Titre: The Book Of My Life

Genre: Romance

Paring: HP/DM

Rating: T+

Disclamer: Tout à JKR.

Note : Voilà le premier chapitre d'un two-shot en attendant la suite de 'Please don't stop the rain'. Le rating est T mais étant donné que je ne sais pas encore l'issue de l'histoire, ça risque de changer. Je vous souhaite une bonne lecture !

PS : 'The book of my life' est une chanson de Sting.

PS 2 : Vous remarquerez peut-être ( baaaah on ne sait jamais..) que dans cette première partie il y a une petite citation sous forme de dialogue qui est déjà présente dans un de mes précédent OS. Juste parce que je l'aime bien.

Le livre de ma vie.

3 Octobre 1999.

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu peur de l'orage.

Lorsque j'étais enfant, je me cachais sous mon lit de peur que la foudre ne s'abatte sur moi. Aujourd'hui je ne me cache plus sous mon lit mais je continue à me recroqueviller dans mes draps, figé de peur, attendant impatiemment que l'orage s'éloigne.

Et tout ça bien malgré moi.

Je n'ai jamais vraiment été complexé par cet état de fait, parce qu'au final ma famille a toujours été présente dans ces moments de faiblesse. Que ce soit à 6 ans, 10 ou encore 15 ans, ma sœur ou mon frère finissait toujours par venir me chercher au creux de la nuit, sachant pertinemment que je ne pourrais plus fermer l'œil.

Ils en parlaient toujours avec amusement et tendresse, ce qui m'a poussé à n'en n'être jamais gêné.

Mais à présent j'ai 22 ans, et ni ma sœur ni mon frère ne sont présents pour me rassurer. Etant a plus de 1000 km d'eux, ils ne sauraient rien faire de ma détresse.

A ce jour, je n'ai qu'un appartement miteux, dans un immeuble froid et quelque peu lugubre avec pour seule et unique compagnie un mystérieux voisin qui ne se montre que très rarement. A mon plus grand soulagement.

Ah, et bien sûr, j'ai ce journal. Dernier témoin de mes points faibles. Je ne l'avais pas prévu dans mes bagages, mais il s'y est glissé comme par enchantement. Merci fréro.

Je suis parti de chez moi pour suivre un cursus dans une autre école d'un autre pays que le mien. Mon enthousiasme n'a cessé de se désintégrer au fur et à mesure des jours qui se sont écoulés depuis mon départ.

Mon école est bien, si c'est sans compter la masse d'élèves à l'égo surdimensionné, à la richesse évidente et à la fierté débordante qu'elle abrite. Loin de me sentir à ma place, j'ai réclamé mon indépendance à la direction pour ne pas qu'on me loge parmi eux, sur le campus.

C'est ainsi que j'ai débarqué ici, dans cet appartement ridiculement petit, aux meubles usés et aux murs bien trop fatigués. Mais je m'en contente car tout vaux mieux que cet école et ses espaces que je n'ose approcher.

Enfin, je ne sais pas trop pourquoi j'écris tout ça. Je voulais simplement écrire que j'ai peur de l'orage et vu le temps qui s'alourdit au-delà de ma fenêtre, il y en a un qui ne va pas tarder à éclater.

Je n'ai plus que l'écriture pour m'aider. Un petit peu.

22h.

Ça a commencé il y a une demi-heure. Les éclairs lacèrent mes murs de leur lumière, et le tonnerre me fait frissonner de terreur.

Mais mon voisin s'est mis à jouer du piano et alors tout change. Les notes traversent les petites cloisons et viennent soulager les frénétiques battements de mon cœur. Ce soudain revirement m'apaise. Comme un enfant qui chante dans une cave pour étouffer ses propres peurs.

Je n'ai jamais été attiré par le classique, et encore moins par le piano. Ceci dit, sa musique allège mon esprit et alourdit miraculeusement mes paupières.

6 Octobre 1999.

17h.

Il faut que je me trouve du travail. Un petit boulot qui me permettrait de subvenir à certains de mes besoins. Comme la nourriture, que ma bourse ne tient pas en compte.

J'ai vu une annonce tout à l'heure dans le centre-ville. J'ai en train de la consulter quand ce con de Tommy m'a bousculé.

« -Alors le nouveau, on s'est perdu ?

-Ca fait plus d'un mois que je suis ici tu sais.

-Et alors quoi, ça ne fait pas de toi un meilleur gars. Qu'est-ce que tu fais, tu cherches du travail ?

-Oui.. Tu sais ce que ça veut dire ? Je suis très impressionné.

-Pour qui tu te prends Potter ? …Livreur à domicile ? C'est ça ton super boulot ?

-C'est un boulot comme un autre.

-Je retiens. Comme ça je t'engagerai peut-être quand j'aurai besoin d'un larbin professionnel. »

Connard.

20h.

J'ai téléphoné au numéro inscrit sur l'annonce. Je commence demain. Livrer des courses aux habitants, ça doit pas être sorcier.

15 Octobre 1999

21h.

Vendredi soir. Je viens de finir ma dernière livraison de la journée. Chose assez surprenante, elle avait lieu chez mon voisin du dessus.

« -Euh… Bonsoir. Je viens vous livrer vos courses.

-Bien. Pouvez-vous les déposer sur la table de la cuisine ? C'est là, dans le fond.

-Oui, d'accord. »

Comme s'il ne pouvait pas le faire lui-même. Car ce monsieur est tout à fait disposé à faire ses courses lui-même. Je ne sais pourquoi il demande des commandes à domicile.

Par ailleurs, j'ai été subjugué par la beauté et la grandeur de son appartement à lui. Il y faisait extrêmement bon et il y régnait une ambiance que j'envie tout particulièrement.

Comparé à chez moi… Mais j'ai vite compris pourquoi.

« -Voilà Monsieur…

-Malfoy.

-Hein ?

-Mon nom est Malfoy.

-Bien. Au revoir, Monsieur Malfoy.

-Au revoir.

-…Au fait, une dernière chose… Je voulais vous dire… Que j'aimais beaucoup ce que vous faites. Au piano je veux dire.

-Mh ? Merci. Vous voulez dire que c'est vous qui habitez à l'étage du dessous ?

-Oui, c'est moi.

-Je viendrai chercher le loyer du mois dernier dans deux jours dans ce cas, Mr. Potter »

Je ne sais pas ce qui m'a pris de lui dire ça. Je ne le connais même pas, et je me permets de complimenter sa musique que je n'ai entendu qu'une seule fois.

Et en plus j'ai découvert qu'en plus de me sentir seul au monde, j'ai un voisin taciturne au ton condescendant qui n'est d'autre que mon propriétaire. Je suis surpris qu'il ne se soit pas manifesté plus tôt pour obtenir son loyer… Parce qu'il avait l'air d'y tenir. Trop bizarre, comme mec.

2 Novembre 1999.

21h30.

Je viens de rentrer chez moi. Mes cours de la journée m'ont paru extrêmement longs et mes livraisons encore plus. Pour couronné le tout, j'ai vu en entrant dans l'immeuble qu'on avait essayé de forcer la porte. La serrure est à deux doigts de céder. Les voyous ont dû être surpris au bon moment.

Malfoy doit venir chercher son loyer, bonne occasion pour lui en parler.

« -Bonsoir Mr. Malfoy. Venez, entrez.

-Bonsoir Potter. Vous rentrez toujours aussi tard du travail ?

-Non, pas toujours. Mais souvent. Pourquoi ?

-Pour rien. Où est mon loyer ?

-Tenez, le voilà. Avez-vous constaté que des personnes ont essayés d'entrer de force, à l'entrée ?

-J'ai pu voir ça. La serrure doit être remplacée. Ce sera fait dès la semaine prochaine, ne vous inquiétez pas…

-La semaine prochaine ? Mais en attendant ? Désolé de vous dire ça, mais la sécurité que je possède sur la porte de l'appartement n'est pas solide pour un sou. Si quelqu'un veut entrer ici, il n'aura qu'à pousser la porte du petit doigt !

-Je ne vous ai pas invité ici, c'est vous qui êtes venu. Si l'endroit ne vous convient pas, il ne tient qu'à vous de vous en allez. Cependant si vous avez si peur pour vous et vos affaires, il n'y a aucuns soucis. Les cloisons de cet endroit sont si fines que j'entendrai le moindre bruit étranger. Je protégerai vos biens.

-Vous vous foutez de moi n'est-ce pas ?

-Voyons, je n'oserais pas. Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée.

-C'est ça, une bonne soirée, ben tiens. »

5 Novembre 1999.

23h30.

On m'a cambriolé. Je le savais. Je savais que ça arriverait. Pour une fois que j'avais décidé de passer une soirée détente, sans travail, sans étude, sans aucune contrainte. Je reviens du cinéma et qu'est-ce que je découvre ?

Ma porte est défoncée, elle ne tient presque plus au chambranle. Du pas de ma porte, je peux voir ma vaisselle cassée sur l'évier et à terre, ma boîte à économies vide sur ma table de nuit, ma vitre brisée…

Ils n'ont apparemment pris que mes économies et se sont contentés de saccager le reste mais je n'arrive pas à m'en réjouir. Je sens mes épaules s'affaisser et mes poils se dresser au contact de l'air qui passe par le verre brisé de la fenêtre.

D'ici le milieu de la nuit, il fera glacial. Je suis tellement découragé que je n'ai même pas envie d'aller voir Malfoy et d'affronter une fois de plus son indifférence.

6 Novembre 1999.

02h00.

Je suis frigorifié.

06h00.

Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit. Mes dents claquent encore. J'aurais peut-être dû allez voir le propriétaire en fin de compte. Ne serait-ce que pour lui demander d'appeler quelqu'un pour réparer ma fenêtre pendant la journée. Je ne peux décemment pas aller le voir maintenant, et ensuite je ne serai pas sur place avant la fin de soirée.

Ce qui m'offre une deuxième nuit au froid. Joie.

17h.

Je suis rentré un peu plus tôt que prévu. Je suis malade comme un chien. A cause de cette foutue nuit. En arrivant chez moi, il y avait un mot sur ma porte

'Je ferai réparer votre fenêtre demain. En attendant, je vous ai installé un nouveau verrou. Je suis désolé. Malfoy.'

Bien que surprenant, je n'en ai néanmoins pas éprouvé de sympathie. Ce n'est pas lui qui s'est fait cambriolé, ça se voit.

oOoOoOoOoOo

Je me sens bizarre… Je crois que j'ai de la fièvre. J'essaie de soulever mon bras mais je n'y arrive pas. Je suis lourd… Si lourd. Et j'ai chaud, tellement chaud…

Des gouttes de sueurs me tombent sur les yeux mais je n'arrive pas à les essuyer.

Quelqu'un est entré dans mon appartement, j'entends du bruit. J'essaie de me retourner mais mon corps ne veut pas bouger. Mes vêtements me collent à la peau.

Mais où est-ce que je suis ? Quelqu'un me secoue, je ne vois rien… J'ai peur, j'ai si peur ! Quelqu'un me veut du mal. Mon dieu, qu'est-ce que je vais faire ? Si seulement mes membres acceptaient de m'obéir !

J'essaie de crier mais ce ne sont que de piteux gémissements qui sortent de ma bouche..

Je m'envole ! Ma tête bascule dans tous les sens, et je vois le sol s'éloigner de plus en plus… Qu'est-ce qu'…

Je sombre.

oOoOoOoOoOo

7 Novembre 1999

9h

Il est arrivé quelque chose de très étrange. Ce matin quand je me suis réveillé….

« -Bonjour Mr. Potter, je suis heureux de vous voir parmi nous.

-Malfoy ! Bordel, je suis où ?

-Chez moi. Juste au-dessus de votre appartement pour être précis.

-Mais qu'est-ce que je fous là ? Comment est-ce que je suis arrivé ici ?

-Eh bien, je vous ai porté. Ce n'était pas mince affaire d'ailleurs, les escaliers sont tellement étroits ici…

-Vous m'avez porté… Mais c'est quoi cette histoire à la fin ?

-Je culpabilisais. Du fait que l'on vous ai cambriolé, ainsi que pour votre fenêtre brisée. Je me doutais que vous deviez être gelé alors je suis venu vous chercher pour vous proposer de loger ici, en attendant réparation. Ce à quoi je ne m'attendais pas par contre, c'était de vous trouver dans un tel état fiévreux. Vous faisiez peur à voir.

-J'en garde quelques vagues souvenirs…

-Ca n'a rien d'étonnant. Vous étiez semi-comateux, et je ne voyais d'autres solutions que de vous coucher ici. »

C'est alors que j'ai davantage regardé autour de moi. Je me trouvais dans un grand lit, à la couette douce et épaisse et aux draps soyeux. C'est à ce moment-là que je me rendis compte non sans gêne que sous les draps, j'étais complètement nu.

« -Mr. Malfoy ?

-Oui ?

-Je suis nu.

-La sueur et la fièvre ont eu raison de vos vêtements. Ils étaient bien trop humides et poisseux. Je vous ai déshabillé. Vous trouverez dans la salle de bains vos vêtements propres. Prenez une douche, allez chercher dans votre appartement des affaires pour les trois prochains jours et revenez vous reposer ici-même. J'ai des affaires à régler à l'extérieur et je veux vous trouver endormi à mon retour. Vous n'êtes pas encore guéri vous savez.

-Les trois prochains jours ? Mais qu'est-ce que ça veut dire ?

-Tout ne sera régler que dans trois jours. Nos cambrioleurs n'ont pas fait de nous les seules victimes dans le quartier.

-Je… euh…

-Bien. Au revoir Potter.

-Appelez-moi Harry. Je suis Harry.

-Harry… A tout à l'heure. »

Si je m'attendais à ça… Je suis donc présentement assis dans le lit de Malfoy, qui soit-dis en passant ne m'a toujours pas dis son prénom, en train d'écrire dans mon journal. Ca semble complètement invraisemblable mais pourtant…

L'épuisement ne cesse de me tirailler, bien que je me sente en meilleure forme qu'hier.

Je dois avouer que Malfoy n'y est pas pour rien. Même si sa soudaine politesse avive quelque peu ma méfiance, je suis heureux de pouvoir profiter de son confort. Je ne sais pas ce qu'il serait advenu s'il n'avait pas eu l'intention de venir me voir pendant la nuit…

12h.

La musique du piano m'a réveillé. Malfoy est en train de jouer. Il est dans une pièce où je ne peux qu'apercevoir son profil. Doux réveil…

« -Potter ! »

Il doit certainement se demander ce que j'inscris dans ce journal. Ses yeux me scrutent, tout le temps. Je sens son regard posé sur moi.

« -Potter. Savez-vous ce qu'est le plus dur, dans un chagrin d'amour ? »

Sa question me décontenance, surtout dès mon réveil. Il est toujours assis devant son piano, et semble attendre une réponse.

« -Je pense… Que le plus dur c'est d'avoir trop mal pour se souvenir de ce que l'on ressentait avant. »

Il se détourne de moi et caresse de ses mains une nouvelle fois le piano. Une mélodie retentit ensuite.

Assis dans son lit, le journal sur mes genoux, je reste figé. Et j'écoute. Et je ne détourne mon regard que lorsque les frissons le long de mon échine ont cessé de me secouer.

A suivre...


La suite est en route.. Donc j'espère que vous aimez, parce que le reste arrivera d'ici peu, si tout va bien.

Sinon, je souhaite un bon fin de mois d'août a tous, ainsi que bon courage à tout ceux qui sont en deuxième sess' !