Tim s'était porté pale durant tout le week-end. Il ne pouvait pas revenir sur son lieu de travail. Un sentiment, le rendant mal à l'aise le titillait. Depuis quelques temps, notre petit bleu adoré semblait perturbé en la présence de l'agent italien. Que lui arrivait-il ? Que se passait-il ? Jamais, il n'avait ressentit pareil sentiment envers une personne. Il ne peut rien avouer. Tony se moquerait de lui ou pire il l'éviterait. Cela le rendrait très malheureux. Tim se dit que le mieux, pour le moment, est de s'enfermer dans son appartement et d'attendre que cela passe.

Une semaine venait de s'écouler. Toujours la même situation. Le même sentiment. L'agent retourna au bureau. Tout confiant, il sortit de l'ascenseur comme à son habitude et Tony l'interpella.

« Alors, mon p'tit bleu préféré, t'étais passé où ? »

Cette simple phrase détérèrent ses sentiments amoureux et le petit Timmy rougit. Embarrassé, sous les railleries de l'italien de l'équipe, Tim s'asseya à son bureau et essaya par tous les moyens de ne pas regarder son collègue et encore moins de croiser son regard. La journée dura une éternité. McGee était bien content de rentrer chez lui. Il s'installa derrière son écran d'ordinateur et écrivit tout ce qui lui passait par la tête.

Tony,

Dés l'instant où je t'ai vu, j'ai été attiré par toi : ton charme, ton assurance, ton côté Peter Pan. Il y a des fois où tu es agaçant mais je voulais te dire. T'avouer, serait le terme le mieux adapté. Comment te le dire ? Je t'aime. Je t'aime même avec tes défauts qui font, je trouve, ton charme.

Je pense que tu vas me prendre pour un fou mais tant pis. Il fallait que je te le dise. Je ne pouvais plus garder mes sentiments pour moi. S'il te plait, ne me renie pas suite à l'aveu que je suis entrain de te faire. Je ne te demande rien. Je ne veux pas que notre amitié disparaisse du jour au lendemain. Je comprendrais ta décision. Je ne supporterais pas de ne plus te voir, que ce soit au travail ou en dehors.

Je t'admire depuis longtemps. Ton assurance envers la gente féminine. Ta façon de te battre (avec une arme), tes descriptions des voitures et tes citations de films.

Je t'embrassa fort,

Ton p'tit bleu préféré

Il relu, maintes et maintes fois sa lettre, effaça certains passages pour les réecrire à l'identique et finit par l'envoyer à l'interessé. Fermant les yeux comme pour se convaincre que c'était la meilleure chose à faire, Tim éteingnit l'ordi et s'allongea sur son lit jusqu'à s'endormir dans un sommeil profond.

Pendant ce temps, Tony venait de rentrer d'une soirée bien arrosée. Il avait bu nombres de verres, (ne lui demandez pas combien, il ne le saura pas) et eut toutes les peines du monde à entrer sa clé dans la serrure de la porte d'entrée. Il y arriva cependant. Tony vacilla, mais ne s'effondrait pas et s'enfonça dans la canapé. S'appercevant qu'il avait un nouveau message, Tony alla le du relire plusieurs fois le mail afin d'être sure qu'il avait bien comprit. Certes, il était saoûle mais il savait encore faire la différence entre une fille et un homme.

* Il a perdue la tête mon p'tit bleu. Je suis sûre que c'est une blague afin de voir si je plonge. C'est vrai que j'ai déjà embrassé un transexuel et flirter avec un mec mais quand même. Pour ma défense, je croyais avoir affaire à des femmes. Je vais faire comme si de rien n'était, comme si je n'avais rien reçu. On verra bien en tant voulu. Je commence à avoir mal au crane. J'ai besoin de repos. *

Sur ces derniers mot, le beau gosse italien tomba littéralement d'épuisement et alla retrouver les bras de Morphée dans un songe où il se trouvait entouré de filles en bikini à Panama City.