Bonjour à toutes !

Disclaimer: Twilight appartient à S. Meyer, cette histoire à jaxon22. Je ne suis que la traductrice :)

Un immense merci à elle pour sa confiance et son autorisation "spéciale" ;) Cette fiction me tient à coeur et j'ai un plaisir à la traduire pour pouvoir la partager avec vous. (Tous les liens sont sur mon profil)

Je devais normalement commencer cette histoire la semaine dernière mais finalement, je préfère maintenant ^^ C'est une très belle fiction, vraiment connue du côté anglophone de fanfiction mais comme toujours quand je commence une traduction, je préfère que vous vous fassiez votre propre avis ;)

Néanmoins, je peux quand même dire qu'il y a 40 chapitres et qu'elle est presque finie. Aussi, c'est une Edward/Bella et elle est rated M pour une super méga bonne raison (lemons, languages...) donc si vous n'avez pas l'âge, vous êtes priées de rejoindre les issus de secours sur votre gauche... Merci !

J'espère que vous aimerez ce début !


Prologue

Isabella Swan était assise les jambes croisées. Elle aimait la sensation des draps en coton égyptien qui étaient tirés et sans un faux-pli du lit de la suite 227 de l'Hôtel Mandarin à New York.

Elle restait là, avec un sourire extasié et une grande adoration à regarder avec ses yeux de petite fille de neuf ans son père qui se tenait devant un grand miroir vertical. Il était en train d'essayer de faire son noeud de cravate à partir de la cravate en soie qui pendait autour de son cou et qui refusait de coopérer. Il soupira de frustration et roula des yeux en voyant le reflet de sa fille qui rigolait doucement. Il lui rendit son sourire.

Habituellement, sa femme l'aidait toujours dans des tâches aussi importantes que nouer une cravate rebelle mais elle était à cinq heures de là, à Washington D.C. À participer à un événement contre le cancer du sein. Elle soutenait beaucoup cette cause car elle avait perdu sa soeur à cause de cette maladie dix ans auparavant. Il comprenait son besoin d'être présente mais cela ne l'empêchait pas le fait qu'elle lui manquait.

Ces derniers temps, ils agissaient plus comme deux bateaux qui se croisent que comme mari et femme. Il rêvait de passer une nuit avec elle sans le stresse d'un vol à venir ou d'un événement prochain. Ils auraient simplement fait l'amour ou se serraient tenus enlacés. Mais hélas, la vie d'une femme d'homme politique était remplie de responsabilités qui la tenaient éloignée de sa famille. C'était pour cela qu'il avait voulu qu'Isabella se joigne à lui pour ce voyage en particulier.

Le Sénateur Charles Swan était connu dans le monde politique pour deux choses, sa détermination sans limite et sa totale humilité. Beaucoup admiraient qu'il ait réussi à garder un contact aussi étroit entre ses traits de caractère si différents et d'autres le voyaient comme une contradiction vivante mais aucun d'eux n'ennuyaient le Sénateur Swan car une autre de ses caractéristiques était qu'il pouvait rester silencieux, gardant un visage neutre qui n'admettait pas les conneries.

De personne.

Et que dieu vienne en aide à ceux qui avait essayé de le pousser dans une de ces directions.

Il gagna finalement sa bataille contre sa cravate venue de l'enfer et se tourna les bras écartés pour faire face à sa fille.

« Alors, Bells, qu'est-ce que tu en penses ? »

« Très beau. » carillonna-t-elle en tapant des mains bruyamment.

« Je le suis toujours. » répondit-il en lui faisant un clin d'oeil. Il s'avança jusqu'au téléphone qui sonnait depuis la table de nuit à côté du lit

« Oui. » répondit-il rapidement.

« Sénateur, la voiture vous attend. » dit le jeune homme blond qui tenait le bureau d'accueil de l'hôtel.

« Merci. » sourit-il. « D'accord. » continua-t-il en se tournant vers sa fille après avoir raccroché. « Tu es prête, mon bébé ? »

« Ouaip'. » lança Isabella en sautant du lit. Elle lissa sa robe bleu pastel qui lui tombait au niveau des genoux.

« Tu es excitée ? » demanda-t-il en posant une main aimante sur son épaule.

Elle hocha la tête et se tourna pour pouvoir passer ses bras autour de la taille de son Papa. Il était son héros. Il était son adorable géant qui gardait toujours la cerise sur le dessus des sundaes pour la fin. Il était celui qui la bordait quand il le pouvait et qui lui lisait ''Walter the lazy Mouse'' même si elle savait que les filles à l'école se seraient moquées d'elle si elles l'avaient su. Mais ça n'empêchait pas son Papa de le faire. Il aurait fait n'importe quoi pour elle et elle le savait. Elle le savait parce qu'il lui répétait constamment.

« Tout pour ma beauté. » disait-il et il le pensait.

Si la femme de Charles Swan était son monde, alors Isabella était le soleil qui le réchauffait. Il savourait sa brillance et ses étincelles tout comme si elle était sa mère.

Il jeta un coup d'oeil par la vitre de la limousine pour voir les gratte-ciels devenir de plus en plus petits et finalement se transformer en immeubles pauvres et couverts de graffitis qui étaient aussi beaux que déplacés. Ils méritaient d'être dans un musée quelque part. Il sourit et repensa à l'époque où il laissait sa signature CS en vert et noir brillant dans les quatre coins de la ville où il vivait. Il avait été interpellé deux fois mais cela ne l'avait jamais arrêté. Il était rebelle et se délectait de faire ça. Ayant grandit dans un quartier où la drogue et le crime étaient normaux, il devait faire quelque chose pour ne pas lui aussi tomber là dedans comme tant d'autres.

La voiture s'arrêta devant un grand immeuble blanc qui ressemblait à un gros joyau parmi tous les bâtiments crasseux qui l'entouraient et ironiquement parlant, c'était exactement ce qu'il était aux yeux du Sénateur Swan. Il était son joyau.

Il avait travailler avec amour pendant quatre ans pour que le Refuge Main Tendue du Bronx voit le jour. Son idée était de construire et d'ouvrir un endroit pour les gens qui avait peu ou pas d'assurance, tout particulièrement les familles, les sans-abris et ceux qui avaient faim. Une fois là-bas, les gens allaient pouvoir cuisiner leur propre repas, avoir accès à des médicaments et des médecins volontaires et ils pourraient aussi utiliser Internet ou simplement apprendre à se servir d'un ordinateur. Tous les personnes qui travaillaient dans le refuge étaient des volontaires et leur lettres de recommendation étaient sans égal.

L'idée du Sénateur était visiblement quelque chose qui résonnait chez beaucoup d'autre un peu partout.

Les gens ne pouvaient rester au refuge que pendant un maximum de sept jours mais le Sénateur Swan était déterminé à changer ça. Il savait au fond de son coeur lourd et de son âme frustrée qu'il y allait avoir beaucoup de changement de politique avant que cela n'arrive. Mais il allait le faire. Il le devait. Il savait sans aucun doute que s'il n'y avait pas existé un endroit comme Le Refuge Main Tendue pour sa mère et lui quand il avait l'âge d'Isabella, leur vie n'aurait pas été si facile.

À ce moment-là, son seul souhait aurait été que sa mère soit toujours en vie pour pouvoir voir ce qu'il avait accompli.

« Allons-y, ma puce. » dit-il à Isabella. Il prit sa main et se glissa hors de la voiture dont la portière était tenue ouverte par l'Agent Billy Ephraim. C'était le garde du corps préféré de Charlie, mais aussi celui auquel il pouvait faire le plus confiance.

« Merci, Billy. » lança-t-il avec un signe de tête.

« Bien sûr, monsieur. » répondit-il gentiment.

La grande ouverture du refuge avait eu lieu trois mois plus tôt mais le Sénateur Swan voulait s'assurer que tout ce passait bien et que les problèmes du début avaient été réglés. Il fut joyeusement rassuré alors qu'il visitait le bâtiment avec Hannah Crest, la gérante du refuge. Il tenait fermement la main d'Isabella et lui montrait tout ce qui devait améliorer la vie de beaucoup de gens.

« Qu'est-ce que tu en dis, Bells ? » demanda-t-il avec un petit sourire.

« C'est merveilleux. » répondit-elle en faisant courir sa main sur l'un des claviers des nouveaux ordinateurs Mac qui se trouvaient sur les bureaux en bois. « Est-ce que tu aides tous ces gens ? » Elle désigna la dizaine d'hommes, de femmes et d'enfants qui s'occupaient dans la salle en lisant, mangeant ou parlant.

« J'essaye. » répondit-il honnêtement.

« Tu es leur héros à eux aussi. » souffla Isabella presque pour elle-même.

Le Sénateur Swan ne put s'empêcher d'éclater de rire tout en rougissant au compliment de sa fille. Il s'approcha d'elle et s'agenouilla pour être à son niveau.

« C'est important d'aider les gens, Bells. Nous avons beaucoup de chance mais ça n'a pas toujours été comme ça pour moi. »

« Quand tu étais petit ? » demanda-t-elle en passant son index sur sa moustache.

« C'est vrai. » lança-t-il avec un sourire qui fit pétiller ses yeux. « Nous devons toujours nous assurer de rendre ce que l'on nous donne, Bells. Tu comprends, mon bébé ? »

Elle fronça légèrement les sourcils mais hocha la tête. « Comment est-ce que je peux aider ? » demanda-t-elle fermement. Elle savait qu'elle devait faire quelque chose. Mais elle n'était pas sûre de ce qu'elle pouvait faire du haut de ses neuf ans.

« Eh bien, quand tu seras un peu plus grande et que tu auras été à l'Université, tu pourras faire tout ce que tu veux. »

« Tout ce que je veux ? »

Il hocha la tête et glissa une mèche de cheveux derrière son oreille.

« Bien sûr, mon coeur. Un docteur, un professeur, une infirmière... »

« Un professeur. » répéta-t-elle les yeux écarquillés.

Le Sénateur Swan rigola à nouveau. « Ouais, mon bébé. Tu pourras enseigner dans une école pour aider les gens. »

« Aider comme toi. » souffla doucement Isabella. Elle pouvait être un héros comme Papa et cette seule pensée l'excita plus que tout. « Je le ferai. Promis. J'aiderai. » jura-t-elle sans une pointe de mauvaise foi.

« C'est génial, Bella. » répondit son père, sachant qu'elle se tiendrait à chacune de ses paroles. « Je serais tellement fier de toi. Encore plus que je ne le suis déjà. »

Les mots frappèrent les oreilles d'Isabella et sa première réaction fut de jeter ses bras autour de son cou et de serrer. Son père lui rendit son étreinte et lui caressa l'arrière de la tête, inspirant profondément son odeur précieuse. Il savait que sa fille était prédestinée à faire de grandes choses et qu'elle le ferait en aidant les autres. Sa famille et lui vivait une charmante vie. Il avait travaillé dur pour en arriver là mais il était vital pour lui de savoir que sa fille avait tout ce qu'il fallait. Il avait fait de son mieux pour lui apprendre à être juste et il priait qu'un côté d'elle suive ses mots à la lettre.

« Je t'aime. » murmura-t-il. Il prit son visage en coupe et l'embrassa sur le front. « Tu peux devenir ce que tu veux, Isabella. »

« Je veux être comme toi, aider les gens. » répondit-elle déterminée.

« Alors, c'est ce que tu feras. » lui promit-il.

Le duo père-fille passa trois heures de plus à parler et à en apprendre plus sur les gens qui se portaient volontaire pour travailler au refuge. Isabella était fascinée par la façon dont les gens gravitaient autour de son père. Il était autoritaire mais abordable et tout le monde le remerciait et lui souhaitait bonne journée.

Oui, Isabella voulait être comme son père et devenir professeur était exactement la façon de réussir. Elle voulait le rendre fier et aider les gens tout comme lui.

Oui, elle était décidée, elle rendrait son Papa fier d'elle.

« D'accord, Bells. » dit-il avec un grand sourire. « Je ne sais pas toi. » murmura-t-il. « Mais j'ai faim et je sais qu'ils vendent de supers sandwiches au coin de la rue. Est-ce que ça te dit mon bébé, juste toi et moi ? »

Isabella mordit sa lèvre inférieure et hocha la tête avec enthousiasme. Le Sénateur Swan dit au revoir et remercia tout le monde pour leur travail. Il leur promit de revenir voir son joyau. Le refuge, décida-t-il, se portait très bien et bien qu'il y avait encore du travail, il était satisfait de ce qu'il avait vu. Il inscrivit une note dans son Blackberry pour se rappeler de dire à son assistant de trouver des couvertures plus épaisses pour les lits et des casseroles plus grandes pour les cuisines.

L'air frais de la soirée les percuta alors qu'ils s'approchaient de la voiture et l'Agent Ephraim leur tint la portière ouverte.

« Merci, Billy mais je vais amener ma fille manger un sandwich Mr. Hess. »

L'Agent Ephraim sourit gentiment et hocha la tête. « Très bien, Monsieur. »

Il ferma la portière de la voiture et s'avança pour les escorter dans la rue.

« Restez ici. » dit le Sénateur Swan en haussant des épaules. « Ce n'est qu'à une rue d'ici. »

« Sénateur. » protesta l'Agent Ephraim.

« S'il vous plait. » assura-t-il. « Tout ira bien, vraiment. » Il posa sa main sur l'épaule large et forte de l'agent. « Faites une pause. » Il prit la main d'Isabella et commença à se diriger vers la célèbre sandwicherie.

L'Agent Ephraim serra les dents. Il pouvait toujours les voir alors qu'ils traversaient pour passer sur l'autre trottoir mais cela fut de plus en plus difficile quand ils disparurent au coin de la rue. Il tapa sa hanche et soupira d'exaspération. Ce n'était la première fois que cela arrivait mais les ordres étaient les ordres et le Sénateur Swan était un fils de pute vraiment têtu. Il fit les cents pas et ajusta une nouvelle fois son oreillette. Il savait que le Sénateur avait un boîtier d'alarme sur lui mais il ne pouvait pas s'empêcher d'être inquiet.

C'était son travail de protéger le Sénateur après tout.

Le Sénateur Swan, lui n'était pas très inquiet à l'idée de ne pas avoir de garde du corps. Il s'assit avec sa fille et commença à manger le meilleur sandwich steak fromage de tout Philadelphie. Isabella mangea le sien avec enthousiasme tout en souriant à une jeune fille qui leur jetait des coup d'oeil. Elle semblait les avoir reconnus. Il n'y avait que eux trois dans la salle vide, pas que cela inquiétait le Sénateur Swan.

Le quartier avait peut-être pour réputation d'être violent avec un fort taux de criminalité mais il était persuadé d'être en sécurité avec sa fille alors qu'ils mangeaient. De plus, vu là où il avait grandi, il aurait bien voulu voir qui que ce soit tenter quelque chose contre sa fille ou lui. Il portait peut-être un costume à plusieurs milliers de dollars et des mocassins Prada mais ses poings et son habitude de la rue étaient largement suffisants.

Isabella continua à régaler son père de ses rêves pour le futur. Elle se voyait dans une salle de classe à enseigner et à aider les élèves en faisant de son mieux. Son enthousiasme et sa détermination réchauffèrent son âme plus qu'il ne pouvait le dire surtout qu'il savait qu'elle tenait tout ça de lui. La petite fille à son Papa, aurait soupiré plusieurs fois sa femme.

Ils finirent leur sandwich et partirent dans la rue. La main d'Isabella tenait fermement celle de son père. Néanmoins, sa prise devint presque douloureuse quand ils passèrent dans une allée sombre imbibée d'urine. Quatre jeunes hommes armés de couteaux et d'armes à feu rangées dans la ceinture de leur jean sale et déchiré se tenaient là.

Le Sénateur Swan ne pouvaient pas voir leurs armes mais son sixième sens fit dresser les petits cheveux sur sa nuque. Ils savaient qu'elles étaient là. Il accéléra tellement le pas qu'Isabella dut presque courir pour garder le rythme.

« Papa. » murmura-t-elle paniquée en voyant sa mâchoire contractée comme elle ne l'avait jamais vu auparavant.

Cela l'effrayait.

« Chut. » la rassura-t-il en traversant la rue. Il se dirigeait vers un feu rouge tout en cherchant son boîtier d'alarme dans la poche de son pantalon. « Écoute-moi, d'accord, mon bébé ? Reste calme. Fais exactement ce que je te dis. Est-ce que tu m'as bien compris ? Exactement ce que je te dis. »

Isabella hocha la tête et jeta un coup d'oeil derrière eux. Elle vit que les quatre jeunes hommes suivaient pas à pas son père. Ils les regardaient et les pistaient comme des animaux sauvages. Elle avait envie de pleurer. Elle ne savait pas exactement pourquoi mais les émotions bouillonnaient dans son ventre et remontait dans sa gorge.

Le Sénateur Swan jura en continuant de fouiller ses poches à la recherche du boîtier. Il savait qu'il était quelque part. Ses doigts finirent par le trouver dans sa poche intérieure droite et il sentit une vague de calme l'envahir quand il appuya dessus. Mais le calme disparut rapidement quand quelque chose de dur et de contondant tapa l'arrière de son genou, l'entraînant avec sa fille au sol.

« Donne-moi ton putain de porte-feuille. » siffla le premier mec en lui donnant un coup de pied dans le bas du dos.

Isabella cria d'horreur quand elle vit la batte de baseball rencontrer le corps de son père dans un coup sourd.

« Ferme ta putain de gueule, salope ! »

Isabella ne savait pas si la voix venait ou pas de la personne qui venait de la frapper au visage, la faisant tomber sur le trottoir.

« Ne posez pas vos putains de mains sur elle ! »

Le Sénateur Swan avait soudainement disparu, faisant place à Charlie Swan. Ce dernier remit le voyou à sa place. Il était à bout de souffle et bouillonnant mais il était prêt à en découdre avec les fils de pute qui avait touché sa précieuse beauté.

Avec une force inconnue il se leva et se jeta sur le gamin surpris qui venait de la frapper. Il y eut des coups de poings et de paumes et même quelques morsures qui déferlèrent sur lui. Sa tête vibrait et il avait un léger goût de fer dans la bouche alors qu'il se battait avec tout ce qu'il avait.

Mais tout ce à quoi il pouvait penser, c'était Isabella.

« Cours ! » cria-t-il à sa fille, incapable de voir où elle était ou s'ils l'avaient attrapée à cause de tous les corps qui l'entouraient. « Cours, Isabella. S'il te plait, cours, putain ! » Il grogna de douleur quand un coin rencontra le côté de sa tête.

Isabella fut tellement frappée par la supplique de son père qu'elle resta figée sur place, là où elle avait été frappée. Des larmes coulaient le long de ses joues et un sanglot animal s'échappa de sa gorge.

« Papa ! »

« Isabella. » souffla Charlie en tombant à genoux. Ses yeux étaient embués par le sang, la sueur et les larmes. « S'il te plait, mon bébé. »

Isabella s'approcha de lui pour aider son héros mais son bras fut soudainement tiré avec violence dans la direction opposée. Elle soupira de soulagement. Elle s'attendait à voir l'Agent Ephraim mais fut surprise de voir que c'était quelqu'un de bien plus grand qu'elle. Cette personne portait un sweat à capuche sale et l'attirait dans le sens opposé de là où son père était en train d'être battu.

« Non ! » cria-t-elle de toutes ses forces alors que l'inconnu la forçait à s'éloigner. « Papa ! Papa ! »

« Continue d'avancer ! » siffla l'inconnu, caché par sa casquette et sa capuche. « Il faut qu'on s'éloigne. Ils vont te tuer ! Bouge ! »

« Je ne peux pas. » sanglota Isabella. « Mon Papa... »

L'inconnu ne s'arrêta pas pour l'écouter alors que l'adrénaline pulsait dans ses oreilles. À la place, il l'entraîna vers un immeuble abandonné à deux rues de là où des bruits assourdissants et terrifiants de coups de feu résonnaient dans l'air. Isabella cria et tira avec force pour que l'inconnu lui lâche la main. Elle commença à courir dans la direction de la bagarre mais fut plaquée au sol par deux mains fortes et fermes dans son dos.

Ils atterrirent ensemble sur le trottoir dans un bruit sourd.

Isabella continua à crier mais l'inconnu était déterminé à ne pas la laisser partir. C'était peut-être une pauvre petite fille riche pourrie gâtée, pensa-t-il mais elle était bien trop jolie pour qu'il laisse les enfoirés qui allaient sans aucun doute tuer son père, s'en prendre aussi à elle. Normalement, il ne s'en serait pas mêlé par peur de devenir la nouvelle cible du gang mais cette fois-ci, c'était différent. Quelque chose en lui lui disait d'aider la petite brune à la robe bleue. C'était quelque chose d'insistant et qui refusait de la fermer.

« Reste ici. » souffla-t-il dans ses cheveux alors qu'elle se débattait. « Tu ne peux pas y retourner, putain. Il t'a dit de courir, bon sang. »

Isabella se débattit un peu plus mais son corps devenait de plus en plus lourd et fatigué. Ses pleurs et ses cris s'étaient maintenant transformés en sanglots qui pesaient contre son front. Elle sentit le poids dans son dos disparaître et deux mains la soulevèrent, la plaquant contre la porte glacée de ce même bâtiment abandonné.

Elle s'effondra contre le corps à côté d'elle et pleura de douleur dans le tissu à l'odeur musquée de son sweat. Elle avait besoin de retrouver son Papa. Elle avait besoin de s'assurer qu'il allait bien. Il devait aller bien. Il était son héros, puissant, autoritaire et fort. Il était obligé d'aller bien.

Un bras s'enroula autour de ses épaules et une main froide se posa sur sa joue alors qu'elle se laissait encore plus tomber contre le corps de son sauveur inconnu.

Elle était peut-être restée ainsi pendant des heures, elle s'était peut-être même endormie parce que la seule chose dont elle se souvint ensuite c'est qu'un policier la portait vers une ambulance. Elle ouvrit les yeux aussi grands qu'elle le put après ses pleurs et vit le visage épuisé de l'Agent Ephraim entouré par une mer de flashes rouges et bleus.

Son expression qui allait la hanter pour le rester de sa vie, lui appris sans aucun doute possible que son Papa, son héros ne serait pas là pour la border ce soir-là.


Hmm... Un prologue pas très joyeux, je sais... mais je le trouve quand même parfait pour cette histoire ^^ Un début... une rencontre... Et si vous me disiez ce que vous en pensez ? Est-ce que cette histoire pourrait vous intéresser ?

Le prochain chapitre se passera des années plus tard... mais d'ici là, prenez soin de vous et à très vite !

XOXO

Eresy