Que dire à part que je suis désolé?

Je suis vraiment désolé de vous faire attendre les chapitres comme ça, je pourrais vous dire milles et une choses pour me faire pardonner mais je préfère vous laisser lire ce nouveau chapitre que vous avez si longtemps et patiemment attendu.

On se retrouve en bas


Je retrouvais Edward sur le parking du lycée ce mercredi matin. Il m'attendait, assis sur un banc en pierre et sourit dès qu'il aperçut ma vieille camionnette. Je me garais à côté de sa Volvo et le rejoignis. Je rougis alors que je voyais son regard sombre me détailler des pieds à la tête, notre « conversation » d'hier soir me revenant en mémoire. Une vague de chaleur remonta de mon bas ventre quand je vis qu'il triturait une branche d'arbre entre ses doigts.

Ses doigts… Mon imagination partit au quart de tour et je les imaginais sur mon corps, me caressant comme il me l'avait décrit. Je me mordis la lèvre et Edward se leva pour m'embrasser. Se fichant du regard que les autres élèves pouvaient nous lancer, je me rapprochais un peu plus de lui.

- Wow, s'il vous plaît, pas d'horreur dès le matin ! Nous interrompît une voix que je reconnus sans peine.

- Demetri, qu'est-ce que tu veux encore ? Lui demanda Edward.

- Rien, rien, je voulais juste vous prévenir qu'il y a des âmes sensibles ici donc vos cochonneries de tapettes, allez les faire ailleurs.

- Personne ne t'a demandé de regarder. Répondit Edward.

- Je ne peux pas bien faire autrement vous êtes devant l'entrée.

Edward ne lui répondis pas, et moi non plus, pourtant il ne bougea pas d'un pouce.

- Ya un autre problème ? Se renseigna mon petit ami.

- Je n'arrive toujours pas à croire que tu préfères les mecs aux bons gros nichons de Tanya. Et rien que d'imaginer ses petites fesses claquer contre ma bite je bande déjà. Puis il rit de sa propre stupidité.

Edward leva les yeux au ciel et je voyais bien qu'il commençait à perdre patience.

- Bon écoute Demetri, je commence à en avoir marre de tes conneries. Alors oui, il me plait, oui il me fait bander et je n'ai jamais été aussi dure qu'avec lui, tu n'imagines pas le nombre de fois où je m'imagine lui faire l'amour, je me suis même branlé hier soir en pensant à ce que je pourrais lui faire et putain, qu'est-ce que j'ai envie de recommencer.

Demetri fit une moue de dégout et partit sans demander plus de détails. Edward avait les poings serrés et je passais une main dans ses cheveux pour le calmer.

Il se détendit et se tourna vers moi.

- Désolé, j'y suis peut-être aller un peu fort. S'excusa-t-il.

Je secouais la tête.

- Non, au contraire.

Je me rapprochais de lui.

- C'était très excitant même. Alors comme ça tu nous imagine souvent en train de faire l'amour ? Demandais-je en effleurant ses lèvres des miennes.

- Oh putain oui. Il m'embrassa fougueusement alors que la sonnerie retentissait.

Nous nous séparâmes à contre cœur.

- On se voit tout à l'heure ? Me demanda-t-il.

- Bien sûr, tu manges à la maison ?

- Et si on se faisait une petite viré tous les deux, on se prend des sandwichs pour midi et cet après-midi on se balade, rien que toi et moi.

- Hum, encore plus tentant.

- Je viens te chercher chez toi après les cours ?

- D'accord.

Il posa un léger baiser sur mes lèvres et partit en direction de sa salle de cours alors que j'allais vers la mienne, dans la direction opposée.

Je partis rapidement après mon dernier cours pour avoir le temps de me changer et de me maquiller un peu avant qu'Edward ne vienne me chercher.

Je fis les en-cas pour midi et laissais un mot à mes sœurs pour les prévenir si elles rentraient avant moi ce soir. J'entendis Edward arriver et je sortis avant qu'il ne parvienne jusqu'à la porte. J'étais légèrement pressée de le revoir et de passer du temps avec lui. Je remarquais qu'il s'était changé et avait les cheveux humides, il avait dû rentrer chez lui en quatrième vitesse pour se laver et revenir ici.

Il sourit en voyant mon enthousiasme alors que je lui sautais au cou.

- Je t'ais manqué on dirait.

- Tu n'imagines pas à quel point.

Il me serra longuement contre lui dans une étreinte sage mais possessive et j'en profitais pour snifer ma dose du parfum d'Edward.

- J'ai fait les sandwichs. Lui dis-je alors qu'il me relâchait.

- Tu es parfaite.

- Où on va ? Lui demandais-je alors que je montais dans sa voiture.

- Je connais un endroit au calme où on ne nous dérangera pas. Ce n'est pas très romantique mais c'est tranquille.

Il nous conduisit dans l'ancien parc de Forks, laissé à l'abandon après la construction d'une aire de jeux dans le centre-ville. Il n'y avait plus qu'un seul banc en bois, l'herbe avait poussée et était humide de la pluie tombé dans la nuit et les vestiges de ce qui était autrefois une table de ping-pong gisaient sous un tas de feuilles mortes. Néanmoins les rayons de soleil qui perçaient au travers des nuages donnaient à l'ensemble quelque chose de poétique.

Edward déposa son manteau sur le banc humide et me m'assis dessus, puis il vint à mes côté.

Nous mangeâmes en silence, jetant de temps à autre des miettes aux moineaux qui regardaient notre repas avec intérêt.

- Tu es belle. Me dit Edward alors que je fourrais serviettes en papier et bouteille d'eau vide dans un sac plastique.

Je rougie et il fit passer sa main dans mes cheveux détachés, caressant ma nuque du bout des doigts.

Il planta son regard dans le mien et je le vis s'assombrir de plus en plus. Je jetais un regard autour de nous puis le pris par la main et l'entrainais vers les herbes hautes. Je m'allongeais dans l'herbe humide, sa fraîcheur m'arrachant un frisson et attirais Edward avec moi. Il s'installa à côté de moi, mais je le tirais pour qu'il me surplombe de moitié. Je crochetais une main autour de son cou et attirais ses lèvres sur les miennes. Je l'embrassais lentement, ma langue caressant doucement la sienne Je gémis alors que sa main effleurait ma joue. Ce baiser était doux, sensuel, lent, plein de promesses et terriblement excitant. Il se passa un très long moment avant que nos lèvres ne se dessoudent. J'avais envie d'Edward, et je savais que samedi serait le bon moment pour ça, mais là, tout de suite, je n'avais pas envie d'attendre. Il picorait mon cou, déposant de petits baisers légers, il remua légèrement et je sentis son érection contre ma cuisse. Ni tenant plus je passais une main entre nos corps et pressais son sexe durcit, lui arrachant un gémissement rauque qui m'incita à continuer. Je le caressais lentement mais fortement, lui faisant ressentir mon envie.

- Bella. Souffla-t-il. Arrête s'il te plait.

- Je n'ai pas envie d'arrêter, au contraire.

Je joignis le geste à la parole en déboutonnant son jean et passais une main à l'intérieur. Il gémit plus fortement et commença à dégrafer mon chemisier mais je l'en empêchais et le repoussais pour qu'il s'allonge.

- Laisses-toi faire. Lui intimais-je alors que je faisais glisser son pantalon sur ses jambes.

Il ne broncha pas alors je continuais en lui ôtant son boxer. Son sexe se dressa fièrement devant moi et j'en était d'autant plus excitée.

- J'ai remarqué que tu t'étais changé avant de venir. Lui dis-je.

- Oui, j'ai… j'ai fini les cours une demie heure plus tôt… alors je suis passé prendre… une douche vite fait… chez moi. Articulât-il péniblement tandis que ma main caressait son membre durci.

Je n'avais encore jamais fait ce que je m'apprêtais à faire à Edward et pourtant c'est comme si je savais exactement quoi faire. Je ne vais pas mentir, j'avais déjà regardé des films érotiques et même carrément pornographiques, Rosalie et Jessica parlaient de sexe, fellation et autre cunnilingus assez facilement, et je lisais des histoires pas très catholiques sur le net donc on va dire que j'avais quelque notions théoriques.

Place à la pratique.

Je me penchais et donnais un léger coup de langue sur le sexe d'Edward. Je l'entendis jurer entre ses dents et j'en conclu que ça ne le dérangerais pas si je continuais.

Je me léchais les lèvres et le pris en bouche, passant ma langue sur son frein. Je caressais la base de son sexe avec ma main, car il faut être honnête, Edward avait été gâté par la nature et je ne pouvais pas le prendre entièrement en bouche. Je fis de lents vas et viens, insistant sur son gland que je léchais sensuellement. Edward grognait et gémissait mon prénom, sa respiration devenant erratique.

Et plus je l'entendais, plus j'avais envie de l'entendre et de lui faire du bien.

Ma main qui le caressait passa de son sexe à ses bourses et je les pressais légèrement entre mes doigts tandis que ma langue léchait sa virilité de bas en haut.

Edward rejeta sa tête en arrière et je le vis resserrer la main et agripper l'herbe.

- Putain Bella. Haleta-t-il.

Je continuais de le torturer, le léchant, le caressant, faisant des vas et viens de plus en plus rapides.

- Arrête Bella, je vais venir. Me dit-il au bout d'un moment.

Je me redressais mais remplaçais ma bouche par ma main, le masturbant à un rythme soutenu.

Je sentis son sexe se durcir encore plus et il jouit enfin sur mes doigts.

Il m'attira alors à lui et m'embrassa avec fougue.

- Bella, c'était vraiment trop bon. Me murmura-t-il.

- Je suis contente que tu ais aimé.

Je ne m'en étais pas trop mal sortie pour une première fois.

Il remonta son caleçon, reboutonna son jean et sorti un mouchoir de sa poche. Il prit délicatement ma main souillée et entreprit de la nettoyer. Je le regardais faire, appréciant la caresse de ses mains sur la mienne. Il me fit ensuite allonger dans l'herbe et se positionna à mes côtés.

- A ton tour maintenant. M'annonça-t-il en déboutonnant mon chemisier.

Je le laissais faire. Il grogna quand il remarqua que je ne portais pas de soutien-gorge. Je souris devant son regard interrogateur.

- J'aime les laisser libres de temps en temps.

- J'aime que tu le fasses.

Il caressa mon ventre, passa lentement sur mes flancs et remonta jusqu'à ma poitrine. Il prit un de mes seins en coupe et son pouce vint frôler mon téton qui durci immédiatement, m'arrachant un gémissement.

Edward sourit et s'attaqua à mon autre sein avec sa bouche. Sa langue caressant ma pointe durcis me chauffa tout le corps, et sans m'en rendre compte j'avançais mon bassin vers le sien. Je grognais quand il enleva sa main de mon sein mais gémissais lorsqu'il la posa à l'intérieur de ma cuisse, caressant mon intimité par-dessus mon jean. Il étouffa un autre de mes gémissements en plaquant ses lèvres sur les miennes, me donnant un baiser fiévreux. Je sentis sa main défaire ma ceinture puis enlever le bouton et la fermeture de mon pantalon. Ses doigts caressèrent le rebord de ma culotte et je l'encourageais à continuer en donnant un léger coup de rein dans sa direction.

Il comprit car je sentis ses doigts pousser le fin tissus et se poser sur ma féminité. Il fit glisser son index sur ma fente humide et grogna.

- Tu es tellement mouillée. Souffla-t-il.

Il titilla mon clitoris, me faisant gémir de plus belle. Et j'haletais alors qu'il faisait pénétrer un doigt en moi. Il le fit bouger lentement au début, puis accéléra la cadence. Je me retenais pour ne pas crier trop fort mais ne pus me retenir lorsqu'il me pénétra d'un second doigt. Ses vas et viens étaient de plus en plus rapides et forts et je sentis que l'orgasme n'était pas loin.

- Encore Edward, ne t'arrête pas. Lui intimais-je.

Pour toute réponse il captura mon mamelon entre ses lèvres et joua avec du bout de la langue.

Un bourdonnement emplis mes oreilles et je senti la délivrance arriver. Je me cramponnais aux épaules d'Edward tout en criant son prénom alors qu'un tourbillon de sensations toutes plus délicieuses les unes que les autres m'emportait très loin du moment présent. Je mis quelques instants à reprendre mes esprits et Edward en profita pour reboutonner mon jean et mon chemisier tout en effleurant ma peau nue au passage. Puis il s'allongea à mes côtés et me fit basculer dans ses bras.

- Merci. Lui murmurais-je les joues rougie.

- Merci à toi. Tu es magnifique quand tu jouies.

Je rougie de plus belle et enfouis mon visage dans son cou. Je respirais profondément, m'enivrant de son odeur et pensais alors que cet homme fabuleux était à moi. Je souris contre son cou en m'en rendant compte ce qui ne lui échappa pas.

- Qu'est-ce qui te fait sourire à ce point ? Me demanda-t-il.

- Je viens de m'apercevoir que le plus bel homme de la terre est maintenant mon petit ami.

- Tu t'en rends compte seulement maintenant. Sourit-il. J'ai de la chance d'avoir la plus belle femme à mes côtés, et ça je m'en suis rendu compte tout de suite. Et en plus d'être belle elle est aussi très intelligente, adorable, gentille, rêveuse et têtue parfois mais c'est ça qui lui va bien.

- Tu m'aime vraiment. Constatais-je.

- Bien sûr, je ne dis jamais ses mots si je ne les pense pas. Tu es la première fille à qui je le dis et j'espère que tu seras la dernière.

Je relevais la tête et plongeais mon regard dans le sien avant de fondre sur ses lèvres.

- Si on allait faire un petit tour. Me proposa-t-il en rompant notre baiser.

- D'accord, où veux-tu aller sachant qu'il ne faut pas que quelqu'un nous vois ?

- Il y a des entrepôts désaffectés au nord de Forks, personne n'y va jamais. A part moi, de temps à autre, pour réfléchir un peu.

- Je te suis. Lui souris-je.

Nous remontâmes en voiture et le trajet ne dura pas plus de trois minutes. Edward vint m'ouvrir la porte et me tendit sa main pour m'aider à descendre.

Il me prit ensuite pas la taille et m'entraîna au travers d'un dédalle de container plus ou moins rouillés. Le gravier crissait sous nos pas alors que je suivais Edward dans un bâtiment passablement délabré où des fissures courraient tout le long du crépit blanc de la façade.

Si une autre personne qu'Edward avait voulu m'emmener ici j'aurais juré que c'était pour me violé, me torturé et me découper en morceaux. Je frissonnais à cette pensée et jetais un regard en biais à mon petit ami. Il n'allait pas de démembrer dans cet endroit quand même, il n'avait pas le profil du serial killer mais après tout, nous sommes tous des tueurs en puissance. Et si jamais il avait prévu une fin horrible pour moi, j'avais laissé un mot à mes sœurs, elles sauraient que j'étais avec lui alors elles préviendraient la police et ils l'arrêterait. Et on retrouverait mon corps planqué dans un sac poubelle enterré au fond des bois.

Je secouais la tête en me disant qu'il faudrais que j'arrête de regarder des séries policières à la télé.

Edward resserra ma main et m'offrit un sourire en coin dont il avait le secret.

Il nous fit monter une volé de marches, puis une autre, jusqu'à pousser une petite porte en fer.

Il me laissa passer la première et je me trouvais alors sur le toit de l'entrepôt.

- J'aime beaucoup cet endroit. Me confia-t-il en s'approchant de moi. On voit Forks d'un bout à l'autre et le couché de soleil est magnifique vu d'ici.

C'est vrai que c'était beau, j'apercevais le lycée, la mairie, le magasin de sport, et je devinais ma maison entre les grands épicéas.

Nous restâmes un moment assis, à regarder ce paysage qui aurait pu servir de carte postale à la ville puis, alors que le soleil commençait à descendre derrière les arbres nous nous levâmes.

- Il commence à se faire tard. Fis-je remarquer à Edward.

- Je sais. Mais je n'ai pas envie de te ramener chez toi.

- On se verra demain au lycée.

- Oui mais ça va être long. Toute une nuit sans toi, après ce que tu m'as fait tout à l'heure.

Je souris et l'embrassais avant de descendre les escaliers et de toucher la terre ferme.

Nous refîmes le chemin en sens inverse mais avant d'arriver à la voiture Edward me plaqua contre un container, ses deux mains de part et d'autre de ma tête et colla son corps au mien.

Une de ses mains vint caresser ma hanche tandis que sa bouche captura la mienne.

Ma langue batailla avec la sienne un long moment, et je sentis le désir d'Edward grandir contre mon ventre. J'avançais mon bassin contre le sien pour tenter de soulager la chaleur qui se propageait dans mon bas-ventre. C'est alors que j'entendis un crissement de pneu. Edward s'éloigna à peine de moi et j'aperçu Alice, sortant de sa voiture comme une folle furieuse.

- Je n'arrive pas y croire ! Lança-t-elle en se dirigeant vers nous d'un pas décidé, les yeux remplis de colère.

- Qu'est-ce que tu fais là Alice ? Lui demanda Edward.

- Je reviens de chez Jasper mais là n'est pas la question. Comment oses-tu faire ça Edward Anthony Cullen ? Je n'arrive pas croire que tu puisses faire ce genre de choses alors que tu m'avais promis.

- Alice calme toi.

- Comment veux-tu que je me calme ?! Tu es en train de tromper ouvertement Zaz avec cette… cette pouffiasse ! Non mais tu te rends compte de ce qu'il va ressentir lorsqu'il l'apprendra ?

Je ne pus m'empêcher de sourire.

- Alice écoute moi. Tenta Edward en vain.

- Non, je n'ai aucune envie de t'écouter car tu n'as aucune excuse. Je croyais que tu l'aimais, je croyais que tu ne voulais que lui, tout ça n'était que du vent ? Des paroles en l'air ? Tu as seulement profité de lui ? De sa naïveté ? Lui t'aime réellement, tu le sais ça ! Et dire que j'y ai cru, je croyais réellement que tu avais changé, que tu étais redevenu raisonnable. Mais tu t'es bien foutu me moi hein !

- Alice… tentais-je à mon tour.

- Et toi la salope ne me parle pas ou je te jure que je te défonce la tête.

Je m'avançais vers elle, visiblement elle était trop en colère pour me reconnaitre.

- Alice c'est moi !

- Je ne te connais pas et je ne veux surtout pas te connaitre.

- Mais enfin, regarde !

Je relevais mes cheveux en un chignon lâche et lui souris.

- Et là c'est mieux ?

- Qu'est-ce que… Zaz ? C'est toi ?

- Oui, c'est moi.

- Oh… est bien, je suis désolé, je ne pensais pas que c'était toi. Bafouilla-t-elle. Je suis vraiment désolé, vous êtes sans doute en train de faire un… un jeu de rôle et… je ne t'avais pas reconnu avec cette perruque, excusez-moi, je ne voulais pas vous déranger.

Elle commençait à repartir mais je l'arrêtais d'un signe de main. Il fallait que je lui dise la vérité, elle devait savoir, c'était la sœur d'Edward et une amie fidèle.

- Alice attend. Ce sont mes vrais cheveux.

- Oui, ils font très vrais, mais ne vous en faites pas pour moi, je ne dirais rien, vos jeux sexuels ne regarde que vous et…

- Alice… La coupais-je, mais elle continua.

- Et je ne veux pas vous juger, après tout, si ça vous permet de… de faire… ce que vous avez à faire…

- Alice…

- Je ne dirais rien à personne, promis, juré, craché. Bon je ne crache pas par ce que ce n'est pas très féminin mais le cœur y est. Donc je vais vous laisser hein…

Je ne lui laissais pas le temps de terminer, je pris ses mains dans les miennes et les plaquaient sur ma poitrine.

Je vis Edward ouvrir la bouche d'un air ébahit, quand à Alice elle avait enfin arrêté de parler. Ou presque.

- Waw, ils sont vachement bien fait. Dit-elle en me malaxant les seins. C'est quoi ? Du latex ?

- Alice, ce sont mes vrais seins et mes vrais cheveux.

Elle me fixa un instant sans comprendre.

- Je suis une fille Alice. Zaz n'est qu'une invention. Je m'appelle Bella.

Son regard alterna entre Edward et moi.

- C'est une blague ? Par-ce-que si ça en est une ce n'est pas très drôle.

Je secouais la tête.

- Et toi tu le savais ? Demanda-t-elle à son frère.

- Seulement depuis une semaine. Lui avoua Edward.

- Pourquoi tu as fait ça ? Dit-elle en se tournant vers moi.

- Je veux bien te l'expliquer mais lâche mes seins d'abord. Lui répondis-je

Elle retira précipitamment ses mains qu'elle avait laissées sur ma poitrine.

- Désolé.

- Ce n'est pas grave.

Et alors je lui dis tout. Et sa réaction ne se fit pas attendre.

- Non mais pourquoi ton père t'as dit un truc pareil ? Ok, je comprends qu'il ait eu envie d'avoir un garçon après deux filles, mais tout de même, quel père dirais ça a son enfant ? Et toi, pourquoi tu l'écoutes ? Tu es magnifique, tu ne devrais pas te travestir comme tu le fais.

- Je sais mais quand je serais prête je redeviendrais moi.

Elle resta pensive un instant puis un grand sourire se dessina sur ses lèvres.

- Bon, très bien, l'important c'est que ça te convienne, et à Edward aussi. Et tu peux être toi avec mon frère, et avec moi aussi. D'ailleurs, il faudra qu'on aille faire du shopping toutes les deux !

Je grimaçais. Non pitié, pas de shopping avec Alice !

- Oh, ça va être génial ! Continua-t-elle. J'étais déjà contente de t'avoir pour beau-frère mais alors là, comme belle-sœur, c'est merveilleux ! Je pourrais te prêter mes vêtements, et on pourra se faire des soirées maquillage et coiffure.

- Alice, ne commence pas à faire peur à Bella, je ne veux pas qu'elle me fuit pour t'échapper. La coupa Edward.

- Mais non, ne t'en fait pas. On va s'éclater toutes les deux !

Je lui souris. Elle était dingue.

- Bon, bah je vais vous laisser. Dit-elle en s'éloignant après m'avoir pris dans ses bras. Amusez-vous bien.

Elle sautilla plus qu'elle ne marcha jusqu'à sa voiture et partis en trombe en nous faisant de grand signes.

J'étais soulagée. Alice était au courant maintenant, ça me pesais de lui cacher la vérité.

Edward se rapprocha de moi et me pris par la taille.

- Je crois qu'on a sa bénédiction. Me dit-il.

- Oui, et je crois que je vais souffrir. Mon dieu, du shopping !

- Je viendrais avec toi si tu veux.

- Oh oui, je veux bien.

- Je pourrais même rentrer dans une cabine avec toi, histoire de t'aider à enfiler quelques vêtements.

- A les enfiler ou à les enlever ? Souris-je.

- La deuxième proposition est très alléchante.

Il posa ses lèvres au creux de mon cou et je frissonnais.

- Edward, tu n'es qu'un polisson.

- Un polisson. C'est très mignon comme adjectif.

- Tu préfères pervers ?

- Polisson c'est très bien.

Je ris puis m'éloignais légèrement de lui.

- Il faudrait qu'on rentre maintenant. Il est tard et on a cours demain.

- Mouais, je sais, mais je suis tellement bien avec toi. Bouda-t-il.

- On aura tout le temps de se voir samedi soir.

Il leva un sourcil en même temps qu'un sourire lubrique naissait sur ses lèvres.

- C'est vrai ça, samedi soir je viens chez toi.

- A part si tu as quelque chose de mieux à faire. Le taquinais-je.

- Jamais de la vie. Tu es la chose la plus importante à mes yeux.

- Je passerais sur le fait que tu me vois comme une chose.

Il me prit la main est m'emmena jusqu'à sa voiture.

- Tu es ma petite chose fragile, que tu le veuille ou non.

Je souris en m'installant sur le siège passager.

- Si je suis ta chose alors tu es mon objet. Sexuel bien entendu.

- Alors là il n'y a pas de soucis, fais ce que tu veux de moi.

Il m'embrassa puis démarra le moteur et nous prîmes le chemin du retour.


Voilà voilà, alors, que pensez-vous ce nouveau chapitre? Alice est maintenant au courant.

Cette fic touche bientôt à sa fin, je pense qu'il y aura encore 2 ou 3 chapitres.

Merci pour toutes vos reviews.

Biz à toutes!