TITRE : Le Contrat

GENRE :Romance & Humour. UA.

RATING : K+ mais très susceptible de changer.

RESUME : DM, célèbre jet-setter, doit protéger la Dynastie Malfoy d'un énième scandale causé par son attitude indécente. HG doit entretenir son père malade mais croule sous les dettes. Qu'ils le veuillent ou non, il ne leur reste qu'une seule solution. Le Contrat.

DISCLAIMER: Franchement, est-ce que ça sers encore de le rappeler ?


Seule, postée devant l'énorme baie vitrée de la salle de conférence du vingtième étage de l'hôtel Plaza, Hermione Granger contemplait le panorama de Londres vu de haut d'un œil vitreux. Son reflet lui renvoyait l'image d'une jeune femme vêtue d'un pantalon patte évasé noir cintré à la taille avec une chemise blanche trois quart et des ballerines en cuir noir. Ses mains moites tremblantes tripotaient nerveusement le bouton du milieu de son chemisier.

Il n'est pas encore trop tard pour reculer, tout annuler et s'enfuir d'ici. Il n'est pas trop tard Hermione.

Voici la phrase qu'elle se répétait en boucle depuis les dix minutes qu'elle attendait. Mais ses pieds étaient incapables pour autant d'exécuter ce que sa raison lui soufflait. Elle soupira et un halo de vapeur se forma sur la vitre.

Elle était coincée.

« Bien ! »

Hermione se retourna en sursautant, la main sur le cœur.

Un homme d'une cinquantaine d'année en costard sur-mesure et à la dégaine intimidante de Robert De Niro pénétra d'un bon pas dans la salle, une mallette métallique à la main. A sa suite, un autre homme à la peau ébène d'une trentaine d'année cette fois-ci entra dans la salle. Il était lui aussi en costard et tenait un BlackBerry dans sa main gauche et un paquet de Lucky Strikes dans celle de droite. Il adressa un clin d'œil à Hermione qui lui répondit par un faible sourire nerveux avant de prendre place près du premier homme. Suivait une femme perchée sur 15 cm de Jimmy Choo, ses cheveux teints en noir corbeaux et coupés au carré au niveau des épaules, faisant ressortir le vert émeraude de ses yeux. Elle avançait d'un pas de conquérante vers les deux autres tout en parlant avec humeur dans son iPhone, son sac à main en écaille noir balançant à la jointure de son coude.

Vint enfin Draco Malfoy. D'une démarche nonchalante, désinvolte, il passa le pas de la porte et la referma derrière lui. Il portait un pantalon noir, une veste noire, une chemise noire et des chaussures noires. Inutile de préciser de quelle couleur était le regard qu'il lança à Hermione avant de venir s'affaler à côté de Miss-Jimmy-Choo qui raccrochait apparemment au nez de son interlocuteur après l'avoir traité de con.

« Mlle Granger... » fit le sosie de Robert de Niro en lui indiquant l'autre bout de la table afin qu'elle puisse s'installer.

Hermione s'y dirigea en tremblant de tout ses membres et essaya de rester droite sur sa chaise afin de se donner un semblant de contenance et d'assurance. Lançant un coup d'œil vers Draco – c'était à peine s'il ne mettait pas les pieds sur la table.

La scène était des plus comiques. La table à laquelle les cinq protagonistes s'étaient assis était de forme rectangulaire et faisait presque trois mètres de longueur. Draco et son bataillon étaient assis d'un côté tandis que Hermione leur faisait face, seule, de l'autre côté.

Robert de Niro se tourna alors vers l'afro-américain comme pour lui donner la parole. Ce-dernier se redressa alors et, joignant ses mains entre elles, adressa un deuxième sourire à Hermione.

Ils se connaissaient.

« Alors je me présente, Blaise Zabini, agent de Draco Malfoy et voici Maître Jedusor, son avocat, et Mlle Parkinson, son attachée de presse. Jusque là, nous n'avons fait que parler par intermédiaire ou via conversations téléphoniques et je suis heureux que nous puissions enfin nous voir et discuter de vive voix, face à face. »

Il se racla la gorge, lança un coup d'œil furtif à l'écran de son portable, puis continua :

« Je suis également content de voir que vous avez pris votre décision et que vous êtes prête à marcher avec nous. Nous ferons de notre mieux pour que cet accord soit le moins possible une contrainte pour vous deux... »

Draco laissa échapper un petit ricanement, toujours affalé sur sa chaise, et s'attira le regard glacial de Blaise. Le blond roula des yeux en soupirant puis lui fit signe de continuer.

« ...je disais donc que nous ferons tout ce qui est dans notre possible pour alléger la contrainte qu'apporte cette situation mais, de votre côté, vous devrez aussi donner du votre pour que tout tienne. »

Il la gratifia d'un regard appuyé pendant quelques secondes puis, après avoir encore vérifié l'écran de son BlackBerry, continua :

« Vous comprendrez bien, Mlle Granger, que si nous en sommes là, c'est qu'il n'y a vraiment aucune autre issue, de notre côté comme du votre. Nous sommes obligés d'en arriver à des moyens aussi extrêmes que celui-ci pour faire taire la presse, étouffer tout scandales et ramener la crédibilité sur l'Empire Malfoy. De votre côté, vous aurez ce que vous voudrez et vous pourrez entretenir votre père et continuer vos études comme vous le souhaitiez. »

Hermione se passa la main sur le front en secouant la tête, totalement perdue.

« N'était-ce pas ce que vous souhaitiez ? » appuya Mlle Parkinson d'une voix sèche et impatiente.

« ...si, si, bien sûr. C'est ce que je veux. Et c'est bien parce que je suis véritablement au pied du mur que je suis venue aujourd'hui mais...j'ai...j'ai presque l'impression de signer avec... »

« ...le diable ? » finit Draco en se redressant de son siège.

Il avait un rictus narquois et arrogant. Hermione soutint son regard, les lèvres pincées, un flot d'injures qu'elle n'avait jamais eu le courage de prononcer en vingt cinq années de vie de bousculant dans son esprit.

Qu'est-ce qu'elle haïssait cet homme. Elle n'avait jamais put le voir, même plastifié à la couverture des tabloïds. Tout en lui respirait l'orgueil, le trop plein d'égo, la vantardise et l'égoïsme. C'était comme s'il pensait que rien ni personne ne pouvait lui résister, comme s'il se considérait Maître de la Terre. Si Hermione n'avait pas dans l'impasse, elle aurait été tentée de regarder sa très célèbre et intouchable réputation de jet-setter/acteur richissime couler jusqu'à toucher le fond catégorie « Losers » aux côté de Pete Doherty et Lindsay Lohan.

Seulement, elle était réellement dans l'impasse.

Son père avait été diagnostiqué comme étant atteint d'une maladie très rare provoquant un dysfonctionnement des nerfs. A la suite de ça, il était devenu paralytique du côté gauche et était très souvent pris de malaise ou de crises amenant le plus souvent à de très violentes convulsions. De plus, le rythme de son cœur était devenu extrêmement faible, comme s'il pouvait à tout moment s'arrêter de battre. Il était actuellement en soin intensif dans un Centre spécialisé avec la menace angoissante d'un brusque arrêt cardiaque. Cependant, les médicaments requis pour continuer son traitement étaient directement importés du Japon et, de ce fait – ainsi que de celui de la rareté de la maladie – ils coûtaient extrêmement chers.

Hermione et son père vivaient seuls depuis les treize ans de la jeune fille dans la banlieue de Londres et elle avait été seule à s'occuper de lui depuis cet âge là jusqu'à son entrée au Centre. Pour pouvoir payer les frais médicaux, elle avait dut faire des heures supplémentaires en tant que serveuse dans le restaurant 4 étoiles du Plaza et elle rentrait très souvent à des heures impossibles. Si l'on ajoutait à cela qu'elle suivait des cours à la faculté de médecine auxquels elle n'avait vraiment pas le droit à l'erreur, qu'elle gagnait un salaire ridiculement maigre au restaurant, qu'elle avait presque trois mois d'impayés pour le loyer et les taxes de l'appartement dans lequel son père et elle vivaient, qu'elle ne recevait que des lettres d'huissiers et puis des factures, des factures, des factures..., qu'elle ne dormait quasiment pas, qu'il fallait qu'elle paie le Centre pour pouvoir payer les soins pour la survie de son père, qu'elle était au bord de la crise de nerfs, à un pas du suicide...

Oui. Hermione était vraiment dans l'impasse.

Et oui, lorsqu'elle avait vu Blaise déjeuner au restaurant une semaine auparavant et qu'il lui avait exposé la situation catastrophique de son petit protégé ainsi que l'enjeu du contrat, elle avait accepté sans réfléchir, à court d'argent.

Sauf que Baise, son ami de toujours, l'un des seuls amis avec qui elle avait put rester en contact après le lycée, celui qui n'oubliait jamais de lui envoyer une carte pour ses anniversaires, celui qui avait presque pleuré de désespoir devant elle en vue de la future ruine que serait le réputation de son client, celui qui lui donnait actuellement du « vous » alors qu'ils se connaissaient depuis la 6e – Blaise, quoi – avait simplement omis de lui dire qui était justement la personne pour laquelle Hermione devrait sacrifier plus de trois années de sa vie.

« Avant que nous passions à la signature, y-a-t-il quelque chose que vous vouliez dire ? » s'enquit Blaise en jetant un autre coup d'œil à l'écran de son BlackBerry qui venait de s'allumer.

Hermione se redressa et fit face aux huit yeux braqués brusquement sur elle, à l'affût du moindre mot qu'elle prononcerait.

« Je... »

Hermione toussota. Ses mains redevenaient moites et glissaient sur ses genoux. Elle chassa d'un geste la mèche châtain qui lui obstruait la vue.

« Combien serais-je payée...au juste ? » voulu-t-elle.

Draco eut un second rire narquois en se rejetant à nouveau en arrière sur son siège tandis que Mlle Parkinson s'excusait du bout des lèvres avant de se lever et répondre au téléphone. Me Jedusor prit alors la parole :

« Il avait été convenu qu'en tout et pour tout, vous recevrez 2,5 Millions de Gallions. » fit-il de sa voix ténor en ancrant son regard sombre dans les yeux de Hermione comme pour la défier de discuter le montant.

Hermione fit tout le contraire.

« Ce n'est pas suffisant. » contesta-t-elle.

Blaise, depuis l'autre côté de la table, lui faisait les gros yeux l'air de lui demander ce qu'elle fichait à négocier la somme. Hermione, en dépit du stress, se pencha en avant et se racla la gorge.

« Je vous rappelle que j'ai mon père à la charge et que les frais du Centre, hors médicaments, coûtent près de 3000 Gallions par mois et qu'il s'ajoute à cela presque 300 Gallions par mois de médicaments ainsi que mes frais de scolarité de 1700 Gallions, mon loyer dont je n'ose même plus regarder le montant et toutes les autres factures – gaz, électricité, eau, téléphone, j'en passe. 2 Million, ça ne suffit pas. Et je vous rappelle également l'enjeu de cet accord. Je dois tout de mêmeme marier pendant trois ans avec quelqu'un que je ne connais pas ! Je ne sais pas si vous voyez ce que ça représente. Alors je pense réellement que me payer avec 2,5 Gallions, c'est un peu du foutage de gueule. »

Hermione se ré-adossa à son siège, cherchant encore d'où lui était venue cette brusque assurance. Les trois autres hommes la regardaient, ne s'attendant visiblement pas à ce qu'elle émette son avis. Draco se tourna alors vers Me Jedusor et lui chuchota quelque chose puis se remit dans sa position initiale.

« Mr Malfoy vous propose 4,5 Millions, pas plus. »

« 6,5 Millions. »

« 5 Millions, dernière offre. »

« 6,5 Millions, je n'accepte pas sinon. Je suis sûre que ce ne doit être qu'un millième de la fortune de Mr Malfoy. »

Draco leva les yeux au ciel puis se pencha encore vers Me Jedusor. Pendant ce temps, Blaise capta enfin l'attention de Hermione et lui adressa un regard totalement catastrophée en mimant de ses lèvres : « Mais qu'est-ce que tu fais bon sang ? ». Hermione lui adressa un sourire confiant bien qu'elle n'était pas sûre du tout que ce qu'elle faisait marcherait.

« Bien. » fit Me Jedusor en se redressant.

Hermione en fit de même. Me Jedusor se passa la langue sur les lèvres avant d'annoncer :

« Mr Malfoy vous en offre 8,5 Millions de Gallions. »

Hermione en eut la mâchoire décrochée. Elle lança un coup d'œil ébahi au multimilliardaire assis à quelques mètres d'elle et qui était occupé à contempler ses ongles manucurés.

« Je...j'accepte. »

« Parfait. »

Me Jedusor ouvrit sa mallette et en sortit un petit lot d'une dizaine de feuilles agrafées entre elles qu'il fit glisser tout au long de la table jusque chez Hermione qui était encore sonnée par la nouvelle.

« Voici donc Le Contrat. Mr Malfoy a déjà lu et signé sa part, il ne reste plus que vous signiez la votre pour qu'il soit en vigueur. Avez-vous besoin d'un stylo ? »

« Non merci, j'en ai déjà un. » fit Hermione en désignant le Bic qu'elle venait de sortir du fond de son sac.

A la vue du stylo de bas étage à encre bleue mâchouillé, Draco ne put retenir une grimace.

« Nous allons vous laisser le temps de lire tranquillement les clauses de ce Contrat, seulement, pour des raisons de sécurité, vous resterez dans cette salle. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. »

Hermione hocha la tête et, aussitôt après, Draco se leva d'un bond et sortit en trombe de la salle comme s'il attendait ce moment depuis longtemps. Ce qui était sans doute le cas. Blaise se leva alors à son tour et après avoir adressé un sourire impressionné à son amie, sortit à la suite de Draco. Mlle Parkinson parlait toujours au téléphone dans un coin de la salle tandis que Me Jedusor restait à fixer Hermione pendant qu'elle lisait les treize pages de contrat.

Il y avait en tout 324 clauses. Hermione en lut 226 puis survola les autres en diagonale, aveuglée par les tournures de phrases écrites dans un vocabulaire presque mathématique qui rendaient les clauses presque toutes identiques.

En résumé, elle retint que :

- Le Contrat commencerait dans quinze jours.

- Leur flirt durerait huit mois avant leurs fiançailles.

- Durant ce flirt, le couple devra être vu dans le plus d'endroits possibles et devra sembler le plus amoureux et soudés possibles afin que l'idylle soit plausible aux yeux du peuple, de la presse et de la Dynastie Malfoyenne.

- Les fiançailles dureront quatre mois.

- Au neuvième mois de relations, ils s'installent ensemble.

- Le mariage sera célébré au bout d'un an. Il sera le moins médiatisé possible et fait (si possible) à l'insu de tous pour que leur relation ait l'air sérieuse.

- Talents d'acteurs requis pour faire croire à l'amour fou durant quatorze mois.

- Rupture permanente de un mois pour un motif qui reste encore à élaborer.

- Le couple se remet ensemble encore six mois puis demande le divorce mutuellement.

- Pas de demande de pension alimentaire ni autre charge.

- Fin du Contrat.

Hermione ne devra en AUCUN CAS dévoiler l'existence de cet accord à QUI QUE CE SOIT que ce soit avant la mise en vigueur, pendant, ou après la durée de l'accord.

Si entorse à cette clause, elle sera poursuivi pour diffamation, faux témoignage et se fera sans nul doute anéantir par les plus grands avocats d'Europe.

Voilà les grandes lignes. Hermione arriva enfin à l'emplacement de la signature situé à la quatorzième page après plus de quarante minutes de lecture.

Et elle eut un doute.

Si elle signait cela, il n'y aurait pluss de retour en arrière et elle le savait. Elle pouvait encore annuler. Elle le pouvait. Mais alors qu'elle caressait cette idée du doigt, l'image de son père allongé sur un lit d'hôpital, perfusé de partout et respirant bruyamment à l'aide d'un respirateur tandis que l'électrocardiogramme à côté de lui inscrivait sa faible activité cardiaque, lui vint à l'esprit. Elle eut un pincement de cœur, comme chaque fois. Une autre image, celle des milliers de factures étalées sur la table de la cuisine, tombant même sur le sol, succéda à celle de son père agonisant. Hermione secoua la tête. C'est sa seule solution. Elle n'avait même pas le choix ; elle devait le faire.

Hermione approcha Le Contrat d'elle puis commença la première vague de sa signature. Ses mains tremblaient et elle sentait le regard perçant de Me Jedusor sur elle. Elle entama la deuxième vague puis inscrivit son nom, Granger, pour terminer sa signature. Elle prit alors une grande inspiration puis se redressa.

« Voilà. J'ai signé. » s'entendit-elle dire.

Me Jedusor hocha la tête tandis que Mlle Parkinson raccrochait derrière lui.

« Ça y est ? C'est réglé ? » demanda-t-elle en rangeant son portable dans son sac.

« C'est bon. »

« Par-fait ! » s'exclama-t-elle. « Où sont passé Blaise et Draco ? »

Me Jedusor montra distraitement la porte de la main puis fit signe à Hermione de glisser la feuille vers lui tandis que l'attachée de presse de Draco sortait de la salle. Me Jedusor examina la signature en long, en large et en travers puis arbora un demi sourire satisfait.

« Vous voilà embarquée. » fit-il en rangeant l'accord confidentiel dans sa mallette. « J'espère que tout se passera pour le mieux avec votre père en tout cas. »

Hermione hocha la tête en guise de remerciement tandis que l'angoisse et l'incertitude continuait de monter en elle comme une bouffée de stress.

La porte se rouvrit dans son dos sur Mlle Parkinson, Blaise et Draco.

« C'est signé ? » demanda Blaise.

« C'est signé. » répondit Me Jedusor en secouant sa mallette. « Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai une audience dans exactement une demi heure et je n'ai encore rien avalé. »

Il se leva et avança d'un bon pas vers la porte.

« Draco. » le salua-t-il en lui serrant la main. « En espérant que tout marchera pour le mieux. Mr Zabini. Mlle Parkinson. Mlle Granger. Bonne fin de journée à vous tous. »

La porte claqua derrière lui.

« Eh bien à présent, nous sommes tous dans le même bateau, n'est ce pas ? » fit Blaise qui était le seul à être assez content de la situation.

« J'ai l'impression d'avoir fait la plus grosse erreur de ma vie. » soupira Hermione en enfouissant son visage dans ses mains.

« Et moi donc. » répliqua Draco d'une voix traînante. « Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour la presse bon sang ! »

Son attachée de presse roula des yeux en soupirant.

« Draco ! Pour l'amour du Ciel ! J'ai été mariée trois fois et est-ce que j'en suis morte pour autant ? Arrêtez de pleurer sur votre sort. Dans le showbiz, il faut parfois faire des sacrifices pour rester au top, aussi immoraux soient-ils. Maintenant mon chou, si tu pouvais mettre cette figure de déterré dans un petit sac juste le temps de l'avant première de Rooner où tu es attendu pour quatorze heures puis la ressortir ensuite, ce serait merveilleux. »

Draco soupira, dévisagea avec dégoût la silhouette d'Hermione de dos puis sortit de la salle à la suite de son attachée de presse. Blaise ne fut pas long à suffoquer quelques secondes après que son poulain soit sorti et dit quelques mots de remerciement à Hermione avant de fermer la porte de la salle de conférence derrière lui. Il lui promit tout de même qu'il la rappellerais dans les jours suivants afin d'organiser jusqu'au moindre détail les évènements qui suivront.

Hermione se retrouva donc seule dans la salle de conférence, comme lorsqu'elle y était rentrée. Elle soupira et le bruit se répercuta en écho dans toute la pièce. Se levant, la jeune femme vint devant la baie vitrée et observa la pluie tomber sur toute la partie ouest de Londres recouverte sous un ciel gris et incertain. Incertain comme elle. Hermione s'adossa à la vitre puis, les yeux fermés, elle se laissa glisser silencieusement sur la moquette avec l'impression d'être en chute libre. Elle ne savait pas dans quoi elle venait de s'embarquer.

Absolument pas.


Très impatiente de connaître vos impressions. Concernant Draco, son cas sera plus expliqué dans le chapitre prochain.

Ciao ciao,

IACB.