Bonjour!

J'ai depuis quelques temps l'envie d'écrire des petits moments de vie de nos agents préférés, histoires courtes, instants de vie retracés en quelques mots (500 maximum) de la vie au NCIS et hors du NCIS!

Voici donc le premier, un "drabble" de 450 mots sur Gibbs ^^.

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!

Bonne lecture!


Journée noire

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Il y a des jours comme ça où chaque élément, même minime, peut paraître des plus exaspérants pour un être humain. Des jours qu'on appelle « journée noire », la couleur s'assortissant à l'humeur qui s'en suit.

Aujourd'hui était une journée noire pour Leroy Jethro Gibbs. Il avait très mal dormi, se retournant environ cinq cent fois dans son lit durant la nuit, s'était coupé en se rasant ce matin, avait eu sept appels de sa troisième femme qui lui réclamait des documents administratifs entre sept heures et huit heures du matin et avait cassé sa clé dans sa serrure en fermant sa porte.

De quoi faire de l'agent spécial Leroy Jethro Gibbs un homme plus que tendu alors qu'il entrait dans l'open space de son pas rapide, pour aller s'installer à son bureau, son gobelet de café noir à la main.

Heureusement, il y avait un remède contre chaque chose. Le remède contre sa mauvaise humeur du jour se trouvant à l'instant même dans sa main droite. Ce remède s'appelait « CAFÉ ».

Il ôta le capuchon couvrant la boisson de son délicieux breuvage, humant l'odeur du café acheté quelques minutes auparavant.

En général, le fait de sentir la douce odeur sa drogue noire donnait à l'agent Gibbs un sentiment de bien être total, d'apaisement, de savoir que sa soif allait être comblé par le goût amer du café.

Mais là…

Il en résultat un froncement de sourcil de l'intéressé, suivi d'un coup d'œil sur le liquide qui tenait place dans son gobelet. Un pli démontrant la colère qui l'envahissait petit à petit apparut sur son front, alors qu'il comprenait. Il trempa ses lèvres dans le gobelet pour en être sûr, avant de recracher la boisson dans la poubelle posée au côté de son bureau, et d'en faire de même avec le gobelet. Il jeta par la même occasion un regard noir à l'agent spécial Anthony DiNozzo qui se posait devant lui avec un grand sourire orné d'un « Salut Patron! Tu fais la grève de la soif ? », ne dédaignant pas répondre, se contentant de plisser les yeux à son encontre, avant de se lever d'un geste sec vers lui, sa main droite le démangeant de taper sur la nuque d'un agent du NCIS trop bavard.

Il n'aurait pas son délicieux café. Cette journée était et allait rester une journée noire, au détriment de toutes les personnes qui allaient croiser sa route aujourd'hui. La vendeuse du Starbuck qui l'avait servi ce matin même ne saurait jamais qu'elle allait peut-être avoir le meurtre de l'agent spécial Anthony DiNozzo sur le dos aujourd'hui, à cause du cappuccino qu'elle lui avait servi en lieu et place de son café noir.


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