Auteurs : Stéphanie Bouchard et Lyra

Résumé : Anne est sous le choc de l'assassinat de Rouleau. Johnson essaie de l'aider, mais voilà que Lefebvre met de la pression. Pendant ce temps, Mayrand, Dufour et Parent continuent à enquêter sur les agissements de Tétreault.

Spoiler : Suite de la saison 3

Un voyage mouvementé
Partie 5

Terrasse

Tout le monde déjeune à une grande table sur une terrasse à l'arrière du bateau. La gang du SAS discute ensemble tandis que Rita, Suzanne et Caroline mènent une autre discussion à l'extrémité de la table.

Johnson : Les officiers d'ici y " trust " pas ben ben la femme de San Pablo, mais me semble que dans une affaire de même, sa femme devrait en avoir après la maîtresse de son mari, pas après son mari au point de le tuer ! C'est ce que je leur ai dit, pis y veulent pas qu'on lâche Savaria une seule minute !

Savaria : Ben voyons donc ! Franchement !

Anne : (toujours décidée à ne plus défendre Savaria) Ouais, t'as intérêt à pas te retrouver tout seul ! On sait pas ce qui peut arriver, mais sérieusement, on a rien appris. Qui peut nous éclairer sur le mobile ? Il va falloir en savoir plus, on enquête avec rien…

Dufour : C'est vrai que les interros, ça nous a pas dit grand chose… y'avait comme pas de raison de mourir le bonhomme !

Parent : En tout cas, Élisa est allée voir le cadavre hier pis…

Élisa : Je suis pas mal certaine qu'il n'a pas été traîné par terre. On dirait plus qu'il a été attaqué dans son lit, puis qu'il a essayé de sortir de la chambre, mais qu'il s'est pas rendu. Je peux pas assurer qu'yé pas mort sur le coup mais d'après moi, c'est ça qu'y est arrivé.

Anne : (qui perd la face petit à petit) Oh non ! Ça veut dire que si je m'étais levée pour aller voir…

Johnson : (à Anne) Y'aurait peut-être déjà été trop tard…

Anne : J'suis sûre que non…

Mayrand : C'est ben beau tout ça, mais là, yé mort pis faut trouver le coupable.

Parent : Coudons, t'est dont ben bête !

Johnson : (soudain fâché après Mayrand) Tu peux ben parler ! Qu'essé t'as fait toé ? Nous autres, on bûche pour aboutir à queke part pis toé, tu fa' rien, t'as pas interrogé personne hier, t'aurais pu assister au moins, ben non ! Si ça était arrivé à une de tes filles d'avant hier soir, tu te bougerais le cul ! Ben fait pareil !

La femme de Johnson qui est assise à côté de lui, lui prend la main.

Caroline : Hey Gabriel ! Calme-toi un peu ! T'es pas obligé de te fâcher comme ça !

Johnson : (en baissant un peu le ton) Bon, mais là, tu vas aller voir Geneviève avec Parent avant d'diner, compris ? D'mandez un autre bureau pour l'interroger.

Mayrand : Oui, oui, pas de problème.

Johnson : Moi pis A… heu, moi pis Fortier on va aller voir l'amie à Marilyn… elle s'appelait comment dont ?

Anne : Stéphanie.

Johnson : Bon, c'est ça, Stéphanie, pis là, on essaie d'en apprendre le plus possible.

Mayrand : Pourquoi vous interrogez Stéphanie ?

Johnson : Ben j'viens d'le dire ! Pour avoir le plus de renseignements possibles. Elle les connaissait tous.

Mayrand : Ah…

Johnson : Toi, Dufour, tu iras voir le capitaine, il est supposé contacter la police des States pour savoir si y'en a qui ont des casiers.

Dufour : Parfait.

Johnson : Alors on se rejoint dans le bureau où j'vais être avec Fortier après tout ça !

Dans le bureau

Anne entre dans le bureau où Johnson et Stéphanie sont déjà prêts pour l'interrogatoire.

Elle les salue puis s'approche de sa chaise, mais elle s'assoit juste à côté et tombe dans le vide. Elle se ressaisit vite et se rassoit mine de rien pendant que Stéphanie et l'officier se retiennent pour ne pas rire et que Johnson lui demande si ça va. Anne commence l'interrogatoire après avoir rassuré Johnson.

Anne : Qu'avez-vous fait le soir du meurtre ?

Stéphanie : Je suis restée un peu au bar puis, je me suis rendue à ma chambre.

Anne : Étiez-vous seule ?

Stéphanie : Non. J'étais avec un ami.

Anne : Est-ce que cette personne pourrait confirmer avoir été avec vous entre 5h00 et 6h00 du matin ?

Stéphanie : Non je l'ai quitté avant cela.

Anne : Pourrions-nous quand même savoir son nom ?

Stéphanie : Oui, il s'appelle Claude Mayrand.

Anne : (étonnée et un peu fâchée) Vous avez passé la soirée avec lui ?

Stéphanie : (surprise) Oui, pourquoi ?

Anne : Saviez-vous que cet homme est un policier de l'escouade du S.A.S ?

Stéphanie : Je savais qu'il était policier et qu'il travaillait avec vous.

Anne : Avez-vous vu la victime ou sa femme ce soir-là ?

Stéphanie : Eh bien, j'ai vu Francisco quand il était au bar avec vous. J'ai aussi vu Geneviève dans le corridor vers 10h30.

Anne : Que faisait-elle ?

Stéphanie : Elle cherchait son mari, je lui ai dit que je l'avais vu au bar avec vous et qu'elle devrait le surveiller.

Anne : Pourquoi ?

Stéphanie : Je crois que vous n'êtes pas sans savoir que Francisco a un goût certain pour les femmes et qu'il est parfois infidèle.

Anne : Vous considérez-vous comme une amie de Madame San Pablo ?

Stéphanie : Oui.

Anne : Madame San Pablo et Madame Latour (Marilyn) s'entendaient-elles bien ?

Stéphanie : Elles ont déjà été amies, mais maintenant, elles préfèrent ne plus se parler.

Anne : Étiez-vous au courant que Marilyn avait eu une aventure avec la victime.

Stéphanie : Oui, mais, ça fait déjà plusieurs mois !

Anne : Croyez-vous que Madame Latour avait des raisons pour en vouloir à Monsieur San Pablo ?

Stéphanie : Non ! Loin de là !

Anne : Comment ça ?

Stéphanie : Et bien… Elle l'a toujours aimée et elle a toujours espéré qu'il quitterait Geneviève pour venir s'occuper d'elle et de Junior.

Anne : Junior ?

Stéphanie : Son fils.

Anne : Quel fils ?

Stéphanie : Je croyais que vous étiez au courant. Marilyn est enceinte de Francisco. Elle l'aime vraiment beaucoup, je suis certaine qu'elle n'aurait pas pu lui faire de mal.

Anne : Mais a Madame San Pablo peut-être ?

Stéphanie : (fâchée) À Geneviève ? Mais qu'allez-vous insinuer là ? Marilyn est une personne très douce et sensible ! Elle a toujours été affectée d'avoir perdu son amitié avec Geneviève !

Anne : Calmez-vous. Comprenez bien qu'il faut que je vous pose ces questions. Alors, heu… à quelle heure votre amie est-elle rentrée ?

Stéphanie : Heu... je crois bien quelle est venue vers 11h00 mais voyant que j'étais avec quelqu'un, elle est revenue vers 12h30 et elle s'est tout de suite couchée et moi aussi.

Anne : Très bien, alors vers 5h30 vous étiez dans votre chambre avec Marilyn et vous dormiez ?

Stéphanie : Oui.

Anne : Vous n'avez pas eu connaissance de rien de spécial ?

Stéphanie : Non, je dors comme une bûche et Marilyn aussi.

Anne : D'accord, ce sera tout, merci.

Stéphanie : Je suis toujours heureuse de vous aider dans votre enquête.

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*Il se penche pour l'embrasser mais elle détourne vivement la tête. *

- Tu veux pas ? J'avais trop vite ?
- C'est pas ça.
- Ben c'est quoi d'abord ?
- Mon père vient me chercher.
- Y va être en retard ton père.
- Impossible ! Y conduit une Chevrolet !

À Sorel, la fromagère a su transmettre sa passion à tout le village et c'est par jours de grands vents qu'on peut le remarquer. Les fromages de chez nous, goûtez la beauté d'ici.

Comment t'as fait dont ton omelette aux fruits de mer ?

- Ben, tu prends des fruits de mer, et des œufs.

Le Jos Louis de Vachon, c'est vraiment lui le meilleur.

*************************** FIN *******************************

Bureau

Toute la gang du S.A.S est regroupée dans le petit bureau. Parent résume son deuxième interrogatoire avec Geneviève.

Parent : Elle a inventé son histoire de placard avec Savaria juste pour avoir un alibi. Personne ne peut confirmer l'avoir vue vers 5h30 du matin. Elle dit qu'elle se promenait sur le bateau, mais je ne crois pas qu'elle dise la vérité.

Mayrand : Mais pourquoi elle aurait tué son mari ?

Anne : Ben, elle voulait peut-être se venger. Ou peut-être quelle était tout simplement affreusement jalouse. Francisco avait eu une aventure avec son amie et de plus Marilyn est maintenant enceinte.

Dufour : De Francisco ?

Johnson : Tout porte à le croire.

Parent : Alors vous pensez à une vengeance de jalouse maladive.

Anne : Pas exactement, mais il faut tout envisager !

Parent : Et Stéphanie qu'est ce quelle vous a appris ?

Johnson : Pas grand chose. Elle était couchée et Marilyn aussi au moment du meurtre, mais elle a avoué avoir un sommeil de plomb alors, Marilyn aurait très bien pu sortir et elle ne s'en serait pas rendue compte. Elle nous a aussi dit (en regardant Mayrand) quelle avait passé la soirée dans sa chambre avec Mayrand.

Parent : Ouin mon Mayrand, toujours aussi tombeur ! Je croyais que t'étais avec Suzanne moi…

Mayrand : Parent ! C'est pas de ma faute si t'a pas le tour toi avec les filles. Mêle-toi dont de tes affaires !

Dufour : Donc ça pourrait aussi être Marilyn ?

Anne : Stéphanie dit que Marilyn aimait éperdument Francisco et qu'elle voulait qu'il laisse Geneviève pour elle. Mais elle pourrait essayer de protéger son amie. Elle n'a aucune preuve. Marilyn pourrait en vouloir a mort à Francisco de ne pas vouloir abandonner Geneviève pour elle et décider de le tuer. C'est une autre possibilité à envisager.

Johnson : C'est ben compliqué tout ça !

Personne ne répond.

Dufour : En tout cas, y'a personne parmi eux qui avait de casier judiciaire.

Johnson : (à Anne) Maintenant qu'est ce qu'on fait ?

Elle semble perdue dans ses pensées.

Johnson : Anne ! À quoi tu penses ?

Anne : Et bien … Si l'épée était dans la chambre de Francisco, mais pas son fourreau, il est certainement quelque part. Il faut absolument le retrouver, peut-être que ça nous mènera au tueur !

Parent : Mais comment tu veux qu'on le retrouve ? Il peut être n'importe où et quand je dis n'importe où, je veux pas juste dire sur le bateau. On peut pas tout fouiller !

Anne : La chambre de Francisco peut-être ? !

Johnson : Ouin, Parent, t'iras y faire un tour après dîner !

Parent : Ben voyons donc, y'é pas là certain !

Johnson : (exaspéré) Vas-y pareil !

Dufour : Ah, Gabriel, j'oubliais, j'ai vu vot'femme t'à l'heure, a vous cherchait pis a veut qu'vous dîniez avec elle à midi.

Johnson : Mais j'ai pas rien que ça à faire moé ! On a un criminel à attraper !

Dufour : Ben vous irez y dire ça à elle ! Tk, elle avait pas d'l'air contente ben ben !

Mayrand laisse échapper un petit rire.

Johnson : Mais en quoi ça vous concerne ? Pis toi Mayrand, à une heure, t'es dans la salle d'interrogatoire avec Fortier pis Dufour.

Mayrand ouvre la bouche pour parler mais Johnson reprend la parole.

Johnson : Ça fa'qu'si vous voulez avoir le temps de manger, vous feriez mieux d'y aller tout de suite !

Dufour et Mayrand s'en retournent en haussant les épaules, légèrement découragés.

Parent : Et moi, j'fais quoi ?

Johnson : (impatient) Ben j'le sais-tu ? Va manger des sushis avec ta légiste !

Parent : (en faisant une moue dégoûtée) Franchement !

Johnson : Pis après, tu vas fouiller la dix vingt-trois.

Et Parent s'en retourne en rouspétant…

Ne reste qu'Anne et Johnson.

Johnson : (en se retournant vers Anne, d'une voix où toute trace d'impatience a disparue) Bon, il fallait justement que je te parle !

Anne : J'ai cru remarquer… vous avez le don de tous les faire fuir !

Johnson : Bon, allez, je t'invite au casse-croûte !

Anne : (moqueuse) Vous pouvez ben m'inviter, ça coûte rien !

Et ils se dirigent vers le casse-croûte. Après avoir regarder le menu, Anne commande un club sandwich avec des frites et Johnson, deux hot-dogs.

Ils s'assoient à une petite table en retrait et Johnson engage immédiatement la conversation.

Johnson : Heu… Anne si je suis ici avec toi c'est pas pour rien. Il fallait vraiment que je te parle ! Y'a quelque chose que j'arrive pas à me sortir de la tête !

Anne : Quoi ?

Johnson : C'est que c'est un peu délicat. Mais bon… je voudrais que tu me parles de ta relation avec Francisco.

Anne : Je m'en doutais.

Johnson : J'espère que ça ne te dérange pas, mais il faut vraiment que je sache ! C'est très très important pour moi !

Anne : Qu'est ce que tu veux savoir au juste ?

Johnson : Tout.

Anne : Bon. Je l'ai connu à l'université. Je n'étais pas une bonne élève, mais je n'étais pas non plus celle qui dérange en classe. Je faisais mes affaires et ceux qui avaient le malheur de venir me déranger le regrettaient bien vite. C'était le moyen que j'avais trouvé pour éloigner les prétendants fatigants, mais Francisco était différent. Il était beau, intelligent et drôle. Je n'ai pas su décourager ses avances. Je ne comprenais pas ce qu'il pouvait bien attendre de moi. Nous avons vécu de merveilleux moments ensemble. Je me suis vite attachée à lui. Il était tellement parfait. Un soir, alors qu'on était seul au bord du fleuve à regarder le soleil se coucher sur les vagues, il a pris ma main. Je n'oublierai jamais ce moment. L'air était comme une douce caresse chaude et les couleurs d'orangés, de roses et de violets coloraient le ciel. La soirée avait été parfaite. Il s'est tourné vers moi et il m'a demandé de l'épouser. C'était tellement soudain que je n'ai pas su quoi répondre, mais j'ai finalement accepté. Nous nous sommes fiancés. C'est à ce moment qu'il ma donner cette bague (en montrant son doigt). J'ai emménagé chez lui. J'étais heureuse. Mais un jour, un jour fatidique, tout mon univers s'est écroulé. Mon monde est mort. Je suis morte à l'intérieur. Je ne pouvais plus me regarder dans le miroir. J'avais honte, je ne savais plus quoi faire. Je ne pouvais rien faire ! Tu comprends ?

Elle s'arrêta car ses sanglots l'empêchaient de continuer. Johnson l'écoutait religieusement. Lorsqu'elle sembla se calmer il dit :

Johnson : Anne, si tu ne t'en sens pas capable, tu n'es pas obligée de continuer.

Anne : Non, ça fait tellement d'années que je garde ça enfoui au plus profond de moi-même, il est temps que j'affronte le passé. Il faut que ça sorte.

Johnson : Je t'écoute.

Anne : Je sais. Alors, je ne me sentais pas capable de revoir Francisco, j'étais … brisée. Alors je suis partie. J'ai fui très loin, j'ai fui mon passé, j'ai fui mon monde, j'ai fui mon agresseur. Je ne souhaitais que tout oublier. C'était mon plus cher désir, mais je n'y suis jamais parvenue, alors j'ai décidé de me venger. Je n'avais jamais revu Francisco, il n'a jamais dû comprendre ce qui était arrivé, il ne s'est jamais douté de rien. Je suppose qu'il s'en est remis et qu'il a rencontré Geneviève. Je suis heureuse qu'il ait refait sa vie, qu'il n'ait pas tout laisser tomber. L'autre soir, je l'ai revu au bar. Ça m'a profondément bouleversée, mais je savais que ce moment viendrait et je l'appréhendais. Maintenant, c'est fini, il n'est plus. Je ne le reverrai plus jamais… Si jamais je découvre qui l'a tué, je le… je le…

Johnson : Anne… Tu vas t'en remettre, ça fait toujours mal de perdre quelqu'un qu'on a… qui nous a été cher, mais tu verras toutes les blessures finissent par guérir. Ce n'est qu'une question de temps. Et dit toi qu'il est mort heureux, il t'a revue !

Anne sourit à travers ses larmes.

Ils se remettent à manger lorsqu'on voit la femme de Johnson qui arrive, mais ni lui, ni Anne ne l'aperçoit, si bien qu'elle les prend par surprise.

Caroline : Gabriel !

Johnson : (en sursautant) Heu… Ah ! Qu'esse tu fais ici?

Caroline : Ben je te cherchais ! On était supposé dîner ensemble (et elle regarde le restant de hot dog de son mari) mais je vois que t'as déjà mangé… Dufour, y t'as pas fait le message ?

Johnson : Heu… non !

Caroline : (en se plantant devant leur table, les mains sur les hanches) Bon…

Anne regarde sa montre.

Anne : Bon, moi faut qu'j'y aille… Mayrand pis Dufour vont m'attendre pour l'interro.

Elle se lève et prend sa dernière pointe de sandwich.

Caroline : Heille, tu diras à Dufour qu'y fasse ses messages la prochaine fois !

Anne : (avec un sourire narquois) Oh, j'y manquerai pas !

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*************************** FIN *******************************

Salle d'interrogatoire

Dufour et Anne sont avec Mayrand.

Anne : Alors, tu es resté dans la chambre de Stéphanie jusqu'à minuit et demi ?

Mayrand : Ouais.

Anne : Quand t'es ressorti, t'es retourné à ta cabine ?

Mayrand : Ben oui !

Anne : Et t'as vu personne dans les couloirs ?

Mayrand : Ben non !

Anne : Pourtant Marilyn et Francisco seraient passés par là vers les mêmes heures.

Mayrand : Ben y devait pas être et demi quand chu parti d'abord. J'ai pas regardé l'heure à tous les 5 minutes !

Anne : Non, j'imagine que non…

Il se passe quelques instants sans que personnes ne parle.

Mayrand : Heu… y… y faut qu'j'vous dise quelque chose…

Anne hausse les sourcils afin qu'il s'explique.

Mayrand : (en montrant l'officier qui enregistre) Y comprends-tu le français lui ?

Dufour se retourne vers l'officier qui n'a rien remarqué.

Dufour : Non, y'a le capitaine qui leur explique c'qu'y'a s'a cassette, c'est tout. Envoye, parle ! Y'a rien que nous autres qui t'écoutent !

Mayrand : Ben… tsé l'épée là…

Anne : Oui… ?

Mayrand : Savaria il l'avait laissée en d'sous d'sa chaise…

Anne : Oui, on l'sait, où tu veux en v'nir ?

Mayrand : (mal à l'aise) Ben… c'est que avant de partir, je l'ai prise et…

Anne : Quoi ?

Mayrand : Ben laisse-moi finir ! Et puis j'l'ai amenée avec moi dans la chambre.

Anne : Pourquoi tu l'as pas dit avant ?

Dufour : Ben voyons ! Qu'essé qui t'es passé par la tête ?

Mayrand : (sur la défensive) Je voulais la ramener à Savaria.

Anne : (d'un ton réprobateur) Claude…

Mayrand : Bon, ok. Mais qu'est-ce que ça change ce que j'voulais faire avec ?

Anne : Tu peux pas commencer à dire les choses à moitié là.

Dufour : C'est si tu l'dis pas qu'tu vas avoir des problèmes.

Mayrand : J'voulais juste jouer les chevaliers, c'est toute s'ti !

Dufour se met à rire.

Dufour : Hi hi ! Ça t'aurait pris un beau ch'val blanc avec ça ? !

Anne : Jean-Marie…

Elle le regarde avec sérieux mais il ne peut s'empêcher de rire.

Dufour : Mayrand en chevalier ! Hi hi !

Anne ne peut s'empêcher de sourire.

Mayrand : Ben voyons dont, c'pas drôle s'ti.

Anne : Bon, ok. Ça fait qu'après t'as fait quoi avec tout ça ?

Mayrand : Heu… c'est que… on s'était amené une bouteille de Porto pis… j'm'en souviens pu trop, trop…

Anne : Mais là ! Tu l'as laissée là ou t'es reparti avec ?

Mayrand : Je l'sais-tu moé ? J'voyais à peine les pitons de l'ascenseur !

Anne : (avec insistance) Est-ce que tu l'avais avec toi dans l'ascenseur ?

Mayrand : Écoute Anne, c'est tout embrouillé là, c'pas d'ma faute.

Anne soupire.

Dufour : En tout cas, moé j'vous gage cent piasses qu'y l'a pas ramenée, qu'essé t'en penses ?

Anne : Je pense qu'on va retourner parler aux filles… faudrait peut-être faire fouiller la chambre aussi, la ceinture, elle est forcément à quelque part !

Mayrand : Je peux aller voir Stéphanie et lui demander si elle l'a vue…

Anne : (en jetant un coup d'œil à l'officier près de la porte) Non, c'est pas une bonne idée, elle sait sûrement que c'est l'épée que t'avais qui a servi à tuer Francisco. On va aller rejoindre les autres pour mettre tout ça au clair.

Et ils sortent tous les trois du bureau, Mayrand escorté tel un condamné par Fortier et Dufour.

Mayrand : (la mine basse) Oh, non, Johnson y'é tout le temps su'mon dos c'est temps-citte, vous savez ben qu'y va me mettre dehors !

Dufour : Ben non ! Là, au moins, on avance à quelque chose, l'épée s'est retrouvée entre les mains d'une des filles c'est presque sûr.

Anne : Si seulement tu l'aurais dit avant.

Mayrand : (en marmonnant) Mmm… ben là! J'aurais pu pas vous le dire pantoute.

Anne : (avec un sourire) Ça se s'rait su de toute façon !

Mayrand : (narquois) Ouin, tout se sait hein ?

On voit Johnson qui arrive au bout du couloir, Anne en profite pour détourner la conversation.

Anne : Prépare-toi mon Claude, c'est à toi de tout dire !

Mayrand vient pour répliquer, mais Johnson arrive à leur hauteur. Il se plante devant eux et semble attendre des explications… qui ne viennent pas.

Johnson : Ben quoi ? Vous avez rien à dire ?

Dufour : (en donnant un coup de coude à Mayrand) Non, non, y'en a gros à dire lui ! Hein mon Mayrand !

Johnson : Ben envoye, parle !

Mayrand : L'épée, je l'ai amenée dans'chambre à Stéphanie hier… pis je pense pas l'avoir ramenée.

Johnson : Ah ben maudit !

Johnson se retourne vers Anne.

Anne : Parent, y'as-tu trouvé quelque chose ?

Johnson : (en haussant les épaules) J'l'ai pas revu.

Anne : Faut faire fouiller la chambre des filles !

Johnson : Mais faut trouver Parent avant. V'nez vous en !

Anne et Johnson partent en tête tandis que Dufour et Mayrand leur emboîtent le pas.

Dufour : Ouais, c'pas d'main que tu vas être à la porte !

Mayrand : Ça c'est pa'c'que l'enquête avance, attend mai'que ça soit fini…

Dufour : Té dont ben pas positif mon vieux !

Mayrand : Ah ! Parce que c'est toi qui va m'en donner des leçons ?

Dufour :

Couloir

Parent et Élisa sont en grande discussion avec un officier anglais lorsqu'on voit Johnson surgir à côté d'eux.

Johnson : (à Parent) Viens, on a du nouveau.

Et il le tire par le bras, laissant Élisa et l'officier, qui est assez bel homme, à leur conversation.

Johnson : T'as trouvé quekque chose ?

Parent : (en secouant la tête) Non, rien.

Johnson : C'est Mayrand qui a pris l'épée hier soir, pis il l'a amenée avec lui dans la chambre.

Parent : Okay.

Johnson : Ça fait qu'faudrait qu'on fouille la chambre.

Parent : Mais… là ! La chambre d'la victime ça va mais, une chambre de passager…

Johnson : On va s'arranger pour l'avoir la permission.

Anne : Moi, j'veux parler à une des filles, essayez de me trouver Marilyn. J'vas y'en faire cracher tout un morceau, croyez-moi. On va pas se faire rouler ben ben longtemps.

Johnson : (à Anne) Toi pis Dufour, allez demander à l'officier de vous trouver la fille, moi et Parent, on s'occupe d'avoir la permission de fouiller la chambre. (à Mayrand) Pis toi t'aimais ça pas t'en mêler ? Ben, va prendre un verre à la piscine avec Suzanne ! (il lui tape sur l'épaule et s'en va)

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*************************** FIN *******************************

Johnson et Parent discutent en face de la chambre des filles avec le capitaine et un officier. Le capitaine cogne à deux reprises mais n'obtient pas de réponses.

On voit un officier qui va chercher Marilyn au bar de rafraîchissement près de la piscine et qui l'entraîne à l'intérieur du bateau.

Anne est à la table du petit bureau blanc, elle feuillette rapidement ses notes en tripotant son crayon.

L'officier et Dufour escortent Marilyn jusqu'au bureau, ouvrent la porte et entre.

Johnson, Parent et le capitaine sont à l'intérieur de la chambre des filles, ils fouillent un peu partout : les tiroirs des tables de chevets, la penderie, les sacs à bagages…

Salle d'interrogatoire

Anne et Dufour sont debout en face de Marilyn, de l'autre côté de la table de bois.

Anne : (d'un ton déterminé) Vous vous serviez de l'enfant pour faire pression sur Francisco, c'est du chantage ça, mademoiselle Latour !

Marilyn : (indignée) Non ! J'ai jamais voulu tomber enceinte de lui dans cette intention.

Anne : (en s'appuyant sur la table) Mais le fait est que vous en avez profité.

Marilyn : Je veux le garder cet enfant-là, c'est normal que je voulais qu'il aille une famille avec un vrai père !

Anne : (fâchée) Croyez-moi ! C'est pas comme ça que ça se fait une famille !

Dufour éloigne Anne du bureau et s'assoit en face de Marilyn.

Dufour : Si vous nous l'aviez dit hier, on en serait pas là aujourd'hui.

Marilyn : Mais c'est pas le genre de chose qu'on raconte à des inconnus ! Et qu'est-ce que ça à voir avec la mort de Francisco ?

Dufour : Ça on le sait pas encore…

Anne : Qu'est-ce que votre amie pensait de tout ça ?

Marilyn : (étonnée) Stéphanie ?

Anne : Oui.

Marilyn : Ben là, ce qu'elle pensait du bébé ?

Anne : De toute l'histoire.

Marilyn : Heu…

Anne : Elle était pour ou contre votre relation avec Francisco ?

Marilyn : Oh ! Elle n'avait rien contre, elle aurait aimé que je sois avec lui pour de bon.

Anne : Malgré son amitié avec Geneviève ?

Marilyn : Heu… ça ben d'l'air.

Anne : Il y a une autre chose que j'ai apprise.

Marilyn : Ah bon…

Anne : Le gars qui a couché avec votre amie hier, il avait amené l'épée avec lui à votre chambre… et il ne l'a pas ramenée lorsqu'il est parti.

Marilyn : (désorientée) L'épée…

Anne : L'épée qui a servi au meurtre.

Marilyn : (toute perdue) Mais… heu… ça veut dire… ?

Anne : Ça veut dire que y'a que deux personnes qui ont pu l'amener de votre chambre à celle de Francisco.

Marilyn : (qui semble enfin comprendre) Mais non ! Ça se peut pas ! Y'a une erreur à quelque part !

Anne : On va sans doute le savoir bientôt, mes collègues sont entrain de fouiller votre chambre.

Marilyn : (paniquée) Quoi ? C'est impossible que…

Anne : C'est impossible que quelqu'un se soit introduit dans votre chambre pour voler l'épée et aller tuer votre amant ensuite.

Marilyn : (au bord de l'hystérie) J'vous dis que ça se peut pas, ça peut pas être Stéphanie, vous vous trompez. Faut qu'j'lui parle, c'est pas vrai.

Et elle se lève pour sortir du bureau, mais Dufour la retient.

Marilyn : (en se débattant) Mais vous comprenez pas ! Stéphanie peut pas avoir fait ça ! Pourquoi elle aurait fait ça hein ? Vous vous trompez, l'épée ne peut pas être restée dans notre chambre, non !

Une ombre de doute passe dans les yeux d'Anne pendant qu'elle se lève.

Anne : Écoutez, Savaria n'a jamais su ce qui était advenu de son épée, Geneviève n'a jamais eu l'occasion de la prendre et Mayrand n'a …

Anne ne trouve rien à ajouter et c'est Dufour qui enchaîne.

Dufour : Y reste pu rien qu'vous pis votre amie.

Marilyn : (hystérique et le visage couvert de larmes de rage) Non ! Bordel ! Laissez-moi lui parler, y'a un malentendu à quelque part !

Anne prend Marilyn par les épaules et essaie de la calmer en lui parlant d'un ton apaisant.

Anne : Calmez-vous, je vais aller parler avec votre amie. Tout ça, ça va bientôt être fini…

On cogne à la porte et Dufour ouvre à … Mayrand.

Anne : Bon, Mayrand, tu vas rester avec elle, sortez pas d'ici avant qu'on revienne.

Avant que Mayrand ait pu placer un mot, Anne et Dufour sont déjà sortis.

Dans le corridor

Anne : Ouin… soit elle joue la comédie drôlement bien, soit elle a vraiment peur que Stéphanie soit la coupable…

Dufour : Mais, qu'est-ce qu'elle aurait contre Francisco elle ?

Anne : Je peux pas encore le dire, mais tu te souviens pas avoir dit un moment donné qu'il n'avait pas de raison de mourir Francisco ? Ben c'est une chose qui est possible.

Dufour : (sceptique) Qu'est-ce que tu veux dire ?

Anne : Oh, rien. Mais toi, va chercher Johnson et Parent, raconte leur en gros l'histoire. Moi je vais aller voir directement Stéphanie, j'espère qu'elle est là.

Dufour : Mais, attend, on va y aller avec toi.

Anne : Non, non, ça risque juste de l'effrayer.

Ils se dirigent vers la chambre de Stéphanie, puis Dufour bifurque dans un autre corridor.

Salle d'interrogatoire

Marilyn est assise les coudes appuyés sur la table et la tête entre les mains, Mayrand patiente sur une chaise en face.

Mayrand : Qu'est-ce qui s'est passé ?

Marilyn : Oh, ben là, ils disent que c'est juste moi ou Stéphanie qui peut l'avoir tué. Pis je l'ai pas tué, fack…

Mayrand : Maudit… Mais, elle a pas de mobile voyons donc !

Marilyn : Je le sais ben ! Mais y veulent pas comprendre…

Mayrand l'observe quelques instants pendant qu'elle regarde nerveusement ailleurs et un doute lui effleure l'esprit. " Si Stéphanie n'a vraiment pas de raison d'avoir tuée Francisco… Et si c'est Marilyn qui l'a tué… Malgré toutes ses belles paroles… " Il craint quelques instants d'être enfermé dans ce bureau avec une meurtrière, mais se ressaisit.

Chambre de Stéphanie

Anne arrive à la chambre, la porte est ouverte et on voit Stéphanie qui ramasse ses vêtements et ceux de Marilyn éparpillés par terre. Elle est en colère.

Stéphanie : Franchement, ils auraient pû ramasser ! Ben non ! Ils ont tout foutu par terre et ils se sont poussés !

Anne s'approche, ramasse un morceau de linge et le plie.

Anne : Je suis désolée. Vous savez comment sont les hommes, aucun sens de la propreté !

Stéphanie : Ouin ! Où est Marilyn ?

Anne : Elle est dans le bureau avec Claude.

Stéphanie : Qu'est ce qu'elle fait là ?

Anne : Stéphanie, Mayrand a admis avoir passé la soirée avec vous hier et il a aussi dit avoir amené l'épée dans votre chambre et ne pas l'avoir ramenée.

Stéphanie : ( qui monte le ton) Qu'est ce que ça veut dire ça ? Expliquez-vous !

Anne : Il n'y a que vous et Marilyn qui aurait pu la prendre et commettre le crime. Et j'ai bien peur que votre amie ne vous est trahie en tentant de vous protéger. Vous ne dormiez pas hier n'est-ce pas ?

Stéphanie : ( qui est maintenant rouge de colère) Mais qu'allez-vous insinuer par là ? Je n'ai absolument rien à me reprocher !

Dans le couloir

Dufour trouve Johnson et Parent qui se dirigeaient à la salle d'interrogatoire. Il les intercepte et leur résume la situation.

Dufour : Là Anne pense que c'est Stéphanie. Marilyn, elle, essaie juste de la protéger, ben, d'dire qu'on s'trompe, pis que c'est pas son amie… Elle était pas mal énervée, fack on l'a laissée dans l'bureau avec Mayrand. Pis on leur a dit de pas bouger de là avant qu'on revienne. Vous avez trouvé quelque chose dans la chambre ?

Johnson : Non, ben, on a pas fouillé de fond en comble, Stéphanie est arrivée pis elle était pas de bonne humeur. Alors on est parti, de toute façon, je pense pas qu'il y aille rien là. Elle a pas gardé la ceinture.

Parent : Ouin, elle est sûrement à quelque part au milieu d'l'océan !

Dufour : Mais là, on fait quoi ? Anne est partie voir Stéphanie, pis si vous dites qu'elle est à sa chambre, elles sont toutes les deux là.

Johnson : Bon, dépêchez-vous, on va y aller. Faut pas la laisser toute seule avec c'te fille là !

Parent : Mais, Mayrand yé tout seul avec l'autre, si c'est l'autre ?

Johnson : Yé capable de se défendre Mayrand !

Et ils partent tous à la course à travers les corridors.

Salle d'interrogatoire

Marilyn regarde l'heure sur l'horloge accrochée au mur.

Marilyn : Mais on fait quoi là nous autres ?

Mayrand : Faut rester ici jusqu'à temps qu'on vienne nous rechercher…

Marilyn : Mais pourquoi ? Qu'est-ce qu'ils sont partis faire ?

Mayrand : J'le sais pas, mais c'est pas le temps que je désobéisse. Mon boss en a assez après moi de même, fack on bouge pas d'ici avant que…

Mais Marilyn n'écoute plus, ses muscles se sont crispés, et le doute l'a assailli, elle aussi : Anne n'avait pas trouvé de raison pour protéger son collègue, elle l'avait remarqué, et si l'homme qui était en face d'elle n'avait jamais laissé l'épée dans leur chambre ? Stéphanie n'avait pas pu tuer Francisco, c'était Mayrand le coupable. Elle était enfermée dans une pièce avec un meurtrier… Elle se tut, résignée à ne plus rien dire, ni faire quoi que ce soit qui puisse provoquer la colère de cet homme.

Chambre de Stéphanie

Anne sort toute l'histoire à Stéphanie…

Anne : Stéphanie ! Vous ne supportiez pas de voir Marilyn malheureuse à cause de Francisco. Vous vouliez qu'elle soit heureuse et pour cela, il fallait qu'il quitte Geneviève. Mais vous saviez qu'il n'en aurait jamais été capable. Alors vous avez chercher un moyen de vous débarrasser de Geneviève. Il fallait qu'elle meure. Hier soir, vous avez aperçu l'épée et ça vous a donné une idée. Vous vous êtes introduite dans la chambre de Francisco pendant que celui-ci dormait. Vous croyez que c'était Geneviève car vous pensiez que Francisco était avec moi, mais quand vous vous êtes rendue compte de votre erreur, il était déjà trop tard. Francisco était mort. Vous avez caché l'épée dans le lit et vous êtes enfuie. Vous êtes allée vous coucher avec votre amie comme si rien ne c'était produit.

Stéphanie était restée impassible, mais ses points s'étaient serrés.

Anne savait qu'elle avait raison et elle redoutait la fureur de Stéphanie.

Soudain, sans crier gare, Stéphanie se jeta sur Anne la saisissant à la gorge. Elle serrait de toutes ses forces pendant que Anne se débattait. Stéphanie la poussa contre le mur et Anne donna un coup de poing dans le miroir, le fracassant en mille morceaux. Elle griffait, frappait, donnait des coups de pieds, mais les mains meurtrières tenait toujours prise. Anne sentait ses forces l'abandonner. Depuis combien de minutes ne respiraient t'elle plus ? Elle n'en savait rien. Et soudain ça n'eu plus aucune importance, rien n'avait plus d'importance. Elle s'écroula sur le tapis moelleux.

Dufour arrive en premier à la chambre de Stéphanie et entend des bruits de bagarre.

La porte est fermée et verrouillée. Il se met à fesser dedans à grand coup, mais rien à faire. On entend Anne qui pousse de faibles cris. Dufour, avec un regain d'énergie, recule de quelque pas et donne un spectaculaire coup de pied dans la porte qui s'ouvre à la volée. Il aperçoit Anne étendue par terre, qui semble inconsciente. Johnson se ressaisit plus vite que Dufour et saisit Stéphanie par les épaules, la retourne face au mur et lui passe les menottes. Le visage de la tueuse est accoté sur le miroir et un des éclats lui transperce la joue. Dufour s'élance et s'agenouille près d'Anne et vérifie son pouls. Il est faible mais toujours présent. Johnson sort Stéphanie de la chambre pendant que Parent lui lit ses droits.

Parent : Vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous direz pourra et sera retenu contre vous devant le tribunal…

Salle d'interrogatoire

Marilyn commence à s'impatienter et se lève d'un coup, de plus en plus terrorisée à l'idée d'être enfermée avec un tueur, elle se dirige vers la porte et l'ouvre avant que Mayrand ait pu l'en empêcher.

Elle tombe face-à-face avec Johnson, Parent qui entraîne Stéphanie sans ménagement. Stéphanie, qui a la moitié du visage en sang, pleure et supplie Marilyn.

Stéphanie : Marilyn, j'ai fait ça pour toi, tu devrais me comprendre, AIDE-MOI ! SORS-MOI DE LÀ !

Marilyn viens pour s'élancer vers son amie en criant :

Marilyn : NON, LAISSEZ-LA ! S'il vous plaît !

Mayrand la rattrape avant qu'elle ait pu s'éloigner. Elle se retourne brusquement et s'effondre en larmes dans les bras de Mayrand. Stéphanie se retourne une dernière fois.

Stéphanie : MARIIIILYYYYNNNNNN !

On entend toujours le cri de Stéphanie alors qu'ils ont tourné le couloir et s'éloigne.

Dans la chambre de Stéphanie

Anne reprend conscience toute perdue et Dufour l'aide à se relever. Il lui explique que Stéphanie est en état d'arrestation et que Johnson et Parent s'occupent du reste de l'affaire.

Ils sortent lentement de la chambre et aperçoivent Marilyn et Mayrand agenouillés au bout du couloir, Mayrand tente de la réconforter, mais il est légèrement maladroit.

Mayrand : Ça va aller, tu la reverras plus là.

Et Marilyn pleure de plus belle.

Le reste de la croisière se déroule sans encombre.

Dufour se réconcilie avec sa femme et ils ne se quittent plus du reste des vacances.

Parent et Élisa ont l'air de deux petits tourtereaux.

Johnson s'occupw d'Anne, malgré les protestations de sa femme et de Savaria.

Caroline et Suzanne passent le reste de leurs vacances ensemble à visiter les boutiques du bateau et à se faire bronzer.

Marilyn et Geneviève se réconcilient.

Savaria n'a pas la permission de dormir dans le lit et est très heureux de retrouver son matelas moelleux à son retour de vacances.

Et Mayrand ? … Il a finalement découvert ce qu'était le véritable amour… mais on ne peut pas dévoiler tous ses secrets ! Alors, à vous de deviner avec qui !

Oh ! Autre chose que nous allions oublier.

À l'aéroport, Anne se souvient de sa promesse d'aller acheter un no-n'os à Fernand, elle cherche donc une animalerie et y achète un os. Malheureusement, ce contretemps, leur fait, à elle est Savaria, manquer leur vol.

Ils ont alors l'oblogation de prendre des billets pour le surlendemain et se louent une chambre d'hôtel pour leurs deux jours de vacances supplémentaires à Fort Lauderdale (deux lits Queens pour la chambre d'hôtel, soit dit en passant).

Est-il aussi nécessaire de préciser que Johnson se ronge les sangs durant ces deux jours où Anne était à l'autre bout du continent, seule avec Savaria.

Et c'était la fin de la fin

(Toute bonne chose à une fin, mais avant de finir, nous tenons à remercier :

Geneviève, Sophie, Rox et Mimi. Et aussi Catou, à qui nous dédions la scène entre Anne et Johnson.

Marilyn tient à remercier Stéphanie pour sa précieuse collaboration,

Et Stéphanie tient à remercier Marilyn pour sa précieuse collaboration.

Au plaisir de vous revenir l'an prochain avec une nouvelle enquête !