Bonjour chers lecteurs ! Bienvenue =) je suis très contente que vous soyez tombés sur cette page.

Je n'ai encore jamais écrit de fictions sur Bones, mais vu que je suis accro à la série depuis un an, je me suis lancée : j'ai déjà écrit le premier chapitre mais j'attendrais d'avoir de l'avance pour le poster. Je ne peux pas encore dire quels seront les délais entre les chapitres. J'espère avoir des reviews, parce que pour l'instant je n'ai reçu aucune avis sur mes fictions PotC ... Les reviews c'est super motivant, alors merci à ceux qui en posteront , quelles soient bonnes ou mauvaises d'ailleurs.

Je finis toujours mes histoires (j'en ai écrit des originales ^^ vous pouvez aller visiter mon site), mais je n'ai jamais écris de fanfiction longue. J'espère la finir avant la diffusion de la saison 7 aux Etats Unis, ou du moins avant la diffusion en France.

Cette histoire ce sera ma vision de la Saison 7 (mais je ne tiendrais pas compte de Spoilers, j'écris comme moi je la voudrais ^^ ) Je ne sais pas si le titre est adéquat, mais c'est celui qui s'est imposé à moi, alors allons-y ... Je sais qu'une fiction en anglais s'intitule ainsi et fait le récit d'une hypothétique saison 7 aussi (je ne l'ai pas lu, parce que j'ai du mal à lire en anglais, mais je ne pense pas que nos histoires soient les même ^^ ce serait une étrange coincidence LOL et les coincidences ça n'existent pas ! )

ATTENTION : Spoilers de la Saison 6 (surtout la fin, car forcément, je dois obligatoirement prendre en compte les évènement majeurs)

Disclamers : Bones ne m'appartient pas, tout appartient à la Fox et à Hart Hanson (GOD xP )

Rated T, voir M - 14 ans et 16 et +

NB : Je tenais à dire que si certains auteurs ont envie d'écrire des scènes M ou MA pour ma fiction, je suis toute disposée. J'adore en lire, mais je n'en ai jamais écrite et je m'en sens incapable ... Sinon ce sera soft ^^ Si certains veulent en écrire pour certains moments de l'histoire, je les incluerai dans ma fiction, qu'ils me contactent, nous nous arrangerons ;) (je ne sais pas si ça se fait dans cette communauté, je suis assez novice)

PLACE A L'HISTOIRE !


Bones - Le Cœur Du Problème


PROLOGUE

La Bombe

Ou comment tout était allé beaucoup trop vite

...

What life is she leading? Is it the same life the woman was living half an hour ago? A day ago? A year ago? Who is this man? Do they lead separate lives, or is it a single life shared? A storm approaches and is still over the horizon, but there is lightning in the air. Are either of them aware of the gathering turbulence? Can they feel the crackling of electricity in the wind? Or are they only aware of the power they generate between themselves?

Quelle vie mène-t-elle ? Est-ce la même vie qu'il y a une demi-heure ? Il y a un jour ? Il y a une année ? Qui est donc cet homme ? Mènent-ils des vies séparées ou est-ce une seule et même vie qu'ils partagent ? Une tempête approche, se profile à l'horizon mais aucun éclair ne fend l'air, sont-ils conscients de ce qu'il se prépare. Peuvent-ils sentir le crépitement d'électricité dans l'air ? Ou sont-ils seulement conscients de l'électricité qui nait au contact de leur peau...

Hodgins… 4x26

...

Point de Vue de Brennan

Tout s'était enchainé trop vite.

Pourtant, je me vante d'avoir un cerveau rapide à l'adaptation plus que la plupart des êtres humains. Mais, j'avais été dépassé par ce trop plein d'évènements qui avaient envahis ma vie ces trois derniers mois. Evènements et non faits la nuance était visible. Différence de perceptions, d'implication et de sentiments.

Déjà, il y avait eu cette gamine muette, apeurée, à laquelle j'avais été forcée de m'identifier. J'avais été surprise par Sweets et sa façon de gérer les choses, durant cette affaire-ci. Le temps passait et je comprenais mieux la valeur de la psychologie dans un interrogatoire, même si pour moi il ne s'agirait jamais d'une science valide, les expérimentations et les faits établis étant limités quand il s'agissait d'être humain. On ne pouvait qu'observer et tenter de décrypter ce que je m'efforçais de faire en tant qu'anthropologue.

Ensuite, il y avait eu la mort de Vincent Nigel-Murray. J'ai beau affirmer que je ne m'attache plus aux internes, c'est en réalité impossible au vu du temps que je passe avec eux. Cette nuit là, comme si ce flot émotionnel frappant ma muraille n'était pas assez dur à refouler, je n'avais rien trouvé de mieux que de me jeter dans les bras de Booth. Un acte tout à fait irrationnel, maintenant que j'y réfléchies. Mais les images de Vincent défilaient dès que je venais à fermer les yeux, le trou sanglant et béant dans sa poitrine s'affichait malgré que j'essaie de refouler cette horrible vision et je m'étais précipitée dans la chambre de mon ami pour chasser mon effroi. Inconsciemment, je voulais me rassurer sur le fait qu'il soit toujours vivant, en chair et en os, là, auprès de moi. Cela avait parfaitement fonctionné. Trop bien même. Il m'avait serré contre lui selon ma demande et je m'étais sentie protégée comme jamais. Mes cauchemars et la sueur froide qui me faisait frissonner s'étaient évanouis. J'avais fermé les yeux, tandis qu'il me berçait, me murmurant des paroles réconfortantes et je me collai le plus possible à lui. J'avais commencé à m'endormir, mais il s'était redressé sous moi, me soutenant pour me rallonger à côté, contre les oreillers.

J'avais alors rouvert les yeux, me préparant mentalement à retourner sur le canapé, me souvenant très bien de la façon dont il m'avait rejetée, par deux fois. La voiture – mes sanglots. Le bar – ses larmes et ses paroles cruelles envers les femmes qu'il avait aimées. Toutes les femmes, moi comprise. L'espoir du papier, du souhait – brûlé au dessus de la bougie à trois. Cette flamme éveillée en moi, ce jour de grand blizzard, s'était éteinte car il ne me jetait plus un regard depuis des semaines – du moins c'était l'impression que j'avais.

J'étais donc convaincue, après cette journée catastrophe, que ce câlin, qui débordait largement sur notre ligne professionnelle et même amicale, prenait fin et que j'allais être congédiée.

« Bones, il vaut mieux que vous retourniez dans le salon. »

Voilà ce qu'il allait m'assener. Et ce fut effectivement l'idée qu'avaient dégagée les mots qu'il m'avait chuchotée, en me fixant de ses yeux ténébreux : « Bones, il serait préférable que vous quittiez ce lit. »

Je m'étais redressée, ravalant les larmes qui me montaient aux yeux, mais il avait retenu mon bras alors que je lâchais un ''Ok'' découragé.

« Je ne dis pas ça parce que je ne veux pas de vous… C'est justement le contraire et je ne crois pas que ce soit franchement le moment. »

Surprise, je l'avais fixé plusieurs secondes sans savoir quoi dire – mon cerveau a apparemment la fâcheuse tendance à ralentir son débit d'activité quand il s'agit de sentiments et d'ambiguïtés entre Booth et moi. J'avais tout de même pris mon courage dans mes mains – c'est ça l'expression adéquate ? – et j'avais tenté le coup pour le coup – je déteste ces expressions populaires elles ne veulent rien dire !

De peur qu'il me rejette, mes pulsions cardiaques étaient beaucoup plus rapprochées qu'habituellement, mais j'avais approché mon visage du sien, lentement… Et c'est lui qui, effrayé de laisser passer un nouveau moment, avait saisi ce baiser en attrapant mes lèvres entre les siennes. J'avais approfondi le baiser immédiatement, fébrile, parfaitement réveillée malgré mon exténuation. Et nous avions plongé dans l'océan de délices sans même nous en apercevoir. Je crois me souvenir qu'il avait entrepris de me déshabiller le premier, mais c'est moi qui avais gémi dans sa bouche pour l'y encourager. C'était allé trop vite. Trop vite pour que nous pensions à nous protéger. C'est vrai. Les préliminaires avaient été tellement attendus qu'ils nous avaient déstabilisés. Et quand est venu le moment crucial, j'avais, durant un millième de seconde, songé au préservatif. Booth m'avait jeté un regard inquisiteur – il pouvait se contenir assez longtemps pour aller fouiller dans ses tiroirs – mais je l'avais guidé en moi, envoyant valser toutes mes habitudes raisonnables. Et puis ce n'était pas une aventure d'un soir. C'était Booth et mon cerveau s'était déconnecté. Comme il me l'avait conseillé une fois, j'avais mis le cerveau au point mort et j'avais passé le cœur en cinquième. Ou alors : ce n'était pas du Have Sex, c'était du Make Love et cela faisait toute la différence.

Au réveil, j'avais crains que tout devienne compliqué, mais je me trompais grandement. Rien ne m'avait jamais paru si facile.

Une fois notre désir satisfait, j'avais dormi comme un bébé durant deux heures et m'étais levée vers 7h30, bien forcée d'aller travailler. Sur le moment, j'étais plutôt contente que Booth, trop inquiété par Broadsy pour dormir, soit parti aux aurores. Cela m'avait évité d'avoir à mettre des mots sur notre nuit. Il m'avait laissé une note qui m'avait ravi de plaisir « J'ai préféré te laisser dormir. Moi, je n'y arrivais plus. Bisous, à tout à l'heure. »

Rêveuse, je m'étais rendue au Jeffersson et j'avais commencé à travailler. Au début, je me perdais dans des pensées sulfureuses, puis un doute m'avait ébranlé… Pourquoi Booth ne s'était même pas donné la peine de me dire au revoir ? Mon cerveau me soufflait que j'étais idiote d'être ainsi, alors que je savais que Booth avait simplement évité de voir des larmes. Durant ces instants, j'avais été irraisonnable. Je ne pensais qu'à ma relation avec Booth, sans me concentrer sur l'affaire alors même qu'il était en danger. D'ailleurs, concrètement, je ne savais pas où aller me conduire cette nuit de sexe… Cela n'avançait en rien notre relation… Mais je ne pouvais cesser de me réjouir, comme je ne pus m'empêcher de balancer la bombe à Angela et elle réagit comme je m'y attendais : de façon exubérante, folle et totalement déplacée. Après avoir renvoyé un Hodgins dépité voir Cam, elle avait voulu que je décrive chaque détail minutieusement, ce que je n'avais pas fait. Je trouvais cela trop intime. Et c'était bien la première fois. Je lui avais raconté la période pré-baiser, le kiss avec contact lengual (le meilleur que j'ai échangé jusque là, que ce soit avec lui ou un autre).

« Je n'ai jamais eu de tels orgasmes. »

Et cette phrase lui avait suffi. Nous l'avions fait deux fois et ça avait été merveilleux. Les détails graveleux, elle les imaginerait seule.

« C'est super que tu exprimes tes émotions comme ça ! m'avait-elle félicitée. Alors ne gâchez pas tout quand vous vous reverrez : ne le lâche pas ! »

Oui. Booth était parti à la poursuite du sniper aliéné. Ce qui me terrifiait. J'avais confiance en lui, mais je ne pouvais m'empêcher d'être horriblement inquiète. Je m'étais rendue compte de la tension qui avait engourdi mes épaules toute la journée lorsque l'agent Shaw m'avait appelé pour m'informer de la réussite de la capture. Il était hors de danger et nous allions nous revoir.

Il était tard et comme nous allions renvoyer le corps de Vincent à sa famille, mes amis avaient décidé de se réunir pour lui faire une sorte d'adieu. Nous espérions être conviés à l'enterrement, mais n'ayant aucune certitude… Sachant que j'allai voir Booth, j'avais été, un instant, prise de panique et j'avais trouvé le prétexte d'aller acheter des fleurs pour Vincent. Les embouteillages m'avaient mise en retard, mais finalement, j'avais été là avant que Vincent nous quitte. Comme Camille avait formulé une demi-critique quant au pot de fleur, j'avais cherché les yeux de Booth – jusque là évités – pour m'assurer que j'avais bien agi. Il m'adressa un sourire rassurant, tendre et je lui rendais un sourire timide qui ne me ressemblait pas.

Les circonstances étaient tristes et j'avais été surprise quand Sweets avait entonné Put The Lime In The Coconut, mais il s'agissait d'un hommage. Cette production de sons musicaux nous rapprochait un bref instant, dégageant sa chaleur, cet espoir que nous étions tous liés par quelque chose de plus grand, au-delà de la mort. Et certainement, pour certains, la superstition que Vincent nous entendrait une dernière fois.

La voiture s'éloigna et ce fut fini : plus jamais je ne pourrais lever la voix contre Vincent et – sa mauvaise ? – habitude d'énoncer des faits sans rapport avec l'affaire. Cette perspective de mort, effleurant ma vie, tuant un de mes proches, m'avait fait saisir le bras de Booth et je comprenais que mon inconscient m'avait poussé à un tel geste : non, je n'allais plus le lâcher, Angie. Il m'est trop indispensable et maintenant que la ligne est franchie, nous ne pouvons plus faire demi-tour sans que je le perde.

Cette nuit là, j'étais rentrée chez lui, malgré l'absence de danger, mais il m'y avait invitée et j'en mourrais d'envie. Pour accompagner le repas Thaï que nous mangions, nous avions bu un verre de vin, même si nous préférions les bières. Avant de finir ma ration, j'avais saisi une bouchée de tofu avec ma fourchette et je l'avais agitée devant le nez de Booth. J'avais mis dans ce geste tous les sous entendus sexuels que j'avais pu, le fixant droit dans les yeux.

Je m'étais souvenu d'un moment passé ou après l'enquête concernant le père décédé de Michelle, nous avions partagé un repas Thaï et où je lui avais fait goûter ce fameux tofu… C'était différent c'était un argument pour le convaincre que c'était bon et non une séduction… Quoiqu'au vu du nombre de personnes – suspects, témoins ou proches – qui nous avaient pris au premier abord pour un couple, nos gestes l'un envers l'autre ne devaient pas être totalement dénués de connotations sexuelles.

Donc, ce soir là, je guidais ma nourriture jusqu'à sa bouche et tandis qu'il continuait à me regardais en déglutissant, j'attrapais son verre à ballon et buvait doucement, avec application pour être certaine de laisser mon reste de rouge lèvres sur le bord. D'accord, j'avais sorti le grand jeu, mais je voulais qu'il me trouve belle et désirable. Il avait dégluti à nouveau, mais cette fois difficilement et il n'avait plus rien dans la bouche.

Il avait proposé qu'on regarde un film, il l'avait choisi, connaissant mes goûts originaux et pour rester poli il m'avait dit qu'il fallait que je découvre de « nouvelles choses ». Moi tout ce que je voulais c'était me blottir contre lui et je me contrefichais du reste. Aussitôt pensé, aussitôt fait. Dès que le film avait été bien entamé, je m'étais serré contre lui. La tête sur sa poitrine et les mains un peu sur son ventre. Je commençais à agiter mes mains, guettant ses réactions. Il avait entouré mes épaules de son bras et mon ventre en avait fait une cabriole de bonheur. C'était dément l'effet qu'il me faisait et j'espérais bien que cela durerait. Mais ce n'était pas assez… J'avais envie qu'il me touche, qu'il me caresse et surtout qu'il colle ses lèvres contre les miennes.

A un moment plat du film – Inception – où l'acteur principal s'enfonçait dans son inconscient… d'après ce que j'avais compris… enfin, je m'étais redressée et j'avais plaqué ma bouche sur la sienne doucement.

« Arrête, avait-il dit, tu vas plus rien comprendre à l'intrigue. C'est compliqué, tu sais ? »

Je n'avais pas répondu à cette question rhétorique. Je m'étais senti repoussée. Et tout à coup, j'avais réfléchi : son ton était taquin. Il m'avait tutoyé. Il plaisantait ? Pour confirmer mes conclusions, il avait claqué un bisous sur mes cheveux et avait commencé des va-et-vient de ses doigt sur ma hanche droite, là où mon tee-shirt était légèrement remonté et où ma peau apparaissait. Cela m'avait fait frissonner des pieds à la tête et les mots étaient sortis tous seuls :

« Si tu savais comme je me moque du film, là… »

« T'inquiètes, j'avais saisi, répliqua-t-il, les messages étaient très clairs ! Mais moi j'ai envie de te faire découvrir ce film que j'ai adoré, alors s'il te plait… »

Je n'avais pas rétorqué, j'avais accepté de lui faire plaisir. Mes les films psychologiques… vraiment pas ma tasse de thé…L'intrigue était bien ficelée, alors je m'y étais intéressée et finalement ce n'était pas si mal. La fin m'avait laissé sur ma faim et je comptais sur Booth pour me rassasier. Je lui avais murmuré cette idée à l'oreille. Il avait pris un air sérieux et avait demandé :

« Tu es sure de ce que tu veux ? »

« Tu n'imagines même pas, avais-je répondu du tac au tac. »

Et je l'avais embrassé, il m'avait comblée une fois de plus et j'avais passé ma première nuit sereine, entière, dans ses bras.

Les jours s'étaient enchaînés ainsi : la journée nous restions professionnels, nous donnant du « Booth », du « Bones », nous jetant les même regards qu'habituellement lorsque nous découvrions une des clés de l'affaire (peut être un peu plus sulfureux qu'avant les regards), travaillant séparément et évitant de vibrer lorsque nous étions l'un près de l'autre sur le terrain. La nuit nous continuions à prendre notre verre au Royal Diner, ainsi qu'à nous donner du « Booth » et du « Bones » car les mauvaises habitudes ne se perdent pas facilement. Mais durant ces moments privés, nous nous accordions le droit (le devoir, je dirais !) d'échanger des baisers langoureux, des phrases pleines de sous-entendus et des gestes de tendresse. Sans compter les parties de jambes en l'air torrides.

Nous faisions un soir chez lui, un soir chez moi. En fait, c'était exactement comme si nous vivions ensembles, mais aucun de nous ne voulait encore laisser son chez soi derrière lui. Quand j'allai chez lui, je mettais un de ses grands tee-shirts pour dormir et comme je les ramenais chez moi pour les lavez, il les avait quand il venait chez moi. De toute façon nous n'avions pas vraiment besoin de pyjama…

C'est juste que tout était plus simple tant que nous avions des appartements différents et que nous le comprenions parfaitement sans que l'autre ait besoin de le formuler. Cela évitait les questions de nos amis, de son Parker, de mon père, etc…

Nous n'avions rien dit aux autres. Nous agissions comme avant, mais je ne suis pas sure qu'ils aient été dupes. Déjà Angela avait du balancer le scoop à son mari. Camille avait de l'instinct pour ce genre de chose elle avait été la première à deviner pour la grossesse d'Angie. Sweets décodait assez bien notre relation, je voulais bien le lui accorder. Dans tous les cas, les quatre restaient discrets et nous leur en étions reconnaissants. Nous n'avions pas envie de régler cela officiellement avec le FBI, de peur qu'ils nous séparent. Je ne voulais pas avoir affaire à un autre agent et lui : « Je ne peux me passer de ma Bones. »

Il est certain que cet argument ne convaincra en aucun cas ses supérieurs, mais moi il m'avait convaincu de ne pas lui sauter dessus durant nos heures de travail en commun. Il avait plus de contrôle sur moi que je n'en avais moi-même. J'aurais détesté cette idée avant, comme j'avais détesté le surnom qu'il m'avait donné lors de notre rencontre, mais avec lui je finissais par céder, par abandonner la bataille. Exaspérant ? Pathétique ? Gênant ? Un peu des trois, mais comme j'obtenais aussi tout de lui, cela compensais.

Une part de moi, celle que je ne soupçonnait pas jusque là, appréciait qu'il s'approprie ma personne en utilisant des adjectifs possessifs, en me donnant le surnom familier ou en posant sa main sur ma hanche quand un type me reluquait un peu trop intensément. L'autre part de moi, l'indépendant, refusait ce rôle de femme-objet-vulnérable-qu'il-fallait-protéger-du-monde-extérieur, et refusait son rôle à lui de mâle Alpha. Je nageais dans le tiraillement : le voulais être seule pour avoir mon indépendance, mais je me retrouvais alors en manque de lui. Je voulais qu'il m'aime, mais je ne le voulais pas jaloux (et le pire c'est qu'une part de moi aimer sa jalousie et l'autre non). Je le voulais attentionné, mais pas envahissant, mais je le voulais en permanence avec moi… Je jouais aux poupées russes et je devenais complètement illogique. Je ne parvenais pas à concilier rationalité et sentiments.

Nous n'avions pas eu d'enquête pendant un mois après Broadsky. Je crois que le FBI, après le drame de « la fouine décédée » comme ils disaient, voulait nous donner du temps pour nous reprendre. Nous étions allés à son enterrement puis nous étions revenus à Washington tranquillement : moi passant mon temps au labo à faire des identifications et Booth dans son bureau à faire de la paperasse. Ce n'était pas une mauvaise chose en soit, mais je le voyais moins. Je crois que je n'avais jamais quitté le labo aussi tôt le soir que durant cette période et je fonçais chez lui (ou chez moi selon le jour) directement, sans prendre le temps de me changer. Nous arrivions la plupart du temps au même moment et fêtions nos retrouvailles par un long baiser qui s'éternisait.

Nous nous étions déjà embrassés auparavant, mais à chaque fois nous nous étions interrompus avant d'être rassasiés.

La première fois, j'avais mis fin à notre baiser parce que je venais de réaliser que je ne voulais plus coucher avec lui et cela pour deux raisons : premièrement, il avait évoqué l'idée d'une relation stable et sérieuse, ce qui me terrifiait, et deuxièmement, ce baiser brûlant d'alchimie m'avait laissé pantelante comme jamais et je préférais couper les ponts avant de devenir accro à lui (à ses lèvres notamment).

Notre second baiser avait été orchestré et il n'était en rien romantique de s'embrasser sous le nez d'un sévère procureur général. Le temps s'était pourtant arrêté alors qu'il mettait tout son cœur dans ce baiser et me faisait perdre pied avec la réalité. Dans un accès de lucidité, je m'étais aperçue que les 5 secondes étaient largement écoulées et que je devais rompre notre baiser. Déception et encore un arrêt prématuré, déclenché par moi.

Le troisième baiser, le plus mémorable et le plus décevant : celui au pied du Hoover, où il m'avait fait la plus belle déclaration qu'on m'ait jamais faite – bien qu'un peu cliché – et où je l'avais repoussé avec larmes et fracas. Encore une lame que je lui avais fiché dans le cœur.

Et je m'en voulais à présent. J'essayais de lui faire sentir tout l'amour que j'avais pour lui à travers chacune de mes marques d'affection. Et surtout, je refusais de rompre nos baisers, alors c'était lui qui prenait l'initiative de l'arrêt et cela prenait parfois beaucoup de temps ce qui ne pouvait que me réjouir.

Lorsque le FBI nous avait contactés deux mois après la tragédie, Booth et moi avions été égoïstement heureux de cette affaire, malgré le fait qu'une personne ait laissé sa vie pour cela. J'étais arrivée au bowling le cœur battant, prête à ne laisser rien paraître et c'est ce que j'avais fait, compartimentant soigneusement mes sentiments et mon métier. Booth m'avait conduite au corps et nous avions repris nos vieilles habitudes.

Nous avions parfaitement joué le jeu sous couverture – en fait, nous avions du mal à nous contenir, si seulement papa n'avait pas été là, nous aurions chauffé les pistes du bowling.

Le « Tornado » un gars agaçant, m'avait dragué durant toute la partie, ce qui avait prodigieusement énervé Booth. Il me semble que Papa s'est douté de quelque chose concernant nous deux : Booth m'a dit qu'il jetait des regards suspicieux. Il nous avait demandé de nous montrer affectueux l'un envers l'autre et nous avions du nous toucher, nous embrasser pour faire semblant… Etrange.

L'affaire avait été vite résolue et finalement, alors que j'avais soupçonné fortement la gamine rousse et insupportable – je ne veux pas d'une telle pimbêche pour fille – c'était en réalité le distributeur de chaussures au comptoir le meurtrier. Bof, comme mobile j'avais connu mieux. Non mais on n'a pas idée de tuer pour si peu ! Le regard que m'avait lancé Booth avait confirmé mes pensées le monde était fou.

Nous avions roulé vite pour parvenir à temps à l'hôpital et attendre l'arrivée du bébé, après être passés chez moi pour récupérer le lapin en peluche. Je me souviens de mon immense anxiété lorsque j'écoutais les cris d'Angela dans la salle d'attente, murée dans mon silence. Et j'avais été un peu triste que Booth ne s'aperçoive pas de mon état, mais j'avais besoin d'être seule pour réfléchir et en un sens ça avait été mieux ainsi. Dès qu'Hodgins était venu nous présenter le bébé, en parfaite santé, j'avais filé dans la chambre d'Angela, comme pour m'assurer qu'elle avait survécu. Je lui avais demandé comment c'était et sa réponse hyperbolique ne m'avait que partiellement rassurée.

« C'était merveilleux et magnifique. C'était un rêve »

J'avais souri, après lui avoir donné la peluche et ouvert la bouche. J'étais restée un instant muette, j'avais vérifié dans mon dos que la porte était fermée et que personne n'allait nous rejoindre, puis j'avais balancé la bombe.

Deux bombes, en deux mois. Nous étions allés beaucoup trop vite. Angela avait beau me féliciter, s'enthousiasmer malgré sa fatigue, me dire que Booth serait comblé de joie, je ne pouvais me défaire de l'idée qu'il allait me demander en mariage. Oui : Rébecca était tombé enceinte et il l'avait demandé en mariage pour une raison d'honneur ou de principes… Si elle suivait la logique Boothie, il allait lui demander à elle aussi il ne voulait pas d'autres enfants hors mariage. Que répondrait-elle ? « Oui »… Mais elle ne croyait pas au mariage. « Non »… Mais elle le perdrait. Comme Hannah l'avait perdu. Son esprit était embrouillé et elle avait quitté la chambre complètement déboussolée.

Elle avait failli télescoper Booth en sortant et ce n'est que de justesse qu'il l'avait stoppé en posant ses deux mains sur ses épaules. « On rentre ? » avait-il proposé.

Nous avions du garer la voiture à quelques pâtés de maison de mon appartement alors nous avions marché en silence et je le voyais m'observer du coin de l'œil, un peu inquiet de mon trouble visible.

« Ils semblaient si heureux. »

« Oui, ils viennent d'avoir un bébé. »

« Toute leur vie va changer, on pourrait croire qu'ils seraient un peu plus inquiets. »

« Tu sais, avoir un bébé, c'est une bonne chose. »

« Tu le crois vraiment ? »

« Mais oui ! C'est une chose géniale !... Pourquoi ? Quoi ? Oh, allons Bones, le bébé, le bébé va bien. Il est en bonne santé. Ils ont un bébé en bonne santé et ils s'aiment. C'est le plus beau jour de leur vie, ok? »

Je m'étais arrêtée, emplie de l'espoir qu'il souhaitait encore être père, même si c'était avec moi et que nous n'étions pas mariés. Je m'étais décidée à lui annoncer la nouvelle et ce malgré les risques. Si je le perdais, je m'en sortirais seule et je finirais ma vie seule, avec mon enfant. Notre enfant. Je le verrais toujours, car il n'abandonnerait jamais un de ses enfants et je lui laisserais la garde bien sur.

Comme je ne disais toujours rien, il avait réitéré un « Quoi ? » anxieux.

Un rire nerveux m'avait pris devant le ridicule de la situation et après une dernière hésitation, j'avais lâché :

« Je suis enceinte. »

Son expression inquiète s'était écroulée pour laisser place à une stupéfaction apeurée.

Nous étions allés trop vite ! La peur m'entravait la gorge et je voyais tous mes rêves de bonheur s'évanouir. Pourquoi donc avais-je banni le préservatif de nos relations intimes ? Pourquoi étions-nous si fertiles ? Si compatibles ? Pourquoi fallait-il que je l'aime tant et que je doive mourir de le perdre, ce qui allait indubitablement arriver… ?

Je confiais ma vie et mon cœur au Destin – non ! Je n'y crois pas, alors à la chance – et avais assené dans un ultime espoir :

-Tu es le père.


N'oubliez pas d'appuyer sur le bouton bleu =)

Ce prologue n'est qu'un début. Comme vous l'avez vu, il raconte les faits de la fin de la saison 6 à ma façon. La suite sera tout à fait originale, surprenant, avec une enquête à suspens et des couples mis face à des situations difficiles … ;)

Merciiiiiiiiiiiiiiii Bxxxxxxxxxxxxxx