Auteure : Catherine G.

LE DÉBUT: LA RENCONTRE

Partie 1

Il fait grand soleil par un après-midi calme. Je suis sans emploi à cause de ce qui s'est passé à la prison. Un soleil plombe sur Washington et je n'ai même pas envi d'aller me mettre le bout du nez dehors… Je ne sais pas ce que j'attends, je suis coincée ici, à attendre rien du tout. Un son strident se fait entendre, c'est mon téléphone, j'étais tellement dans les vapes que je n'ai même pas reconnu mon propre téléphone. Je répond. C'est un homme qui m'offre un emploi à Montréal. Il se nomme Griffin, il s'occupe des escouades de polices et des agents spéciaux de la brigade des crimes organisés. Quand il m'a parlé de l'escouade des crimes organisés, j'ai eu peur qu'il me demande de devenir agent double… Cela n'aurait aucun bon sens, je n'ai aucune formation mis à part la psychologie clinique. Non. Il m'offre un poste au sein d'une nouvelle section policière, la section anti-sociopathe, le S.A.S. Un psy au milieu de la police, moi, mais pourquoi moi? Qu'ai-je fait mis à part une tuerie incroyable à l'intérieur d'une prison… C'est vrai que… J'en doit une à Griffin, il m'a un jour sauvé, enfin presque, mais je lui en doit beaucoup. Je n'ai pas grand choix, et puis je dois travailler, si non je vais virer folle.

Griffin : Penses-tu pouvoir te rendre à Montréal cette semaine Anne?
Anne : Oui, demain si tu veux, j'ai tout mon temps, et il faut vraiment que je sorte de mon petit 10 par 10!
Griffin : Parce que le Boss de l'escouade voudrait bien te rencontrer avant.
Anne : Je comprend, ça revient quand même à lui de décider de mon embauche, malgré que… tu dois lui pousser dans le dos un peu…
Griffin : Hein, non voyons… hahaha!
Anne (l'air suspicieuse) : Griffin, I know you! Don't push your luck!
Griffin : Ah these girls of Washington! Tu sais bien que je ferais tout pour te protéger, Johsnon c'est un bon gars et je vais lui mettre de la pression, tu vas voir tout va s'organiser, et tu vas avoir une job, je suis sure que tu vas aimer. There's nothing to hurt you Anne, just come at Montreal, and you'll see!
Anne : Okay, I trust you Griffin.
Griffin : Ok, so, demain tu prend quelle avion? Il y en a le matin et l'après midi, 10 hrs, 12h, 14h ou 16h?
Anne : Tu es incroyable, tu avais prévu le coup hein? Enfin, moi je pense que j'aimerais mieux arriver tôt, je prendrai le vol de 10h. J'aimerais te voir avant.
Griffin : Perfect, I'll wait you tomorrow! Bye Anne.
Anne : Goodbye.

Que se passe-t-il? Je retourne à Montréal, et on m'offre un emploi, déjà? Je ne comprend pas pourquoi il me veut moi, il veut sûrement me sortir d'ici. Mon boss de la prison a du lui parler, ah c'est clair, comment il aurait su que j'avais besoin d'une job? Ah sacré Griffin.

Plus la journée avance, plus je suis stressée, je pars demain, j'ai dix milles choses à faire, mes bagages ne sont pas faits, je dois faire tous mes changements d'adresses rendu à Montréal… Ah quel bardas! Qu'est-ce que je fais en premier? Mes bagages? Oui c'est bon ça, plus je les fais tôt moins il y a de risques que j'oubli quelque chose…

Le soir tombe maintenant, mes bagages sont faits et j'ai même appelé mes compagnies de cartes bancaires et compagnies de téléphones pour annuler mes abonnements. Je recommence une nouvelle vie. Je crois que je serais mieux de me coucher tôt, parce que je sais que je ne pourrai pas m'endormir dans les premières heures, je vais penser à tout ça, je vais réfléchir, je me connais. En 3 semaines de thérapies je n'ai jamais ressenti une joie comme aujourd'hui, Washington c'est révolu, je dois passer à autre chose.

Il est déjà 22 heures et même si ça fait 1 heure que je suis couchée, j'ai encore les yeux ronds, je sens l'inquiétude monter. Si je ne fais pas l'affaire? Johnson va-t-il m'apprécier? Quelle impression je vais lui faire? Qu'est ce que je dois lui
amener comme papier? Je suis tellement fatiguée, mon cerveau tourne à mille à l'heure. Je me sens tout juste partir dans le monde des rêves, je vois Griffin qui me présente à Johnson, je ne l'ai jamais vu, mais j'essaye de me construire un schéma de sa personne. Je ne suis plus consciente de rien.