Bonjour,

Je débarque avec une mini-fiction en m'excusant de ne pas faire avancer ma fiction « Hein ? » mais sachez que cette fiction est dans le même sens… bien que totalement différent ! C'est pour vous changer les idées de « Hein ? » … Ou comment trouver des excuses … Dites-moi ce que vous en pensez.

Disclamer : En réalité, je ne prends pas grand-chose à J.K Rowling. Il s'agit d'un UA, j'empreinte quelque uns de ses personnages que j'en suis sûr vous saurez parfaitement identifiés. Et des lieux aussi… Des caractères… Des passés… En fait, j'emprunte quand même pas mal…

Note IMPORTANTE : Cette mini-fiction (Qui fera 4 ou 5 chapitres, je pense) est un UA sans magie. Le monde dans lequel évoluent les personnages est un monde où l'homosexualité est assez fréquente et normale. Les couples homosexuels peuvent avoir des enfants grâce à des progrès scientifiques (totalement impossible dans la réalité, mais ma fiction est un rêve donc …)

Résumé : Lily et James Potter élevaient tranquillement (ou presque) leurs enfants. Mais l'histoire commença à dérailler quand un certain Lucius Malfoy arrive, déclare que son fils, Draco, doit épouser Harrison et que James se rend compte que le dénommé Draco est en réalité professeur dans le lycée, Poudlard, d'Harry …

Rating : T (Lime)

Genre : Romance, Humour, Drame (passé)…

Famille Potter :

- James Potter : 41 ans (père)

- Lily Potter : '41 ans. (mère)

- Michel-Ange : 19 ans

- Harrison(Harry) : 17 ans

- Ambroise : 15 ans

- Eléonore : 13 ans

- Cyriaque et Vianney : 11 ans

- Stanislas : 7 ans :

- Raphaël : 5 a ns

- Tancrède : 2 ans

Carpe Diem

Chapitre 1

Dans une petite ville perdue au fin-fond du pays se trouvait une étrange maison et dans une pièce de cette maison, roulé en boule contre le mur, Raphaël pleurait doucement. Son corps se secouait au rythme de ses inspirations saccadées. Ses cheveux lui tombaient sur le visage, cachant ses pétillantes prunelles brunes.

Soudain une porte claqua. Il ne réagit pas. Des pas se firent entendre. Il ne réagit pas. Des chaussures à talons noires se plantèrent devant lui. Il ne réagit pas. Une main vint lui tapoter la tête. Il ne réagit pas. Une voix finit par s'élever :

- Qu'est ce qu'il se passe ?

Raphaël resserra plus fortement encore ses bras autour de ses jambes.

- Raphaël ? Insista la voix.

- J'ai mal à la cheville. Très mal.

- AMBROISE ! APPELLE MAMAN. Hurla la voix avant de reprendre plus doucement envers Raphaël :

- Comment tu t'es fait mal ?

- J'ai fait une expérience qui a mal tourné. Pleura le garçon, son visage tordu par la douleur.

- Ah ? Demanda la voix, intéressée, ne paraissant pas se soucier plus que ça de son frère agonisant.

- Oui.

- Et ?

- Et quoi ?

- Tu ne veux pas me dire en quoi elle consiste ? S'énerva un peu la voix qui avait perdue son intonation douce et protectrice.

- Si, mais tu ne me l'as pas demandé. Reprit Raphaël, laissant son horrible douleur de côté pour clouer enfin le bec de cette imbécile qui lui servait de sœur.

- Alors je te le demande maintenant.

- D'accord. Répondit Raphaël en essuyant ses yeux.

- Explique. Cracha encore la voix, profondément lassée de tourner autour du sujet.

- Maman m'a expliqué que mon prénom signifiait « celui qui aime la douleur », alors je voulais savoir si c'était vrai, et j'ai sauté du balcon, et puis je me suis rendu compte que je n'aimais vraiment pas la douleur … Cela fait mal.

- Il fallait s'y attendre, les parents t'ont appelé Masochiste … Soupira encore la voix avant de secouer la tête, navrée, faisant retomber ses cheveux blonds artificiels devant ses yeux bruns chatoyants, soupirant contre l'idiotie de son petit frère. Dire qu'il était censé avoir un QI plus élevé que la norme.

Lily Potter arriva alors en courant, inquiète pour son enfant :

- Eléonore, ne reste pas planter là… Va attendre les ambulanciers, tu vois bien qu'il s'est cassé la cheville.

- Comment veux-tu que je le vois ? Il a l'air en forme.

- Sors d'ici, Eléonore… Et dit à Ambroise d'aller accueillir les ambulanciers, puis va surveiller Tancrède, je crois qu'il est entrain d'essayer de repeindre la cuisine avec son yaourt. Ordonna Lily Potter en se demandant où était passé son mari.

Eléonore s'éloigna en grognant, elle avait autre chose à faire que de s'occuper d'un bébé, elle devait absolument se concentrer sur sa lutte contre la chasse des caribous en Afrique du Nord.

Soudainement, une musique retentit à travers toute la maison, les vitres tremblèrent et le son couvrit la sirène stridente de l'ambulance.

- MICHEL-ANGE ! BAISSE LE SON !

- Un rockeur doit savoir s'exprimer. C'est votre faute si mon talent n'est pas encore connu dans le monde entier vous me limitez !

- Raphaël vient de se péter la jambe. Informa Cyriaque en entrant dans la chambre de son frère où s'entassaient des posters déchirés de rockeurs, des livres de physiques et chimie, des vêtements abimés, des bottes cloutés, des essais de rédactions, des tests aux notes catastrophiques, et nombre d'autres choses non identifiables.

Le jeune garçon ramassa un emballage de préservatif et s'exclama :

- J'espère que tu l'as jeté à la poubelle cette fois au moins !

- Cyr' … T'as que 11 ans, tu dois pas penser à ces choses-là.

Un haussement d'épaule indifférent lui répondit.

- Où est Stan' ? Enchaina le plus âgé.

- Michel-Ange, arrête avec les surnoms. C'est complètement idiot, nous avons des prénoms, c'est pour s'en servir. Bien que je comprenne que tu es du mal à tous les retenir, essaie un peu plus, je suis sûr que tu peux y arriver.

- Dégage, Cyriaque.

- Tu vois quand tu veux. Je vais annoncer la bonne nouvelle à Stanislas ! Se moqua Cyriaque en quittant la chambre de son ainé qui grogna et cracha pour la forme, il n'avait plus de salive à force de parler autant …

Deux étages plus bas, Ambroise essayait de convaincre les pompiers, que pendant qu'ils étaient là, ils pouvaient emmener sa sœur car il fallait vraiment faire interner Eléonore pour la sécurité mentale du monde.

Une voix grave et un peu rauque retentit alors :

- Vous n'auriez pas vu Harrison ?

- Je me disais aussi, c'était trop calme… Soupira Lily sous les regards effarés des pompiers.

- Qui accompagne Raphaël ? Hurla ensuite la voix.

- Tu pourrais y aller, James, au lieu de crier comme un malade dans cette pauvre maison.

- Non, je m'occupe de Tancrède.

- C'est vrai que le laisser dans la chambre d'Harrison alors qu'il est absent est une manière très correcte de le surveiller.

- Lily-chérie… Supplia son mari.

- D'accord. Michel-Ange ?

- Non, je révise mon concours ! Répliqua le désigné.

- Ambroise ?

- Désolé, j'ai rendez-vous avec mon prof de littérature. Objecta d'un ton docte Ambroise.

- Eléonore ?

- Je m'entraine pour mon oral d'anglais. Affirma l'unique fille de la famille.

- Cyriaque ?

- Je ne peux pas, je dois faire une rédaction en allemand. Contra le jeune garçon.

- Stanislas ?

- J'apprends mes conjugaisons ! S'écria en retour une petite voix criarde.

- Je vais y aller. Soupira Lily en se retournant pour se rendre compte que les pompiers avaient enfin réussi à immobiliser la jambe de Raphaël et que la joue d'un secouriste était étrangement rouge…

La mère de famille embarqua en se félicitant avec ironie d'avoir des enfants aussi studieux, en songeant également qu'il était peut être un peu tard pour faire leurs devoirs vu qu'il était presque minuit, et en se demandant où diable était passé Harrison …

HP/DM/HP…

Harrison était assis sur un tabouret, à côté de Neville, en face du bar, sirotant négligemment son cocktail, il observait ses amis dansant sur la piste, enfin surement croyaient-ils danser mais en réalité on aurait plutôt dit qu'ils se trouvaient à bord d'un bateau en train de couleur…

- Harry ! Cria Seamus depuis la piste en titubant légèrement.

- Non, je ne viendrai pas danser… D'ailleurs, je ne te connais pas !

- Dean, Ron ! Aidez moi … S'écria alors Seamus à l'encontre d'un rouquin et d'un garçon au crâne rasé.

- Tu vois pas qu'on est occupé ? Balança en retour Ron, sa voix à peine audible sous la musique puissante qui résonnait dans la boite de nuit.

- Ah bon ?

Ron grogna sous le regard amusé d'Harry, et retourna danser ave sa petite amie, Hermione, tandis que Dean continuait de draguer outrageusement une jeune fille qui rougissait à chacune des paroles qu'il lui chuchotait. Quelques mètres plus loin, Luna dansait seule, tourbillonnant telle une danseuse étoile, ne suivant pas du tout le rythme de la musique électro, et ne faisant pas attention aux regards médusés qui l'étudiaient.

Neville finit par se lever pour la rejoindre, il s'inclina galamment et déclara :

- M'offrirais-tu cette danse ?

- Un valse ou un tango ? Demanda la jeune blonde en secouant joliment sa tête, entrainant le doux balancement des deux radis qui lui servaient de boucles d'oreille.

Neville réfléchit deux secondes et répondit :

- Je crois que la valse est plus en accord avec la musique de cette boite.

Hochant la tête, Luna se mit en mouvement alors que Neville l'entrainait dans une valse au rythme bien trop rapide pour être réglementaire, n'accordant aucune attention aux sourires moqueurs de leurs amis.

Soudain, le portable d'Harry vibra. Le jeune homme soupira et décrocha pour entendre la voix hystérique de sa mère :

- Raphaël s'est cassé la cheville ! Il faut absolument que je rentre. James devait s'occuper de Tancrède mais Stanislas a disparu et il est parti à sa recherche, Ambroise est parti chez son professeur, Eléonore est chez une amie pour réviser son oral, Cyriaque a enfermé Michel-Ange dans les toilettes et refuse de le laisser sortir. S'il te plait, tu peux aller à l'hôpital pour rester aux côtés de Raphaël ?

- Maman, c'était ma soirée ce soit.

- Tu sors tout le temps !

- Maman … Se plaignit Harry.

- Harrison. Tu n'as pas le choix. Et sois gentille avec Raphaël. Coupa sa mère en s'accrochant.

Harry soupira encore plus fort et se leva, jetant un regard triste au jeune barman qu'il avait choisi comme future proie. Sans un mot pour prévenir ses amis, il quitta les lieux pour rentrer chez lui, intérieurement ravi d'avoir une bonne raison pour ne pas rester dans cette boite de nuit car au risque de paraître vieux jeu, il ne voyait vraiment aucun intérêt à danser dans un endroit où s'entassait de trop nombreuses personnes, où la musique lui vrillait les tympans, où les boissons et casse-croute étaient bien moins bon que ceux de sa mère, et où il s'ennuyait à mourir.

Il entra dans le hall de l'hôpital et salua la dame à l'accueil qui lui retourna en s'exclamant :

- Harrison Potter ! Tu es encore là ? Lequel de tes frères s'est blessé cette fois ? Ou peut être est-ce Eléonore ?

- Raphaël. Quelle chambre ? Interrogea Harry.

- Chambre 211. Informa la gentille femme, en songeant que la famille passé vraiment trop de temps dans cet hôpital.

- C'est toujours le Doc Maugrey qui s'occupe de nous ?

- Non. Il est en vacance.

- Maugrey est en vacance ? S'écria Harry en faisant demi-tour sous le coup de la surprise.

- Enfin, il a pris des congés pour écrire une thèse.

Harry soupira, soulagé, si Alastor Maugrey, surnomé Fol Œil à cause de son œil de verre, prenait des vacances, où allait le monde ? Tout en montant les marches de la clinique, car l'ascenseur était plein de vieilles dames folles, en temps normal il n'aurait eu aucune pitié à se moquer d'elles, mais là, il était bientôt 4h du matin, et il avouait qu'il commençait à fatiguer. Pas grave, il sécherait et ferait la grasse matinée demain…

Il poussa la porte de la chambre et tomba nez à nez avec un homme aux cheveux bruns, le visage souriant et avenant :

- Vous êtes de la famille de M. Raphaël Potter ?

- En effet. Je suis sa sœur ainée. Enfin son frère je voulais dire. Répondit Harry, se délectant de la réaction du médecin qui frissonna mais ne fit aucun commentaire, cependant il détailla plus attentivement la personne devant laquelle il se trouvait. Des cheveux noirs ébouriffés, des yeux rougis aux prunelles d'un vert émeraude captivant, un petit nez légèrement retroussé, un corps svelte et fin. Le jeune homme, car il ne faisait aucune doute pou le médecin qu'il s'agissait d'un homme, était d'une rare beauté, mais avec une touche d'innocence tout à fait charmante.

- Votre frère, Raphaël, va bientôt se réveiller. Il doit rester en observation au minimum deux jours … Et il devra garder son plâtre durant quelques semaines, j'ai donné tous les détails à votre mère.

- Super. Vous êtes un bon médecin.

- Euh merci… Répliqua l'homme surpris, et intrigué par le ton désinvolte du jeune homme.

- Bon, vous m'appelez quand il se réveille, je vais m'injecter une quelconque substance illicite dans les veines …

La bouche du médecin se décrocha alors qu'Harrison quittait la salle pour aller s'acheter un café au distributeur.

Harry somnolait sur une chaise dans la chambre de Raphaël quand celui-ci se réveilla.

- Harry ! S'écria le jeune garçon.

- Raphaël… T'es complètement fêlé ou quoi ?

- Ce que me répète toujours Cyriaque.

- Bah, ne l'écoute pas. Ce surdoué est complètement à côté de la plaque.

- Mais tu viens aussi de le dire … Insista Raphaël.

- T'écoute jamais Ambroise ? Il ne t'a pas dit de ne pas croire ce que je raconte …

- Mais…

- Après, si tu tiens tant que ça à être fêlé, je ne vais pas essayer de te convaincre du contraire. Tu viens, on rentre.

- Chouette. Le médecin a dit que je pouvais sortir ? Questionna Raphaël en cherchant l'homme des yeux.

- Oui. Il m'a même donné des béquilles. Dit Harry en tendant une pair de béquilles volée dans la chambre d'à côté à son petit frère qui s'en saisit joyeusement.

Les deux Potter quittèrent donc illégalement l'hôpital, disant poliment au revoir à la dame de l'accueil dont personne n'arrivait à retenir le nom.

Ils rentrèrent chez eux en faisant du stop, Raphaël en premier plan après qu'une vieille dame ait refusé de les prendre en voyant l'état de fatigue d'Harry, persuadée qu'il était drogué.

Harrison franchit la porte, la laissant claquer sur Raphaël qui poussa un cri de douleur et de colère, alertant James qui se précipita, Tancrède dans les bras :

- Fol Œil a bien voulu de laisser sortir ? Je croyais qu'il fallait au moins rester un jour ou deux en observation. Demanda-t-il

- C'était pas lui. Le nouveau doc a dit que cela ne servait à rien qu'on reste. Mentit impunément Harry.

- Je savais bien que Fol Œil faisait ça pour m'énerver ! S'écria leur père.

- Ouais, papa. T'avais raison ! L'encouragea Raphaël.

- Elle est où maman ? Interrompit Harry.

- Elle parle à Stanislas. Elle essaie de le convaincre que vivre dans la cave n'aide pas les extra-terrestres à envahir notre terre.

Harry hocha la tête, et monta se coucher.

- Harrison. Le rappela son père.

- Oui. Bonne Nuit. Lança Harry.

- Ce n'est pas ça. Je voulais juste te signaler que tu avais cours dans quelques heures et qu'il n'était pas question que tu les manques encore. Ton lycée a appelé, ils disent que tu vas finir par être renvoyé.

- Ouais. Vous n'aurez qu'à me mettre en privée. Comme pour Michel-Ange.

- Harry. Si tu sèches, tu es privée de sortie jusqu'au moins prochain.

- On est le 30 mars. Informa Eléonore en passant dans le couloir, une pancarte dénonçant les mauvais traitements subis par les pingouins dans les Zoo sous le bras.

- Et tu as abandonné ses pauvres caribous ? Demanda Cyriaque, surgissant de nul sait trop où.

- La ferme, Cyriaque. Renvoya l'adolescente.

- Pas de vulgarité, s'il vous plait. Cria Lily en descendant les marches, tenant Stanislas par la main.

- Maman. J'ai le droit d'écrire des trucs sur mon plâtre ? Piailla Raphaël.

- Si tu veux, mon chéri.

- Non. Pas n'importe quel truc, chérie, Intervint James, tu te souviens du plâtre de Michel-Ange ...

Lily hocha la tête et précisa à l'encontre de Raphaël :

- Pas d'insultes, de vulgarités, de dessins suspects, de crachas, ne colle pas tes interros dessus, et autre chose dans le même genre.

- Donc, Harry, je disais que … Reprit James.

- Il n'est plus là. Avisa Ambroise qui entra lui aussi dans le hall de la maison, un paquet de gâteaux en main, et une bouteille en équilibre sur sa tête.

- Et dire qu'il a 17 ans … Soupira James, mais un sourire démentait ses reproches.

- J'ai 15 ans, pas 17. Le reprit Ambroise.

- Je ne parlais pas de toi, mais d'Harrison !

- Qui n'est plus là…

- Bah, Michel-Ange ira le réveiller quand il sera l'heure.

HP/DM/HP…

Harry dormait profondément sur sa table alors que le professeur de mathématiques essayait tant bien que mal d'attirer l'attention de sa classe sur les fonctions qui parsemaient le tableau. Hermione, assise juste à côté d'Harry, prenait frénétiquement des notes que Ron recopiait méthodiquement.

- Mr Potter.

Harry ne réagit pas. Il dormait bien trop profondément et les coups de coudes d'Hermione ne suffirent pas à le réveiller.

- Mr. Potter. Ne venez pas en cours si c'est pour dormir !

Le jeune homme ne réagit pas, faisant pouffer des filles assises derrière lui.

- Professeur ! Ne l'encouragez pas à sécher le lycée… Déjà qu'il n'est pas souvent là ! Se moqua Seamus.

- Mr Finnigan, carnet. (1)

- Mais monsieur … Protesta Seamus, plus par réflexe que pour une autre raison.

- Ne discutez pas, ou je vous envoie chez la directrice, et au passage amenez-moi le carnet de Mr. Potter.

- Il ne l'a pas, monsieur. Finit par répondre Ron qui avait fouillé dans le sac de son meilleur ami.

- Et bien, vous l'informerez s'il se réveille un jour qu'il viendra en retenue dès que possible. Je passerai le signaler au bureau des surveillants.

Ron hocha la tête, tout en bombardant son ami de coup de poing pour le sortir de son profond sommeil. Harry finit par grogner et dans un réflexe acquis au cours de ses années passées dans une tribu de sauvage, plus communément appelée famille, balançant son poing dans la figure de Ron sous les cris horrifiés des filles qui minaudaient sur son physique d'ange et les regards goguenards des garçons tandis que le professeur prenait une inspiration avant de déverser son flot de colère.

- MR. HARRISON POTTER !

- Je préfère Harry. Rétorqua le jeune homme, à moitié endormi alors que la sonnerie retentissait, brisant le silence chargé de tension qui avait pris place dans la salle de cours.

Quelques heures plus tard, après moult félicitations et réprimandes de différents de ses amis, Harry Potter déambulait seul dans les couloirs, essayant de se souvenir s'il avait cours de Physique ou d'SVT quand il heurta sans ménagement un torse ferme et musclé, relevant les yeux, il découvrit le visage arrogant du professeur Malfoy. L'homme ne devait pas avoir plus 22 ans, et était d'une beauté imposante. Des cheveux blonds pâles hypnotisant, un menton fier et décidé, un front lisse et dégagé, de captivant mais si froid yeux gris-bleus, une musculature svelte mais bien présente… un corps à damner les saints. Mais un caractère juste horrible. Draco Malfoy était un génie si l'on en croyait les spécialistes. Héritier de la plus grande fortune du pays, plus beau que les dieux, intelligent, il était pourtant d'une froideur légendaire. Il était connu pour ne jamais avoir laissé échapper le moindre sentiment, tout le monde semblait l'indifférait… et il détestait cordialement Harrison Potter qui le lui rendait bien. De plus, ce personnage si atypique, qui avait tout pour devenir tout ce qu'il voudrait avait décidé pour une obscure raison de travailler dans le lycée d'élite, Poudlard, de la ville où vivait les Potter. Poudlard était la meilleure école du pays, mais elle était très isolée afin que seuls les plus déterminés, les personnes ayant un don particulier, ou celles habitants près du lycée puissent s'y inscrire. Son père, le très célèbre homme d'affaire Lucius Malfoy l'y avait encouragé en justifiant les actes de son unique héritier par un simple : affaire privée. Autant dire que le mystère autour de Draco Malfoy était grand et que les jeunes femmes, élèves comme professeurs, avaient été nombreuses à ce heurter à son cœur si glacial…

- Le salua posément Draco.

- Malfoy. Cracha en retour, Harry, maintenant parfaitement réveillé.

- Que d'impolitesse dans une si jolie bouche. Se moqua le blond.

Harrison grogna, et se releva prestement, le visage rouge de colère, les poings serrés, et une position agressive.

- Que faites-vous ici ? S'informa l'homme, ignorant totalement l'élève en furie.

- Cela vous regarde ?

- Vu que je suis professeur dans ce lycée, et vous élève. Je pense que oui sachant qu'à cette heure-ci vous êtes censé être en cours, ou en permanence mais certainement pas dans les couloirs…

- Mais je vous emm…

- Silence ou vous regretterez votre phrase, Mr. Potter.

Harry se retint de cracher sur son professeur, celui-ci semblait prendre à malin plaisir à le tourmenter et répliquer n'était certainement pas la chose à faire …

- Puis-je vous conduire à votre prochain cours ? Demanda le professeur Malfoy mais sa question ressemblait étrangement à un ordre.

- Cela ira. Lâcha du bout des lèvres Harry, énervé à l'idée de s'énerver. Diable, comment ce satané Malfoy faisait-il pour le faire sortir de ses gonds en si peu de temps ?

- Je crains qu'étant professeur, je dois m'assurer que vous arriviez sans encombre à votre cours, Mr. Potter. Dites-moi le cours où vous êtes censé être en ce moment même.

- Et bien … C'est-à-dire que justement …Commença Harry, réfléchissant à une argumentation correcte pouvant justifier le fait qu'il ne connaissait pas son emploi du temps alors que l'on était la veille des vacances de Noël.

- Vous ne savez plus, n'est ce pas ?

- Bien sûr que si !

- Alors ? Insista le professeur, un infime sourire étirant ses lèvres, et Harry sans le vouloir se perdit dans la contemplation du visage amusé de son professeur. Par le caleçon de ma grand-mère, Malfoy avait souri ! Et c'était juste… divin… Comment pouvait-on être aussi beau ? Songea Harry, en s'approchant inconsciemment de son professeur dont le sourire s'agrandit étrangement. Harry se hissa sans même sans rendre compte sur la pointe des pieds, rapprochant ses lèvres de celles du professeur dont les yeux prirent une teinte étrangement envoutante … Pourtant, la voix du blond s'éleva :

- Pourrais-je savoir ce que vous êtes entrain de faire, Mr. Potter ?

Le charme se rompit aussitôt, et Harry rougit en bafouillant avant de se retourner pour se frapper la tête contre le mur. Comment avait-il pu être aussi niais ? D'accord, Malfoy était beau à tomber par terre, d'accord son sourire était un cadeau des cieux, d'accord il avait eu une incontrôlable envie de l'embrasser mais diable c'était Malfoy ! Une main étonnement douce se posa soudainement sur l'épaule d'Harry, l'empêchant d'aller se fracasser une fois encore la tête contre le mur.

- Mr. Potter, ce mur ne vous a rien fait. Et si c'est moi qui vous met dans ces états … Commença Malfoy, ses yeux brillants d'un plaisir inconvenable pour un professeur par rapport à la scène qu'il venait de se dérouler. Mais Harry l'interrompit par :

- Vous aviez un truc bizarre qui pendait sur votre lèvre. Je voulais juste savoir si c'était une araignée ou une mouche morte ….

Le professeur Malfoy secoua la tête de désolation devant l'excuse tout à fait ridicule de son élève et l'entraina vers son cours de SVT sans ajouter un mot … Ils arrivèrent devant la salle dans un silence un peu tendue et Harrison s'écria :

- Vous saviez que j'avais SVT ?

- Vous aussi, non ? Répliqua moqueusement Draco.

Harry releva la tête et jeta avec un mépris feint en franchissant la porte :

- Bien sûr que oui !

Il ne vit pas le doux sourire qui s'empara alors des lèvres du réputé insensible Draco Lucius Malfoy, héritier de la noble et puissante famille Malfoy, génie et canon de beauté…

HP/DM/HP…

Harrison était couché sur le canapé du salon et zappait dans le vain espoir de trouver une émission intéressante à la télévision quand Michel-Ange déboula dans la pièce, uniquement vêtu d'un boxer noir moulant.

- Harry ! Parfait, petit pédé, tu vas pouvoir me conseiller, toi !

- Hum ? Releva Harry, ne faisant fis de l'insulte.

- Je suis sexy comme ça ?

- C'est pour qui ?

- J'ai été engagé comme strip-teaseur dans une boite super !

- Et les parents sont d'accord ?

- Evidemment … Mentit très mal son grand-frère mais Harry n'en tint compte, plus que ravi de cette distraction qui l'empêcher de penser à ce qu'il avait failli faire à son professeur …

- C'est sexe, ouais. Mais si tu dois l'enlever, tu auras un peu de mal vu combien il est moulant … A moins qu'une fille te l'arrache avec les dents …

A cette idée, le regard de Michel-Ange se perdit, et Harry attendait passivement qu'il revienne sur terre quand sa mère hurla son prénom faisant trembler les murs, et forçant Galilée, le chat de la famille à se terrer sous une armoire

- HARRISON ENGELMOND POTTER !

- Engelmond est mon deuxième prénom ? Je ne savais pas ! Releva Harry en se demandant pourquoi ce qu'il pouvait bien signifier.

- TU M'AS MENTI !

- Bah, c'est pas une grande nouvelle ça, Répliqua Cyriaque en entrant dans le salon où Lily Potter se tenait, les poings sur les hanches, face à son second fils qui ne lui accordait qu'une attention très limité, préférant observer Michel-Ange qui avait décidé de lui montrer comme il pouvait enlever son fameux boxer sans l'aide de personne …

- RAPHAËL NE POUVAIT PAS SORTIR DE L'HOPITAL ! ET TOI, TU ES PASSE OUTRE LES CONSIGNES DES MEDECINS… C'EST UNE HONTE, TON FRERE AURAIT PU ÊTRE BLESSE !

- Il ne l'était pas déjà ? Et puis, arrête de crier, les voisins vont encore se plaindre !

- Mamannnn … Hurla alors Eléonore en arrivant dans la pièce. Il faut que tu me donnes des sous pour que je fasse un don à une association qui défend une cause juste et noble, il s'agit de…

- Eléonore, demande à ton père.

- Mais il essaie de sauver la vie de Stanislas !

- Pardon ?

- Bah oui. Stan est rentré dans la chambre d'Ambroise alors qu'il avait presque réussi à convaincre la prof qui vient à la maison qu'il fallait qu'elle le dépucèle pour qu'il réussisse son exercice de math, alors Ambroise lui court après avec un balai dans les mains… Et il a trébuché sur Raphaël qui dormait dans le couloir, alors papa est intervenu, et … Débita à toute vitesse la jeune adolescente.

- Comme si Ambroise était puceau … Se moqua Cyriaque.

- Comment sais-tu cela, toi ? Intervint Eléonore qui enchaina sans attendre la réponse. Maman, tu me passes les sous, s'il te plait ?

- Prends des sous dans le porte-monnaie. Et où est Tancrède ?

- Je sais pas, ça … Je crois que papa l'a oublié dans le bain…

- TANCREDE ! Beugla Lily en faisant demi-tour pour courir vers la salle de bain chercher son bébé mais elle se heurta de plein fouet à une personne d'élégante carrure.

- Que faites-vous ici ? S'écria-t-elle.

- J'ai sonné mais vous n'avez pas entendu.

- Oh. Vous voulez parler à James… Je vais le chercher ! Cria Michel-Ange trouvant apparemment normal qu'un parfait inconnu pénètre dans leur maison.

- Papa, appelle ton père papa, tu regardes vraiment trop les Simpson … Se moqua Harry, toujours avachi dans le canapé qui entendit Eléonore criait de joie quand il tomba sur l'émission « Carré VIIIP » (2)

- Laisse, Harry ! C'est l'épisode où on va enfin savoir s'il choisit …

Trop tard, Harry avait repris son infernal zapping sans égard pour les larmes de désespoir de sa sœur…

A ce moment, James Potter apparut, tenant dans ses bras un Tancrède étrangement rouge …

- Que lui as-tu fait ? S'énerva sa femme mais James gardait le regard fixait sur l'homme blond qui se tenait bien droit dans son salon et qui dégageait un charisme oppressant.

- Lord Lucius Malfoy ? Demanda-t-il.

- En personne. Je suis ravi de pouvoir vous parler, Mr. Potter.

- Malfoy ? Releva tout de suite Harry en dévisageant à son tour l'homme.

- Effectivement. Confirma de nouveau le Lord.

- Vous êtes pas mal mais votre saleté de fils est plus beau que vous … Commenta Harry.

- Voilà qui lui fera plaisir… Lâcha Mr. Malfoy en se laissant guider par James ver un endroit plus calme sous le regard méfiant d'Harry qui essayait de comprendre ce que sous-entendait la phrase du père de Draco.

Fatigué, Harrison remonta dans sa chambre et décida d'écouter de la musique, hélas pour lui, le hard rock qui retentissait depuis la chambre de Michel-Ange couvrait tous les autres sons qui auraient osés s'élever dans la maison. A charge de revanche, il prit un CD de musique classique, et La Sonate au Clair de Lune de Chopin vint bientôt résonner bruyamment dans la maison, se mêlant àIn Rock des Deep Purple et créant une musique des plus horribles…

Les cris de Lily vinrent s'ajouter au vacarme, ordonnant à ses deux ainés d'arrêter leurs musiques …

Quelques étages plus bas, Lucius faisait face à un James Potter sidéré.

- Pardon ?

- Il viendrait pendant les vacances de Noël chez nous. Nous l'emmènerons au ski. Ainsi, il fera connaissance avec mon fils.

- Mais, ce n'est tout simplement pas possible ! Harrison n'a que 17 ans, il est encore au lycée !

- Draco n'a que 19 ans. Contra Lucius.

- Exactement. C'est un adulte. Opposa James avec ferveur.

- Et est donc en âge de se marier. Rétorqua le Lord.

- Mais pas Harrison ! Je ne laisserais pas mon fils dans les mains d'un Malfoy !

- Mr. Potter. Je crains que vous n'ayez pas le choix…

- Je refuse que mon fils épouse le votre !

- Il s'agit d'un pacte qui ne peut se refuser. Objecta Malfoy père.

- J'ai dit non à tout cela.

- Mr. Potter, vous ne semblez pas comprendre, il ne s'agit pas d'une offre mais d'un ordre.

- Et que feriez-vous si je ne cède pas ? Répliqua avec hargne le père Potter.

- Je crains que les conséquences pour votre famille soient dans ce cas plus que désastreuses… Il serait triste de voir votre famille ruinée. Comment subvenir aux besoins de 8 enfants sans argents ? Le tribunal vous enlèvera la garde de vos enfants. Votre petit dernier grandira loin de vous, ne sachant même qui vous êtes, et les plus jeunes ne tarderont pas à vous oublier pour leurs nouveaux parents … Imaginez la rage des ainés…

- C'est du chantage ! De toute façon, vous n'avez pas les moyens de faire cela. C'est illégal ! Rugit James, maintenant furieux mais ses hurlements furent couverts par les musiques qui résonnaient toujours dans la maison.

- Je suis Lord Malfoy. Peut être ignorez-vous l'étendu de mon pouvoir ?

- Sale bonhomme arrogant. Maugréa James mais en s'avouant qu'effectivement Lord Malfoy contrôlait tout le pays, indirectement certes, mais le résultat était là : il obtenait tout ce qu'il désirait, et toute personne sensée craignait d'avoir le célèbre Lord Malfoy pour ennemi.

- Alors ? Insista Lucius, une lueur lasse dans les yeux.

- Pourquoi ? Demanda finalement le père d'Harrison.

- Vous auriez préféré que mon fils choisisse Michel-Ange ou Ambroise ?

- Non ! Mais, pourquoi vouloir à ce point épouser mon fils ?

- Les envies de Draco me resteront toujours incompréhensives … Avoua Lucius en fronçant les sourcils.

- Mais vous lui cédé tout de même ?

Lucius secoua la tête mais ne répondit pas. Son fils était une personne extrêmement secrète que lui-même ne parvenait pas à comprendre. Il était parfois dur d'avoir un génie aussi froid que distant et semblant insensible à tout pour unique enfant …

- Là n'est pas la question. Acceptez-vous ou non ?

- Ais-je vraiment le choix ? Soupira James, se sachant perdu, quand sa femme apprendrait cela… et surtout quand Harrison le saurait… Peut être valait-il mieux mourir tout de suite ? James s'assit sur une chaise, se tenant la tête. Comment pouvait-il « vendre » ainsi son fils ? Etait-il un si mauvais père ? Mais, devait-il risquer de perdre tous ses enfants pour en sauver un seul ?

- Je dois parler à Lily. Finit par répondre James.

Lucius hocha la tête, et fit demi-tour pour quitter les lieux, lâchant à l'intention du père épeuré :

- Contactez-moi quand vous aurez pris votre décision. Mais qu'elle ne tarde pas trop.

HP/DM/HP…

Harrison regardait avec une impatience grandissante l'horloge accroché au dessus de la tête de son professeur de Sciences et d'Economies Sociales. Il suivait avec passion l'aiguille des secondes qui se rapprochait lentement du 6, annonçant par là la fin des cours et les vacances de Noël… Quand l'aiguille vint se glisser devant le fameux chiffre, Harry bondit, empoignant son sac sous les regards suspicieux de ses camarades

- Mr. Potter ! Rugit le professeur.

- Oui ? Répondit Harrison en s'avançant vers la porte.

- Cela n'a pas sonné !

A ces mots, la sonnerie tant attendue retentit joyeusement provoquant un sourire moqueur de la part d'Harry qui prit néanmoins la peine de répondre à son enseignant :

- Je vous conseille Mr. Bestrani.

- Pardon ? S'étonna le professeur.

- C'est le meilleur Oto-rhino-laryngologiste de la ville ! Répliqua moqueusement Harry avant de s'enfuir devant la mine furieuse de l'homme. Décidément, les professeurs manquaient vraiment d'humour dans ce lycée !

Le jeune homme franchit les grilles du bâtiment en songeant que vraiment, les créateurs de cette école avaient tout fait pour qu'elle ressemble à une prison …

Il se figea quand il vit sa mère, tranquillement assise sur un banc, une valise rose fushia à ses côtés.

- Mon chéri ! L'appela-t-elle sous les rires amusés de ses amis qui étaient derrière lui depuis cinq minutes sans qu'Harry l'ait remarqué…

- Harry-chéri… Va voir ta môman ! Se moqua Seamus qui reçut une tape de la part d'Hermione et un regard emplie de compassion de Ron qui expliqua :

- C'est une dragonne, cette femme… La mère d'Harry, je veux dire. Je te jure. Si tu ne me crois pas, essaie de réfléchir à pourquoi aucun des ses gosses n'est encore mort alors qu'ils passent leur temps à essayer de s'entretuer… Méfie-toi, Seamus, cette femme, c'est le diable incarné !

- N'insulte pas Mme. Potter ! C'est la gentillesse faite femme ! Riposta Hermione, indignée.

- N'écoute pas, Mione'. Contredit Harrison. Ma mère est un démon.

Et sur ses bienveillantes paroles, il se dirigea vers le dit démon qui souriait avec innocence, tenant bien fermement la poignée de la valise.

- Maman. Qu'est ce tu fous là ?

- Langage, Harrison. Le reprit sa mère.

- Alors ? Insista le jeune homme en ignorant les réprimandes de sa mère qui ne s'en offusqua pas plus que ça.

- Je viens t'amener ta valise. Tu pars en vacance !

- Hein ?

- On dit Pardon…

- Maman… Qu'est ce tu racontes ? Je reste ici à Noël !

- Non, mon chéri. En réalité, tu vas passer les vacances avec ton fiancé.

- Elle divague ! Hurla Harrison en sortant son portable dans la ferme intention d'appeler le SAMU.

- Non, Harry. To père a signé un contrat de mariage entre toi et …

- Et ? La pressa son fils.

- Draco Lucius Malfoy. Finit-elle avec une mine désolée très peu sincère alors qu'intérieurement elle rayonnait. Pour la mère d'Harry, il était plus qu'évident que l'héritier Malfoy était la personne qui correspondait le mieux à son fils.

- Dit-moi, Ron, on est en Avril ?

- Non.

- Ah. Pas de poisson d'Avril alors. Et Papa est toujours en vie ?

- Oui. Ce n'est pas une blague, je ne suis pas folle non plus, ni malade, personne n'est mort, je ne suis sous aucune substance illicite, ni sous l'emprise de l'alcool, ou quoi que ce soit d'autre…

- Mais pourquoi est-ce que je dois me marier avec Malfoy ?

- Parce que vous allez bien ensemble ! Et je veux une jolie photo de mariage sur ma table de chevet !

Harrison secoua la tête avec dérision. Il était clair pour lui qu'il ne se marierait pas avec Malfoy. Il allait négocier avec l'homme en question… Mais là, il devait partir avec eux. Passer un peu de son précieux temps en compagnie de ce homme si arrogant, moqueur, sadique, séduisant, sournois, menteur, … Il n'allait pas survivre !

- Un feu d'artifice. Déclara-t-il en s'emparant de la valise rose.

- Pardon ?

- Je veux un feu d'artifice pour mon enterrement … Expliqua Harry avant de se diriger vers la grosse Berline Noire qui se glissait devant le lycée.

A sa venue, les portes s'ouvrirent d'elles-mêmes dans les sifflements admirateurs des lycées présents. Harrison se laissa tomber sur la banquette arrière avec un soupire désespéré et tira un coup sec pour faire entrer sa valise qui s'était coincée dans la porte. Naturellement, la poignée de la valise céda dans une grand « Crac » et Harry partit en arrière peu gracieusement jusqu'à heurter une surface dur. Il grognait de mécontentement quand un rire s'éleva. Harrison se releva d'un bond et heurta le plafond du véhicule dans un bruit sonore faisant s'accentuer le rire cristallin.

- Malfoy ! Beugla Harry en voyant que la surface dur qu'il venait de heurter était en réalité le torse du blond… Qui aurait cru qu'il était aussi musclé ?

- Mr. Potter. Le salua Draco.

- Je viens pour négocier ! Se lança déjà Harry avec fougue.

- Je refuse toute tentative de négociation. Répliqua immédiatement Draco en souriant avec suffisance.

- Mais, Malfoy …

- Non.

- Vous êtes mon professeur, diable ! S'écria Harrison, énervé.

- Faux. Je suis un enseignant dans votre lycée qui n'a jamais eu l'honneur, ou la malchance de vous enseigner !

- Faites pas comme si on ne se connaissait pas non plus !

- Je dois te l'avouer. Nous nous croisons assez régulièrement…

- Et depuis quand me tutoyez-vous ? Et puis, je parie que vous me suivez, c'est pour ça que vous êtes toujours sur mon chemin !

- Si tu deviens mon mari, il serait plus aisé pour nous deux de passer au tutoiement… Et même d'aller jusqu'à nous appeler par nos prénoms. Ironisa le blond.

- Comme vous voudrez, Mr. Malfoy.

Un fin sourire orna en retour les lèvres de l'héritier Malfoy qui se contenta de regarder trop devant lui, puis d'énoncer calmement qu'ils étaient arrivés.

- Déjà ? Je ne savais pas qu'il y avait des montagnes si près de chez nous ! S'étonna Harry, oubliant son énervement.

- Tu devrais revoir tes leçons de géographie. Notre charmante bourgade se situe dans une plaine. Et en général, il n'y a pas de monts dans les plaines. Se moqua de nouveau Draco.

- Mais, cela ne fait que 10 minutes qu'on roule…

- Ou alors le temps passe très vite en ma compagnie. Finit Draco, un sourire malicieux accroché sur ses lèvres.

Dubitatif, Harry baissa les yeux sur sa montre et s'égosilla derechef :

- Cela ne fait que 20 minutes.

- C'est exactement ce que je disais… Tu as une très mauvaise notion du temps ! En même temps, à force de dormir en cours et de faire n'importe quoi la nuit, il est normal que tes capacités aient été un peu endommagées !

- Ne vous moquez pas… Je ne suis pas idiot à ce point ! Cria encore Harry qui avait très vite retrouvé son côté petit rebelle qui, dernièrement, avait pourtant semblé disparaître selon le jugement de sa mère.

- Nous sommes dans un aéroport. Expliqua enfin le blond.

- Sale manipulateur sadique dévergondé du cerveau et de …Attendez, vous n'avez même pas d'aéroport privée ? Voilà qui est indigne des Malfoy ! Se moqua, sarcastique, Harrison.

- Si. Se contenta de répondre Draco, amusé.

- Alors, pourquoi sommes-nous dans un aéroport public ?

- Parce que je le veux.

- Ce n'est pas une réponse ! S'énerva encore Harrison sous le regard égayé du professeur qui trouvait décidément son petit Harry très divertissant.

- Cela a-t-il autant d'importance ? Est-ce vraiment le sujet qui te préoccupe le plus en cet instant ? Se moqua de nouveau Draco en souriant.

Harrison rougit de nouveau, et sortit enfin de la voiture pour suivre le professeur Malfoy qui s'élançait déjà dans le terminal de l'aéroport semblant parfaitement à son aise.

Harry retint un soupir las. Comment Malfoy faisait-il pour avoir l'air de tout savoir de toutes choses ou toutes personnes ? C'était simplement incompréhensible !

Ils ne tardèrent pas à embarquer. Première classe oblige. C'était la première fois qu'Harrison prenait l'avion, il est vrai que dans une famille nombreuse, les voyages à l'étranger ne sont pas monnaies courantes, et c'est donc quelque peu inquiet qu'il prit place à côté de Draco qui une de plus ne paraissait pas angoissé outre mesure. Comment faisait-il pour rester aussi impénétrable … Si cela se trouvait il n'était même pas humain. Mais c'était évident, il ne l'était pas. Peut être était-il un robot que son père avait commandé afin d'envahir le monde qu'il soumettrait à sa tyrannique folie ? Ou alors il était un vampire vieux de plus de 5000 ans ce qui expliquerait son physique parfait et le fait que rien ne paraisse jamais le surprendre ? Mais il était aussi probable que Draco soit en réalité un extraterrestre venu de la planète Uranus dans le but de convertir les hommes à sa foi ? Et peut être même que …

- Harry ? L'interrompit Draco d'un ton étonnement doux.

- Oui ?

- L'hôtesse de l'air te prie de te rasseoir. L'avion va bientôt décoller.

Harrison lui jeta un coup d'œil furieux sans trop savoir pourquoi puis rougit jusqu'à la pointe des cheveux en se rendant compte qu'il était debout sur son siège, un pied posé sur l'accoudoir de Draco, tel un conquérant lorgnant sur son empire … Il se rassit en bredouillant des excuses penaudes à l'hôtesse qui lui envoya un sourire indulgent et quelque peu charmeur.

- Merci, mademoiselle. Nous vous appellerons si nous avons de nouveau besoin de vos services.

La voix de Draco avait claqué, froide et distante, et la pauvre femme s'enfuit moins dignement qu'elle ne l'aurait du alors qu'Harry grondait son voisin :

- Pourquoi tu as été si dur avec elle ? Elle était gentille !

- Tu es mon fiancé. En tant que tel, tu ne dois regarder que moi. Déclara presque sans sentiment son dit fiancé.

- Fiancé ? Je te signale que je n'ai jamais dit oui ! Tu m'as forcé en faisant appelle à ton père qui je parie n'a pas hésité un instant à faire chanter le mien …

- Ne hurle pas. Tout le monde te regarde. Et rassie-toi, nous allons décoller ! Le rappela à l'ordre Draco, un infime sourire sur les lèvres.

Un grognement mi-mécontent mi-penaud lui fut retourné accentuant le sourire de l'héritier Malfoy qui secoua la tête avec un désespoir feint sous les regards amusés des autres rares personnes présentes dans la partie première classe. C'est-à-dire un unique couple de personne âgé qui avait d'ailleurs du économiser toute leur vie pour s'offrir ces billets.

C'est un entendant le signal lumineux annonçant que les passagers pouvaient détacher leurs ceintures qu'Harry se rendit compte que l'avion volait déjà dans le ciel, tout occupé qu'il était à s'énerver contre Draco, Harrison ne s'était pas aperçu du décollage de l'appareil…

Débuta alors un long et étonnant voyage partagé entre les cris de colère d'Harry, les paroles faussement désintéressées de Draco, les sourires entendus du vieux couple, les films pour enfants, ceux pour adultes, la musique, le repas de luxe, les cris émerveillés d'Harry dès qu'il voyait un nuage, son étonnement quand il découvrit les étranges toilettes de l'avion, et les discussions entre Harry et Draco où aucun ne voulait laisser le dernier mot à l'autre …

Plusieurs heures après, alors qu'Harry commençait à somnoler et que Draco lisait tranquillement, une sonnerie de téléphone s'éleva, faisant paniquer Harrison qui se souvenait que les consignes de sécurité défendaient l'utilisation des téléphones …

Le sourire serein de Draco le rassura quelque peu et s'est timidement qu'il bredouilla :

- Je dois l'éteindre ?

- Oui. Il vaut mieux. Répondit le blond, ayant l'étrange impression de ne plus se trouver face à Harrison Potter, rebelle et impulsif, mais nez à nez avec un jeune homme timide et peu sur de lui …

A peine les mots eurent-ils franchis la barrière des lèvres de Draco qu'Harry plongeait vers son sac, cherchant avec ferveur son téléphone dont la sonnerie ne cessait de retentir lui faisant étrangement pensé à la musique d'un film d'horreur…

Et c'est sous le sourire amusé de Draco que le jeune Potter s'échinait à chercher le précieux objet… Le blond se décida enfin à aider son futur mari et se baissa pour fouiller aux côtés d'Harry. Les deux jeunes hommes commençaient à désespérer quand la sonnerie s'interrompit pour recommencer semblant les narguer. Finalement, Draco mit la main sur un portable jaune aux motifs de petites fées.

- Qui vend des trucs pareils ? S'étonna Draco en l'éteignant.

Un grognement sauvage s'éleva en réponse alors que l'avion atterrissait …

TBC ...

(1) Pour toutes les personnes qui n'ont pas mis les pieds dans un lycée ou collège depuis très longtemps, il s'agit d'une simple référence au carnet de correspondance où les professeurs mécontents notent des observations, 3 observations entrainent un avertissement, et 3 avertissements, une heure de colle (faut pas s'étonner qu'il y est si peu d'élèves en colle !). Bien sûr, les aimables enseignants peuvent également mettre un avertissement directement si la faute est grave ou aller même jusqu'à la colle …

(2) Série de téléréalité dans le genre de Secret Story (un truc où des gens vivent dans une grande maison et … Bah en fait, le genre de truc idiot que regardent les ados pré-pubères !) Désolé à tous les fans !