, nous avons presque 300 Gallions par mois de médicaments, sans compter l'insuline qui n'est qu'à moitié couverte par sa mutuelle et dont le prix est en constante augmentation. Il y a également mes frais de scolarité, mes frais de subsistance, mon loyer dont je n'ose même plus regarder le montant de mes arriérés et toutes les autres factures – gaz, électricité, eau, téléphone, j'en passe. 4,5 millions, ça ne suffit pas. Et je vous rappelle également l'enjeu de cet accord. Je dois tout de même me marier pendant trois ans avec quelqu'un que je ne connais pas ! Je ne sais pas si vous réalisez ce que cela représente, ne serait-ce que sur le plan psychologique. Donc je pense réellement que me payer 4,5 millions de Gallions pour toute cette mascarade serait du foutage de gueule. »

Hermione se ré-adossa à son siège, cherchant encore d'où lui était venue cette brusque montée d'assurance. Les trois autres hommes face à elle la regardaient, ne s'étant visiblement pas attendus à ce qu'elle émette un quelconque avis. Draco se tourna alors vers Me Jedusor, lui chuchota quelque chose puis se remit dans sa position initiale.

« Mr Malfoy vous propose 8 millions. Pas plus. »

« 10 millions. »

« 9 millions, dernière offre. »

« 10. Je n'accepte rien sinon. Et je suis sûre que ce ne doit être qu'un grain de la fortune actuelle de Mr Malfoy. »

Draco leva les yeux au ciel puis se pencha encore vers Me Jedusor. Pendant ce temps, Blaise capta enfin l'attention d'Hermione et lui adressa un regard totalement catastrophé. En dépit de l'incertitude qui l'habitait, Hermione lui répondit par un sourire confiant. Elle ne savait pas du tout si ses négociations fonctionneraient ou vireraient au pur fiasco mais au moins, elle s'était faite entendre.

« Bien. » reprit Me Jedusor en se redressant.

Hermione en fit de même. Me Jedusor pinça des lèvres avant d'annoncer :

« Mr Malfoy suggère 16,5 millions de Gallions. »

Hermione en eut la mâchoire décrochée. Elle lança un coup d'œil ébahi au milliardaire assis à quelques mètres d'elle et le vit occupé à contempler ses ongles manucurés.

« Je... j'accepte. » s'entendit-elle dire.

« Parfait. »

Me Jedusor ouvrit sa mallette et en sortit un petit lot d'une dizaine de feuilles agrafées entre elles. Il le fit ensuite glisser le long de la table jusqu'à d'Hermione qui demeurait sonnée par la nouvelle.

« Voici donc Le Contrat. Mr Malfoy a déjà lu et signé sa part. Il ne reste plus que votre signature pour qu'il soit en vigueur. Avez-vous besoin d'un stylo ? »

« Non merci, j'en ai déjà un. » répondit Hermione en désignant le quatre-couleurs qu'elle venait de repêcher du fond de son sac.

« Parfait ! Nous allons donc vous laisser le temps de lire tranquillement les clauses de ce Contrat, indiquer le nouveau montant en toutes lettres sur les pointillés de la dernière page puis signer. Pour des raisons de sécurité, vous resterez dans cette salle pendant toute la durée de ce processus. Mais si vous avez des questions, n'hésitez pas. »

Hermione hocha la tête, toujours un peu abasourdie. Aussitôt après, Draco se leva d'un bond pour sortir en trombe de la salle comme s'il avait attendu ce moment depuis sa naissance. Blaise se leva à son tour et, après avoir adressé un sourire impressionné à son amie, sortit à la suite de Draco. Dans un coin de la salle, Mlle Parkinson parlait toujours au téléphone avec animation. Hermione se concentra quant à elle sur ce qui se trouvait sous ses yeux.

Il y avait en tout 324 clauses. La brune en lut 226 puis survola les autres en diagonale, aveuglée par les tournures de phrases au vocabulaire quasi mathématique. Elle avait beau savoir parfaitement déchiffrer le langage juridique, toutes les clauses lui semblaient quand même illisibles.

Mais en résumé, elle parvint tout de même à retenir :

- Début du Contrat dans quinze jours.

- Flirt d'une durée de huit mois avant leurs fiançailles.

- Beaucoup de sorties publiques durant cette période de flirt afin de renforcer l'illusion d'une idylle passionnée et plausible aux yeux du peuple, de la presse et de la Dynastie Malfoyenne.

- Fiançailles d'une durée de quatre mois.

- Emménagement ensemble au bout du neuvième mois de relation.

- Célébration d'un mariage peu médiatisé au bout d'une année, si possible à l'insu de tous pour que la relation ait l'air sincère.

- Talents d'acteurs requis pour faire croire à un amour fou pendant quatorze mois.

- Rupture permanente d'un mois pour un motif restant encore à élaborer.

- Rabibochage pour encore six mois puis demande de divorce mutuelle.

- Pas de pension alimentaire ni autres bêtises de ce genre.

- Fin du Contrat.

Hermione ne devait en AUCUN CAS dévoiler l'existence de cet accord à QUI QUE CE SOIT que ce soit avant la mise en vigueur, pendant, ou après la durée de l'accord. Si entorse à cette clause, elle se verrait poursuivie et sans nul doute anéantie par les plus grands avocats d'Europe.

Telles étaient les grandes lignes.

Après plus de quarante minutes de lecture et l'inscription du nouveau montant, Hermione arriva enfin à l'emplacement de la signature.

Et elle eut un doute.

Si elle signait cela, il n'y aurait plus de retour en arrière. Elle le savait. Elle pouvait encore tout annuler. Elle le pouvait. Mais alors qu'elle caressait cette idée du doigt, l'image de son père effondré au sol tel qu'elle l'avait trouvé ce fameux soir lui vint à l'esprit. Puis celle de son corps allongé sur un lit d'hôpital et perfusé de partout tandis qu'un électrocardiogramme à côté de lui inscrivait son activité cardiaque. Et comme chaque fois, elle eut le plus douloureux des pincements de cœur. Une autre image, celle des milliers de factures étalées sur la table de la cuisine au point d'en tomber au sol, succéda à celle de son père. Hermione secoua la tête. C'était sa seule solution. Elle n'avait même pas le choix ; elle devait le faire.

Hermione rapprocha d'elle le contrat puis commença la première vague de sa signature. Ses mains tremblaient et elle sentait le regard perçant de Me Jedusor sur elle. Elle entama alors la seconde vague puis inscrivit son nom, Granger, pour sceller le tout. Elle prit ensuite une grande inspiration et se redressa.

« Voilà. J'ai signé. » s'entendit-elle dire.

Me Jedusor hocha la tête tandis que Mlle Parkinson raccrochait derrière lui.

« Ça y est ? C'est réglé ? » demanda-t-elle en rangeant son portable dans son sac.

« C'est bon. »

« Par-fait ! » s'exclama-t-elle. « Où sont passés Blaise et Draco ? »

Me Jedusor montra la porte de la main puis fit signe à Hermione de glisser le lot de feuilles vers lui tandis que l'attachée de presse de Draco sortait elle aussi de la salle. Me Jedusor examina la signature en long, en large et en travers puis arbora un sourire satisfait.

« Vous voilà embarquée. » déclara-t-il en rangeant l'accord confidentiel dans sa mallette. « J'espère que tout se passera pour le mieux avec votre père. »

Hermione hocha la tête en guise de remerciement, angoisse et l'incertitude montant en elle en bouffées.

La porte se rouvrit dans son dos sur Mlle Parkinson, Blaise et Draco.

« C'est signé ? » demanda Blaise.

« C'est signé. » répondit Me Jedusor en secouant sa mallette. « Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai une audience dans exactement une demi heure et je n'ai encore rien avalé. »

Il se leva et avança d'un bon pas vers la porte.

« Draco. » le salua-t-il en lui serrant la main. « En espérant que tout se passera pour le mieux. Mr Zabini. Mlle Parkinson. Mlle Granger. Bonne fin de journée à vous. »

La porte claqua derrière lui.

« Eh bien nous sommes tous dans le même bateau à présent, n'est ce pas ? » s'exclama Blaise.

Il semblait être le seul content de la situation.

« J'ai l'impression d'avoir fait la plus grosse erreur de ma vie. » soupira Hermione en enfouissant son visage dans ses mains.

« Et moi donc. » répliqua Draco d'une voix traînante. « Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour la presse. »

Son attachée de presse roula des yeux en soupirant.

« Draco ! Pour l'amour du Ciel ! J'ai été mariée deux fois ; suis-je morte pour autant ? Arrêtez de pleurer sur votre sort. Dans ce milieu, il faut parfois faire des sacrifices pour rester au top, aussi immoraux soient-ils. Maintenant mon chou, si tu pouvais mettre cette figure de déterré dans un petit sac juste le temps de l'avant première de Rooner où tu es attendu pour quatorze heures, ce serait merveilleux. »

Draco soupira, dévisagea avec une aversion non dissimulée la silhouette d'Hermione puis sortit de la salle à la suite de son attachée de presse. Blaise ne fut pas long à suffoquer quelques secondes après le départ de son poulain et adressa quelques mots de remerciement à Hermione avant de fermer la porte de la salle de conférence derrière lui. Il lui promit tout de même de la rappeler dans les jours qui suivraient afin d'organiser les évènements futurs.

Bientôt, Hermione se retrouva aussi seule qu'elle était rentrée. Elle soupira, le bruit se répercutant en écho dans toute la salle de conférence, et marcha jusqu'à la baie vitrée pour observer la pluie tomber sur toute la partie ouest de Londres. Le ciel était gris et incertain, reflétant son état d'esprit. La jeune fille prit appuis contre la vitre puis, les yeux fermés, se laissa glisser silencieusement jusqu'à la moquette. Elle ne savait pas ce dans quoi elle venait de s'embarquer.

Absolument pas.


Très impatiente de connaître vos impressions. Concernant Draco, son cas sera plus expliqué dans le chapitre prochain.

Ciao ciao,

IACB.