POST TENEBRAS, LUX ("After Darkness, Light" ; Après l'Obscurité, la Lumière)

DISCLAIMER DE L'AUTEUR : Si les personnages m'appartenaient, croyez-moi, les choses se seraient terminées plutôt différemment. Je les ai juste emprunté pendant quelques temps ; Malheureusement, je vais devoir les rendre à la fin.

DISCLAIMER DE LA TRADUCTRICE : L'histoire ne m'appartient pas, elle est l'oeuvre magnifique de "LOTEN".

WARNING : C'est une histoire de romance entre HG/SR. C'est du rating M et il y aura des lemons dans les chapitres à venir. Si vous n'aimez pas, ne venez pas lire. Mais le mot clé, c'est que ce sera une longue histoire. Elle prévoit aux alentour de 300 000 mots et 43 chapitres.

NOTE DE L'AUTEUR : Cette fiction commence dix ans après la fin des Mangemorts. C'est pratiquement conforme à l'histoire originelle sauf pour la mort de Rogue et la plupart de l'épilogue qui-ne-doit-pas-être-connu. Les longueurs de chapitre varieront ; J'écris avec un style nouveau donc les parties ne se lieront pas aussi facilement entre les chapitres.

NOTE DE LA TRADUCTRICE : Me voici avec une nouvelle traduction sur mon couple fétiche du moment, Hermione & Severus. Je publierai un chapitre par semaine, normalement mais je ferais ce que je peux. J'espère que cette fiction vous plaira comme il me plait grandement de la traduire.

Amicalement vôtre,

Manelor.

Oo°oO

« L'heureux hasard est la chance de trouver des choses que nous ignorions chercher au départ. »

- Glauco Ortolano

La station Waterloo durant les heures de pointe était dans un chaos vraiment total et cela à chaque fois. Vraiment, pensa Hermione en se faufilant parmi la foule, elle était une idiote d'être là alors qu'elle le savait. Ce n'était pas comme si elle avait besoin d'utiliser les transports moldus en plus et étant donné que c'était les vacances d'été, il n'y avait aucune véritable raison pour qu'elle voyage. Faisant son chemin parmi les hordes de personnes rassemblaient en dessous des grands écrans montrant les arrivées et les départs des trains, elle ne prêta pas trop attention à son environnement, se concentrant plutôt sur son but qui était de sortir de cette station et de trouver une tasse de café qui ne couterait pas un bras suite à cette inattention, elle fonça directement dans quelqu'un, alors qu'elle tournait à l'angle d'un kiosque à journaux.

L'homme avec qui elle venait d'entrer en collision siffla brusquement, se recula brusquement, essayant d'éviter de renverser son propre café. Elle leva les yeux vers lui et lui présenta ses excuses en se mordant la lèvre, alors qu'elle vit enfin son visage fronçant les sourcils, il la regarda en retour et son grognement la coupa au milieu de ses excuses. Ils se fixèrent tous deux dans un silence abasourdi alors que son esprit marchait à toute allure pour essayer de saisir la signification de ce qu'elle voyait c'était comme si le monde tournait enfin sur le bon axe.

Elle n'avait jamais eu beaucoup de chance pour savoir comment interpréter les émotions dans ses yeux sombres, autre que sa colère glaciale, son dédain méprisant ou son amusement malveillant, mais là tout de suite elle pouvait voir un choc à l'état pur, suivit de près par de l'inquiétude qui s'effaça rapidement pour faire place à une certaine fatiguée pleine de résignation. Elle prit un moment pour se relever et levais les yeux vers lui, luttant pour analyser ce qui venait de se passer. Il la regardait comme la dernière où elle l'avait vu, mais d'une façon sensiblement différente qu'elle ne saurait comment noter cette subtile nuance.

Ce nez crochu distinctif était toujours plus ou moins le même, bien que sa bosse soit légèrement déformée de part la guerre et ses soucis, mais d'autres traits de son visage avaient changés. En tant que parfaite fille de dentiste, elle remarqua qu'il avait essayé de réparer les dommages causés à ses dents, qui n'étaient plus jaunies bien qu'un peu de travers par endroit, encore. Les cheveux gras qui avaient pratiquement été sa marque de fabrique semblaient plus propres maintenant, bien qu'ils tombent encore en des mèches épaisses autour de son visage ; il avait une mince cicatrice blanchâtre au-dessus de son œil gauche et elle remontait jusque dans ses cheveux. Un ou deux cheveux gris faisaient leur apparition dans ses cheveux d'ordinaire noir, mais pas beaucoup. Sa peau était toujours pâle, mais pas aussi jaune que dans ses souvenirs ; sans sa robe de sorcier, elle pouvait voir ô combien il était mince. Son visage semblait décharné et les ombres au-dessous de ses yeux profondes. Il semblait ... Fatigué.

Il était habillé dans des vêtements moldus et à la différence de beaucoup de sorciers, il semblait vraiment se fondre dans la masse. Son jeans était neuf, bien que descendant bas sur ses hanches et avec un trou au genou gauche. Il portait des bottines noires et un tee-shirt éclaboussé de peinture. Ce n'était pas du tout ce à quoi elle s'attendait. Il y avait un bandage sportif autour de son bras gauche, s'étendant de la moitié de son bras jusqu'au coude et presque jusqu'au poignet. Alors que ses yeux passèrent sur son visage une nouvelle fois, elle vit deux petites choses en train de s'effacer, comme des cicatrices sur sa gorge. Elles étaient là depuis qu'il avait été attaqué dans la cabane hurlante. C'était vraiment lui.

Maintenant, je l'ai vraiment perdu. Je commence à avoir des hallucinations. Rogue est mort. Elle devrait le savoir ; Elle l'avait vu mourir, il y a presque dix ans maintenant. Cependant la ressemblance était étrange et frappante - oh, il avait de nouvelles cicatrices et il semblait plus vieux, mais il ressemblait vraiment à ce qu'elle s'était imaginé que Severus Rogue serait, dix ans plus tard. Et il était inconfortablement vrai que son corps n'avait pas encore totalement récupéré. Au moment où ils étaient arrivés pour le sauver dans la cabane hurlant – et à leur honte à tous, qui n'avaient pas été là quand il en avait le plus besoin – ils ne trouvèrent rien sauf une grande marre de sang et les fragments de sa baguette magique brisée.

Il y eut des recherches au fil des ans, elle se souvenant alors qu'elle continuait de fixer cet homme. Elle ressentait surtout de la culpabilité, comme l'Ordre en avait ressenti quand ils s'étaient rendus compte combien ils lui devaient, tous autant qu'ils étaient. Aucun indice n'avait jamais été trouvé et ils avaient finalement abandonné. Personne ne pouvait rester cacher pendant une décennie alors que la moitié du monde sorcier est à sa recherche – de plus, il avait fait la couverture de plusieurs journaux médiatiques – et elle en était venue à se demander, elle, où un espion réputé comme étant professionnel se cacherait, s'il savait qu'il était recherché.

« La vue vous plait-elle ? » Demanda-t-il doucement, sans aucune réelle émotion dans ses mots. La voix était presque exactement la même que dans ses souvenirs, la même voix trainante, peut-être légèrement plus calme, plus enrouée et sans méchanceté et hostilité dans celle-ci.

Secouant la tête, incrédule, Hermione le regarda fixement. « C'est vraiment vous, n'est-ce pas ? » Marmonna-t-elle doucement. « Vous êtes vraiment là. »

« À moins que ça ne soit qu'un cauchemar. » Répondit-il de manière sarcastique. « Et comme j'en fais rarement, je doute fortement que je commence à rêver de vous par la même occasion, Miss Granger. Je n'ai pas encore perdu totalement l'esprit, je crois. »

Bon, c'était bien le Rogue dont elle se rappelait. « Vous me permettez tout de même d'être un peu sous le choc. » Répliqua-t-elle. « Il y a à peine deux minutes, je pensais encore que vous étiez mort ! » Il y avait tant de questions bourdonnant dans son esprit qu'elle ne savait pas elle-même par quoi elle devait commencer. Alors elle parla sans réfléchir. « Que faites-vous ici ? »

Il pencha légèrement la tête sur le côté, fronçant les sourcils avant de regarder la station de métro bondée à cette heure de la journée et fit un vague signe de la main en pointant un point imaginaire et très vaste. « Regardez autour de vous. Pensez-vous que n'importe laquelle de ces personnes nous remarque ? Pensez-vous que n'importe laquelle de ces personnes pensent à quelque chose d'autre qu'à leur destination finale ? »

Ce n'était pas exactement ce qu'elle avait demandé, mais elle pouvait comprendre son point de vue. Il y avait quelque chose d'anonyme d'être au milieu de cette foule. Après le geste de sa main, elle regarda autour d'eux et vit du coin de l'œil qu'il reprenait sa marche se figeant, elle se retourna précipitamment pour lui faire face et il roula des yeux. « Ne soyez pas stupide. Je ne vais pas dégainer ma baguette magique et vous jeter un sort en plein milieu de la station de métro bondée de Waterloo. De plus, si j'avais l'intention de vous nuire, je l'aurais fais dès que je vous ai reconnu, alors que vous continuiez à ouvrir et fermer la bouche comme une carpe sortie de l'eau. »

« Vous avez été aussi choqué que moi, je vous rappelle. » Essaya-t-elle de lui répliquer, piquée au vif. Il ne répondit pas au lieu de ça, il tourna les talons brusquement et s'éloigna dans la foule. Pris de surprise, elle se raidit un instant avant de se ruer à sa suite alors qu'elle le rattrapa au bout d'un long marathon, elle remarqua qu'il boitait. « Attendez ! »

« Qu'est-ce que vous voulez, encore ? » Demanda-t-il, d'un ton ennuyé.

« Je veux vous parler. »

« Et qu'est-ce qui vous fais supposer que moi, j'ai envie de vous parler ? » Demanda-t-il tout en se retournant pour lui faire face. « En fait, je ... » Ses yeux suivirent la trace de quelque chose sur son épaule alors qu'il s'arrêtait de parler brusquement se retournant pour voir ce qu'il regardait, elle entendit un mouvement et se retourna vivement pour le voir disparaitre une nouvelle fois parmi la foule.

Je n'arrive pas à croire que je me suis laissée avoir comme une débutante, se dit-elle en plein dégout, sachant qu'il n'y avait absolument aucune raison pour qu'elle le pourchasse et pourtant Dieu seul sait qu'elle en avait envie. Il était plus proche de la sortie qu'elle ; il trouverait un endroit discret et transplanerait. Elle ne le rattraperait jamais. Toujours abasourdie par ce qu'il venait de se passer, elle sillonna parmi la foule et suivit la même direction que lui, essayant d'analyser la situation à l'aide de son esprit logique. Après tout ce temps ... Rogue, vivant.

Oo°oO

Malgré ses meilleurs efforts, elle le perdit dans la foule de personnes présentes durant ses heures de pointes au métro de Londres et renonça finalement tout en se dirigeant jusqu'à chez elle, extrêmement pensive. Une chose était certaine ; si Rogue se trimballait dans le Londres Moldu, c'était donc qu'il devait vivre ici, mais où. S'il n'avait pas été retrouvé en neuf ans, c'était parce qu'il ne voulait pas l'être. Et elle pouvait à peine le blâmer ; après Voldemort, il était presque le sorcier le plus détesté du monde. Ce n'était pas juste, elle le savait maintenant, mais elle devait admettre qu'avant d'avoir vu les souvenirs qu'il avait donné dans la pensine de Dumbledore, elle le détestait comme personne, elle aussi.

Très peu de personnes avaient vu ces souvenirs, en vérité. Harry avait insisté pour que tout ceci reste secret. Protéger sa vie personnelle, c'était la seule chose qu'il pouvait faire pour cet homme - bien que, certes, Harry avait dit à brûle-pourpoint le plus grand secret devant le champ de bataille tout entier ; Heureusement, le monde sorcier dans son ensemble ne savait pas encore tout. Moins d'une douzaine de personnes avaient vu ne serait-ce qu'un seul de ces souvenirs Hermione faisait partie des très rares personnes qui avaient tout vu. Ils avaient réhabilité son nom autant qu'ils le pouvaient, déclarant qu'ils avaient la preuve irréfutable que Rogue était de leur côté après tout et ils avaient même fais publier la retranscription de la conversation qu'il avait eut avec Albus au sujet de la mort de Dumbledore, comme quoi il avait demandé à Severus de le tuer et où il avait expliqué pourquoi, mais la perte de Dumbledore et les horreurs qui étaient arrivées à Poudlard pendant la dernière années du trio avaient laissé des cicatrices bien trop profondes pour qu'elles guérissent totalement. Bien que la bonne moitié, voire tout le monde sorcier était concerné, Rogue était et restera pour eux un bandit dont la mort avait été trop facile.

Les membres survivants de l'Ordre voyaient les choses différemment maintenant. Comme la directrice, McGonagall avait passé de longues heures à parler avec le portrait de Dumbledore et aussi ceux des anciens directeurs de l'école ; ils leur avaient tout confirmé ce que l'Ordre commençait tout juste à comprendre, comme quoi ils devaient énormément à cet homme qu'ils avaient tous tant détestés pendant des années. Sans lui, c'était sûr que tout aurait été perdu d'avance. Au cours de ces discussions, beaucoup plus de choses furent révélés, beaucoup plus qu'ils n'en demandaient au départ et surtout sur ce qu'il avait dû supporter pour eux - « Et je sais que je n'étais pas au courant du pire dans tout ça, » avait tristement dit Albus. « Il n'en parlait jamais et ne demandait jamais d'aide. »

Penser aux portraits ramena Hermione au sujet le plus important. Indépendamment des circonstances, Rogue avait légitimement été le Directeur pendant une année, reconnu par l'école de Poudlard elle-même. À la différence d'Ombrage, qui n'était rentrée qu'en force, le château avait reconnu Rogue comme étant son maître. S'il avait été tué dans la Cabane, il serait mort dans ses fonctions et son portrait serait sûrement apparu dans le bureau avec les autres. Albus avait refusé de confirmer ou de nier cette théorie, probablement parce qu'il ne savait pas vraiment quelle était la réponse et à la fin ils avaient arrêtées d'y penser. Recherche Arrêtée. Ils avaient tous perdu l'espoir de le retrouver – encore une fois.

Ils avaient tous ressentis une très grande culpabilité de toute façon. Enfin, c'était ce qu'elle avait ressenti les jours suivant sa mort. Ça avait été presque un soulagement pour tout le monde quand les recherches stoppèrent. Personne ne voulait vraiment le trouver. Qu'auraient-ils dit ? « Oups, désolé » ? Non, peut-être qu'il était meilleur pour tout le monde qu'il soit mort.

Et maintenant elle l'avait vu, vivant et – pas très bien certes, mais aussi bien que possible vu l'état actuel de sa situation. La question était maintenant de savoir ce qu'elle devait faire à son sujet ? Si elle pouvait persuader quelqu'un qu'elle n'était pas folle et qu'il était vraiment vivant, peut-être pourrait-elle le retrouver ? Elle doutait cependant que le ministère chercher à le retrouver. Ils étaient plus efficaces maintenant que pendant la guerre, mais guère plus, certainement pas assez pour traquer un espion qui avait passé la plupart de sa vie à apprendre à se cacher. Recherche un espion de manière officielle n'amènerait aucun résultat probants, elle le savait. Il ne voulait tout simplement pas être trouvé.

Ou était-il ? Je ne savais même pas déchiffrer ses expressions quand je le voyais, alors entrer dans sa tête. Je ne pense même pas que quelqu'un ait réussit à le percer à jour, de toute sa vie. C'était un problème. S'il ne voulait pas être retrouvé, sûrement qu'il serait mieux de respecter son choix et de le laisser vivre la vie qu'il s'était bâtie durant toutes ses années. Mais il méritait tellement mieux que ça. Enfin, Hermione se décida. Elle essaierait de le retrouver toute seule, de son propre chef. Si elle réussissait, alors seulement là elle s'inquiéterait des répercutions de son acte envers la personne intéressée.

Oo°oO

« Harry, c'est moi. »

« Bonjour, Hermione ! Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Écoute, j'ai besoin que tu m'accordes une faveur. Ça va te sembler un peu étrange, par contre. »

« Continue. »

« J'ai besoin d'une copie de tout ce que le Ministère a sur Rogue. »

« Pourquoi ? »

« Tu ne me croirais pas. »

« Essaye toujours. »

« D'accord ... Je pense qu'il est toujours vivant. Je veux essayer de le retrouver. »

Il y eut un long silence. « Hermione … »

« Je sais que ça semble fou. Je sais que c'est probablement impossible, après tout ce temps. C'est pourquoi je ne rends pas tout ça officiel. C'est juste quelque chose que j'ai envie de faire pour moi, pour passer le temps avant de passer à autre chose, définitivement – Dis-toi que c'est un projet qui me tient à cœur si tu préfères. S'il te plait, Harry. »

« Tu penses vraiment qu'il est vivant ? »

« J'ai très bon espoir. Je ne suis pas certaine de savoir si je peux le retrouver, mais je pense que ça vaut la peine d'essayer. Tu m'aideras ? »

« Tu sais que je t'aiderais. Je t'enverrais ce que tu demandes aussi vite que possible. Tiens-moi au courant de tes avancées et préviens-moi dès que tu as une piste sérieuse. »

« Je le ferais. Merci, Harry. Ne le dis à personne par contre, s'il te plait ? J'ai probablement tord d'espérer. »

« Bien. Bonne chance. »

« Merci. Je pense que je vais en avoir besoin. »

Oo°oO

Où devait-elle commencer ses recherches ? Au moins elle savait qu'il était toujours en Grande-Bretagne, ou qu'il y avait été. Penser comme ça était cependant contreproductif Si elle devait chercher au-delà des frontières britanniques, elle ne le trouverait jamais. La pensée comme ça était contreproductive; si elle a dû chercher plus loin que des frontières britanniques, elle ne le trouverait jamais. Ça ne pouvait pas dans le cœur de Londres, où à proximité de sorciers ou de maisons sorcières. Il ne serait probablement dans aucune des grandes villes où des endroits réputés de la ville, bien qu'elle n'en soit pas complètement sûre – elle ne pouvait être sûre de rien, pas quand c'était de cet homme qu'elle parlait.

Elle n'avait pas beaucoup passé de temps à pouvoir l'observer en fait, seulement pendant les examens – ce qui n'était vraiment pas beaucoup – et essaya de se rappeler ce qu'elle avait pu observer de lui durant les années où elle avait été son élève – ce qui était encore plus dur que précédemment. C'était l'homme le plus discret qu'elle n'avait jamais rencontré ; elle avait plus appris en seulement dix minutes alors qu'elle regardait dans la pensine qu'en sept ans à le côtoyer presque tous les jours. S'il y avait eu un piste sérieuse avec son ancienne maison à Spinner's End, ça n'avait donné aucun résultat Quand le Ministère avait fouillé la maison quelques semaines après la fin de la guerre, ils n'avaient trouvé que des tas de cendres. Ça ne pouvait pas être prouvé, mais le consensus général avait insisté pour que la version officielle véhicule l'idée que c'était impossible que ça soit Rogue qui ait fait ça. Ses collègues avaient reconnu que c'était trop spectaculaire, trop évident.

Il semblait alors plus probable qu'il vive comme un Moldu. Il portait des vêtements Moldu quand elle l'avait vu et il n'avait clairement pas vu de Guérisseur depuis la fin de la guerre. Pour vivre dans le monde Moldue, il avait eu besoin d'une pièce d'identité, un faux nom, peut-être. Cela lui donnait l'avantage de pouvoir paraitre quelqu'un d'autre ; Etant une née-Moldu, elle avait exactement en tête la meilleure façon de le retrouver et elle s'installa devant son ordinateur une semaine après avoir prit cette décision et se connecta à Internet. Peu importe combien il était bon pour se cacher, elle doutait qu'il sache comment se cacher électroniquement parlant.

Pas étonnant pour un sou, il n'y avait aucunement le nom de Severus Rogue qui apparaissait dans les archives sur Internet. Hermione le savait déjà, mais cela ne coutait rien d'essayer. La recherche du nom Rogue afficha plusieurs réponses, y compris par rapport à la mort de ses parents, mais il utilisait sans doute un nom différent. En laissant pensivement un doigt sur le dessus du clavier, elle regarda fixement avec des yeux vides l'écran, réfléchissant longuement. Rogue était quelqu'un avec des secrets mais aussi des habitudes, et durant le laps de temps où elle l'avait connu, elle avait su – comme beaucoup de personne – que la création d'un pseudonyme se terminait généralement par quelque chose de lié à sa véritable identité ou y ressemblant de près. Le prince de sang-mêlé … Elle prit ses notes de nouveau et dis minutes plus tard, elle trouva le nom de Tobias Prince.

Oo°oO

Ça lui prit une autre semaine pour vérifier toutes les adresses qu'elle avait pu trouver à ce nom. Celle qu'elle avait entre les mains était la dernière de sa liste et alors qu'elle regardait la façade délavée du bâtiment devant elle, elle sentit son cœur battre la chamade. Il semblait que son idée de départ soit fausse ; elle devrait inventer un autre nom pour le rechercher. Ça ne pouvait pas être ça ; De tous les endroits où Severus Rogue pouvait se cacher, il était fort peu probable que ça soit ici. Bien que c'était bien sur le dernier endroit à regarder si on rechercher quelqu'un. Elle réprima un sourire ; A quoi s'était-elle attendue, un hôtel particulier à la mode Gothique en train de tomber en ruines ? Reprenant son souffle, elle marcha jusque dans le hall et s'approcha d'un homme en surpoids, avec une calvitie naissante, et qui semblait être le réceptionniste.

« Excusez-moi. Je cherche Tobias Prince ? »

Il grogna. « Oh, lui. Il est installé de l'autre côté de l'hôtel. Emplacement 57. » Sans lever ses yeux du journal qu'il était en train de lire, il lui remit un morceau de papier sale qui s'avérait être une carte de pass pour caravane. « Il n'aime pas les gens, si vous vendez des trucs ou quelque chose du genre. »

« Il est là depuis longtemps ? »

« Quelques années, peut-être. Il est arrivé avec son fourgon, il paye juste le loyer pour le terrain. Je ne le vois pas sortir beaucoup. » Il tourna alors une autre page d'un geste décidé, précisant ainsi que la conversation était terminée.

Hermione regarda plus attentivement le pass et suivit la route jusqu'à un coin éloigné où une vieille caravane était stationnée, d'une apparence un peu miteuse et en totale contradiction avec le terrain entretenu autour. Ainsi donc, c'était là la cachette de Rogue ? Se cacher de l'autre côté d'un hôtel miteux sous un banal sortilège de désillusion. Elle resta figée pendant quelques minutes et regarda le fourgon. Si c'était là qu'il se cachait, elle était étonnée qu'il n'ait pas caché son fourgon ; il n'avait même pas utilisé de sorts repousse-Moldus, ce qui était en soi assez banal comme ça. Ça ne pouvait pas être ça. Elle était sur le point de renoncer quand une vieille jeep air arriva vers elle et se plaça juste à côté du fourgon.

C'était Rogue. Sa jambe semblait plus mal en point que la dernière fois, alors qu'il sortait de la voiture et ouvrait la portière. Il ouvrit la caravane et rentra à l'intérieur. Elle resta coite pendant quelques secondes alors que le crépuscule commençait à tomber, et elle s'arma de sa vieille paire d'Omnioculars, se mettant du côté opposé sur le terrain en terre battue pour observer le fourgon attentivement.

Tard dans la soirée, alors qu'elle était à moitié endormie et qu'elle s'était presque convaincu que c'était une erreur, la porte latérale s'ouvrit et il marcha à l'extérieur, une main dans ses poches et une cigarette à la main. Pour autant qu'elle savait, Rogue ne fumait pas, mais bien sur, il aurait pu en fumer cinquante par jour durant le laps de temps où elle l'avait connu, qu'elle n'en aurait rien su. Ils avaient tous passé beaucoup de temps à discuter de lui et de son passé, en cherchant tellement en profondeur que parfois, elle croyait qu'elle le connaissait. Cependant, elle devait arrêter de croire ça et se rappeler qu'elle ne connaissait pratiquement rien de lui et elle soupçonnait que personne ne connaissait vraiment le vrai Severus Rogue.

En enlevant la paire d'Omnioculars de ses yeux, elle appuya sur le bouton 'mode vision de nuit' et se concentra sur lui, en sentant son souffle se couper. Il portait un simple tee-shirt gris Le col était assez bas et elle pouvait donc voir les deux cicatrices sur sa gorge, clairement visible et contrastante avec sa peau pâle. Comme si elle avait besoin de plus de raison de confirmer que c'était bien lui, les manches étaient courtes et révélaient ses bras alors qu'il apportait sa main à sa bouche pour tirer une latte de sa cigarette, alors qu'elle se concentrait sur son avant-bras gauche. La marque des Ténèbres s'était effacée avec le temps, mais elle était toujours faiblement visible.

Hermione qu'il avait autrefois surnommé la Miss-Je-Sais-Tout, voulait même aller jusqu'à défoncer sa porte pour lui parler à lui. Elle était plus vieille maintenant et sans doute plus sage, elle prit donc la décision de s'éloigner au lieu d'agir impulsivement. C'était ce qu'elle s'était fixé comme but ; le trouver d'abord, puis ensuite aviser sur ce qu'elle devait faire avec cette découverte. Dans sa tête, ses pensées étaient floues, et les seules choses qu'elle pouvait se répéter en boucle, c'était qu'elle venait de retrouver Severus Rogue.

Oo°oO

Note de fin de chapitre : Si je pouvais répondre à la citation d'en haut, je dirais simplement ceci -

Le hasard n'existe pas, car ce que nous appelons "hasard" n'est en fait que la juxtaposition de faits réels que nous avons nous-mêmes provoqués, en tant que témoins ou acteurs.

C'est tout ce que j'avais à dire ... J'espère qu'il vous a plu. Dites moi tout !

Je vous fais de gros bisous,

Manelor.