Bonjour à toutes !

Disclaimer: Twilight est la propriété de la seule et unique S. Meyer et cette histoire est à l'incroyable TKegl. En revanche, cette traduction est à moi.

Je continue avec la traduction des OS de cette fabuleuse auteur... Je ne me lasse pas de lire et relire ses histoires et j'espère qu'il en est de même pour vous... :)

Ce One-Shot a pour thème l'amitié, le sexe et Star Trek (comme son nom l'indique ^^) mais attention, pas besoin de connaître quoi que ce soit sur cette série pour apprécier cette histoire (perso, je crois pas avoir jamais vu un épisode et c'est un de mes OS préférés n_n)... Mais je ne préfére pas trop vous en dire...

Comme toujours, vous pouvez retrouver les liens sur mon profil ;) Nénamoins, attention mes amies, cette fiction est rated M alors si vous n'avez pas l'âge merci de ne pas lire :)

J'espère que vous aimerez !


Sex Tips & Star Trek ~ Conseils sur le Sexe & Star Trek

« Je ne sais pas quoi faire, Dr Cullen. J'aime mon mari mais deux ans sans orgasme ? Je ne pense pas pouvoir le supporter plus longtemps. »

J'observais intensément Edward depuis ma place dans le coin des producteurs, tout en gardant un oeil sur le niveau du son, l'arrangeant légèrement.

Ses lunettes avaient glissé sur son nez alors qu'il relisait ses notes et il repoussa distraitement ses cheveux. Je savais, évidemment, ce qu'il allait répondre. Après quatre ans entant que productrice de Discussion sur le sexe avec le Dr Edward Cullen, très peu de questions ou de réponses me surprenaient encore.

« Eh bien, Elaine. » commença-t-il. Le timbre de sa voix était professionnel mais dégageait aussi quelque chose de sexuel. C'était une des raisons qui faisait que son émission était numéro un à Seattle et une des mieux classées au niveau national.

« Tout d'abord. » continua-t-il. « vous devez savoir qu'il n'est pas inhabituel pour une femme de ne pas jouir pendant une relation sexuelle. Beaucoup de femmes ont besoin d'une stimulation manuelle ou orale pour atteindre l'orgasme. »

« Vraiment ? »

Il hocha la tête même si Elaine ne pouvait pas le voir. « Elaine, arrivez-vous à l'orgasme lorsque vous vous masturbez ? »

« Oui. » gloussa-t-elle de gêne. « Il n'y a pas de problème à ce niveau là. »

« Alors, si vous voulez que votre mariage fonctionne, il va falloir que vous soyez honnête avec votre mari. » dit Edward avec insistance. « Dites-lui ce que vous traversez et ce dont vous avez besoin. Laissez-moi vous poser une question. Est-ce que votre mari vous aime ? »

« Eh bien... oui... oui, évidemment. »

« Alors, je sais qu'il a envie de vous faire plaisir. Il faut que vous travailliez ensemble pour trouver la meilleure façon de faire arriver les choses. Est-ce que vous pouvez faire ça ? »

« Eh... oui, je pense que oui. » dit-elle avec hésitation.

« C'est bien Elaine. » Edward recula sur son fauteuil, amenant le micro à ses lèvres. « Un homme aime donner du plaisir à sa femme. L'amener jusqu'à l'orgasme est la plus grande réussite que nous ressentons. C'est primaire, vraiment... comme vous marquer comme notre. »

Je déglutis difficilement et me tortillai sur mon siège. Ça me faisait toujours de l'effet quand Edward passait en mode homme des cavernes.

« Merci, docteur. » dit Elaine d'une voix haletante, visiblement affectée par les remarques d'Edward. « Je vais essayer. »

Les yeux d'Edward croisèrent les miens et il hocha légèrement la tête pour me signaler que l'appel était terminé et que je pouvais lancer le générique de fin d'émission. Il parla sur la douce mélodie au piano.

« C'est la fin de notre temps ensemble, Seattle. Au nom de ma productrice, Bella Swan et moi-même, merci de nous avoir écouté. Je serais de retour demain soir à la même heure. D'ici là, souvenez-vous, le sexe c'est bon mais du bon sexe c'est encore mieux. »

Il fronça légèrement les sourcils, révélant son aversion pour la phrase d'accroche. Néanmoins, la radio avait insisté et ça avait définitivement bien marché. C'était même le titre de son nouveau livre, bien parti pour finir numéro un sur la liste des bestsellers selon le New York Times.

Le générique se termina et une pub pour une société locale qui faisait les toits des maisons commença. Je coupai les micro et m'étirai avant de quitter ma place pour aller parler à Edward. Il retira son casque, le posant devant lui sur le bureau et passa ses lunettes sur le dessus de sa tête.

« Super émission. » dis-je en souriant. C'était la vérité. Toutes ses émissions étaient géniales.

Edward hocha juste la tête pour me remercier. Il murmura un léger merci alors qu'il regardait quelque chose sur son Blackberry.

« Est-ce que tout est prêt pour demain ? » demanda-t-il. Il plissa les yeux en regardant son Blackberry et tapota ses poches à la recherche de ses lunettes. Je les fis glisser du dessus de sa tête et il sourit d'un air sarcastique, me jetant un rapide coup d'oeil du coin de l'oeil.

Je hochai la tête en sortant mon Blackberry pour vérifier l'emploi du temps. « Le Best Of de l'émission est monté et prêt à être diffusé. Le vol et la réservation de l'hôtel ont été confirmés. La voiture viendra nous chercher chez toi à sept heures. »

En plus d'être la productrice d'Edward et son amie, j'avais aussi le rôle d'assistante personnelle -virgule- publiciste et de temps en temps, agent de voyages. Pour résumer, ma vie tournait autour de lui.

Ça ne me dérangeait pas. Il me payait bien et pour être parfaitement honnête, je n'avais pas vraiment de vie à part lui de toute façon.

Ce n'était pas qu'Edward ne pouvait pas se payer un personnel. Il était simplement très privé et pouvait compter sur une seule main les personnes à qui il faisait vraiment confiance.

J'en faisais partie.

« Tu seras là pour le Today show, pas vrai ? » me questionna-t-il nerveusement. Pour une raison inconnue, Edward était extrêmement méfiant en ce qui concernait ses apparitions publiques et ses interviews. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi vu qu'il les gérait super bien. Néanmoins, il se sentait plus à l'aise quand j'étais là alors je faisais en sorte d'être toujours présente.

« Évidemment. » le rassurai-je. « Ensuite, après le rendez-vous avec Premiere, tu as une dédicace chez Borders et un enregistrement pour View. Est-ce que tu t'es décidé pour la fête au Nobu ? »

Edward fronça les sourcils, abaissant ses lunettes pour se pincer l'arête du nez. « Pas vraiment ma tasse de thé, Bella. »

Je lui fis signe de la main de laisser tomber. Je notai un mémo dans mon portable. « J'inventerai une excuse. Tu as un passage télé au Hilton tôt le lendemain matin de toute façon. »

Il me lança un sourire espiègle. « Après ça, le week-end est libre, hum ? »

Je lui rendis son sourire. « Absolument. »

« Tu as reçu les déguisements ? »

« Ils seront à l'hôtel quand on y arrivera et les billets nous attendront au guichet des réservations. »

Edward sourit, ses yeux verts pétillaient. « Ça va être génial ! » dit-il dans une exclamation discrète.

« Je sais ! » murmurai-je d'un air conspirateur. Nous échangeâmes alors un tope-là de geek avant que l'équipe politique de la radio n'arrive dans le studio pour commencer son émission. Edward me suivit et nous rejoignîmes nos bureaux adjacents.

« Il faut que j'aille retrouver Alice pour déjeuner. Tu es sûr que tu ne veux pas venir avec nous ? » demanda-t-il alors que nous nous arrêtions dans le couloir. En plus d'être la soeur d'Edward, Alice Cullen était son agent. Au fil des années, nous étions aussi devenues amies. Elle avait un petit-déjeuner d'affaire le lendemain matin alors nous allions prendre un vol pour New York un peu plus tard pour aller aux Éditions Premiere.

Je secouai la tête. « Non, j'ai vraiment plein de trucs à faire avant qu'on parte. » répondis-je. « Envoie le bonjour à Alice pour moi. »

« Elle va être déçue. » me prévint-il. « Elle n'a pas arrêté de me parler de son idée de te casser avec un mec de son bureau. »

Je roulai des yeux. « Ugh. Pourquoi est-ce qu'elle ne me croit pas quand je lui dis que je ne suis pas intéressée ? »

Edward haussa des épaules. « Tu connais Alice. ''Toute résistance est inutile''. » Il joua des sourcils après avoir cité Star Trek.

J'éclatai de rire. « Garde ça pour la convention. »

C'était la vérité. Après une apparition publique et une rendez-vous avec sa maison d'éditions, Edward et moi allions à une convention Star Trek à New York.

C'était notre vilain petit secret. Alice était la seule au courant et elle n'en parlerait jamais à personne. Si cette histoire sortait, ça aurait pu faire de sérieux dommages à la réputation d'Edward entant que le Docteur de l'Amour.

Edward était encore en train de chercher ses lunettes alors je les attrapai autour de son cou, cachée dans sa chemise et tirai dessus. Il grogna légèrement et les mit pour pouvoir lire un texto sur son portable. « C'est Alice. Il faut que j'y aille. » Il retira ses lunettes et les glissa dans la poche de sa chemise.

« Je te vois demain matin. » dit-il en me faisant un signe de la main. Il tourna les talons et quitta la station radio.

Je le regardai partir en soupirant intérieurement.

Edward était mon meilleur ami. Il était brillant, drôle, beau et était d'accord avec moi sur le fait que Jean-Luc Picard était le meilleur capitaine que l'Enterprise pouvait avoir.

Y avait-il une autre question sur les raisons qui faisaient que j'étais éperdument amoureuse de lui ?

~0~

Edward et moi nous étions rencontrés alors que j'étais en première année de fac. Je venais juste de terminer ma licence dans le Journalisme Télévisé et la Production à l'Université de Washington. Edward faisait parti de mon cours de Journalisme Multimédia Avancé et nous nous étions retrouvés à travailler en équipe pour écrire une rubrique hebdomataire pour le site web de l'Université. Quand il avait découvert que je travaillais à la radio de la fac, il m'avait demandée s'il pouvait me suivre. Ce n'était qu'à ce moment-là que j'avais appris à connaître Edward et ce qui l'intéressait.

Edward était un génie et je n'exagérai pas en disant ça. C'était même un génie certifié. En fait, il ne voulait pas me dire son vrai Q.I. mais, il rougissait toujours quand je lui demandais s'il était, je cite, ''au dessus de la moyenne''. Il n'avouait même pas le fait qu'il avait fini le lycée à seize ans, eu sa licence en Biologie à dix-neuf ans et son doctorat à vingt-deux.

Comme je le disais, un génie.

Mais il y avait un couac dans l'extraordinaire intelligence d'Edward. Il avait une intolérance absolue pour sa propre ignorance. Il devait tout savoir à propos de tout et s'il découvrait quelque chose qu'il ne savait pas, il s'informait jusqu'à être calé.

Edward avait suivi un très grand entraînement et après quelques passages entant qu'invité dans des émissions de radio, il avait été contacté pour avoir son propre programme. L'idée l'attirait mais il avait eu le sentiment qu'il ne pouvait pas accepter avant d'être parfaitement au point sur les émissions de radio et en particulier, la façon donc fonctionnait la production.

C'était un acharné. En plus de son cours de Multimedia, il en avait un autre sur l'écriture, un autre sur la production de radio et un troisième sur le discours. Quand il était avec moi à la radio du campus, il voulait savoir quels boutons faisaient quoi et comment chaque machine marchait. Il était comme une éponge, absorbant des faits et les gardant dans sa mémoire pour plus tard. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour connaître la stadio aussi bien que moi.

Pour notre passage hebdomadaire, c'était Edward qui avait eu l'idée de faire des conseils sur le sexe. Vu qu'il était thérapeute sexologue, cela semblait logique et notre émission devint très populaire. Cela nous avait amené à notre partenariat pour Discussion sur le Sexe.

Pour le reste de nos partenariats, rien ne s'était passé. Néanmoins, nous avions été très proches une fois.

Nous travaillions tard sur le site web pour l'émission à mon appartement. Edward et moi passions beaucoup de temps ensemble. Nous travaillions même pendant nos heures de repos. Il commençait à baisser sa garde et nous avions découvert que nous avions beaucoup de choses en commun... et quand en allant aux toilettes, il avait vu le poster de l'USS Enterprise sur le mur de ma chambre, notre relation avait pris un tout nouveau tournant.

Au début, il n'avait rien dit. À la place, il m'avait demandée s'il pouvait allumer la télé pendant que j'ouvrais une bouteille de vin puisque nous avions terminé. Je m'étais installée de l'autre côté du canapé et il avait zappé sur un marathon Star Trek. Je sentais qu'il me regardait du coin de l'oeil mais je ne savais pas ce qu'il cherchait.

« Est-ce que ça c'est bon ? » demanda-t-il.

Je haussai des épaules. « Ouais. »

« Tu aimes Star Trek ? »

Je hochai la tête tout en sirotant mon vin.

Nous restâmes en silence pendant un moment et je reconnus que l'épisode était un de mes préférés. J'avais toujours aimé Star Trek en général mais je trouvais que La Nouvelle Génération était la meilleure. Néanmoins, j'hésitais toujours à dire au gens que j'étais une Trekkie parce que tout le monde n'appréciait pas la finesse qu'il y avait dans l'idée d'aller là où personne n'était jamais allé.

Allez savoir.

Après un moment, je réalisai quelque chose. Il y avait une sorte de murmure. Je jetais un coup d'oeil vers Edward et réalisai que ses lèvres bougeaient.

Je me tournai vers lui et il ferma rapidement la bouche en une ligne serrée. « Tu es... Est-ce que tu connais les dialogues ? » demandai-je avec stupéfaction.

Edward rougit mais pour sa défense, il ne nia pas. « J'aime Star Trek. Et j'ai une bonne mémoire. »

Un grand sourire s'étira sur mes lèvres et alors que le Capitaine Picard, qui venait d'être transformé par le méchant Borg, apparaissait sur l'écran, je me mis à citer le dialogue.

« Je suis Locutus de Borg. Toute résistance sera futile. » dis-je en imitant la voix du Capitaine Picard. Le visage d'Edward s'illumina alors qu'il se joignait à moi sur le monologue épique.

« Votre vie telle qu'elle était prend fin. À partir de maintenant, vous serez à... notre service. » Nous insistâmes ensemble sur ''notre'' et fîmes tinter nos verres de vin l'un contre l'autre avant de les boire. Le Commandant Riker ouvrit le feu sur le vaisseau de Borg.

« J'arrive pas à croire que tu sois un Trekkie. » rigolai-je.

« Un Trekker. » me corrigea Edward.

« Tu connais la différence, pas vrai ? » demandai-je.

Edward plissa les yeux. « Quoi ? »

« Un Trekker a un autocollant de la Star Fleet Academy sur sa voiture. Un Trekkie bosse pour y rentrer ! » J'éclatai de rire et Edward sourit d'un air amusé alors qu'il nous versait un autre verre de vin.

Oh, le plaisir d'avoir un partenaire dans mon monde de Geek. C'était grisant.

Deux bouteilles de vin et trois épisodes plus tard, il était un peu plus d'une heure du matin et j'étais un peu plus que pompette. Et je remarquai alors qu'Edward était un peu plus que... eh bien... torride.

Il était avachi de l'autre côté du canapé, les jambes écartées et la tête en arrière. Ses yeux verts étaient mi-clôt et ses cheveux bronze et brun étaient en bataille. Il but une gorgée de vin et se lécha les lèvres, les laissant mouillées et pleines. Je déglutis difficilement et mes yeux glissèrent sur son menton recouvert d'une petite barbe de quelques jours... puis sur le mouvement que faisait sa pomme d'Adam lorsqu'il avalait... puis à la peau de son torse qui apparaissait entre les bords de son col de chemise... et enfin sur le mouvement de son torse sous sa chemise en coton fin.

Edward s'éclaircit la gorge et mes yeux remontèrent rapidement. Il était en train de me reluquer. Il se redressa lentement et posa son verre de vin sur la table basse avant de se rapprocher de moi.

Je ne pouvais pas regarder ailleurs.

Quand nos genoux se touchèrent, il tendit la main et caressa ma lèvre inférieure de son pouce. Ses yeux suivirent le mouvement et mes lèvres s'ouvrirent inconsciemment. Ma respiration s'accéléra et ma tête se mit à tourner à cause du vin... et d'Edward.

Il ne dit pas un mot mais ses yeux rencontrèrent les miens, vitreux et sombres. Il se pencha, relevant légèrement mon menton et s'arrêta à quelques centimètres de ma bouche.

J'entendis vaguement le générique de la Nouvelle Génération à la télé alors qu'Edward posait enfin ses lèvres sur les miennes. Il fit d'un seul coup très chaud dans la pièce. Ma peau devint moite. Avant que je réalise ce qui se passait, il y eut un grognement, un contact et un frottement et je me retrouvai à califourchon sur Edward. Je me mis à tirer sur sa chemise.

Ça ne me ressemblait tellement pas.

Vraiment. J'étais complètement hors de contrôle. C'était comme si un alien excité avait pris possession de mon corps et qu'il avait décidé de faire d'Edward son repas.

Ça aurait très bien pu être un épisode Star Trek mais là n'était pas la question.

Je n'avais aucune idée de ce que j'étais en train de faire. Je n'avais eu que deux copains dans toute ma vie et nos relations physiques s'étaient arrêtées à la deuxième base. Néanmoins, mon corps prit le contrôle. Il savait visiblement ce qu'il faisait.

Et Edward semblait aimer... vraiment beaucoup.

« Bell-a. » gémit-il. Il repoussa mes cheveux pour pouvoir sucer mon cou. Je me tins à ses épaules et me frottai contre le lui. J'aurais voulu pouvoir l'entourer de mes jambes sur le canapé. Nous étions toujours habillés mais je n'arrivais pas à me séparer de lui suffisamment longtemps pour m'occuper de ça. J'avais besoin de plus... proche... fort... chaud.

Les doigts d'Edward s'enfoncèrent dans mes hanches et je le sentis pousser vers moi. Sa respiration devint haletantes. Je gémis à la sensation et me collai à son corps, m'accrocha désespérément à lui. Soudainement, il recula, ses yeux étaient vitreux et sa bouche était ouverte comme s'il était surpris. Il tira mes hanches vers lui et poussa un long grognement tout en tremblant légèrement. Il se détendit alors et sa tête tomba sur le canapé. Sa respiration était haletante.

C'était quoi ce bordel ?

« Edward ? »

« Merde. » Il se redressa abruptement, le visage tout rouge et refusa de croiser mes yeux.

« Edward, c'est rien. »

« Je... euh... Je devrais y aller. » dit-il doucement. Je me décalai alors qu'il se levait. Il attrapa son blouson sur l'accoudoir du canapé et le tint devant lui. Mes yeux faisaient bien attention de ne pas fixer la zone cachée par sa veste.

« Tu ne devrais sans doute pas conduire. » répondis-je. Je me levai et fis un pas vers lui mais il recula. « Tu pourrais juste rester ici. »

Ses yeux se braquèrent sur les miens puis il détourna le regard aussi vite. « Non... non. Je vais bien. Je vais juste prendre un taxi. »

« Edward, c'est vraiment pas grand chose- »

Il me coupa la parole, tendant déjà la main vers la poignée de la porte. « Alors, je te vois en cours. »

« Edward... »

Mais il était déjà parti.

Et ce fut tout. Nous n'en reparlâmes plus. En fait, Edward semblait déterminé à faire comme si rien ne s'était jamais passé. Je ne savais pas si c'était parce que nous étions saouls, parce qu'il pensait que c'était une erreur ou parce qu'il était gêné d'avoir mis... hum... fin si vite à notre rencontre. Sans aucun rythme, avec le temps, nous dépassâmes ça. Nous étions devenus des amis plus proches... nous travaillions ensemble... et nous n'étions jamais retourné dans la zone ''amis avec bénéfices''.

Malheureusement, je ne l'avais jamais visité avec qui que ce soit d'autre. Après Edward, il n'y avait simplement personne qui m'attirait.

Ouaip'. À vingt-six ans, j'étais une grosse vierge qui pue.

Et j'étais peut-être la dernière sur cette planète... sans parler des 150 autres planètes membres de la Fédération.

~0~

« Je ne la trouve pas. » Le visage d'Edward était paniqué alors que j'entrais dans son appartement le matin de notre départ pour New York.

Je l'attrapai par les épaules pour essayer de le calmer. « Détends-toi, Edward. Qu'est-ce que tu ne peux pas trouver ? » Il égarait toujours tout. Pour un génie, il était incroyablement farfelu. En fait, ce n'était pas vraiment le bon mot. Edward ne pouvait penser qu'à une chose à la fois. Il était très concentré sur ce qu'il avait dans les mains et oubliait le monde autour de lui, comme si tout semblait cesser d'exister. C'est ce qui faisait qu'il était si bon dans tout ce qu'il faisait mais ça voulait aussi dire qu'il passait son temps à chercher ses lunettes ou son porte feuille ou même tout ce qu'il posait quelque part tout en pensant à autre chose.

« Ma cravate, Bella. » lança désespérément Edward. « Ma cravate de télé ! » Edward avait une cravate porte bonheur qu'il portait lors de ses apparitions télés. Elle était verte et faisait merveilleusement bien ressortir ses yeux.

Je l'avais peut-être remarqué... entant qu'amie évidemment.

« C'est rien. » lui assurai-je. « On va la trouver. Quand est-ce que tu la vus pour la dernière fois ? »

Edward recula légèrement pour que je puisse entrer dans l'appartement. Il passa ses mains dans ses cheveux dans un geste de frustration. « Ce matin. » dit-il. « J'allais faire ma valise quand Alice m'a appelé pour discuter de trucs de dernière minute pour la réunion sur la Publication. »

« Ensuite, qu'est-ce qui s'est passé ? » insistai-je alors qu'Edward faisait les cents pas dans le salon.

« Euh... » Il jeta la tête en arrière et ferma les yeux de toutes ses forces en réfléchissant. Je fus brièvement distraite par les contours de son cou mais réussis à me sortir de ma contemplation avant qu'il me surprenne.

« Je suis allé finir ma valise. » Il partit vers sa chambre et je le suivis, remarquant le bois sombre et le linge d'un blanc cru. Edward était définitivement du genre à faire son lit au carré. Il alla vers sa valise qui se trouvait sur son lit et passa en revu la pile de cravate qui était juste à côté.

« Je n'arriva pas à croire... » marmonna-t-il.

Un flash vert attira mon regard et sans réfléchir, je m'approchai d'Edward et plongeai ma main dans la poche de son pantalon.

« Voilà ! » Je sortis la cravate dans un geste théâtral.

La bouche d'Edward s'ouvrit et le rouge lui monta aux joues.

Merde. Est-ce que je venais vraiment de passer ma main dans sa poche ? Juste là, à quelques centimètres de... eh bein... vous savez ?

Mes yeux se baissèrent d'une façon involontaire. Ce fut mon tour d'avoir la bouche bée quand je remarquai la tente flagrante dans le pantalon d'Edward.

Nom de...

Je détournai rapidement le regard et lui passai sa cravate. Je me sentis rougir. « Tiens. » bégayai-je. « On ferait mieux d'y aller. La voiture sera bientôt là. »

Un instant passa puis je sentis Edward prendre sa cravate. Ses doigts frôlèrent les miens et je me battis pour cacher ma réaction alors qu'un frisson d'électricité montait dans mon bras. C'était quelque chose qui se produisait quand Edward me touchait et j'étais plutôt douée pour faire comme si je n'avais rien senti. Incapable de résister, je lui lançai un bref regard et vis qu'il me fixait d'une façon étrange.

Je quittai rapidement la pièce, incapable de mettre un nom sur ce regard.

En fait, ce ne fut que quelques heures plus tard, alors que nous étions dans l'avion et que je faisais semblant de dormir pendant qu'Edward lisait une revue médicale que ça me vint.

On aurait presque dit... de la faim.

~0~

Je ne pouvais pas vraiment mettre le doigt dessus mais quelque chose d'étrange s'était passé entre Edward et moi. La camaraderie facile que nous partagions avait soudainement laissait place à une tension bouillonnante. Alors que nous étions assis dans la salle du Today Show, nous nous parlions à peine. Quand Edward tapota sa poche à la recherche de ses lunettes, je m'empêchai de lui donner moi-même. À la place, je lui dis simplement qu'elles étaient sur sa tête.

Il y avait une distance difficile entre nous qui me troublait et me perturbait à la fois.

La rencontre avec la Publication de Premiere fut plus une rencontre et un accueil qu'une vraie réunion d'affaire. Ils voulaient rencontrer Edward en personne et s'assurer qu'il serait un bon investissement. Les vraies négociations dépendraient d'Alice et des avocats d'Edward. Ce dernier charma et impressionna tout le monde et nous quittâmes la réunion avec assurance. Alice était très excitée et elle n'arrêta pas de nous enlacer avant que nous partions pour la séance de dédicace. Elle avait quelques trucs à régler avant de nous rejoindre à la librairie.

Ce fut dans la limousine que le silence entre Edward et moi commença à me taper sur les nerfs.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » demandai-je finalement.

Edward continua à fixer son Blackberry, vérifiant ses mails. « Qu'est-ce qui va pas ? Rien. »

« Edward. » dis-je d'un ton irrité.

« Bella. » rétorqua-t-il en imitant ma voix. Il ne leva toujours pas la tête mais un sourire s'étalait sur ses lèvres.

« C'est pas drôle. » Je tapai son épaule en lui lançant un regard mauvais. « Il faut que tu me dises ce qui te dérange. C'est toi qui dit à tous tes auditeurs que la communication est la clef d'une relation réussie. »

« On est pas dans une relation. » me fit-il remarquer.

« On est pas des amoureux. » le corrigeai-je remarquant discrètement qu'Edward avait rougi à ce mot. « Mais on est vraiment dans une relation. »

Edward regarda par la vitre pendant un instant avant de se tourner vers moi. « Tu as raison. Et je suis désolé. J'ai beaucoup de chose en tête. C'est pas toi, sérieux. »

« Sérieux ? » demandai-je d'un air sceptique.

« Sérieux. » m'assura-t-il en souriant.

« D'accord. » répondis-je. Je n'étais toujours pas convaincue. « Si tu le dis. »

« Je te le dis ! » rigola-t-il en me donnant un petit coup d'épaule.

Je souris, soulager de voir l'ancien Edward refaire son apparition. Je savais que mon amour à sens unique pour lui était pathétique mais l'amitié d'Edward était très importante pour moi. Je pouvais supporter qu'il ne me voit jamais comme plus qu'une amie. Ce que je ne pouvais pas supporter, c'était l'idée de ne plus l'avoir dans ma vie.

~0~

« Dr. Cullen, je ne sais pas comment vous remercier. Vous avez sauvé mon mariage. » Edward fit un grand sourire à la femme tout en lui signant une copie de son livre Le Sexe c'est Bon mais du Bon Sexe c'est encore Mieux.

« Je suis heureux de vous avoir aidé, Mademoiselle... » Sa main se posa sur le livre.

« Jennifer. » répondit-elle. « Est-ce que vous pourriez mettre à Jennifer et Mark ? Mon mari est aussi un grand fan. Sans doute même plus que moi, grâce à vos conseils. Quand il a entendu que c'était votre idée que nous couchions ensemble tous les jours pendant un mois ? Mon dieu, j'ai cru qu'il allait vous ériger un autel ! » Elle éclata de rire et Edward rigola doucement.

Je souris depuis ma place contre le mur à quelques mètres de la table d'Edward. Je m'occupais de quelques mails, m'assurant que tout allait être sous contrôle quand nous rentrerions. Nous avions encore environ une heure de dédicace avant que la voiture passe nous prendre pour l'interview de The View. Alice était de l'autre côté de la pièce. Elle parlait avec le gérant du magasin et faisait en sorte que la file d'attente avance rapidement.

« ... Je ne veux simplement pas gâcher notre amitié. Il est trop important pour moi. » Une autre femme était auprès d'Edward et son commentaire attira mon attention.

Edward retira ses lunettes et se pencha vers la femme. « Et vous êtes sûre que vous voulez plus que son amitié ? »

La femme rougit légèrement. « Oui. Je suis folle de lui. »

« Quels sont ses sentiments pour vous ? »

« Je n'en suis pas vraiment sûre. » répondit-elle. « Il tient à moi mais je ne sais pas s'il y a autre chose. Parfois quand il me regarde... on dirait que... peut-être. »

Edward sourit. « L'amour est un risque. » dit-il. « Si vous cherchez des garanties, vous n'en aurez peut-être jamais. Il faut juste que vous décidiez si la récompense en vaut la peine. » Il signa son livre et lui tendit. « Pensez à ça... Est-ce qu'une simple amitié avec lui vous satisfait ? Si vous l'aimez, l'amitié ne vous suffira pas longtemps. »

La femme prit le livre et le remercia rapidement avant de partir.

« Ça me semble être un bon conseil. » Alice apparut à côté de moi. Elle avait un sourire aux lèvres alors qu'elle s'appuyait contre le mur.

« Il donne toujours des bons conseils. »

Alice hocha la tête. « Oui. Mais il ne les suit pas toujours. »

Je hochai des épaules d'une façon neutre.

Alice soupira profondément avant de jeter un coup d'oeil à Edward. Elle se pencha vers moi et me parla doucement. « Combien de temps est-ce que ça va durer ? »

Je ne croisai pas ses yeux. « Qu'est-ce que tu veux dire ? »

« Tu sais exactement ce que je veux dire. » rétorqua-t-elle. « Edward et toi à danser comme ça, comme si vous n'étiez pas fous l'un de l'autre. »

Je regardai Alice la bouche ouverte, surprise. « Tu ne sais pas de quoi tu parles ! » Quelques yeux se tournèrent vers moi et je baissai le ton. « Edward et moi sommes amis... collègues. Tu le sais. »

« Collègues ? » grogna Alice. « Ce que je sais. » continua-t-elle doucement de la compassion dans les yeux. « C'est que mon frère n'a pas eu de relation sérieuse depuis qu'il t'a rencontrée... et pareil pour toi. Ce que je sais, c'est qu'il te regarde comme personne ne te regarde... et je vois la façon dont tu le regardes toi aussi. »

Je commençai à l'interrompre mais Alice ne se laissa pas avoir.

« Ce que je sais. » insista-t-elle. « C'est que vous avez tous les deux peur d'avancer mais ça vous empêche d'avoir quelque chose qui pourrait être merveilleux. »

Je restai silencieuse pendant un long moment. J'aurais pu le nier, mais je savais qu'Alice avait raison.

« Je ne sais vraiment pas quoi faire. » dis-je simplement.

Elle soupira et tendit la main pour toucher légèrement mon épaule. « Parle lui, Bella. »

« Je ne sais pas si je peux. »

« Tu peux. »

« Et s'il ne ressent pas la même chose ? »

« Je serais prête à parier ma paire de Manolo préféré qu'il ressent la même chose. » rigola-t-elle. « Mais est-ce que tu penses vraiment que tu vas pouvoir continuer sans savoir ? »

Les mots d'Alice allaient me hanter.

Est-ce qu'elle pouvait avoir raison ? Je veux dire, elle adorait ses Manolos et elle ne les aurait certainement pas parier sur rien. Est-ce qu'Edward voulait vraiment plus ? Pendant des années, j'avais caché mes vraies sentiments et je me disais que j'étais satisfaite par notre amitié. Mais est-ce que cette amitié était vraiment suffisante ? Je commençais à croire que la réponse était non.

Et je commençais à croire qu'il était temps d'obtenir des réponses.

~0~

Je mordis ma lèvre tout en me regardant dans la glace, étudiant mon déguisement pour la Convention Star Trek. Je portais habituellement un uniforme Star Fleet mais cette fois-ci, j'avais choisi quelque chose de différent. Je fis courir mes doigts sur le tissu en jersey de la robe réalisant que je me mentais à moi-même en disant que j'avais choisi ce costume juste parce que j'avais envie de changement.

La vérité, c'était que j'avais choisi le costume de Deanna Troi de la saison deux de la Nouvelle Génération pour une raison: Edward avait un gros béguin pour la Conseillère Troi. Il ne l'avait jamais dit à voix haute mais j'avais regardé assez d'épisodes avec lui pour savoir qu'il rougissait à chaque fois qu'elle apparaissait à l'écran et qu'il portait un intérêt tout particulier à ses scènes. Sans oublier notre dernière convention. Il avait sourit comme un idiot quand il avait eu la chance de se faire prendre en photo avec l'actrice qui jouait Troi.

Ouais. Il avait le béguin. Et j'étais gênée d'admettre que je voulais en tirer avantage.

Les apparitions publiques d'Edward étaient terminées et nous étions rentrés à l'hôtel pour nous changer avant d'aller à la convention. Je tournai sur moi-même devant le miroir, admirant la jupe flottante qui allait avec les collants et les chaussures à talons. Le col allait juste assez bas pour montrer un peu de décolleté et j'avais bouclé mes cheveux, les coinçant avec une barrette sur le dessus, comme Deanna.

Bon sang ce que j'étais nerveuse.

Je vérifiai ma montre puis pris ma broche Star Fleet pour l'attacher au niveau de ma poitrine. Edward frappa à la porte juste au moment où je sortais de la salle de bain. J'inspirai profondément avant d'aller ouvrir. Je dois admettre que j'eus la satisfaction typiquement féminine de voir ses yeux s'écarquiller et sa bouche s'ouvrir.

« Edward ? Qu'est-ce qui va pas ? » Je fis semblant de regarder ma robe comme si j'avais renversé quelque chose dessus.

Il toussa légèrement. « Rien. » finit-il par dire. Ses yeux glissèrent sur mon décolleté avant de remonter rapidement. Il se tortilla sur place. « Tu es juste... vraiment bien. »

« Merci. » souris-je. « Toi aussi. »

Edward était déguisé en Loqutus. C'était toujours un peu bizarre de le voir porter un déguisement noir matelassé avec des tuyaux en spirale et des morceaux en métal. Encore plus à cause de sa perruque en plastique couleur peau qui cachait ses cheveux en bataille, son identité en fait. C'était en partie pour ça qu'il choisissait ce déguisement après tout.

Nous prîmes l'ascenseur pour rejoindre l'entrée et nous quittâmes l'hôtel choisissant de prendre un taxi pour éviter d'attirer l'attention sur nous. Bizarrement, je ressentais avidement la présence d'Edward à côté de moi, c'était presque physique, comme une caresse sur ma peau.

Quand nous arrivâmes au centre où se tenait la convention, je récupérai nos tickets que j'avais réservé et nous passâmes une heure à nous promener entre les stands avant de nous diriger vers l'auditorium principal où avait lieu la première séance de questions-réponses. Ni Edward ni moi n'étions très excités puisque c'était le casting de Deep Space Nine et nous étions tous deux d'accord pour dire que c'était la série la plus mauvaise de la franchise.

Je consultai mon programme. « Worf ne sera même pas là. » dis-je à Edward alors que nous attentions que ça commence. « Il fera son apparition avec le casting de la Nouvelle Génération ce soir. »

Edward arqua un sourcil d'un air ironique. « Tu peux vraiment lui reprocher ? »

Je fis un sourire moqueur et passai ma main dans la poche de ma robe quand je sentis mon portable vibrer.

« C'est Alice. » murmurai-je. Je répondis doucement. « Hey. Je croyais que tu rentrais à Seattle. »

« Je suis à l'aéroport. » lança-t-elle rapidement. « Je vais embarquer mais il fallait que je vous appelle. J'ai essayé sur le portable d'Edward mais je suis directement tombée sur son répondeur. »

Je jetai un coup d'oeil au costume moulant d'Edward. « Ouais, en fait... il a laissé son portable à l'hôtel. Il ne l'a pas sur lui parce qu'il n'avait pas de place où le mettre. »

Alice rigola doucement. « Bon sang, mon frère est un gros geek. » dit-elle avant de se reprendre rapidement. « Ne le prend pas mal. »

Je ris. « Pas de problème. Alors quoi de neuf ? »

« Est-ce qu'Edward est là ? Il faut que vous entendiez ça tous les deux. »

Je fis signe à Edward d'écouter, positionnant le téléphone entre nous deux. « Il écoute. » dis-je doucement. J'essayai de ne pas remarquer que son épaule frôlait la mienne ou que mes joues étaient en feu.

« Je viens de recevoir un coup de fil de Premiere. » lança Alice avec enthousiasme. « Ils adorent Edward et ils sont fous de Discussion sur le Sexe. On parle de gros sous là les gars. Cinq cents stations de radio pour commencer, c'est au niveau national et peut-être plus après. Et tout ça parce que, évidemment, vous êtes incroyables. Il devrait y avoir un contrat qui m'attend quand je vais atterrir à Seattle. »

« C'est génial. » Je jetai un coup à Edward mais ce dernier me fixait avec intensité. « Merci de nous avoir prévenu. »

« Merde. C'est mon vol. » fit distraitement Alice. « Il faut que je me dépêche... je voulais juste vous annoncer la bonne nouvelle. »

« Merci, Alice. » répondit Edward. Sa voix était légèrement rauque. J'espérais qu'il n'était pas en train de tomber malade. Les laryngites n'étaient pas très bonnes pour les présentateurs radio.

Je souhaitai bon vol à Alice puis raccrochai avant de me tourner vers Edward. « Tu vas bien ? On dirait que tu as attrapé froid. »

Edward s'éclaircit la gorge et détourna le regard. « Moi ? Non... non, je vais bien. »

« Oh... bien. C'est fantastique... pour la publication, je veux dire. » lui dis-je. « Félicitations. »

Ses yeux se réchauffèrent légèrement. « Je n'en serais pas là sans toi, Bella. Tu le sais, pas vrai ? C'est ta victoire autant que la mienne. »

Ce sentiment me réchauffa le coeur et mon sourire s'agrandit un peu. « Eh bien, il faut qu'on fête ça. Qu'est-ce que tu dirais de laisser tomber Deep Space Nine et d'aller boire un verre ? »

Edward me fit un grand sourire. « Du Bloodwine ? »

Je luis rendis son sourire. « Quoi d'autre ? »

~0~

Klingon Bloodwine était évidemment imaginaire. Dans l'univers de Star Trek, il était dit que c'était deux fois plus fort que le whiskey et qu'un non-Klingon ne pourrait même pas le supporter. Il existait des douzaines de recettes, contenant toute sorte de chose, allant de l'eau de vie et du scotch au Tabasco avec de la grenadine. Au café en plein air de la convention, il y avait un mélange de rum épicé, de Tequila et de jus de canneberge. Néanmoins, le Klingon derrière le bar refusait de dévoiler le reste des ingrédients. Il disait que c'était une recette ancestrale qui venait de sa famille.

« Qapla' batlh je ! » Le toast d'Edward en Klingon résonna dans la pièce. Je sirotai ma boisson tout en souriant aux fans déguisés qui traversaient le café. Nous avions passé la majorité de notre après-midi dans la salle sombre, ne la quittant que pour assister à certaines dédicaces. Nous rigolions alors que nous nous dirigions vers la conférence Questions-Réponses de la Nouvelle Génération et je m'inquiétais presque que nous soyons jetés dehors. Alors que le soleil se couchait, nous retournions au café pour un buffet dînatoire composé de Soufflé Bolian, de Groatcakes Bajoran et de Viande Épicée Talaxian.

« Oh, Conseillère, vous êtes absolument ravissante ce soir. » Un homme chauve qui portait un uniforme de mécanicien me lorgnait tout en se dandinant. « Puis-je vous convier à faire un tour dans l'holodeck ? » souffla-t-il difficilement tout en jouant des sourcils.

« Euh... non merci. » répondis-je. Je me mis à chercher Edward du regard du côté du bar.

« Oh, allez. » lança-t-il essayant de me persuader. Son souffle chaud et alcoolisé me fit presque m'évanouir alors qu'il se penchait sur ma table. « J'ai un programme que tu vas adorer. On pourra siroter du champagne sur la plage Andorian tout en regard le coucher de soleil. »

Vraiment ? J'essayai de ne pas vomir.

« La dame n'est pas intéressée. » La voix d'Edward par dessus mon épaule envoya une vague de soulagement dans mon corps.

Les yeux de l'homme se concentrèrent sur Edward. « Ah, allez, Loqutus. On s'amuse juste un peu. »

Edward se plaça devant moi s'avançant agressivement vers l'homme. « J'ai dit qu'elle n'était pas intéressée. » dit-il les dents serrés.

« D'accord, d'accord. » L'homme leva les mains dans un geste défensif. « Je n'avais pas réalisé qu'elle était prise. » Il s'éloigna et quelques instants plus tard, je l'entendis essayer la même phrase sur l'holodeck avec une blonde dans un coin.

Je roulai des yeux et bus une nouvelle gorgée de ma boisson. « Merci. » dis-je à Edward.

« Pas de problème. » Il s'assit à table et plongea sa paille dans le Bloodwine.

L'atmosphère entre nous s'alourdit à nouveau. Toute la journée, j'avais eu l'impression d'être sur les montagnes russes des sensations. Pendant un instant, Edward et moi rigolions comme toujours et nous profitions, nous amusant. Puis juste après, je pouvais sentir la tension entre nous. Je savais ce que c'était, du moins de mon côté. Mes sentiments pour Edward me rendaient folle et je perdais ma capacité à les cacher.

Les mots d'Alice me revinrent. « Est-ce que tu penses vraiment que tu vas pouvoir continuer sans savoir ? »

La réponse était non.

Je vidai d'un seul coup mon verre et le posai brusquement sur la table avant d'inspirer profondément.

« Edward, comment ça se fait qu'on en ait jamais parlé ? » demandai-je.

Ses yeux croisèrent brièvement les miens avant qu'il ne les rebaisse. « Parlé de quoi ? »

Oh, alors il la jouait comme ça ?

J'enfilai ma culotte de grande fille et mis les deux pieds dans le plat. « De ce qui s'est passé il y a cinq ans... dans mon appartement ? Sur le canapé ? Pendant le marathon Star Trek ? » Il était silencieux et je continuai avec détermination. Mon agacement colorait ma voix. « On était en train de s'embrasser et j'étais à califourchon sur t... »

Il leva brusquement la tête et scanna nerveusement la pièce du regard. « Je m'en souviens. » siffla-t-il.

« Alors, pourquoi est-ce qu'on en a pas parlé ? »

« Je ne pensais pas que tu voulais en parler. »

« Moi ? » Mes yeux s'écarquillèrent. « Je pensais que tu ne voulais pas en parler. »

Edward haussa des épaules mais ne croisa pas mon regard. « Je suis d'accord pour en parler. »

« Très bien alors, parlons-en. » Je me redressai sur ma chaise et regardai Edward dans l'expectative. Il jouait avec son mug, le faisant lentement tourner sur la table. Même dans ce bar bruyant, le silence nous entourait.

Je soupirai de frustration. « D'accord, je commence. » ronchonnai-je. « Pourquoi est-ce que tu es parti ? »

Edward se tortilla mal à l'aise sur sa chaise. « Il fallait que je rentre. Il était tard et on avait cours le lendemain matin. »

« C'est des conneries. » crachai-je. « Allez, Edward. Sois franc avec moi. Est-ce que tu étais gêné ? »

Ses yeux se plissèrent dans un geste défensif. « Pourquoi est-ce que j'aurais dû être gêné ? »

« Tu n'aurais pas dû. » répondis-je. « Mais si c'est ce que tu as ressenti... »

« Il y avait pas de quoi être gêné... » m'interrompit-il mais je ne le remarquai pas.

« Je veux dire, c'est compréhensible. Ça arrive à plein de mecs... »

« ... juste une réponse biologique à une stimulation physique... »

« ... et c'est pas comme si j'étais pas moi même proche... »

« ... c'est juste que je n'étais pas préparé- » Les mots d'Edward s'arrêtèrent abruptement alors qu'il me regardait enfin. « Qu'est-ce que tu viens de dire ? »

« Il n'y avait aucune raison d'être gêné... »

« Non, pas ça. » intervint Edward. « À propos du fait que tu étais... euh... proche ? » Sa voix n'était qu'un murmure sur le dernier mot.

« Oh... ça. » dis-je franchement en rougissant. « Ouais... c'était le cas. »

« Vraiment ? »

Je hochai la tête, subitement fascinée par le plastique rapé au bord de la table.

« Alors... euh... si tu n'étais pas gêné, pourquoi est-ce que tu es parti ? » demandai-je finalement. « Si tu n'étais pas intéressé... »

« Non ! » intervint-il. Il baissa le ton après avoir jeté un coup d'oeil dans la pièce. « C'était pas ça. J'étais... J'étais carrément intéressé. »

« Alors quoi ? »

Edward resta silencieux pendant un moment et je me demandais s'il allait me répondre. Je lui lançai un regard furtif et vis qu'il était en train de m'observer avec attention. Il semblait incertain, presque craintif puis de la détermination s'étala sur ses traits.

« Je vais te le dire. » souffla-t-il doucement. « Mais pas ici... pas au milieu d'un bar bondé. »

Je l'étudiai pendant un instant. « D'accord, allons-y. Mais ne crois pas que tu vas pouvoir te sortir de cette conversation, Edward. »

Il se leva et posa sa main dans le bas de mon dos alors que nous nous dirigions vers la sortie.

« Je n'en rêverais même pas. » répondit-il.

~0~

Le trajet du retour à l'hôtel fut tendu et silencieux comme si nous attentions quelque chose. Nous traversâmes le lobby et montâmes dans l'ascenseur sans un mot. Je lui jetai de temps en temps un coup d'oeil mais son visage était stoïque et calme. Je savais qu'il n'allait pas se défiler.

Il prit ma clef, ouvrit la porte et la tint ouverte pour moi. Je sortis mes chaussures et allai vers la kitchenette avant d'ouvrir le frigo.

« Du vin ? » demandai-je.

Edward hocha la tête tout en retirant sa perruque couleur chaire et l'oeil sur son front puis il passa sa main dans ses cheveux aplatis.

Je remplis deux verres de vin et en tendis un à Edward avant de m'installer à côté de lui sur le canapé.

J'attendis.

Il prit une gorgée de son vin et soupira. « Je ne voulais pas tout gâcher. » dit-il doucement.

Je cherchai à croiser son visage. « Comment ça tout gâcher ? »

Il inspira profondément. « Je ne savais pas ce que je faisais. »

Je clignai des paupières en le regardant. J'étais perdue. « Qu'est-ce que tu veux dire ? »

Edward posa son verre sur la table basse et se pencha vers moi. « Je veux dire que je ne savais pas ce que je faisais. » Ses yeux s'écarquillèrent comme s'il essayait de me faire passer un message caché.

Il me fallut un moment pour le déchiffrer.

« Tu veux dire... ? » Je restai bouche bée de surprise. « Tu veux dire que tu n'avais jamais... ? »

« Ne me regarde pas comme ça. »

« Mais tu es thérapeute sexologue ! »

« J'ai les connaissances techniques... mais pas beaucoup d'expérience réelle. » répondit-il en rougissant.

« Mais... » bégayai-je.

« Mais quoi ? »

« C'est juste que je ne comprends pas, regarde-toi. » dis-je de stupéfaction en désignant sa perfection magnifique de la main.

« Qu'est-ce que c'est sensé vouloir dire ? »

Je le regardai d'un air ahuri. « Sérieux ? Tu es intelligent et drôle et... eh bien... incroyablement sexy. Et tu me dis que tu étais vierge ? »

« Es. » me corrigea-t-il.

« Quoi ? »

« Es. » répéta-t-il. « Pas ''étais''... ''es''... ou ''suis'', je suppose. Au présent. »

J'étais choquée. Je ne trouvais pas mes mots. Ma bouche s'ouvrit et se ferma en silence. J'étais quasiment sûre que je ressemblais à un poisson rouge.

Si c'était possible, Edward devint encore plus rouge. « Je ne suis pas du genre à aimer les coups d'un soir et les aventures. Ça ne m'a jamais intéressé. Et j'étais extrêmement occupé par mes études et ensuite, c'était le moment... mais il n'y avait d'opportunité. Et enfin, je t'ai rencontrée... »

Ses mots s'effacèrent.

« Tu m'as rencontrée et quoi ? » le questionnai-je doucement.

Edward inspira profondément et tendit la main avec hésitation avant de prendre la mienne. « Puis, je t'ai rencontrée et je n'étais plus intéressé par quelqu'un d'autre. »

De l'espoir pétilla dans ma poitrine. « Pourquoi est-ce que tu n'as rien dit ? » demandai-je, hypnotisée par la sensation de son pouce qui dessinait des cercles sur le dos de ma main.

« Je suppose que... j'avais peur. Je ne voulais pas perdre ce qu'on avait. » admit-il. « Est-ce que tu peux comprendre ça ? » Il me regarda timidement.

Je souris. « Bon sang, on est tellement idiot. »

Les sourcils d'Edward se froncèrent. « Pas vraiment la réponse que j'espérais. »

Je m'accrochai fermement à sa main, l'empêchant de reculer. « Tu ne comprends pas. Je ressentais la même chose, Edward. J'avais tellement peur de perdre ton amitié que je n'ai pas saisi la chance d'avoir ce que je voulais vraiment. »

Edward m'observa avec attention. « Et qu'est-ce que tu veux vraiment ? »

Je tendis la main pour toucher son visage. « Toi. »

Sa tête tomba en arrière pendant un instant. Il avait les yeux fermés et un sourire brillant illuminait son visage. Il revint alors vers moi, son regard vert était éclatant. « Je te veux aussi. Je... Je t'aime, Bella. »

« Mon dieu, Edward. Je t'aime aussi. Depuis toujours. » Un éclat de rire m'échappa mais il fut brusquement interrompu quand Edward m'attira finalement pour m'embrasser.

C'était encore meilleur que dans mes souvenirs. Ses lèvres fermes et chaudes, touchaient et taquinaient gentiment les miennes. Il prit mon visage en coupe. Son pouce caressa ma peau, envoyant le courant électrique familier à sa surface. Après un instant, il pencha la tête de côté et mordilla ma lèvre inférieure. Il la suça dans sa bouche, provoquant un gémissement de ma part. Il en profita pour glisser sa langue dans ma cavité, me caressant lentement et me rendant absolument folle. Je reculai pour respirer et il fit courir ses lèvres le long de mon cou. Il mordilla la peau puis estompa la brûlure en la léchant.

« Edward... » gémis-je alors que ses mains parcouraient mon dos puis il me ramena contre son torse. « Edward, il y a quelque chose que tu devrais savoir. »

Edward continua à sucer ma peau tout en haletant. « Quoi ? » souffla-t-il. Il caressa mes flans jusqu'à rejoindre ma poitrine.

« Oh mon dieu. » pleurnichai-je. « Hum... c'est bon... Je pensais qu'il fallait juste que je te dise que... Oh... je n'ai jamais fait ça avant. »

Edward se figea sur place, une de ses mains sur mon sein et l'autre sur mes fesses. Il sortit sa tête du creux de mon cou. « Quoi ? »

Je déglutis, rougissant légèrement. « Je n'ai jamais fait ça avant. Je suis... euh... Je suis vierge moi aussi. »

« Tu rigoles. » lança Edward.

« Nop'. » répondis-je joyeusement. « J'étais tellement occupée par l'école et mon travail... et puis, je t'ai rencontré... »

Je n'eus pas l'occasion de finir ma phrase parce qu'Edward se remit à m'embrasser. Il m'attira sur ses genoux, plongeant ses doigts dans mes cheveux alors que ses lèvres reprenaient là où elles s'étaient arrêtées dans mon cou.

« C'est tellement sexy. » grogna-t-il en mordillant ma peau et en y déposant des baisers mouillés. « Est-ce que tu m'attendais comme je t'attendais ? »

Ma tête tomba en arrière alors qu'il m'embrassait la clavicule. « Oui... oui, ça a toujours été toi. »

« Mmmm... » grogna Edward. Ses doigts s'enfoncèrent sur mes hanches. Il prit le tissu de ma robe dans sa main, dénudant mes jambes et me la retira finalement par la tête. Il la jeta au sol et se rassit. Ses yeux me parcoururent presque d'un air... émerveillé.

« Mon dieu, tu es tellement belle. » murmura-t-il. Ses doigts tracèrent le contour de mon soutien-gorge puis glissèrent sur mon ventre. Je frissonnai et ses yeux remontèrent rapidement vers les miens.

« Tu as froid ? »

Je secouai la tête. Edward hocha la tête et passa les mains dans mon dos pour défaire mon soutien-gorge. Il me lança un regard interrogateur et je lui fis signe que oui tout en faisant glisser mes bretelles. Le soutien gorge tomba et Edward eut le souffle coupé.

« Tellement belle. » répéta-t-il. Il se pencha et déposa un baiser sur ma poitrine. Je lui caressai les cheveux alors que ses lèvres parcouraient mes seins. Son nez caressa gentiment mon téton. Il finit par reculer et se leva, me soulevant pour me porter dans ses bras.

« Je pense que notre première fois devrait se passer dans un lit. » dit-il en embrassant tendrement mes lèvres. Il me porta jusqu'à la chambre et me posa sur le lit avant de tomber à genoux entre mes jambes. Il prit mon visage en coupe et m'embrassa avec passion. Sa langue et la mienne bataillèrent d'une manière érotique... toute résistance avait disparu... toute peur était interdite.

Je tendis mes doigts tremblants vers la fermeture éclaire au dos du déguisement d'Edward. Je tirai dessus, dénudant ses épaules et révélant centimètre par centimètre son magnifique torse. Quand le haut se retrouva autour de sa taille, Edward revint vers moi et m'embrassa tout en caressant ma poitrine.

Edward manquait peut-être ''d'expérience'' comme il disait mais c'était visiblement un expert dans son domaine. Il trouva ma poitrine de sa bouche et en traça les contours de sa langue avant de prendre mon téton durcit dans sa cavité. Il le mordilla doucement.

« Oh mon dieu ! » gémis-je alors qu'il passait à mon autre sein. Sa main se posa sur celui qu'il avait délaissé. Il vénérait mon corps, l'embrassant et le suçant... m'emportant dans une passion que je n'imaginais possible qu'entre nous. Et quand il posa finalement sa main sur le tissu trempé entre mes jambes, je m'arquai à cause de mon désir violent.

« Chuuut... » murmura Edward. Il fit lentement glisser ma culotte le long de mes jambes. « Laisse-moi simplement d'aimer, Bella. S'il te plait... laisse-moi juste t'aimer. »

Ses mains glissèrent sur mes jambes suivies rapidement par sa bouche comme s'il me goûtait... me séduisait. Ses mains s'arrêtèrent sur mes hanches. Il caressa de ses pouces la peau si proche de l'endroit où je le voulais... Sa bouche me surplomba alors qu'il me regardait à travers ses cils.

« Allonge-toi. » m'ordonna-t-il. Son souffle caressa mon intimité trempée.

« Qu'est-ce que tu vas faire ? » demandai-je à bout de souffle... Je le savais déjà... J'en avais déjà envie.

« J'ai envie de te faire te sentir bien. » répondit-il. Son regard baissa alors que le désir s'étalait sur son visage. Je me laissai tomber sur le lit. Tous mes muscles étaient tendus dans l'attente.

« Dis-moi ce qui te fait du bien, Bella. » murmura-t-il. « Dis-moi ce que tu aimes. »

Ses doigts taquinèrent ma peau, allant et venant. Ma respiration s'échappait difficilement alors qu'il me caressait et elle se coupa complètement quand il frôla mon clitoris gonflé.

« Est-ce que c'est bon ? » me questionna-t-il avec hésitation.

« Mmmm... oui... tellement bon. » gémis-je effrontément, incapable de ne pas me cambrer contre sa main.

Ses doigts écartèrent mon intimité et à la sensation de sa langue entre ses doigts, je me relevai soudainement sur mes coudes pour le regarder.

« Est-ce que ça va ? » demanda-t-il.

« Euh... ouais. Je crois. » Je rougis gênée. « Est-ce que ça... hum... a un goût bizarre ? »

Edward sourit. « Pas bizarre. Un peu acidulé... légèrement salé. J'aime ça. »

« Vraiment ? »

Les yeux d'Edward s'assombrirent. « La question, c'est plutôt est-ce que tu aimes ça ? » Il insista sur sa question en me léchant une nouvelle fois et mes yeux roulèrent en arrière.

« Je prends ça pour un ''oui''. » rigola-t-il doucement en retournant à sa tâche.

Je ne pouvais pas m'arrêter de fixer Edward alors qu'il me goûtait. La vue de ses cheveux en bataille entre mes jambes était vraiment érotique et je tendis la main pour glisser mes doigts dans ses cheveux. Il me lapa et me suça avant de passer sa langue sur ma peau la plus sensible. Je me tortillai sous lui et il posa son bras en travers de mon ventre pour me garder immobile. Après un moment, ses doigts rejoignirent sa bouche en une torture délicieuse. Il glissa un de ses longs doigts fins en moi et je mordis ma lèvres pour m'empêcher de crier.

« Est-ce que je te fais mal ? » demanda-t-il. Son visage était concentré.

« Non... non... » gémis-je. « C'est... c'est bon... vraiment bon... »

Je sentis son doigt aller et venir en moi et il le tordit légèrement. « Je veux le trouver... » marmonna-t-il presque pour lui même.

« Trouver quoi ? » demandai-je mais il ne me répondit pas. Je fus alors trop prise dans les sensations pour lui reposer la question. Il me caressa encore et je m'arquai alors que des vagues de plaisir me parcouraient.

« Le voilà. » entendis-je Edward dire avec satisfaction. Il recaressa cet endroit encore... et encore. Il se concentra uniquement sur ce délicieux carré de peau avec une précision dévastatrice. Je sentis le plaisir monter et mes muscles se contractèrent alors qu'Edward continuait ses attaques.

« C'est ça. » m'encouragea-t-il alors qu'il posait à nouveau sa bouche sur moi. La combinaison de ses doigts qui caressaient cet endroit électrique en moi et de sa langue qui taquinait... faisait des cercles... donnait des petits coups... c'était beaucoup trop.

« Edward. » gémis-je. Mes muscles se resserrèrent d'anticipation, se tordant et picotant... Je me concentrai sur ce point d'où les doigts et la langue d'Edward envoyaient des décharges de plaisir dans tout mon corps. Il n'accéléra pas le rythme, gardant une vitesse lente, un supplice. Il m'envoyait toujours plus haut à chaque caresse de ses doigts... chaque petit coup de langue.

Puis, juste au moment où je ne pensais plus pouvoir le supporter, Edward augmenta légèrement la pression, suçant ma peau chaude et m'amenant à un orgasme dévastateur. Des vagues de plaisir électriques me parcoururent et je m'arquai vers la bouche d'Edward, incapable de contrôler les instincts de mon corps... d'en supporter plus.

Je finis par m'écrouler sur le lit. Je baissai les yeux sur Edward qui m'observait avec émerveillement.

« C'était incroyable. » dit-il d'une voix grave.

Je rigolai doucement. « Tu m'arraches les mots de la bouche. »

Edward se leva et fit glisser son déguisement le long de ses jambes avant de le retirer. Mes yeux s'écarquillèrent quand je le vis... délicieusement tendu et musclé. Inévitablement mon regard tomba sur son érection lourde et je haletai bruyamment.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda-t-il nerveusement.

« Je... euh... c'est vraiment gros. »

Edward fit un petit sourire amusé.

Les hommes.

« Je ne sais pas si ça va rentrer. » dis-je d'un air sceptique.

Edward passa la main sous moi pour tirer sur les couvertures. Il se glissa à côté de moi alors que je me décalais vers le centre du lit.

« Crois-moi, ça va rentrer. » répondit-il.

« Tu es sûr ? »

Edward rigola légèrement. « Promis. J'ai fait des recherches poussées sur le sujet. »

Je me détendis en voyant le sourire d'Edward. C'était Edward. Ça allait marcher. Nous allions marcher.

« D'accord. » finis-je par dire. Je tendis les mains pour l'attirer à moi. Ma main passa entre nous et je l'entourais gentiment de mes doigts.

Edward gémit et je souris en sentant le pouvoir monter en moi. Je me mis à le masturber et Edward bougea légèrement les hanches avant d'attraper mon poignet.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » demandai-je. « Je t'ai fait mal ? »

Edward fit la grimace. « Crois-moi, c'était tout le contraire. Mais si tu continues comme ça, ça sera terminé avant d'avoir commencé. »

« Oh. » rigolai-je doucement. « Alors d'accord. »

« Merde ! » s'exclama Edward. Sa tête tomba contre l'oreiller.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? »

Il me regarda d'un air agacé. « Je n'ai pas de préservatif. »

Je tendis les bras vers lui. « C'est rien. Je prends la pilule depuis des années. » Il arqua un sourcil et j'ajoutai alors. « Pour réguler mes règles.. Bon sang, Edward. Je t'ai dit que je suis vierge. Et puisque tu l'es aussi, je ne pense pas qu'on ait à s'inquiéter pour les MST. »

« D'accord, si tu es sûre. »

« J'en suis sûre. Maintenant, viens ici. »

Edward s'allongea sur moi, prenant appuie sur ses coudes et il m'embrassa gentiment. Je sentis son membre contre mon ventre et une fois de plus, une vague de courage me parcourut.

« Ça va faire mal. » me prévint Edward. « Je vais être aussi doux que possible mais ça va faire mal. »

« Je sais. C'est bon. » l'assurai-je. « Je veux être avec toi, Edward. S'il te plait. »

Il me sourit doucement. « Je t'aime. »

« Je t'aime aussi. »

Il se pencha et m'embrassa tendrement. Je sentis ses hanches bouger alors qu'il se présentait à mon entrée. Je me tendis.

« Je sais que c'est dur mais essaye de te détendre. » m'encouragea-t-il.

Un gloussement hystérique m'échappa.

« Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ? » me questionna-t-il.

« C'est très dur. » lâchai-je en gloussant un peu plus. « C'est incroyablement dur ! »

Edward roula des yeux. « Sérieux ? T'as quoi, douze ans ? » Mais je vis qu'il avait un petit sourire sur les lèvres et cela me fit repartir dans un gloussement incontrollable. Peu après, Edward se mit à rire doucement et je sentis les vibrations de sa poitrine contre la mienne. Il bougea légèrement et je l'entendis grogner quand le bout de son érection glissa contre mon clitoris.

J'en eus le souffle coupé. Soudainement, ce n'était plus vraiment drôle.

« Tu as fini ? » demanda Edward les dents serrés.

Je hochai la tête alors que la chaleur montait dans mon corps.

« Essaye de te détendre. »

Je hochai une nouvelle fois la tête et inspirai profondément. Il se pencha et je me concentrai sur mon baiser avec Edward.

Il bougea lentement, tendrement... m'embrassant passionnément alors qu'il entrait en moi. Je sifflai à la sensation de brûlure qui me parcourut quand il m'étira.

« Ça va ? » demanda-t-il.

« Continue. »

Il me laissa le temps de m'adapter avant de continuer... centimètre par centimètre... jusqu'à ce qu'il arrive à ma barrière.

« On y est. » dit-il les dents serrées. « Il n'y a pas moyen de faciliter la chose. »

Je hochai brusquement la tête. « Fais-le, Edward. Fais-le maintenant. »

Il recula légèrement et poussa en moi, envoyant une vague de douleur à m'arracher des larmes dans tout mon corps. Un sanglot forcé s'échappa de mes lèvres.

« Je suis désolé. » murmura-t-il en déposant des baisers sur mes lèvres... mes joues. Elles étaient mouillées et je réalisai que je pleurais.

« Tu vas bien ? » me questionna-t-il.

« Ça fait vraiment mal. » pleurnichai-je.

« Je sais, bébé, je sais. » répondit-il d'un air compatissant. « Tu veux que j'arrête ? »

« Non ! » m'exclamai-je, réalisant à ce moment-là que toute cette douleur en valait la peine puisque j'étais connectée à Edward. « Non. N'arrête pas. Va doucement, d'accord ? Va doucement. »

Edward hocha difficilement la tête. Je voyais dans la tension de ses muscles qu'il était difficile pour lui de se retenir. Mais il le faisait. Pour moi, il le faisait.

Il recula et revint lentement. La brûlure s'intensifia amenant de nouvelles larmes à mes yeux.

« Ça suffit. C'est trop. » Les yeux d'Edward étaient peinés. « J'arrête. »

Il commença à reculer mais j'enroulai mes jambes autour de ses hanches. « Ne. T'arrête. Pas. » ordonnai-je. « Je savais que ça allait faire mal la première fois, Edward. Mais je veux que tu continues. Ne t'avise même pas d'arrêter. »

Edward ferma les yeux de toutes ses forces. « D'accord. » dit-il doucement. Il se remit à bouger... lentement... dehors... et dedans... et dehors... et dedans.

La douleur s'estompa.

Dehors... et dedans... et dehors.

« Edward... » murmurai-je.

... et dedans...

« Ça va ? » demanda-t-il.

... et dehors... et dedans...

« Ouais. » Je levai légèrement les hanches à la rencontre de ses poussées. « C'est... c'est bon. »

... et dehors...

« C'est vrai ? »

... et dedans...

« Ouais. » dis-je à bout de souffle. « C'est bon. »

« Merci mon dieu. »

Edward accéléra le rythme, poussant en moi et je m'arquai pour aller sa rencontre. Je m'accrochai à ses épaules alors que nos corps se combinaient.

« Tellement bon... Bella. Mon dieu, je t'aime. » Ses yeux plongèrent dans les miens alors qu'il continuait à boucher durement. J'observai son visage alors qu'il se transformait en cette vue magnifique que j'avais eu la chance de voir quelques années auparavant. Mais cette fois-ci, c'était différent. Cette fois-ci, quand il jouit, cela nous lia au lieu de nous séparer.

Cette fois-ci, quand ce fut terminé, il m'attira dans ses bras et embrassa mes cheveux tout en caressant ma peau.

Cette fois-ci, nous sombrâmes dans le sommeil... et je sus que c'était juste le début.

~0~

Six mois plus tard

« Je ne sais pas quoi faire, Dr Cullen. J'avais de tels espoirs et c'était horrible ! »

J'observais Edward à travers la vitre, depuis ma place de productrice. J'avais un petit sourire sur le visage. Il me lança un rapide regard et me fit un clin d'oeil avant de retourner son attention sur la personne qui appelait.

« Eh bien, Sarah, vous devriez savoir que la première fois d'une femme est souvent douloureuse. » dit-il. « Néanmoins, après ça, avec le bon partenaire, les choses devraient devenir plus agréable. »

Edward avait raison à propos de ça. Après notre première fois, notre vie intime avait explosé. Nous avions attendu tellement longtemps et je devais le dire, Edward valait le coût d'attendre. Il pouvait être gentil et aimant... ou chaud et exigeant... et je devais admettre que j'en aimais chaque seconde.

Ce qui était encore plus incroyable, c'était notre relation en dehors de la chambre. Je pensais que nous étions proches auparavant mais nos liens s'étaient encore raffermis. Je l'aimais de plus en plus chaque jour... et je chérissais chaque instant avec lui. Mes yeux s'égarèrent sur le diamant qui ornait mon annuaire à la main gauche. Il me l'avait donné seulement trois jours auparavant. Je souris en pensant que nous allions avoir encore plus de moments ensemble... toute une vie de moments.

« Alors, vous pensez que je devrais lui donner une autre chance ? » demanda Sarah avec un scepticisme évident dans la voix.

Edward fit glisser ses lunettes sur le dessus de sa tête et je souris, sachant très bien que d'ici peu, il les chercherait.

« Si vous l'aimez, oui. » répondit simplement Edward. « Et dites lui ce que vous ressentez. Une communication libre est la clef d'une relation réussie. »

« D'accord. Je vais essayer. »

« J'espère que oui, Sarah. Merci d'avoir appelé. » dit Edward. Je lançai le générique de fin de l'émission. « C'est la fin de notre temps ensemble, Seattle. Au nom de ma productrice, Bella Swan, très bientôt Bella Cullen et moi-même. » lança-t-il en me faisant un clin d'oeil. « Merci de nous avoir écouté. Je serais de retour demain soir à la même heure. D'ici là, souvenez-vous, le sexe c'est bon mais du bon sexe c'est encore mieux... »

Il se tourna vers moi et amena le micro à ses lèvres. Son regard était empli d'amour et d'érotisme et il ajouta une nouvelle phrase d'accroche.

« ... Et l'amour transforme l'un en l'autre. »


Aww ! (*soupir*) Je crois que l'Edward geek/présentateur radio/sexologue est mon nouvel Edward préféré ^^

Ils se sont tournés autour un moment mais finalement, ils se sont bien trouvés, non ? :)

S'il vous plait, n'oubliez de laisser votre avis, je suis vraiment curieuse de savoir ce que vous avez pensé de ce loooong OS XD

Ah oui ! Et si vous avez aimé, je vous propose de lire d'autres OS de TKegl que j'ai traduit (les autres arriveront bientôt ;))

~ In The Light of Day (http(:)/www(.)fanfiction(.)net/s/7115688/1/In_The_Light_of_Day_Traduction_Tkegl)

Après quelques verres en trop, Bella Swan, 43 ans passe la nuit avec un jeune inconnu. Mais quand elle le retrouve, pourra-t-elle résister à l'attirance qui les attire l'un vers l'autre ?

Ainsi que ~ All Aboard (http(:)/www(.)fanfiction(.)net/s/7274595/1/)

Bella a l'impression d'être une malade à observer le garçon sexy qui s'assoit en face d'elle dans le métro tous les soirs. Mais quand elle découvre que lui aussi l'observe, les étincelles se mettent à voler entre ces deux là. Prendre le métro n'a jamais été aussi amusant !

A très vite ! Prenez soin de vous !

XOXO

Eresy