Titre : Crows Zero

Traductrice : AngealSword

Base : Crows Zero

Genre : De la baston, des prises de bec et de la romance…

Disclaimer : L'histoire de cette fic, ainsi que les personnages et l'univers ne m'appartiennent absolument pas. Je ne suis que l'humble traductrice qui a été autorisé par l'auteur à traduire et publier.

Crows Zero

Chapitre un

By Avalon-Shiranui

Serizawa Sumi entra dans le poste de police et regarda autour d'elle. Plusieurs hommes se tournèrent vers elle, probablement à cause de la minijupe rose et le débardeur fleuri qu'elle portait. Elle les ignora alors qu'elle repérait une silhouette familière un peu plus loin. Ses lèvres se pincèrent, mais elle réussit à se détendre au moment où elle atteignit le bureau. L'homme hocha la tête vers elle pour la saluer et elle lui rendit le geste.

« - Inspecteur. »

Le garçon assit en face de l'homme, Serizawa Tamao, leva la tête et grimaça en la voyant. Il n'était pas très grand, mais il était certainement assez grand à côté d'elle. Contrairement à sa peau pâle et ses traits fins, il avait un visage hâlé et les traits aiguisés, lui donnant un air agressif mais sage. Il portait encore sa veste d'uniforme et son pantalon qui était couvert de terre. Un léger filet de sang coulait de ses cheveux bruns qui semblaient châtain sous l'éclairage de la pièce. Et il y avait une légère lueur d'appréhension alors qu'il levait ses yeux en amande vers elle. « - Sumi. »

L'inspecteur se leva et fit le tour de son bureau. « - Gardez mieux un œil sur lui la prochaine fois, hein, Sumi-Chan ? »

« - Arigato, inspecteur. » Elle le regarda, puis porta ensuite son regard vers Tamao qui détourna rapidement les yeux. Elle le fixa un instant avant de s'approcher de lui. Elle tira sa tête en arrière en l'attrapant par les cheveux et passa son bras autour de sa gorge. « - Tu n'es qu'un crétin ! Comment oses-tu te faire arrêter de nouveau ! Combien de fois t'ai-je dis d'attendre de te renflouer, crétin inutile ? »

« - Je… Dé.. solé.. » Marmonna-t-il comme il put, agitant ses bras et ses jambes comme un fou.

« - Tu as intérêt à l'être ! Je vais t'étrangler jusqu'à ce que ta tête devienne toute bleue ! »

« - Au secooouuuuur ! »


Tamao trainait des pieds alors qu'il sortait du bâtiment au côté de Sumi et ils s'engagèrent dans les rues sombres éclairées par les lampadaires. « - Merci pour la caution, Sumi. »

Sumi soupira dramatiquement. « - Que puis-je faire ? Tu es désespéré sans moi. » Elle passa son bras autour de son coude et s'appuya contre son épaule. « - Alors, qu'as-tu fais cette fois ? »

Il haussa les épaules. « - J'ai conduit la mobylette de Tokio sans permis. Kuroiwa m'a poursuivit et il a perdu à un innocent jeu de poulet. »

« - Il a accidenté sa voiture à cause de toi, Tamao. » Rappela Sumi, et il haussa à nouveau les épaules. Ils rirent tous les deux. « - Tant que tu es en sécurité, c'est tout ce qui compte vraiment pour moi. »

Tamao lui sourit et il lui fit lâcher prise pour qu'il puisse passer son bras autour de ses épaules. « - Tu es la meilleure cousine du monde entier, tu le sais ça ? »

Elle sourit. « - Bien sûr que je le sais ! »


« - Sumi ! Par ici ! » Takahashi Meiko se tenait sur la pointe des pieds sur ses talons aiguilles et agitait frénétiquement son bras dans sa direction. Meiko était toujours habillée avec des vêtements luxueux, des yeux marron, de longs cheveux noirs, une peau de porcelaine et une silhouette bien faite. Sumi aimait particulièrement le visage de Meiko, cependant. Ses yeux étaient parfaitement bien placés par rapport à son petit nez long, et les lèvres pulpeuses de Meiko ne pouvaient jamais cacher l'émotion, et elle essayait rarement. « - Sumi ! »

Sumi rejoignit la table où elle se trouvait avec trois autres filles. « - Vous êtes là depuis longtemps ? » Demanda-t-elle en s'installant à côté de Meiko et faisant un petit signe aux trois hommes qui se trouvaient avec elles. « - J'ai eu un petit contretemps. »

« - Pour arranger les choses avec la police pour Tamao-kum, sans aucun doute. » Répondit Meiko avec une légère désapprobation.

« - Encore. » Rigola une fille. « - Vu le nombre de fois où il se fait arrêter, calmer les flics est presque impossible ! » Les filles riaient.

Sumi résista à l'instinct de se pencher à travers la table et de cogner la tête de la fille dessus. Ce n'était pas qu'elle ne les aimait pas, mais elle n'aimait simplement pas les remarques sarcastiques des gens à propos de Tamao alors que c'était quelqu'un qu'elle aimait plus que tout.

« - Ce n'est pas comme la plupart des gens qui ne méritent pas ce qu'ils obtiennent. » Répliqua-t-elle. « - Tamao n'est pas un mauvais gars. »

« - Qu'en dit la police ? » Taquina la deuxième fille.

« - Qui s'en soucie ! » Interrompit la troisième. « - Je veux danser, allons-y ! » Les trois filles et les garçons se levèrent et disparurent dans la foule.

Sumi était heureuse d'être débarrasser de leur présence. Ses yeux se posèrent sur Meiko. « - Tu sais, je n'aime pas ça quant tu traine avec ces dindes gloussantes, Meiko. »

Meiko lui donna une tape amicale sur l'épaule. « - Ce n'est pas comme quand tu traines avec des gens qui ne sont pas tous les jours en train de perdre du sang, Sumi-Chan. »

« - Je sors avec des gens que j'aime dans des endroits où je me sens à l'aise. » Sumi haussa les épaules. « - Ce n'est pas de ma faute si ces voyous en herbe sont plus mes copains que les dindes qui te suivent. »

Meiko haussa les épaules et poussa le pied de Sumi. « - En parlant de ça ! Regarde mes nouvelles chaussures ! Les talons sont recouverts de satins noirs et c'est la marque Mary Jane. »

Sumi écarquilla les yeux. « - Mon dieu ! les as-tu eues ? »

« - Victoria Secret, bien sûr. Elles ne m'ont coûté seulement que cent-quatre-vingt-quinze dollars. »

Sumi regardait avec envie l'expression fière de Meiko. « - Ma fille, on peut dire que tu as de la chance que ton père soit ce qu'il est. S'il ne se faisait pas beaucoup d'argent, tu ruinerais ta famille avec ton sens de la mode. » Monsieur Takahashi était un homme qui faisait beaucoup d'affaires avec les yakuzas, y compris les faire infiltrés dans les nouvelles entreprises restructurées.

« - Mais j'ai bon goût, non ? »

« - Pour sûr. »

Meiko sourit, puis claqua sa paume sur la table, en levant le menton. « - Tu as besoin d'un homme, Sumi ! »

Sumi leva les yeux de la chaussure et regarda la fille, confuse. « - Quoi ? »

« - Un homme ! Un homme riche ! De cette façon, tu pourras t'acheter toutes les choses que ton cœur désire et ne jamais avoir à te soucier de la pauvreté ! Et faire de l'argent un bon usage ! »

Sumi la regarda pendant quelques secondes, puis secoua la tête. « - Wow, Meiko. J'ai oublié à quel point tu pouvais être superficielle parfois. »

« - Oui ! » Elle sourit. « - Il devra être beau, peut-être un peu plus âgé aussi. Oh ! Et bien sûr en choisir un qui ne sera pas beaucoup à la maison. De cette façon, tu n'auras pas à être avec lui trop souvent. Et tant que nous parlons de ça… »

Sumi tourna les yeux vers le club alors que Meiko continuait à parler. Elle voulait se lever et danser avec tout le monde, mais sa longue journée avait épuisé son quota énergétique. La police ne lui avait pas vraiment causé d'ennui, mais l'argent pour la caution de Tamao ne poussait pas sur les arbres, malheureusement.

Elle ne lui en voulait pas pour ça. Tamao était important pour elle, et travailler plus que d'habitude pour aider ses proches ne l'avait jamais dérangé. Les autres qui se trouvaient dans le club ne pouvaient pas comprendre.

Sauf une fille debout près d'un gars dans un coin. Elle était petite et mince, vêtue d'un jean et un débardeur qui glissait sur ses épaules osseuses alors qu'elle tenait la chemise de l'homme et semblait le suppliait.

Enfin le mot homme était un euphémisme. Il ne devait pas être plus âgé que Sumi et pas beaucoup plus grand non plus. Il était assez beau pour un voyou, mais le rictus de colère sur son visage lui enlevait tout charme. Il saisit le bras de la fille et la traina vers la porte de secours qui menait dans la ruelle.

Sumi haussa un sourcil et se leva. « - Je reviens tout de suite. »

« - Attends, où vas-tu ? Sumi ! »


La fille cria alors que sa joue heurtait le mur de briques. « - Jiro, s'il te plait ! »

« - Tais-toi ! » Le voyou lui attrapa une poignée de ses cheveux et tira en arrière pour qu'elle puisse le regarder. « - Tu pensais que tu pouvais te jouer de moi et sortir avec un autre, salope, tu es à moi, je te possède ! »

« - Je suis désolée ! S'il te plait, laisse-moi partir ! » Cria-t-elle.

« - Te laisser partir ? » Ricana-t-il en échangeant un regard moqueur avec ses amis et en tirant un couteau de sa poche. « - Je vais te laisser partir. Une fois que je t'aurais donné une petite leçon. »

« - Oie. » Sumi referma doucement la porte derrière elle et descendit les trois marches sur le trottoir. Elle haussa un sourcil en les regardant et pencha la tête.

Jiro la foudroya du regard. « - Putain, t'es qui toi ? »

« - Juste une simple spectatrice. » Sumi agita négligemment la main vers eux. « - Laisse-la partir. »

Il rigola en attirant la fille contre lui, agitant la lame devant son visage. La fille se tortilla alors qu'il lançait un regard noir à Sumi. « - Je ne pense pas. »

Sumi pinça les lèvres. « - C'est imprudent. Maintenant, je vais être obligé de t'enseigner une petite leçon. »

« - C'est drôle ! » Il tourna la tête vers ses amis. « - N'est-elle pas drôle ? » Il se retourna mais ne sentit la douleur dans son crâne que quand sa tête entra en collision avec le mur.

Sumi fit sauter le couteau de sa main avec son pied et d'un geste vif et précis, le planta dans sa main, le clouant au mur. Elle ignora ses cris, mais se retourna vers le reste des hommes qui ne tarderaient pas à se jeter sur elles. La fille saisit l'arrière du débardeur de Sumi, mais les yeux calmes de Sumi restèrent concentrés sur les hommes qui s'approchaient.

Ça allait faire juste.

« - Oie. » La voix venait de derrière et elle lança un bref coup d'œil par-dessus son épaule, s'attendant à une embuscade. L'orateur était un garçon de son âge, ses cheveux blonds coiffés en pointes sur sa tête, et ses yeux bruns en amande fixés sur la bande de garçon.

En vérité, Sumi frémit en regardant les traits durs de son visage et la froideur expérimenté dans son regard désapprobateur. Une douzaine d'autres gars affluèrent à ses côtés.

Il fronça les sourcils. « - Ce n'est pas très glorieux de s'en prendre à des filles. » Il fit un signe de tête, et sa troupe se précipitèrent vers les filles dans le but d'aller à la rencontre de la bande de garçon qui ne perdit pas de temps à fuir et ils les poursuivirent hors de la ruelle.

Sumi attendit que le dernier disparaisse, puis fit signe la fille de retourner à l'intérieur. Le gars blond retira le couteau de la main ensanglanté de Jiro, le laissant s'écrouler misérablement au sol. Elle le regarda nettoyer la lame sur son pantalon. « - C'est gentil d'être intervenu, étranger. »

« - Je ne suis pas venu à ton secours. » Répondit-il sèchement, empochant le couteau.

« - Je n'ai pas dit que c'était le mien. » Répliqua-t-elle en fronçant les sourcils alors qu'il se tournait finalement pour la regarder. « - Pourtant, tu mérites des remerciements pour avoir sauver l'autre fille, non ? Alors, arigato. »

Il haussa les épaules et se tourna pour partir. « - Peu importe. »

Sumi observa son pantalon noir et son tee-shirt de la même couleur, il ne portait pas de veste mais elle avait reconnu l'uniforme que ses hommes portaient fièrement quand ils l'avaient dépassés. « - Tu es de Suzuran. » Il la regarda et elle sourit. « - Mmm ? »

Son silence fut bref. « - Et ? »

Elle croisa les bras sur sa poitrine et se pencha légèrement sur le côté, le regardant un peu plus clairement. « - Quel est ton nom ? »

« - Ce n'est pas tes affaires. »

« - N'ai pas peur, Blondie. » Elle sourit. « - Je promets que je ne vais pas te massacrer maintenant que tu n'as plus tes hommes. »

Il sourit. « - Comme si tu pouvais. » Elle fronça brièvement les sourcils tandis qu'il la regardait pendant plusieurs longues secondes silencieuses, puis il répondit : « - Izaki Shun. »

« - Izaki. » Répéta doucement Sumi, aimant la façon dont ça sonnait sur ses lèvres. « - Je me souviendrais. »

« - Et qui es-tu ? » Il tapota la lame dans sa poche. « - Certainement pas une demoiselle en détresse. »

« - Sumi. » Répondit-elle avec un sourire narquois et il se tourna pour partir alors que les hommes revenaient. « - Juste Sumi. » Continua-t-elle sans se démonter. « - Merci encore pour avoir sauver l'héroïne courageuse, mais je n'en aurais pas besoin la prochaine fois, Izaki-kun. »

Il disparut au coin de l'allée, et elle attendit trois bonnes minutes avant de se mettre à rire ridiculement.


Était-ce un gémissement ? Un gémissement de douleur ? Gaw, ça ne s'arrêtera jamais ! Enfin, c'était Suzuran après tout, à quoi s'attendait-elle ?

Sumi monta les dernières marches et se retrouva sur le toit où deux garçons était couchés au sol tandis que Tamao parlait avec Tatsukawa Tokio. Elle reconnu les frères Mikami comme étant les victimes se tortillant au sol. « - Tamaooo. » Grogna-t-elle d'un air désapprobateur.

Tamao regarda par-dessus son épaule et se retourna. « - Sumi-chan ! »

Sumi soupira puis le prit dans ses bras. « - Tu es chanceux que nous soyons de la même famille. » Elle haussa les épaules quand il ouvrit la bouche d'un air défensif. « - Ne t'inquiète pas. Je ne viens pas ici pour te surveiller, Senpai. Je suis curieuse de savoir si tu connais un certain Shun Izaki ? »

Il plissa les yeux instantanément. « - Pourquoi ? T'a-t-il fait quelque chose ? Tu vas bien ? »

« - Je vais bien. » Assura-t-elle. « - Je demandais seulement. »

« - Tu es sûr. »

« - Affirmatif. »

Ses yeux ne semblaient pas convaincus, mais, après une courte pause, il répondit : « - C'est le chef de la Terminal D. »

« - Et un vrai connard. » Railla Yuji Tokaji. « - Malin, mais fourbe. »

Elle doutait beaucoup que quiconque puisse être plus fourbe que Tokaji, mais elle l'ignora. « - Un challenger ? »

« - Pas exactement. » Répondit Tamao. « - Il est impatient de me défier, mais ne le fais pas encore. Je ne suis pas inquiet. »

Sumi renifla. « - Tu ne serais pas inquiet même si quelqu'un pointait un lanceur de roquette sur toi. » Encore une fois, elle haussa les épaules pour couper ses commentaires. « - Tu as battu les frères Mikami, alors quelle est la suite ? »

Il fit la moue. « - Rien. »

Elle s'approcha, le visage reflétant sa curiosité. « - Quelqu'un t'inquiète ? »

Ses yeux brillèrent. « - Iie. »

Elle haussa les sourcils. « - Ah ? » Elle était sûr qu'il y avait quelqu'un.

Il s'écarta et détourna le regard. « - Bien sûr que non. »

Sumi tourna alors doucement les yeux vers Tokio, qui détourna lui aussi le regard, puis elle se redressa. « - Hum. Eh bien, dans ce cas, tu ne m'en voudras pas si j'erre autour du campus pendant un petit moment avant de partir. »

Tamao fixa ses yeux sur elle et lui attrapa le coude. « - Euh. » Il regarda Tokio pour qu'il l'aide, mais Tokio se racla la gorge et fit semblant de ne rien voir.

Sumi tapota le bras de Tamao et se libéra de sa prise avec un sourire. « - Ne t'en fais pas, Senpai. Je peux me débrouiller avec ces clowns. » Elle lui fit un clin d'œil et enjamba les frères Mikami en partant.


Suzuran ne lui avait jamais semblait comme un lieu de violence, il l'était vraiment pourtant, mais pas pour elle. Les élèves n'avaient jamais semblé égoïstes ou décérébrés ou effrayant, et la violence ne semblait jamais inutile. En vérité, Suzuran représentait le style de vie que les élèves mèneront pour le restant de leur vie, et parfois, il y avait vraiment des personnalité extraordinaires, comme Tamao.

Mais ce n'était pas comme une institution. Les luttes incessantes pour le pouvoir était un facteur inutile. Avec tous les bons venaient le mal, selon elle.

Sumi esquiva latéralement un élève assez imposant, grand et large d'épaule, habillé d'un jean et d'un pull à capuche. Elle leva les yeux juste à temps pour voir son expression vide, mais il continua son chemin sans faire attention à elle. Elle regarda par-dessus son épaule pour l'observer une seconde fois. Cela devait être Rinda-man. Tamao et Tokio l'avaient mentionnés à plusieurs reprises, et les rumeurs n'étaient pas glorieuses. D'une certaine manière, cependant, il lui parut plus comme un solitaire que comme un intimidateur.

« - Enfin je t'ai retrouvé. »

Sumi se tourna et regarda un petit homme vêtu d'une chemise en soie rouge, d'un pantalon blanc et d'une longue veste de la même couleur. Il jeta un batte de baseball sur son épaule alors qu'il approchait avec un froncement de sourcil sur son visage. « - Laisse-moi te montrer ce qui arrive quand on s'en prends à des yakuza. »

Puis elle remarqua à qui s'adressait ses paroles. Un mec, probablement du même âge que Tamao, se tenaient à une vingtaine de mètre d'elle, les mains dans les poche de son pantalon d'uniforme noir. Il était grand, beaucoup plus grand que l'homme qui approchait, mais beaucoup plus petit comparé à Rinda-man. Ses cheveux noirs étaient plaqués en arrières et rasés sur les côtés, et les traits de son visage étaient durs, mais son apparence quelque peu négligée le classait comme étant de Suzuran : Une verste courte boutonné, un tee-shirt gris foncés dessous, et une longue chaine qui pendait d'une ceinture blanche. Pourtant, quelque chose en lui semblait faux. Il n'était pas tout à fait dans son environnement.

Le petit homme fut finalement près de lui et leva le visage vers le garçon. « - Tu es mort, Serizawa. »

Sumi fronça les sourcils et ses épaules s'affaissèrent. « Pourquoi ne suis-je pas surprise ? »

L'étudiant fronça les sourcils de confusion. « - Serizawa, c'est pas moi. »

Mais le yakuza ne recula pas. « - Me prends pas pour un con. » Il voulut le frapper mais en une fraction de seconde, le garçon s'était baissé et lui avait donné un coup dans le ventre de l'homme. Le yakusa tomba alors progressivement au sol, grimaçant de douleur.

L'étudiant lui lança un regard gêné. « - H… Hé, tu vas bien ? »

Sumi émit un petit rire et le garçon la regarda. « - Tu es assez rapide. Peut-être un peu trop rapide. » Elle s'approcha et s'agenouilla à côté de l'homme au sol, lui touchant doucement l'épaule. « - Et toi, tu n'es pas assez rapide, mon vieux. » Elle saisit son bras fermement et lutta pour le relever. Il s'effondra en avant contre elle mais fut immédiatement retenu.

L'étudiant lui avait saisit le col et avait utilisé la force de ses bras pour le maintenir stable. Il regarda l'homme sévèrement, il remarqua que Sumi le fixait et il le lâcha. « - Je ne suis pas Serizawa. »

Sumi se tourna vers le petit homme. « - Mais qui êtes-vous, monsieur ? Vous n'êtes évidemment pas un étudiant. »

Il se redressa hardiment et la légère grimace qu'il fit montra qu'il souffrait encore un peu. « - Je m'appelle Ken Katagiri, et je suis un yakuza ! Et je suis à la recherche de Tamao Serizawa ! » Il pointa alors le doigt vers l'étudiant. « - Et si tu n'es pas lui, alors qui diable es-tu ? »

« - Takiya Genji. » Répondit-il, redressant le menton avec défi.

Sumi lui sourit gentiment et fit un léger signe de paix. « - Je suis Sumi. »

Ken les regarda tous deux maladroitement et secoua la tête. « - Genji et Sumi ? » Genji continua simplement à le regarda sévèrement tandis que Sumi hochait la tête. Ken cligna des yeux. « - Qui diable êtes-vous ? » Grommela-t-il puis il tomba en arrière, inconscient.

Les sourcils de Sumi se haussèrent alors qu'il tombait. « - Hum. Je suppose que tu as un coup de poing assez bon, hein, Genji-san ? » Elle leva les yeux vers lui mais il détourna délibérément le regard vers la direction opposé. Elle haussa les épaules. « - Je vais te laisser t'en occuper, alors. Je dois aller au travail ! » Elle enjamba le corps de Ken et se dirigea vers le portail du lycée. Mais elle jeta par hasard un coup d'œil par-dessus son épaule.

Genji était agenouillé devant Ken et luttait pour le redressait. Il ne la regarda pas, mais elle était certaine qu'il savait qu'elle était toujours là.

Elle sourit. « - En effet, Senpai. Tu as vraiment besoin de t'en inquiéter. » Puis elle rigola. « Mais il est si kawaii ! Ça compense quelque chose ! »

A suivre...