Coucou, désolé de l'énorme retard, je n'ai pas écrit durant les vacances et je n'ai pas eu trop le temps depuis la reprise du lycée. Les suites ne pourront pas être postées régulièrement même si je m'efforce d'aller vite pour ne pas trop vous faire attendre.


Les deux amies parlèrent encore quelque temps et partirent ensuite dans leurs chambres respectives.

Le lendemain, Andromède fut mise au courant que Persée et Io étaient restés dans la cité et qu'ils étaient en train de parler à Créon.

-Persée, Io, je vois que vous avez rencontré le Roi de Corinthe.

Reine Andromède, Dit Io en s'inclinant. Félicitations pour votre couronnement.

-Bonjour votre majesté, continua Persée.

-Io et Persée étaient en train de me parler de leur aventure pour te sauver de leur point de vue. C'est très intéressant.

-Je n'en doute pas. Votre fille est-elle levée ?

-Elle se promène dans la cité accompagnée de nos gardes et du jeune Eusèbe.

-Très bien. Veuillez m'excuser, mais j'ai quelques devoirs à respecter. Annonça Andromède en s'éloignant.

Dans la cité, Cléophée se trouvait sur la place où il y a eu l'apparition du Kraken. Eusèbe lui parla de la cité et deux soldats d'Argos et de Corinthe les accompagnaient.

-La cité a beaucoup changée depuis la dernière fois que je suis venue ici. Avant, Andromède et moi-même jouions dans des maisons en ruines, à se cacher de nos parents. Eusèbe, vous semblez jeune, depuis combien de temps faites-vous parti de la garde ?

-Je suis âgé de 23 ans princesse. Cela fait 3 ans que je suis au service de la Reine. Répondit Eusèbe.

Cléophée souria et reporta son regard sur l'océan. Ils restèrent encore un peu dans la cité et retournèrent ensuite au palais.


Dans la salle du trône, Andromède recevait les prisonniers. Elle leur avait donné un délai supplémentaire désormais expiré. Créon, Persée, Io et Draco étaient avec elle.

-Avez-vous prit votre décision ? Demanda Andromède.

-Oui ma Reine. Commença un homme. Ma femme et moi, nous vous présentons nos excuses. Nous avons mal agit et nous le regrettons. Nous vous demandons de nous pardonnez et de nous autoriser à rester dans la cité.

Le couple s'agenouilla devant Andromède. Cette dernière consulta ses amis du regard, préférant être conseillée pour ses premiers jours en tant que reine. Tous acquiescèrent et Andromède tourna son regard de nouveau sur le couple.

-Vous pouvez rester dans la cité, vous serez néanmoins surveillé pendant quelques jours afin que l'on soit sûr de votre honnêté.

Le couple s'inclina après s'être relevé et sorti du palais, escorté par deux gardes. Andromède continua d'écouter le choix des prisonniers.

Dans le couloir menant à la salle du trône, Ixas s'était appuyé sur le mur, jetant un coup d'œil de temps en temps sur ce qui se passait dans la salle. Il avait dans les mains un poignard et un morceau de bois qui était en fait une flûte en construction.

À la base, Ixas possédait deux flûtes qu'il avait emmenées lors de leur périple, la première avait été cassée par Solon et la deuxième n'avait malheureusement pas survécu lorsque Persée avait été envoyé sur leurs affaires pendant son combat contre Calibos (bah oui, je blablate, mais faut bien expliquer son geste).

Il remarqua le retour d'Eusèbe et de Cléophée.

-Que se passe-t-il ? Demanda Cléophée

-La Reine reçoit les prisonniers qui l'ont attaché sur l'échafaud. Lui répondit Ixas. Plusieurs ont demandé de rester, mais la majeure partie va être bannie d'Argos.

-Tant que ça ? S'étonna Ixas.

-Ils n'ont pas accepté que la Reine Andromède ait été sauvée du Kraken. Pour eux, si Hadès voulait qu'elle soit sacrifiée, elle aurait dû l'être.

-J'espère qu'il n'y aura pas de représailles. S'inquiéta Cléophée.

-Sachez Princesse que nous protégerons la Reine, quoi qu'il arrive. Dit Draco en sortant de la salle.

-Je n'en doute pas Draco, pas un seul instant.

Peu après, plusieurs membres de la garde royale escortèrent les personnes bannies en dehors de la cité après qu'elles aient récupéré leurs affaires. Dans les 32 personnes arrêtées, il n'y en avait que 5 qui avaient obtenu le droit dans la cité.


Sept jours étaient passés depuis le couronnement d'Andromède, le peuple de Corinthe rassemblait leurs affaires pour leur futur voyage vers Sparte.

-Créon, je vous en conjure, écoutez- moi.

Andromède suivait Créon partout où il allait dans l'espoir de pouvoir lui parler avant son départ.

-Non Andromède ! Je sais de quel sujet tu veux me parler, mais ma réponse sera toujours non.

-Créon, ne voyez vous pas à quel point votre fille est malheureuse à l'idée d'être fiancée au Prince de Sparte ?

-Ma fille est une princesse, elle doit accepter ses responsabilités.

-Ne voulez-vous donc pas la voir heureuse ?

-Comme chaque père envers son enfant.

- Alors laissez-la épouser un homme qu'elle aimera. Pas au Prince de Sparte. Si vous changez d'avis, là elle sera heureuse.

-Elle pourra faire ce qu'elle voudra lorsqu'elle deviendra Reine de Sparte. Le Roi actuel laissera son trône à son fils quand il se mariera. En tant que Reine, elle aura tous les pouvoirs.

-Mais pas celui de se séparer de son futur mari. Pourquoi voulez-vous donc absolument sacrifier le bonheur de votre fille ?

Créon détourna le regard de la jeune Reine.

-Corinthe risque d'entrer en guerre avec Delphes. L'armée de Sparte sera assez puissante pour nous aider à la vaincre.

-Vous voulez dire que vous vendez votre fille pour une armée ? S'étonna Andromède.

Créon ignora Andromède et parti. Les deux ne virent pas que quelqu'un avait suivi toute la conversation et c'était enfui en courant et en pleurant vers les jardins : C'était Cléophée.


Cléophée arriva en pleurs dans le jardin du palais, elle ne vit pas les servantes s'incliner devant elle. Elle termina sa course en arrivant dans un petit jardin reculé et s'installa sur le banc en pierre qui s'y trouvait.

Elle avait la conversation entre son père et Andromède en tête. Elle avait toujours cru qu'elle devait épouser le Prince de Spartes pour empêcher une guerre, c'était tout le contraire. Son père la vendait pour avoir une armée afin de protéger Corinthe.

Ses craintes étaient confirmées, les Dieux étaient restés sourds à ses prières.

Elle fut sortie de ses pensées par l'arrivée d'Ixas.

-Princesse Cléophée, enfin je vous trouve.

Cléophée s'empressa de sécher ses larmes.

-Comment ça ?

-Vous étiez introuvable dans le palais. Des servantes vous ont vu venir ici en courant. Votre père nous a chargés de vous chercher.

-A-t-il eu peur que je me sois enfui ?

-Je pense Princesse.

Ixas s'installa à côté d'elle. Cléophée avait du mal à calmer ses pleurs.

-Vous allez bien Princesse ? S'inquiéta Ixas.

-J'aimerai bien, mais vous voyez, mon père a décidé de me marier de force afin de gagner une armée. J'ai prié les Dieux pour que mon père me laisse choisir un homme que j'aimerai mais…

-Mais ils ne vous ont pas entendu, finit Ixas

-Pas entendu ou ignoré.

-Les Dieux nous entendent toujours Princesse. Ils mettent parfois simplement plus de temps à nous répondre.

-J'aimerais vous croire Ixas, seulement je risque de perdre ma foi envers les Dieux si ils ne m'écoutes pas, je les ai toujours béni. Chaque semaine, je leur offre des offrandes dans leur temple. Chaque jour, je prie. Et voilà comment ils récompensent une de leurs fidèles, en l'ignorant.

Ses larmes reprirent de plus belle, Ixas ne trouva pas les mots pour de la réconforter, il mit simplement son bras autour des épaules de la princesse afin de lui montrer son soutien.

Une demie heure après, ils rentrèrent dans le château, retrouvant derrière la porte Créon, Andromède ainsi que Draco et Eusèbe.

-Ma fille, où étais-tu passé ?

-Vous aviez peur que je me sois enfui Père ?

-Pourquoi t'enfuirais-tu ma chérie ?

-Peut-être parce que je vous ai entendu dire que finalement, je n'allais pas épouser le Prince de Sparte pour éviter la guerre, mais plutôt pour vous faire gagner une armée supplémentaire.

Créon vit rouge à l'annonce de sa fille.

-Qui t'as dit de telles idioties ma fille ?

-Je vous l'ai dit Père, je l'ai entendu. Vous l'avez dit vous même à Andromède, simplement, vous ne saviez pas que j'étais dans le couloirs.

Verdict ?