Auteures: Catherine Lapointe et Roxanne Savard

Catégorie: Drame policier

Courriel : (Catherine) et (Roxanne)

Contexte : Le jour même après la mort de Rouleau, Johnson est inquiet pour son poste comme lieutenant au S.A.S. Pour ce qui est de Fortier, elle est partie chez elle après avoir subi les questions en rafale de Lefebvre sans vraiment y répondre.

Épisode 4.1
Partie 1

Bureau de Lefebvre

Johnson est dans le bureau de Lefebvre.

Lefebvre : Ce qui s'est passé, ça m'a pas impressionné Johnson. Tu vas te démerder toi-même dans la situation que tu AS TOI-MÊME CRÉER !

Johnson : Heille ! Je l'ai déjà entendu celle là. Change de toune! Pis à part de ça, si t'avais une tête sur les épaules à part le signe de $$$, t'aurais mieux fait ta job ?

Lefebvre : T'as raison Johnson ! Ça fait longtemps que ma job, j'aurais du la faire comme du monde, TE SACRER DEHORS !

Johnson : C'est ça ! Fait dont ça !

Johnson part en claquant la porte.

Résidence de Johnson

Johnson : Ah ! Une bonne bière, ça va me calmer les nerfs. Maudit Lefebvre ! Y'a pas l'air à savoir c'est quoi un job de flic lui ! Pis Anne ! Quessé je vais faire avec Anne ? Avec ce qui s'est passé, j'espère que ça va se régler ?

Résidence de Johnson, le lendemain

Il lit l'inscription.

" M. Gabriel Johnson, vous avez 48 heures pour trouver les coupables des enlèvements des jeunes filles. Si vous ne parveniez pas à identifier le ou les coupables, je serai dans l'obligation de vous congédier ou tout simplement fermer la section anti-sociopathe, car je ne vois pas l'intérêt du travail qu'elle apporte au sein de la police. "

Johnson : Eh ben heille ! Elle est bonne en criss celle là à matin, j'aurais ben aimé ça le voir dans mes culottes. Y'a veux-tu ma job lui ? Bon ! Je vais appeler au S.A.S rassembler mes gars.

Il téléphone.

Johnson : Oui Suzanne,

Suzanne : Oui ! ?

Johnson : Les gars sont tu arrivés ?

Suzanne : Heu oui !

Johnson : Fortier elle ?

Suzanne : Fortier ? Non ! Vous la connaissez, elle est jamais à l'heure !

Johnson : Ouain ! O.K ! Dis au gars que j'arrive dans 20 minutes, pis je veux un meeting dans la salle de conférence. Pis si Fortier appelle, dis-lui de m'appeler sur mon cell O.K. ?

Suzanne : Parfait ! 10-04 boss !

Vingt minutes plus tard, Johnson rentre au S.A.S..

Johnson : Bon ! O.K ?

Parent : Où s'est que vous étiez hier vous ?

Johnson : Pose donc pas de question Parent !

Mayrand : Ben c'est peut-être normal qu'on se pose des questions. Fortier qui part sans dire un mot à personne… Toi qui rentre pas de la journée… Heu ?

Dufour : Ouain en parlant de Fortier, où c'est qu'elle est la pitoune à matin ?

Johnson : Heille là ! Vos questions à matin, ça va faire là ! Fortier... Ha heu… Pis bon, on n'a de la job à faire ?

Dufour : Ben, as-tu eu du nouveau Gabriel ?

Johnson : Oui, on peut rayer Rouleau de la carte ? Faut chercher ailleurs ?

Mayrand : Comment ça rayer ?

Dufour : Écoute Gabriel, si tu nous tiens pas au courent ostie, comment tu veux qu'on fasse notre job ?

Johnson : Heille Dufour hein ?

Suzanne : Heille ! Les badgés viennent de trouver un corps d'une jeune femme. Y savent pas c'est qui encore, mais je sais qu'elle était dans un sac vert et que c'est dans le même boisé que les autres filles.

Johnson : O.K. Mayrand ! Dufour ! Vous venez avec moi !

Parent : Pis moi ?

Johnson : Ben heu… Occupe-toi d'essayer de rejoindre Fortier chez elle, pis attend mon téléphone pour commencer les recherches.

Sur les lieux du crime

Dufour : Mayrand ?

Mayrand : Ouais ?

Dufour : Je te gage un mille qu'on s'est fait fourrer par Tétreault.

Mayrand : Qu'est-ce qui te fait dire ça ? Pourtant y'é venu à matin !

Dufour : Regarde le sac, ça te dit pas quek'chose ?

Mayrand : Heu non !

Dufour : Ben voyons Mayrand ! Quand on a rendu une tite visite à Tétreault, y nous a dis qu'il avait joué avec les anciens de la Métropole. Le sac vert ?

Mayrand : Non, je la catche pas Dufour ?

Dufour : Ostie Mayrand ! As-tu besoin que je te fasse un dessin ? Le sac vert, c'est le même que celui de chez Tétreault ?

Mayrand : T'as raison toé ?

Johnson : Comment ? Tu dis que le sac vert c'est ? Vous auriez pas été capable de faire votre job comme du monde, pis de fouiller le sac ? Innocent !

Mayrand : Heu…

Dufour : On s'est planté Gabriel !

Johnson : Pis pas à peu près. Heille… Quand je pense…

Mayrand : Bon ben, on sait ce qu'on a à faire Dufour !

Johnson : Ouain j'espère… Pis là, vous avez 48 heures pour me ramener ce salaud ? Même pas 48 heures ! Grouillez-vous !

Dufour : Pis c'est quoi l'affaire de Rouleau ? Pis Anne ?

Johnson : Aller faire votre job ! Go ! Go !

Johnson appelle Parent.

Johnson : Parent ! C'est moi ! As-tu eu des nouvelles de Fortier ?

Parent : Négatif. Ça répond pas chez elle.

Johnson : O.K. ! Je vais m'arranger avec ça.

Parent : Pis pour…

Johnson : Je confirme, c'est bel et bien Lynda. Les gars sont partis de leur bord. Si tu veux faire pareille, je ne te l'interdis pas.

Parent : O.K. ! Je vais les contacter pis partir de mon bord.

Sur les lieux du crime – Deux heures plus tard

Johnson : Dufour ? C'est Johnson !

Dufour : Ouais ?

Johnson : Où êtes-vous ?

Dufour : On est encore près du boisé.

Johnson : O.K. ! Avez-vous du nouveau ?

Dufour : Oui, on n'a fait pas mal le tour, pis y'en a 2 ou 3 qui nous ont confirmés qui l'ont vue dans le coin. Ils nous ont tous dis qu'il a un p'tit entrepôt. Genre garage un peu !

Johnson : Bon O.K. ! Parent lui ?

Dufour : Ha ben Parent, lui, y continue à chercher plus dans le bout du salon ?

Johnson : Bon O.K. ! Si tu as du nouveau, tu m'appelles O.K. ?

Dufour : O.K. Gabriel ! Chow !

Mayrand : DUFOUR ! Je viens de le voir passer.

Dufour : O.K. ! Prends l'Est, pis moi, je prends l'Ouest, on le coince !

Tétreault se fait coffrer. Dufour appelle Johnson.

Dufour : Gabriel !

Johnson : Oui ?

Dufour : On l'a !

Johnson : Vous l'avez ?

Dufour : Ouain ! On l'amène au S.A.S !

Johnson : Parfait, je vous rejoins dans 15 minutes ?

Dufour : Parfait.

Au S.A.S.

Tous les membres du S.A.S. se rejoignent.

Johnson : Suzanne ! Prend mes messages ! On en a pour un bon bout avec MONSIEUR TÉTRAULT !

Suzanne : Parfait boss !

Johnson : Surtout, appelle pas Savaria. Hein Suzanne ?

Suzanne : ?

Johnson : Bon te v'là Tétrault ?

Tétreault : Qu'est-ce que vous me voulez ? Ostie, je sais pas ou c'est qu'elle est Lynda. Pis je suis venu à matin là, crissé moi donc la paix.

Mayrand : On va te crisser la paix quand on va entendre ce que l'on veut entendre. O.K.?

Dufour : Ouain fak que t'es mieux de parler mon homme. Anyway, t'as rien à perdre. T'es déjà dans marde mon ti pit !

Johnson : Avez-vous lu ses droits ?

Mayrand : Ouais

Johnson : Parle ! Parle, on t'écoute.

Dufour : Gabriel ! Je peux-tu te parler une seconde ?

Johnson : Ouais ?

Dufour : Écoute heu, peut-être que si Anne serait ?

Johnson : Dufour je te l'ai déjà dis, Anne est en congé aujourd'hui ?

Dufour : Ben oui ! Mais sur quel motif ? Depuis quand Anne manque sans le dire ? Bah Anne, a nous dit jamais rien de toute façon.

Johnson : C'est ça ! Bon va faire ta job ! Là, je vais aller heu…

Dufour : ?

Johnson appelle Anne

Johnson : Anne !

Anne : Oui !

Johnson : C'est Johnson ! Est-ce que tout va bien ?

Anne : Oui ! Oui ! Ça va ! Ça va !

Johnson : Comment tu te sens ?

Anne : Je ne sais pas… Je ne sais plus… Je... Je… Il a ruiné ma vie et il me la ruine même s'il est six pieds sous terre.

Johnson : Chut ! Calme-toi Anne ! Je m'en viens !

Anne : Non ! Non ! Dérangez-vous pas ?

Johnson : Heille ! J'arrive ! Bye !

Va retrouver les autres gars.

Johnson : Bon les gars, j'ai une urgence, je repasse dans une couple d'heures ?

Et Johnson parti tout de suite chez Anne. Quand il arrive, les rideaux sont tous fermés. Il tente sa chance en cognant à la porte, mais pas de réponse. Il essaie d'ouvrir, mais la porte est verrouillée. Il fouille dans son veston et sort son cellulaire. Il compose le numéro d'Anne, mais encore une fois, sans réponse.

Appartement d'Anne – À l'intérieur -

Anne pleure sur son oreiller. Elle se demande si Johnson va partir et enfin, la laisser se débrouiller toute seule.

Johnson : Anne ! Ouvre-moi ! Ouvre ! Anne !

Johnson va retrouver les gars avec Tétrault.

Johnson : Quelque chose de nouveau les gars ?

Dufour : Non... Il nie encore tout

Johnson : Parfait ! Suzanne ! Appelle Savaria, pis dis-lui que ça presse.

Suzanne : O.K.

Dufour : Heu Gabriel ! C'est quoi ton plan là ?

Johnson : On ferme boutique pour ce soir. Savaria s'en vient. Pis lui!(indiquant Tétreault), ben, y va aller passer une belle petite nuit en-dedans.

Dufour : Ouain bonne idée ça ! M'a pouvoir voir ma Rita !

Savaria arrive.

Savaria : Qu'est-ce qui se passe tout le monde ?

Johnson : Ben monsieur ici est accusé de meurtre, de séquestration, de viol. Alors, pour faire les choses comme il se doit, je t'ai appelé ?

Savaria : Avez-vous un mobile ? Des preuves ?

Johnson : Qu'est-ce que tu penses ?

Savaria : O.K. je signe, mais vous ne l'interrogez plus à partir de demain sans ma présence. Compris ?

Johnson : Parfait !

Une demi-heure plus tard, tout le monde parti, seul Johnson est encore assis à son bureau, le cravate dénoué, la chemise déboutonnée de trois boutons, en se grattant le cou, en vidant sa cruche d'eau.

Pendant ce temps, une seule et unique personne hante son esprit… Anne Fortier. Il essaie de l'appeler et de rappeler chez Anne, mais elle ne répond pas.

Tout à coup, le téléphone du bureau de sa secrétaire sonne, il se précipite immédiatement dessus en pensant que se serait Anne, mais…

Johnson : Anne ! C'est toi ?

Caroline : Anne ? Non, c'est ta femme, Caroline, au cas ou tu t'en souviendras plus.

Johnson : Ha heu ! T'as passé une belle journée ?

Caroline : Gabriel, joue pas ce petit jeu là avec moi s.t.p. Qui est cette Anne hein ? Ta maîtresse ?

Johnson : Ben voyons Caroline ! C'est ma collègue de travail.

Caroline : Ça fait deux fois que tu ne rentres pas coucher en même pas une semaine et que tu ne me donnes presque jamais pas de signe de vie et tu veux que je ne me pose pas de question !

Johnson : Caroline ! Anne a des problèmes et je l'aide.

Caroline : Des problèmes, quel genre de problèmes ?

Johnson : Écoute ! Je ne peux pas t'en dire plus, mais ne t'en fait pas. Tu es la seule femme qui est importante à mes yeux (il lui dit cela en se grattant le cou) J'ai Lefebvre qui me pousse dans le dos… On n'est sur un gros cas… Alors je prends de l'avance dans mes dossiers pour lui faire fermer sa grande gueule.

Caroline : Bon parfait, alors je ne t'attends pas cette nuit ?

Johnson : Non, je vais sûrement travailler une bonne partie de la nuit. Je vais rentrer dans la matinée prendre ma douche et manger un morceau.

Caroline : Bon, OK alors ! Je te fais confiance.

Johnson : Bye ! Je t'aime

Caroline : Je t'aime aussi.

Sans plus tarder, Johnson en a assez de s'arracher la peau du cou. Il prend son paletot et saute dans son auto en direction de l'appartement d'Anne.

Johnson : Toc ! Toc ! Toc ! Anne ouvre-moi ! Anne !

Anne : Allez-vous-en ! (en criant et en pleurent à travers la porte) Vous ne pouvez rien pour moi.

Johnson : Anne ! Ouvre-moi ! Je veux t'aider ! Anne !

Anne : Allez-vous-en !

Johnson : Non, s'il faut, je vais rester ici toute la nuit, je ne pars pas sans t'avoir parlé.

Anne ouvre la porte et se jette dans les bras de Johnson. Elle pleure… Elle pleure… Elle a si mal en dedans et elle n'est plus capable de supporter cette douleur à elle seule et son seul recours est Johnson.

Johnson : Pleure Anne… Pleure… (Johnson à lui aussi les yeux pleins d'eau) Je suis là. Je vais te sortir de ta souffrance.

Anne : Comment allez-vous faire ? ( Toujours en pleurant) Hein ? Comment allez-vous faire pour me sortir de ma propre vie ?

Johnson : Je l'ignore Anne, mais je suis là, tu peux conter sur moi.

Ils ont passé cinq minutes à se serrer dans leur bras, les larmes aux yeux tous les deux. Johnson a l'air d'un dur, mais il est un grand sensible. Ensuite, ils ont discuté de ce qui s'était passé dans son passé.

Johnson : Je suis content que tu m'en as parlé. Je ne veux plus que tu supportes cet énorme fardeau sur tes épaules à toi seule.

Anne : Je vais sûrement le regretter ?

Johnson : Anne ! Arrête ! Laisse-moi t'aider !

Anne le regarde avec un petit sourire en coin, elle regrette de s'être laisser aller, surtout envers Johnson. Elle aurait aimé que Johnson se questionne encore à son sujet pour savoir jusqu'à quel point il tient à elle, mais Johnson l'avait deviné.

Anne : Je vais aller me coucher. Je pense que vous avez besoin de moi au S.A.S.

Johnson : On n'a toujours besoin de toi Anne, mais prends donc un autre jour de congé?

Anne : Je vais y penser ?

Johnson : O.K. ! Bon ben je te laisse.

Anne va reconduire Johnson à sa porte.

Johnson : Heu… Anne écoute…

Johnson la regarde droit dans les yeux. Les larmes lui coulent sur les joues.

Johnson : J'ai besoin de toi Anne.

Anne : Vous le pensez vraiment ?

Johnson : Oui

Anne : Merci d'être venu ce soir.

Johnson : Anne ! Je…

Anne : BONNE NUIT !

Johnson : Heu bonne nuit…

Johnson est stationné devant le S.A.S. Pendant ce temps, Anne incapable de fermer les yeux. La chanson trouble de Coldplay commence. Nous les voyons, chacun de leur coté, regardant la lune à travers leur fenêtres. Tous les deux pensent à tout ce qui s'est passé durant les derniers jours et à cette soirée. Anne le regrette un peu et pense quelle va dorénavant être mal à l'aise face à Johnson, mais elle décide de fermer sa lumière, d'aller se coucher et en se disant que demain est un autre jour. Johnson, quant à lui, décide de rentrer chez lui.

Le lendemain matin

Anne est assise à la table avec son café. Elle lit son journal dans la section nécrologie elle aperçoit Lynda et commence à lire :

Bédard
(Mme Linda)

Le 15 septembre 2001 a été retrouvée morte à l'âge de 21 ans et 4 mois.

La famille accueillera les parent et amis au Funérarium Urgel Bourgi, 1050, rue Notre-Dame Est

Les heures d'accueil sont le vendredi de 14h à 17h et le samedi de 9H a 15h.

Les funérailles auront lieu à l'Église Saint-François D'Assise

L'enterrement aura lieu le dimanche au cimetière Saint-François D'assise

Elle laisse dans le deuil : son père Marc Bédard ,sa mère Françoise Desgagner,

ses tantes et oncles, ses cousins et ses cousines ainsi que sa grande amie d'enfance Christina (la masseuse)

La résidence funéraire recueillera vos dons

Anne reste bouche bée !