Auteures: Catherine Lapointe et Roxanne Savard

Catégorie: Drame policier

Courriel : (Catherine) et (Roxanne)

Contexte : Après l'accident, Johnson et Fortier sont maintenant rendus a l'hôpital.

Épisode 4.1
Partie 3

Anne est assise dans la salle d'attente où l'on fait des radiographies. Johnson est dans la salle, car lorsque la voiture en avant a freiné brusquement, il n'a pas eu le temps d'arrêter à temps. La voiture est rentrée de plein fouet dans la voiture à l'avant et la voiture de derrière a aussi percuté la voiture de Johnson. Les ambulanciers, les policiers ainsi que les pompiers ont été appelés sur les lieux. La voiture de Johnson est une perte totale. Les ambulanciers l'ont transporté à l'urgence pour être sûr que sa blessure au cou n'est pas plus grave.

Le docteur se dirige vers Anne.

Docteur : Êtes-vous de la proche parenté de monsieur ?

Anne : Non, je suis sa collègue de travail. (Inquiète) A-t-il quelque chose de grave ?

Docteur : Non, quelques jours de repos pour que la douleur au niveau du cou parte. S'il le désire, il pourrait mettre un collet autour de son cou. Je lui ai prescrit un calmant contre la douleur. Comme je lui ai dit, si la douleur persiste pendant plusieurs semaines, ce serait préférable qu'il revienne passer des radios afin de ne pas prendre des risques inutiles.

Anne : Heu… Parfait Docteur ! Merci beaucoup !

Docteur : (il lui fait un petit sourire) Ce sera pas long, il est entrain de se rhabiller et il pourra quitter.

Anne : Merci !

Docteur : Au revoir !

Anne aperçoit Johnson.

Anne : (petit air moqueur) Hum… C'est pas jolie jolie !

Johnson : Ha ha ! Très drôle ! (petit sourire en coin) Toi ! Tout est correct ? T'es sûre ? Heu… Ils auraient pu te faire passer des radios, kek'chose.

Anne : (lui fait un sourire) Non, je n'ai absolument rien. C'est vous le plus "amoché".

Johnson : Ouain ! Tu es sûre là ?

Anne : Oui, oui, sûre comme un citron. Bon, on prend un taxi ?

Johnson : Ouais, bonne idée. Heu… Je m'excuse hein je… J'étais supposé te faire passer une belle soirée. Tout ce que j'ai réussi à faire, c'est t'amener à l'hôpital.

Anne : Heille ! Arrêtez-moi ça ! C'est quand même pas votre faute si l'autre à coter de vous a changé de ligne à la dernière minute.

Johnson : Ouain, mais je trouve que tu avais pas besoin de ça.

Anne : Ben voyons ! Écoutez, on ne rentrera pas dans ce sujet là ce soir. (d'un ton un peu fâcher) Si vous avez de la pitié pour moi et que… Je pense que c'est rendu trop personnel entre vous et moi.

Anne part.

Johnson : Anne ! Ne part pas comme ça ! .OK ! OK ! T'as raison, je m'excuse. Je veux juste... Je sais pas… Prendre soin de toi. C'est pas de la pitié, c'est… Je… Heu…

Anne : Bon écoutez, il est tard, je suis fatiguée. On en reparlera. Allez, on s'en va.

Johnson suit Anne.

Johnson : Heu… Qu'est-ce que tu fais Anne ?

Anne : Ben, vous voyez ben, j'essaie d'attraper un taxi.

Johnson part à rire.

Johnson : Non, non, arrête de faire ton singe, je vais appeler un taxi avec mon cellulaire.

Anne : (tourne les yeux vers le ciel)Ha ! Ben oui !

Johnson : Quoi ? Qu'est-ce que j'ai fais encore ?

Anne : Ha ! Laissez faire.

C'est maintenant au tour de Johnson de lever les yeux vers le ciel.

Johnson : Ha les femmes !

Anne le regarde en lui faisant des gros yeux. Johnson se mit à se gratter dans le cou. La voiture arrive.

Anne et Johnson embarquent dans la voiture et ils s'en vont. Le silence se fut, mais Johnson ne peut s'empêcher de dire :

Johnson : Heu… Pourquoi tu parles pas ?

Anne : Bahh, parce que j'ai rien à dire. Je ne suis pas comme vous.

Johnson : Comme moi ? ( d'un ton fâcher)

Anne : Oui, oui, comme vous. Vous pouvez jamais vous empêcher de dire des commentaires. On n'a pas besoin d'aller plus loin qu'avec Suz, elle va finir par péter une crise si vous la lâchez pas?

Johnson la regarde. Il sait qu'Anne a raison, alors il pousse un gros soupir. Il se gratte dans le cou et finit par ne plus dire un mot. Il regarde par la fenêtre tout le long du trajet.

Conducteur : Voilà madame, on n'est rendu à votre domicile.

Anne : Parfait ! Combien je vous dois?

Conducteur : Heu… Séparez-vous avec monsieur ?

Anne : Oui

Johnson : Non ! Je payerai au complet.

Anne : Non ! Non ! Je veux payer ma part.

Johnson : Heille Anne !

Conducteur : Bon heu… Avez-vous fini de vous chicaner ?

Johnson : Heille toi ! On t'a pas sonné.

Anne : Bon ok, si vous insistez.

Johnson : Bon enfin ! Alors, repose-toi Anne.

Anne : Oui, vous aussi. Vous rentrez pas demain j'espère ?

Johnson : Je sais pas.

Anne : Heille, reposez-vous donc.

Johnson : Bye Anne ! Bonne nuit !

Anne : Ouais ! Bye !

Johnson : Bon ! Vous avez mon adresse ?

Conducteur : Oui monsieur.

Johnson : Hum…

Conducteur : Ha les femmes hein ! Elles nous fatiguent, mais on ne pourrait pas se passer d'elles !

Johnson : Ouain !

Conducteur : J'ai l'impression de connaître votre situation !

Johnson : (pas intéressé )Ha oui !

Conducteur : Oui, vous êtes marié, mais vous êtes en amour avec cette jolie femme. Hein? J'ai raison ?

Johnson : Ha ! Veux-tu ben te mêler de tes affaires le comique ?

Conducteur : Ha ! Oui, oui, je le savais. Vous l'aimez ?

Johnson : HEILLE !

Johnson monte le ton très fort.

Conducteur : Bon, bon, fâchez-vous pas monsieur.

Johnson : Amène-moi chez-nous. J'en demande pas plus.

Conducteur : Bon voilà, on y est.

Johnson : Tiens, prend ça, pis garde le change.

Johnson sort et claque la porte.

Conducteur : (murmure) Ouais ! Ce gars là est en amour !

Quand il arrive, à son grand soulagement, tout le monde semblait dormir, alors il va se coucher.

Le lendemain, chez Johnson, une chicane éclate :

Caroline : (fâché) Qu'est-ce qui se passe avec toi ? Tu rentres pu, tu pognes un accident pis tu dis qui se passe rien ? Heille ! Chu pas folle, je le sais qui se passe quelque chose entre toi pis la psy.

Johnson : Je te l'ai déjà dit. Y se passe absolument rien entre moi pis Anne

Caroline : Pas sûre moi. T'as l'air de ben t'entendre avec elle.

Johnson : Parce qu'on est supposé ne pas s'entendre pis de ne pas se parler entre collègue de travail.

Caroline : Ben là ! S'entendre, oui, mais de là à aller souper en tête-à-tête

Johnson : C'était pas en tête-à-tête, c'était pour le travail. Y fallait se rencontrer pour parler de choses importantes par rapport à notre nouvelle enquête.

Caroline : Nouvelle enquête ? Comme quoi ? Un patron qui sort avec sa collègue

Johnson : Heille! Hein! Ah ! Pis laisse faire, salut.

Et il sort de la maison sans rien ajouter. Pour se rendre au S.A.S, Johnson prend un taxi. Quand il arrive, Parent le regarde par la fenêtre.

Parent : Ouain ! Depuis quand vous prenez un taxi vous ?

Johnson : Ha ! Parent, mêle-toi donc de ce qui te regarde pour une fois !

Parent : Y'e dont ben bête lui à matin !

Dufour donne une tape sur l'épaule à Parent.

Dufour : Pauvre ti kid ! Mets-toi pas à brailler là.

Mayrand: Ouain, s'ti.

Dufour et Mayrand éclatent de rire.

Johnson : Bon, les gars vos niaiseries à matin. On n'a pas juste ça à faire.

Suzanne : Boss, ça va ?

Johnson : NON ! Ça tu l'aires d'aller !

Suzanne fait une drôle de face et Johnson entre dans son bureau. Anne qui le voit rentrer se précipite vers lui d'un air fâché.

Anne : Vous êtes pas supposé vous reposer ?

Johnson : Y a trop de travail pour que je me repose.

Anne : Y en n'ai pas question, vous retournez chez vous tout de suite.

Johnson : Oh non ! Pis à part de ça, t'es pas ma mère.

Anne : Bon c'est ça, faite votre tête de cochon. Pis pourquoi vous avez pas mis votre protège-cou ?

Johnson : Si tu penses que je vais mettre ce gréement, pis si j'suis pas chez nous, c'est que je me suis pogné avec ma femme à matin.

Anne le regarde croche et elle partit. Suzanne lui crie quand elle la voit.

Suzanne : T'a eu un tel !

Anne : Ah oui ! Qui ?

Suzanne : Heu ? Mme Goyer

Anne : Ah ok ! Parfait, je la rappelle

Suzanne : Ok bye !

Anne : Bye !

Anne part appeler Mme Goyer.

Anne : Bonjour ! Mme Goyer s'il vous plaît

Mme Goyer : Oui, c'est moi.

Anne : Oui bonjour Mme Goyer, c'est Anne Fortier

Mme Goyer : Oui, je vous avais appelée pour savoir s'il y a du nouveau.

Anne : Non, mais nous, nous commençons aujourd'hui à aller interroger certaines personnes qui ont été en contact avec vous.

Mme Goyer : D'accord, mais qu'est-ce que vous cherchez ? Je ne comprends pas. Je sais pas, j'ai pensé que le dentiste…

Anne : Oui je sais madame, nous avons pensé à la même chose que vous. Nous allons commencer par lui, mais ce serait trop simple.

Mme Goyer : (criant et d'une voix tremblante)Comment ça trop simple ? Écoutez il a pu me faire n'importe quoi sur cette maudite table d'opération.

Anne : Bon bon ça va, je comprends ce que vous ressentez, mais ce n'est pas en criant que l'on va régler les choses. Nous allons se concentrer sur ce dentiste, mais avant de l'accuser de quoi que ce soit, il nous faut des preuves. Je vais en parler à mon patron et je vous rappelle.

Mme Goyer : Oui, bon. J'imagine que je n'ai pas le choix.

Anne : Oui, vous avez compris.

Mme Goyer :Au revoir !

Anne : Au revoir !

Anne va voir Johnson à son bureau.

Anne : Bon ok !

Johnson : Chut !

Johnson lui fait signe qu'il est au téléphone.

Anne : Oh ! Excusez (en chuchotant)

En se retournant pour se rendre à son bureau, Anne s'enfarge dans la poubelle et tombe presque en pleine figure. Johnson se lève d'un seul coup et lui fait un air de découragement !

Tout le monde travaille. Mayrand est au téléphone, il parle avec le directeur de la prison concernent le cas du bonhomme frisé. Dufour, lui, discute avec Anne de la famille Goyer. Johnson, lui, venait juste de finir son téléphone avec les assurances pour la voiture et il commence à remplir les papiers. Tout à coup, le grand patron arrive avec cette jeune femme. Tout le monde se lève d'un air surpris (en particulier Mayrand et Dufour), ils ne s'attendaient pas à voir une femme aussi jolie comme nouveau grand boss.

Johnson : Haaa, bonjour !

M. Veillette : Bonjour Gabriel ! Heu… Voici Mme. Julie Ricard.

Mme Ricard : Bonjour

Johnson : Bonjour. Heu… Je vous fais faire le tour et je vous présente le reste de mon escouade, d'accord ?

Mme Ricard : Oui, oui, avec plaisir !

Johnson : Oh Anne ! Voici la nouvelle patronne !

Anne : (avec un air de mécontentement)Heu… Bonjour !

Mme Ricard : Bonjour !

Johnson : Heu.. Bon, bien nous allons commencer par là

Parent va voir Anne.

Parent : Ouain jalouse hein (d'un air moqueur)

Anne : Ha, franchement Étienne.

Parent : Ben quoi, t'aurais dû te voir la face quand tu lui as dit bonjour !

Anne : Pis pourquoi je serais jalouse ?

Parent : Ben…

Il s'en va, laissant Anne frustrée de sa joke la fin de l'avant midi, Johnson convoque toute l''équipe dans la salle de réunion pour une réunion générale.

Johnson : Alors on vient de nous présenter le nouvelle boss

Il jette un regard sérieux sur Mayrand

Mayrand :Quoi ?

Johnson : Tu sais ce que je veux dire.

Mayrand le regarde fâché.

Johnson : Bon ok, passons à autre chose ! Anne?

Anne :OK, bon, ben, il faut continuer à travailler sur l'enquête de Mme Goyer.

Parent : Vraiment louche st'histoire là !

Johnson : On le sait. Tout ce qui est louche l'kid, ça nous tombe dessus. Anne ! Continue !

Anne : Bon ben, elle m'a donné sa liste de tout ce qu'elle avait fait pendant ce mois-ci.

Mayrand : Oui pis ?

Anne : Ben là, ce sera pas long.

Mayrand : Fâche-toi pas!

Anne : Ben, elle a fait pas mal de choses imaginez-vous donc.

Anne déplie la liste et la lit à haute voix

Anne : Alors, mardi 28 août, rendez-vous chez le docteur. Jeudi 30 août, elle passe la nuit à l'urgence, son fils a fait une crise d'asthme. Lundi 3 septembre, rendez-vous avec son boss. Jeudi 5 septembre, rendez-vous chez le dentiste et pour finir, le 12 septembre, chirurgie dans la bouche avec le dentiste

Parent : OK ! Fake qui sont les suspects?

Anne : En premier lieu, c'est le dentiste, c'est lui le plus suspecté dans tout ça.

Mayrand : On vas-tu faire un tour ?

Johnson : (innocent)D'après toi ?

Mayrand le regarde d'un air fâché.

Johnson : Heille ! Hein ? Toi pis ton aire bête là ? Hein?

Au secrétariat, le téléphone sonne. Suzanne répond.

Suzanne : S.A.S. Bonjour ! Que puis-je faire pour vous ?

M. Goyer : Oui bonjour, Monsieur Goyer à l'appareil. Je voudrais parler à Mme Fortier

Suzanne : Elle est en réunion. Est-ce une urgence ?

M. Goyer : Heu... Oui très très urgent?

Suzanne : Un instant, je vais la chercher

M. Goyer : D'accord

Suzanne part voir Anne dans la salle de réunion et lui demande de venir au plus vite au téléphone. Rendue à son bureau, Anne prend le téléphone.

Anne : Oui bonjour !

M. Goyer : Oui, c'est Monsieur Goyer !

Anne : Oui ?

M. Goyer : Eh bien ! Claudie n'est par rentrée depuis son rendez-vous chez le dentiste à 7h ce matin.

Anne : Avez-vous appelé chez le dentiste ?

M. Goyer : Oui, mais la réceptionniste m'a dit qu'elle n'était pas là ? Que ça faisait déjà environ 2 heures qu'elle avait quitté, pis qu'elle avait pris son prochain rendez-vous, car le dentiste n'était pas a son bureau aujourd'hui

Anne : Elle ne serait pas partie faire des courses ? Mais vous auriez dû nous avertir. Je ne comprends pas pourquoi nous n'avons pas été mis au courent qu'elle y allait?

M. Goyer : Je sais, je sais, c'est ce que je lui ai dit avant qu'elle parte, mais elle avait peur. Puis non, elle m'aurait téléphoné si elle avait voulu aller faire des courses.

Anne : Alors, pourquoi n'a t-elle pas été voir un autre dentiste ?

M. Goyer : (riant et en pleurant) Je ne sais pas. Ah ! C'est de ma faute ? Je... Je

Anne : D'accord M. Goyer ! Calmez-vous ! Pouvez vous me rejoindre au SAS dans 15 minutes ?

M. Goyer : Heu oui, oui, je pars.

Anne : Parfait ? À tout de suite…

M. Goyer : Oui

Anne part à toute vitesse dans la salle de réunion coupant la parole à Parent qui était en pleine discussion. Elle commence.

Anne : Monsieur Goyer dit que sa femme n'est pas rentrée de son suivi chez le dentiste et qu'elle est partie depuis 7h ce matin. Mais c'est que il n'y était pas, le dentiste n'était pas à son bureau. Enfin, il vient nous rejoindre. Dans 15 minutes, il sera là !

Johnson : D'accord, on doit aller chez le dentiste au plus sacrant. Dix minutes plus tard, Stéphane Goyer était là :

Anne : Bonjour Monsieur Goyer ! Voici Étienne Parent, Claude Mayrand et Jean-Marie Dufour, ce sont eux qui vont se charger de l'enquête avec moi et le lieutenant Johnson.

M. Goyer : Bonjour !

Parent, Dufour et Mayrand : Bonjour !

Johnson : Bon alors Monsieur Goyer, nous allons nous rendre chez le dentiste, pouvez-vous me donner les coordonnées ?

M. Goyer : Oui, il s'appelle Dr Yvon Coté. Il est sur le plateau Mont-Royal.C'est le 4620, Henri-Julien. Vous savez un peu dans quelle coin est sa clinique ?

Johnson : Oui, oui c'est proche du Conservatoire il me semble ?

M. Goyer : Oui, oui, exactement. C'est pas loin de là. C'est sur la même rue que le conservatoire.

Johnson : Parfait ! Alors Monsieur Goyer, vous êtes mieux de retourner chez vous ou de nous attendre ici ?

M. Goyer : Heu… Je ne peux pas y aller avec vous ?

Johnson : Non, c'est préférable que non, pour éviter beaucoup de confits. Fiez-vous sur mon expérience !

M. Goyer : Bon d'accord, je vais retourner à la maison, peut être qu'elle va téléphoner ou… Mais aussitôt que vous avez quelque chose, vous m'appelez ?

Johnson : Oui, inquiétez-vous pas avec ça !

M. Goyer : OK ! Au revoir !

Anne : Au revoir Monsieur Goyer !

Johnson : Bon OK ! J'embarque avec Fortier. On se rejoint là-bas dans 20 minutes. Let's go ! On n'a pas de temps à perdre. Suzanne ! Tu prends mes messages ?

Suzanne : Oui, oui, boss !

Parent : Mais heu…

Johnson : Mais heu… Quoi ? Qu'essé que t'as encore toé ?

Parent : Rien, rien

Johnson : C'est ça

Tout le monde part, Anne et Johnson discutent dans l'auto

Anne : Comment ça se fait que vous savez c'est où ?

Johnson : Ben j'ai passé régulièrement en avant (en se grattent le cou)

Anne : Ha oui ! Me semble que vous me cachez quelque chose vous ?

Johnson : Bon ok, ma femme travaille là

Anne : Ha oui ! C'est quelqu'un de connu !

Johnson : Heu non, elle est secrétaire. Enfin, elle est fonctionnaire. C'est un édifice gouvernemental.

Anne : Ah ! Ça l'air de vous embêter un peu de venir ici ?

Johnson : Hein ! Heu non !

Anne : Hum ! Je suis pas sûre moi !

Johnson : Bon, bon… hein ? Tu es rendue ma psy privé asteur ?

Anne : Non, mais je le devrais ! (En riant) Ça va pas très bien avec votre femme, avouez-le ?

Johnson : Non, non, tu es contente là. Ça va mal, depuis des années, depuis que notre fils Antoine est décédé.

Anne : Oh ! Je… Je savais pas que vous aviez perdu un enfant. Je suis heu… Je…

Anne se sent un peu mal à l'aise et ses yeux se sont rempli d'eau.

Johnson : Anne ! Ne te sent pas mal à l'aise. Il est décédé à l'âge de 3 ans, il avait la leucémie ? Caroline a fait une grosse dépression, elle a été 5 ans sur les anti-dépresseurs. Pendant ce temps, j'ai continué à élever ma fille et mes deux autres garçons. La belle-famille m'a donné un gros coup de mains. Ensuite, pour oublier, elle s'est jetée dans son travail, mais elle a rechuté, elle est retombée dans les pilules. Je me sens coupable des fois de ne pas être là.

Anne : Mais vous dans tout ça ? Votre deuil ? J'imagine que vous avez tout ravalé?

Johnson regarde Anne les yeux plein d'eau. Ce regard voulait dire exactement ce que Anne venait de dire?

Johnson : J'ai pas été toujours un père parfait, mais j'ai fais de mon mieux.

Anne : Oh ! Je suis sûre que vous avez été à la hauteur.

Johnson : Toi, ta famille ?

Anne : Bahh, c'est complexe?

Johnson : Tu m'as écouté, c'est à ton tour.

Anne : Ouais, mais pas aujourd'hui. Devant un repas, pas sur une civière (En ayant un petit sourire en coin)

Johnson : Ha ! Ha ! Très drôle ! Bon, on arrive.

Anne : Hum, ouais, je pense que c "est juste après le petit parc.

Johnson : Ouais, en plein là

Anne et Johnson débarquent de la voiture

Johnson : Bon ok ! Attendez-nous ici, Anne et moi, on va aller voir la secrétaire. Je vous fais signe. Vous, allez faire un tour en arrière.

Mayrand : (d'un air moqueur) Toi, heu, Parent as-tu peur ? Aimes-tu mieux attendre dans le char ?

Parent : Ha, ha, Mayrand, ben comique ben, ben comique?

Johnson : Mayrand ! Bon let's go, on se rejoint ici dans 10 minutes !

Dufour : Parfait !

Anne et Johnson entrent voir la secrétaire pendant que Dufour et Mayrand partent vérifier à l'arrière de l'édifice.

Johnson : Madame ! Lieutenant Johnson du SAS. Heu… Dr Fortier.

Secrétaire : Oui, que puis-je faire pour vous?

Johnson : Nous enquêtons sur une heu…

Anne : Oui, heu, enfin, nous aimerions tout simplement parler au Dr Yvon Côté.

Secrétaire : Oh je regrette, mais Dr Côté est malade aujourd'hui. Il a dû annuler tout ses rendez-vous, mais si vous voulez, je peux lui faire le message, pour qu'il puisse vous rappeler demain?

Anne : Heu… Non, non, nous repasserons demain, mais est-ce que Madame Goyer est passée ce matin ?

Secrétaire : Oui, c'est bizarre ! Vous venez de me faire penser qu'il y avait un nom d'effacer dans mon carnet hier soir. Oh ! J'imagine que c'était son nom.

Anne regarde Johnson, les yeux inquiets.

Dufour : Anne ! Gabriel ! Venez vite ici !

Anne et Gabriel se précipitent immédiatement vers l'arrière de la bâtisse. Quand tout à coup, ils trouvent Mme Goyer attachée, dénudée et inconsciente à un poteau.

Johnson : Bon ok ! Dufour, tu me fais venir une ambulance, ça presse ! Mayrand, tu vas avec Anne et Parent, vous allez chez l'dentiste. Moi, je reste avec Dufour. Dès que vous avez fini avec le dentiste, vous m'appelez. Oh Anne ! Je peux te laisser le mari ? Anne ! Anne ! Ça va ?

Anne : Haa !

Anne se sent mal, puis elle s'accote sur le mur, puis prend une grande respiration.

Anne : Ha ! Je me suis sentie mal. Je m'excuse.

Dufour : Ben non ma chouette ! C'est pas grave. Heu… Mayrand ! Vient dont m'aider à la détacher.

Anne s'en va près de l'auto et Johnson va la rejoindre.

Johnson : Anne ! Ça va ?

Anne : Oui, oui, j'ai eu une petite faiblesse.

Johnson met sa main sur l'épaule de Anne.

Johnson : Écoute, tu peux rentrer puis te reposer. On va se débrouiller. Je pense que tu n'es pas prête à ça.

Anne : Non, non, arrêtez de faire attention à moi. Si je ne suis pas prête maintenant, je ne le serais jamais.

Une larme coule sur sa joue. Johnson amène son doigt sur la joue de Anne, puis essuie ses larmes

Johnson : (En chuchotant) C'est la moindre des choses que je puisse faire Anne. Y'a pas grand monde dans ta vie qui on prit soin de toi, pis ben moi je le fais. La vie est déjà assez dure comme ça.

Anne lui fait un sourire puis lui dit qu'il a raison, mais qu'il ne devrait pas en faire autant pour elle.

Du coin de la rue, Caroline sort pour aller dîner puis quand elle aperçoit son mari glisser son doigt sur le visage d'Anne et lui parler aussi proche. Elle laisse tomber son sac à main par terre et reste figée sur le coin de la rue. Elle décide de retourner au conservatoire en pleurant et en courant. Rendue au conservatoire, elle monte aux toilettes en bousculent tout le monde sur son passage, puis reste enfermée la pendant près d'une heure. Ensuite, elle décide de retourner à son travail puis de se rendre au SAS en fin de journée pour aller dire sa façon de penser à son mari, mais en particulier à Anne.

L'ambulance arrive, puis Dufour et Johnson embarquent avec elle dans l'ambulance. Pendant ce temps, Anne, Mayrand et Parent vont rendre une petite visite au dentiste.

Mayrand : Bonjour ! Heu, Monsieur Coté c'est bien ça !

M. Côté : Heu… oui, oui, je suis… Que voulez-vous ?

Mayrand : Caporal Mayrand du SAS. Voici mon collègue Étienne Parent pis Dr Anne Fortier!

Anne : Heu... Bonjour ! On voudrait juste vous poser quelques questions.

M. Côté : Heu, oui, oui, bien sûr. Entrez !

Anne : Merci !

M. Côté : Heu… Je…

Anne : Bon oui, écoutez, une de vos clientes, il se trouve qu'elle est enceinte, mais le problème c'est qu'elle ignore qui est le géniteur. Enfin, nous venons juste de la trouver attachée et inconsciente après un poteau.

Mayrand s'approche du dentiste en lui faisant sentir qu'il est le plus fort des deux. Le dentiste devient tout en sueur.

Mayrand : Esti, écoute ben toé mon…

Anne : Claude, s.t.p. Laisse nous seul un instant.

Mayrand fait un gros air au dentiste et s'en va à la cuisine en grognant.

Anne : Écoutez, je ne vous accuse pas, mais vous êtes le suspect numéro 1 !

M. Côté : Mais écoutez, je ne… Je n'ai rien fait… Je…

Anne : Pourquoi est-ce que je vous croirais ? Pensez-vous être le premier à me dire ça ?

M. Côté : Non, je suppose que non, mais je n'ai rien à me reprocher. Le seul contact que j'ai avec mes patients, c'est avant l'opération, quand ils sont réveillés, ensuite pendant l'opération, mais il y a toujours Maude, mon assistante dentaire. Ensuite, ils sont installés dans une salle de réveil. Moi je n'y vais pas, il y a une employée qui est en charge de cela, elle va les voir au 10 ou 15 minutes environ?

Anne : Alors si ce n'est pas vous ! Vous accusez qui !

M. Côté : Je ne peux accuser personne madame. Mais de qui il s'agit au juste ?

Anne : De Madame Goyer

M. Côté : Ha oui ! J'imagine qu'elle pense que pendant l'anesthésie, je l'aurais violée.

Anne : Oui, en effet, c'est sa déclaration.

Le dentiste amène Anne près d'un mur où il y a plein de photos.

M. Côté : Vous voyez cet homme ?

Anne : Oui !

M. Côté : C'est mon conjoint?

Anne : Oh ! Vous êtes…

M. Côté : Oui je suis homosexuel, c'est une des seules preuves que j'ai qui pourrait vous convaincre.

Anne : Je vois, mais cela peut le prouver entre vous et moi, mais en cour, ça ne sera pas tenu compte. Vous comprenez ?

M. Côté : Oui bien sûr, je ne suis pas un imbécile, alors dites-moi comment je peux vous le prouver ?

Anne : Bien, si ce n'est pas vous, c'est que, c'est quelqu'un d'autre… Mon collègue va vous expliquer comment nous allons procéder, mais avant, dites-moi si vous vous rappeler d'un événement ou pendant ce temps, cela aurait pu se produire ?

M. Côté : Heu non ! Rien d'inhabituelle! Oui, oui, attendez, faudrait vérifier, si cela concorde avec la date que madame Goyer est venue, nous avons eu un gros problème avec la serrure de la salle de réveil et oui, oui, je me souviens que nous ne trouvions pas notre conci… Oh non ! Le concierge…

Anne : Mayrand !

M. Côté : Qu'est-ce qui a ?

Anne : Ok, monsieur, vous venez avec nous.

M. Côté : Hein ! Heu ou !

Anne : On s'en va au SAS, je vais vous expliquer cela en route ok ?

M. Côté : Bon ok si vous insistez. Je vais venir.

Mayrand : Bon ok là ! Y s'en vient au SAS avec nous là, c'est ça ?

Anne : Oui ! Écoute, je vais t'expliquer cela !

Les voilà maintenant dans la voiture

Anne : Bon écoutez, nous allons se rendre au SAS.

M. Côté : Ça, c'est votre poste de police ?

Mayrand : Qu'est-ce que t'en pense ?

Anne : Claude !

Anne lui fait un gros aire

M. Côté : Ouais, je ne pouvais pas deviner.

Anne : C'est sur ! Faut l'excuser, il n'est pas toujours comme ça.

Mayrand : ha ha Anne

Anne : Alors nous allons discuter de tout ça avec notre patron. Bon, les accusations porter contre vous reste là pour l'instant.

M. Côté : Mais vous m'avez dit que votre collègue allait m'expliquer.

Anne : Oh oui ! Enfin, je vais le faire moi-même.

Anne donne une petite tape sur l'épaule de Mayrand et lui pousse un énorme soupire!

Anne : Nous allons installer des caméras de surveillance, nous allons faire mettre un agent double sur ça, enfin une femme bien entendue. S'il se passe quelque chose, nous pourrons intervenir immédiatement et cela, fera notre preuve.

M. Côté : J'espère que ça va marcher, car je…

Mayrand : Oui. Oui, on le sait que t'es pas coupable.

Ils arrivent maintenant au SAS.

Au SAS

Johnson a les 2 yeux rivés à sa télé. Dufour vient de téléphoner à Suzanne pour dire qu'il partait de l'hôpital et que la jeune femme n'est pas blessée gravement, mais qu'elle a eu un très grave choc nerveux. Anne se dirige vers le bureau de Johnson.

Anne : Heu, on a ramené le dentiste.

Johnson : Hein ha heuu, ok, ok

Anne : Qu'est-ce qui se passe ?

Johnson : (inquiet)Rien rien

Anne : Non je vous connais, il se passe quelque chose?

Johnson : C'est Tétrault !

Anne : Tétrault ?

Johnson : Il vient de s'échapper de la prison.

Anne : Quoi ?

Johnson pousse un énorme soupir puis s'assois et plonge sa figure entre ses mains.

Anne : Mais qu'est-ce qui va se passer?

Johnson : Je… j'en… Caroline ! Qu'est-ce tu fais ici ?

Anne : Bon je vais vous laisser?

Caroline : Non, non, c'est à toi que je viens parler.

Anne reste bouche bée et Gabriel se dirige vers la salle de réunion suivi de Anne et Caroline sur ses talons. Caroline commence à engueuler Anne quand Mayrand et Parent entre dans la pièce, le visage pâle l'air ben inquiet

Johnson : Sortez ! C'est personnel !(Fâcher)

Étienne : Mais ?

Johnson : Dehors (En criant)

Étienne : Bon, bon, ok?

Mayrand : Esti vient temps l'kid

Étienne : ?

Mayrand : (avec un ton ferme) Sti Tétrault a pas été retrouvé pis ils l'ont perdu de vu ?

Étienne : Hein ? Tétrault... Sibole !

(La scène qui suit se déroule au ralenti, imaginez que vous entendez une musique qui est en fait, un cœur qui bas de plus en plus vite.) En disant cela, on entend Suzanne crier. Johnson, Caroline, Anne ainsi que Mayrand, arrivent en courant à l'entrée du SAS. C'est lui, c'est Tétrault, il prend Suzanne par le cou et il met son arme sur la tempe de Suzanne.

Mayrand : Esti ! Pose ton arme !

Tétrault : Pas temps que j'aurais pas ce que je veux.

Johnson : Heille ! Qu'est-ce que tu veux ?

Tétrault : Toé, la ferme, ta gueule, on t'a rien demander

Tétrault se dirige vers Anne, tout en gardent Suzanne avec lui. Il la prend par le poignet et la tire avec lui vers le bureau de Suzanne.

Johnson : Heille mon écœurant ! Laisse-les tranquilles ! Dis-le sacrament ! Qu'est-ce que tu veux?

Tétrault commence en s'impatienter de plus en plus. Johnson est tout en sueur, la cravate a moitié détachée, il respire très vite. Sa femme est agrippée sur le mur, près de son mari. Mayrand tient sa main sur son fusil.

Tétrault : Toé là le brunet, t'es mieux de pas braquer ton arme sur moé ! Sinon !

Mayrand : Sinon ?

Tétrault : Sinon, je te jure que y en a un de vous autres qui va crever. C'est pas ben compliquer, tout ce que je veux, c'est de ne pas retourner en taule, je suis sur que vous pouvez arranger ça?

On entend les pleures de Anne. Elle s'est jurée qu'elle ne montrerait plus jamais la peur qu'elle a face a quelqu'un qui lui ferait du mal, mais elle est incapable de retenir ses larmes et les petits cris de rage, de peur et de haine qui sort de sa bouche. Tétrault s'impatiente, il tire vers le plafond et prend Anne par la gorge. Il est quasiment entrain de l'étouffer. Johnson n'est plus capable de voir Anne souffrir, il se précipite sur Tétrault, mais powwww ! Tétrault vient de tirer encore. Du même cou, Dufour arrive par derrière et tire sur Tétrault.

FIN

Comme à l'habitude, vous entendez la chanson thème de Fortier.

La prochaine épisode de Fortier vous sera présenter jeudi prochain à 21 :00

Dans un instant, restez à l'écoute pour le bulletin de nouvelle, édition de 22 h 00 avec Sophie Thibault.

Anne Fortier- Sophie Lorain
Gabriel Johnson - Gilbert Sicotte
Claude Mayrand - Jean-François Pichette
Jean-Marie Dufour - Pierre Lebeau
Étienne Parent - François Chénier
Mme, Goyer - Catherine Lachance
M, Veilleitte - Pierre Curzi
Julie Ricard - Michelle Lanctôt
Yvon Côté - Jocelyn Blanchard

Productrice, Réalisatrice, Scénario et dialogues - Catherine Lapointe et Roxanne Savard

Bonne fin de soirée à tous et à la semaine prochaine !TVACatherine et Rox !Merci a tous de lire notre Fanfic :-)Rox et cath xxxxx