Enlèvement suspect, partie 1
(Écrit Stéphanie Sauvageau)

Par une belle matinée du mois de mai, Johnson arrive au S.A.S.

Johnson : (à tout le monde) Bon, écoutez ça, je viens de recevoir un call pis on nous confis une affaire de meurtre en série.

Dufour : (à Johnson) On sait quoi sur le meurtrier ?

Johnson : Ben pas grand-chose, on sait juste que y'a tué deux femmes pendant la nuit.

Mayrand : Shitt !

Johnson : (montrant un bout de papier) Mais y'a laissé ça.

Anne : Passe moi donc ça.

Johnson donne le papier à Anne et elle le lit à haute voie.

Anne : Je suis là.

Parent : (d'un ton moqueur) Oh! J'en ai des frissons partout ha ha ha !

Mayrand : Sti Parent arrête de niaiser c'est pas drôle pantoute!

Parent : Aille faut ben rire dans vie !

Tout le monde le regarde d'un air fâché.

Parent : Bon ok j'ai compris…

Étienne s'assoit sur sa chaise et commence à gribouiller sur une feuille.

Anne : (à Johnson) Fack là, on fait quoi ?

Johnson : Ben on va faire analyser l'écriture et aller voir les corps à la morgue. Parent!

Parent : Quoi ?

Johnson : Va porter ça, on va le faire analyser.

Parent : OK...

Parent prend le papier et sort de l'établissement.

Johnson : Bon, une chose de fait. Asteur, Claude, tu vas chercher des affaires sur l'ordi.

Mayrand : Des affaires ?

Johnson : Ben si y'a des meurtres semblables ou des meurtriers évadés!

Mayrand : Ah ok ! J'm'y mets.

Claude commence à pitonner sur son ordinateur.

Dufour : (à Johnson) Moé j'fais quoi?

Johnson : Aide Mayrand . Moi pis Fortier, on va aller à la morgue.

Anne : Euh…. Ouain… OK.

Johnson et Anne partent pour la morgue pendant que Claude et Jean-Marie cherchent des indices.

Arrivés à la morgue

Élisa : Bonjour Gabriel !

Johnson : Bonjour Élisa !

Élisa : T'es venu tout seul ?

Johnson : (d'un ton interrogateur) Ben non, Fortier est avec moi.

Il se retourne et regarde vers la porte. Il voit Anne sur le trottoir.

Johnson : (Découragé) Je reviens…

Johnson va rejoindre Anne.

Johnson : Ben kessé que t'attend ?

Anne : J'aime pas ça, chu pas capable d'entrer la-dedans.

Gabriel lui prend la main et l'entraîne à l'intérieur.

Élisa : (à Anne) Bonjour Anne !

Anne : (déjà toute blanche) Bonjour….

Johnson : Bon on y va tu voir ces filles là ?

Élisa : Oui, suivez moi.

Anne les suit d'un pas méfiant.

Arrivés devant les corps, Élisa retire les draps qui les couvrent.

Anne : (avec un haut le cœur) Ouf !

Elle se retourne et regarde vers un mur.

Johnson : (à la légiste) Elles sont mortes de quoi?

Élisa : On leur a tranché la gorge.

Anne : Ouach, c'est écœurant !

Johnson : (qui observe) Ont-elles été violées?

Élisa : Non, pas de viol. Mais regardez sur leurs cuisses …

Johnson : (regardant) Je suis là. Il l'a écrit la en plus! Le chien sale !

Élisa : Ouain, avec du sang.

Anne : Bon y'a rien faque on s 'en vas-tu là ?

Johnson : Anne, au lieu de chialer, viens donc m'aider à trouver quelque chose !

Anne se retourne et dès qu'elle voit les corps, elle tombe dans les pommes.

Johnson : Anne ! Maudit ! (à Élisa) Chui désolé, elle est pas capable de s'habituer.

Élisa : (aidant Johnson à relever Anne) Cé correct, cé normal, y'a rien de beau à voir.

Johnson : (tapotant sur les joues à Anne) Anne ! Anne !

Elle revient à elle.

Johnson : On va s'en aller …

Élisa : Vous pouvez revenir si y'a quelque chose.

Johnson : Oui, pas de problème. (tenant Anne par le bras) On s'en va Anne.

Anne : (disant tout bas) Enfin…

De retour au S.A.S, Anne s'en va directement aux toilettes.

Johnson : (à Claude et Jean-Marie) Avez-vous trouvé quelque chose ?

Mayrand : Non, un beau rien calisse.

Dufour : Y'a pas de meurtriers échappés pis des meurtres semblables ben, y'a rien qui pourrait nous aider, on n'en sait pas assez.

Johnson : Ouain, pis Parent est pas r'venu ?

Dufour : Non, pas encore.

Mayrand : Heille, kessé qu'elle a Anne ?

Johnson : Ba, à file pas ben, tsé la morgue, à l'aime pas ben ça.

Mayrand : OK…. je vois.

La porte s'ouvre et Parent entre.

Parent : Salut !

Johnson : Pis, t'a des news ?

Parent : Oui monsieur! C'est un homme entre 30 et 40 ans qui écrit ben normalement et qui est sain d'esprit.

Mayrand : Sain d'esprit! Y'a tué deux femmes… Vient pas me dire que ça c'est sain d'esprit !

Parent : Heille, tu sais très bien kessé que je veux dire.

Johnson : Bon ça fait !

Anne revient d'la salle de bain.

Johnson : Ça va mieux Anne ?

Anne : (s'assoyant à son bureau) Oui ça va, merci.

Dufour : (à Johnson) On fait quoi la asteur ?

Johnson : Ben on devrait aller inspecter la place où on les a trouvées.

Anne : Et c'est où ça ?

Johnson : Dans le bois au bout d'la rue.

Anne : Ok, ben on y vas-tu ? M'a aller chercher Fernand.

Johnson : Ok, envoyez la gang, on y va. (à Suzanne) Si jamais y'a quelque chose tu m'appelles ok?

Suzanne : Oui oui, vous pouvez partir la tête tranquille.

Johnson : Bye !

Suzanne : Bye !

Tous s'en vont au bois sauf Anne qui prend un taxi pour aller chercher Fernand.

Chez Anne

Anne : Fernand! Viens mon chien.

Fernand : Wouf wouf !

Anne : (en caressant le pelage soyeux de Fernand) Allo mon beau toutou. Viens t'en, on va dans le bois.

Elle met en laisse son chien et sort de la maison.

Dans le bois, Johnson, Mayrand, Dufour et Parent examinent le sol pour trouver le moindre petit indice, objet ou trace. Il semble cependant n'y avoir rien du tout.

Mayrand : Y'a rien icitte !

Parent : On cherche pour rien….

Johnson : Attendez, Anne va arriver avec Fernand pis il va peut-être trouver quelque chose.

Juste au moment où Johnson finit sa phrase, Anne arrive.

Anne : Chui la ! Fernand est avec moi.

Elle le détache et le laisse sentir les alentours.

Parent : (À Anne) Y'étais temps, on trouve rien.

Anne : Ben là, c'est pas de ma faute si les taxis acceptent pas les animaux, j'ai dû tout faire le trajet à pied!

Parent : Tu sais bien que j'te niaise.

Anne :

Dufour : Heille checkez ça! On dirait que le chien a trouvé quelque chose.

Ils vont tous dans la direction de Fernand qui a le museau penché sur quelque chose.

Anne : (ramassant l'objet) C'est un crayon.

Johnson : Il a dû servir à écrire le ti mot. (à Anne) Tiens, mets-le là-dedans (lui donnant un petit sac de plastique).

Dufour : Y semble y avoir rien d'autre, on s'en retournes-tu au S.A.S ?

Johnson : Ouais.

Ils embarquèrent tous dans la voiture à Johnson et laissèrent Fernand chez Anne en passant.

De retour au S.A.S

Johnson : (à Suzanne) Y'as-tu eu des appels pendant notre absence ?

Suzanne : Non, aucun.

Johnson : Ok, merci.

Mayrand : Heille yé quelle heure là ?

Parent : L'heure que tu t'achètes une montre ha ha ha ha !

Mayrand : Sti qui sont plates tes jokes Parent !

Johnson : Y'é cinq heures et quart.

Anne : Déjà !

Dufour : Ouin, j'ai faim moé, on vas-tu au bar manger un morceau ?

Mayrand : Moé ça me tente.

Parent : Chu partant! Ça fait longtemps que j'ai pas bu une bonne bière.

Johnson : J'ai des papiers à remplir pour l'enquête, chu désolé les gars.

Mayrand : On se reprendra boss cé pas grave. Anne ?

Anne : Quoi ?

Mayrand : Avoye, viens avec nous autres!

Anne : Ah non, ça me tente pas, pis j'ai pas d'argent sur moi.

Mayrand : Je t'invite pis tu peux pas refuser ça!

Anne : Euh…..

Parent : Avoye donc Anne, t'es plate !

Anne : Bon, ok, m'a venir.

Mayrand : Good!

Dufour : La tu parles ma fille !

Anne : (toute gênée) Ouin….

Ils passèrent une superbe soirée et à leur grande surprise, Anne eut beaucoup de plaisir. Tellement qu'elle se fit reconduire par Mayrand à minuit.

Sur le pas de sa porte

Anne : Merci Claude, c'était ben le fun !

Mayrand : C'est la première fois que je t'entends dire ça, ça fait plaisir.

Anne : (un peu gênée) Euh…j'en avais besoin, je file pas très bien ces temps-ci.

Mayrand : Kessé qui se passe ?

Anne : Euh, je fais de drôles de rêves.

Mayrand : Genre ?

Anne : Ben je fais des rêves ben beaux pis tout à coup…

Sa gorge se noue et elle n'est pas capable de terminer sa phrase.

Mayrand : (lui frottant l'épaule) T'es pas obligé de le dire si c'est trop dur. Oh! Je pense que j'ai compris….T'a des flash de… de Rouleau ?

Anne : Je sais, c'est niaiseux, ça devrait m'avoir passé avec le temps… mais j'y arrive pas.

Mayrand : J'te comprends Anne, c'est normal de réagir de même. Mais là, yé mort le salaud .Il ne t'arrivera pu rien comme ça. J't'le promet. Si quelqu'un ose encore te faire quelque chose, je pense que m'a le tuer !

Anne : (le trouvant soudainement plus gentil qu'à l'habitude) Merci Claude ! T'es vraiment gentil.

Mayrand : Ah ben, c'est normal, c'est à ça que ça sert des amis. Bonne nuit Anne ! Repose-toi bien.

Il lui donne un petit baiser sur la joue et retourne à sa voiture.

Anne : (toute surprise) Bonne nuit Claude.

Cette nuit là, Anne a un sommeil paisible et rêve à son petit Fernand qui est justement couché à ses côtés.

Le lendemain matin, Anne se fait réveiller par un grand coup de langue sur le front. Elle ouvre les yeux et voit Fernand penché vers elle.

Anne : Arggg, Fernand, arrête ça!

Fernand : Wouf !

Anne : Ouf…pas les oreilles mon chien. Enlève toi de sur moi, tu m'écrases.

Fernand descend du lit et se met à japper pour demander de recevoir son petit déjeuner. Anne prend le sac de croquettes pour chien et lui en verse dans un bol.

Anne : Tiens mon beau, mange.

Elle le caresse et se dirige vers la salle de bain. Elle prend sa douche, s'habille et se coiffe. Elle revient à la cuisine et regarde l'heure. L'horloge indique neuf heures.

Anne : Ah non ! Chu encore en retard !

Elle met ses souliers et court vers la porte. Malheureusement, elle ne voit pas l'os de Fernand. Elle s'enfarge et tombe par terre.

Anne : Ouch…maudit os !

Elle le prend et le lance dans la cuisine. Elle se relève et sort se son appartement en prenant bien soin de barrer sa porte. Mais juste au moment où elle va se retourner, quelqu'un la prend par surprise par derrière, lui met un bout de tissu sur le visage et Anne s'endort aussitôt.

L'agresseur emmène Anne dans sa voiture, la met sur le siège arrière et part à toute vitesse.

À suivre…