Disclaimer : Tout est à JKR, ACD, Gatiss et Moffat - the BBC. Sauf l'histoire, évidemment, ça c'est n'a moi. ^-^ Bon retour parmi moi.


FIN DE JEU

.I.

Mummy Holmes était l'une des personnes les plus gentilles qu'Harry ait jamais rencontrées. Évidemment, ça n'avait pas été à l'époque quelque chose de très surprenant puisque qu'il n'avait jamais connu que son oncle et sa tante. Et ils avaient toujours été brutaux et l'avaient tant haïs que parfois Harry aurait simplement souhaité pouvoir se rouler en boule au fond de son placard jusqu'à ce qu'il soit oublié. Et bien sûr, il savait parfaitement que s'il était oublié dans son placard, il en mourrait, mais ce n'était pas important. Quelque part, même à cinq ans, il était prêt à mourir pour aller ailleurs, un ailleurs plus agréable qu'ici.

Parce qu'il savait.

Il savait que quoiqu'il fasse – maintenant ou dans le futur – ce qui lui restait de famille le haïrait pour le restant de sa vie.

Mais Mummy Holmes était arrivé et elle était ce qu'il avait souhaité pendant toute sa petite vie, alors ce n'était pas si grave si tout le reste du monde continuait à le détester.

Il la rencontra pour la première fois dans un parc, juste après que son cousin et ses stupides amis ne l'ait agressé pendant que sa tante, faisant semblant de ne rien voir, parlait avec les autres mamans.

Ce ne fût pas la femme elle-même qu'Harry vit en premier ce jour-là, mais sa voiture – sa magnifique voiture, longue, noire et brillante. Ensuite Madame Holmes – parce que c'était Madame Holmes, à cette époque - en était sortie et Harry avait été émerveillé par sa personne, par son air de princesse, de Reine, tout droit sortie d'un conte de fée – parce qu'elle était si grande, si mince et si élégante - avec ses cheveux aussi noirs que les siens, remontés en un chignon compliqué sur sa nuque et dont quelques mèches adroitement disposés entourait son visage fin et pâle.

12 Mars 1986

Lorsqu'elle sortit de la voiture, Madame Holmes regarda un peu partout, avant que son regard ne tombe sur Harry – et Harry avait eu l'impression de disparaître sous son regard – et qu'elle ne se mette à sourire doucement. Elle le rejoignit ensuite en quelques pas.

« Bonjour Harry, » Murmura-t-elle en se penchant légèrement vers lui. Le petit garçon lui sourit timidement avant de lever un regard inquiet sur sa tante qui se tenait maintenant derrière la belle dame.

« Excusez-moi mais qui êtes-vous et pourquoi parlez-vous à mon neveu ? » Demanda-t-elle d'une voix doucereuse.

La femme se redressa alors et tendit une main élégante vers sa tante.

« Mon nom est Nataelle Holmes, Madame, et l'on m'a demandé de venir m'assurer que cet enfant était en bonne santé et bien traité. » Expliqua-t-elle sans lâcher un instant du regard les yeux ronds de Pétunia Dursley.

« Holmes comme…. »

« En effet, je suis l'épouse d'Isenham Holmes. » Répondit la femme rapidement. « Et non, je ne suis pas l'un d'entre eux, donc cessez, je vous prie, de me regarder comme si c'était la fin du monde. » Soupira-t-elle ensuite. Mais Harry put voir que sa tante qui avait considérablement pâli, ne se trouva pas rassurée par ces mots.

« Cependant, je suis tout à fait au courant de ce qui se passe dans mon pays, absolument tout ce qui s'y passent. » Et ses yeux s'animèrent d'une lueur féroce tandis qu'elle fixait Pétunia. « C'est la raison pour laquelle je suis venir m'assurer que vous traitiez ce petit garçon aussi bien que possible. Ainsi que pour vous avertir qu'il passera désormais ses journées avec nous, dans notre maison, et qu'il lui serait dispensé des leçons dans le domaine dans lequel nous savons toutes les deux qu'il sera le plus doué. »

La tante d'Harry eut alors un hoquet d'effroi et ses yeux s'écarquillèrent. « Vous allez lui enseigner. » Dit-elle et sa voix haute perchée s'était presque transformée en cri aigue. Elle fit un pas en arrière et Harry resta bouche bée face à sa peur.

La femme saisit alors le bras de sa tante d'une poigne ferme mais douce et hocha la tête.

« En effet. Si je pouvais, il viendrait habiter avec nous dès à présent, mais malheureusement, leur Ministre n'est pas assez puissant pour résister à Albus Dumbledore, et cet homme est absolument certain que votre maison, votre sang, protège Harry de ceux qui n'ont pas encore été arrêté. »

« C'est ce qu'il m'a dit. » Murmura Pétunia et Harry inspira profondément avant de froncer les sourcils, tentant de comprendre ce dont elles étaient en train de parler.

Il savait que cela devait certainement avoir un lien avec le fait qu'il était capable de faire des choses qui n'auraient pas dû être possible. Bien sûr, cela, il pouvait le comprendre. Mais pourquoi une femme aussi belle que Nataelle Holmes souhaiterait s'occuper de lui alors qu'il n'était qu'un petit monstre ?

« Mon chauffeur passera le prendre chaque jour à huit heures trente et le ramènera ensuite à dix-neuf heures trente – Il prendra chacun de ses repas avec nous, évidemment. » Harry entendit-il dire la femme et il releva son regard sur elle, alors que les intonations de sa voix lui laissait penser qu'elle savait parfaitement que sa tante ne lui donnait pas réellement suffisamment à manger. Pas réellement du tout.

Harry tourna ensuite son regard sur sa tante et son cœur rata un battement lorsque lentement, elle hocha la tête.

Et à l'époque, cette époque lointaine où il croyait encore qu'il y avait de l'espoir, Harry avait eu l'impression qu'il venait de tomber dans un conte de fée.

23 Octobre 2010

Et cela avait été un rêve, réellement, pensa Harry en fermant les yeux. Un rêve magnifique, un conte de fée magique, où Harry avait été entouré de personnes aimantes pour la première fois de sa vie.

Oh comme ils lui manquaient. Harry se plia presque en deux sous la douleur de tant d'années de séparation et une boule vint pour la énième fois se bloquer dans sa gorge.

Ils lui manquaient tellement – Mummy, Isenham, Sherlock et Mycroft.

Et Harry sourit entre ses sanglots secs en se remémorant la première où il avait rencontrés les deux plus grands génies du siècle - ses deux grands génies à lui.

13 Mars 1986

Le soleil était à peine levé lorsqu'Harry se retrouva le lendemain de sa rencontre avec Nataelle Holmes sur le pas de la porte de la maison des Dursley.

A huit heures trente précise le chauffeur de Madame Holmes se présenta devant la maison et Harry grimpa avec appréhension à l'intérieur de l'immense voiture noire - et même s'il se disait que c'était le début d'une grande aventure, Harry ne put s'empêcher d'être effrayé.

Mais le chauffeur se mit rapidement à parler et il était si jovial et amusant qu'Harry en oublia presque le reste, et l'écouta d'une oreille distraite en regardant défiler la campagne. Cependant, lorsque l'homme se mit à lui parler des garçons qu'il allait rencontrer, des fils de Madame Holmes, Harry ne put que sentir de nouveau l'appréhension grimper en lui.

Car quoiqu'en dise le chauffeur, Harry était et resterait sûrement un petit monstre pour le reste de sa vie – alors comment d'autres enfants pourraient-ils l'apprécier? Après tout, jamais aucun des autres enfants à la maison n'avait ne serait-ce que tenter de lui parler.

Ils avaient simplement joué ensemble, à l'attaquer.

Ce fut une demi-heure à peine plus tard qu'Harry redressa la tête en fixant avec de grands yeux une grande allée de chênes longeant un large canal et menant à un immense manoir. Et quand la voiture s'arrêta devant une double porte gigantesque – du moins l'était-elle du point de vue d'un petit garçon comme Harry – le chauffeur ne put s'empêcher d'éclater de rire.

Le Manoir était vraiment - vraiment - grand et représentait exactement l'image que le petit garçon se faisait des châteaux de conte de fées.

Il suivit avec lenteur, s'arrêtant tous les instants, la bouche béante et les yeux écarquillés face à la beauté du Manoir – ou était-ce un château ? Harry n'avait jamais vraiment su. Sans doute parce que s'il avait un jour demandé, Sherlock lui aurait répondu que l'information était totalement inutile. Il lui aurait juste répondu que c'était leur maison, point final.

Harry et le chauffeur rejoignirent finalement l'arrière du Manoir et traversèrent une grande terrasse, rejoignant Madame Holmes qui était assise à la table du petit déjeuner – et c'était étrange pour cette période, qu'il fasse aussi beau temps, mais Harry se souviendrait toujours de cette scène sous la brise tiède et la douce lumière du matin.

Madame Holmes lui sourit doucement et lui indiqua gentiment de la rejoindre à la table. « Viens prendre ton petit déjeuner. Les garçons ne vont pas tarder à nous rejoindre. » Dit-elle avec un doux sourire.

Et moins de trente secondes plus tard, alors qu'Harry était encore quelque peu émerveillé de tous les aliments présents sur la table pour un simple petit déjeuner, deux garçons, tous deux plus vieux qu'Harry, passèrent les portes vitrés pour les rejoindre. Ils étaient tous les deux si bien habillés et visiblement si bien éduqués qu'Harry se sentit immédiatement honteux de ses vêtements déchirés et trop grand pour lui, et de ses cheveux mal peignés.

Cependant, le plus vieux des deux garçons lui sourit et lui tendit la main sans hésitation. « Je m'appelle Mycroft Holmes. Ravi de te rencontrer. Comment vas-tu Harry ? »

Harry sourit timidement en retour et lui serra la main avec hésitation en murmurant qu'il allait bien. Il tourna ensuite son regard vers le plus jeune des frères et ne put s'empêcher de remarquer les larges cernes sous ses yeux gris-bleu-vert et sa peau anormalement pâle. Le garçon fronçait avec mécontentement les sourcils et s'accrochait à son grand-frère comme si celui-ci s'apprêtait à disparaître.

« Est-ce qu'ils te frappent ? » Demanda-t-il alors. Et son grand frère laissa échapper un faible grognement tandis qu'il plaçait une main sur la bouche du garçon.

« Est-ce que tu fais souvent des cauchemars ? » lui répondit Harry sans le quitter des yeux.

Il y avait eu un moment de silence alors, avant que le garçon – et il avait huit ans à l'époque, quatre ans de plus que lui, ne se mettent à sourire et ne lui dise son nom – Sherlock Holmes.

23 Octobre 2010

Cela avait été merveilleux de les avoir. Et Harry aurait voulu ne plus pleurer mais il ne pouvait pas, parce qu'il les avait perdu, parce qu'il n'y avait plus rien sans eux, plus rien que le vide et la peur et l'impuissance constante. Parce qu'ils avaient été tout pour lui. Parce qu'il avait été à eux – incroyables génies qu'ils étaient – comme ils avaient été à lui – petit héros sorcier en manque d'affection.

Mycroft était le grand frère de Sherlock. Il était en permanence inquiet pour lui et toujours présent à ses côtés, même quand il était à Eton (et il aurait dû y être lorsqu'Harry avait débarqué dans leur vie, mais Mummy était si inquiète du comportement de Sherlock face à un enfant inconnu qu'elle l'avait fait venir). Sherlock quant à lui, était en permanence en train de titiller son frère, de le confronter, de lui lancer des défis. Ils étaient comme chien et chat mais aussi comme deux meilleurs amis – deux meilleurs frères. Et Harry était certain, même aujourd'hui, même alors qu'il les avait supporté se chamaillant étant plus grand – que cela durerait toujours.

Lui n'était pas leur frère. Harry l'avait su dès le départ et d'une certaine façon il en avait été soulagé parce qu'il était beaucoup plus proche de Sherlock qu'un frère – les frères se battent, se mentent, se fâchent et tentent de surpasser l'autre (et oui, il faisait tout cela avec Mycroft) – et ce qu'il avait avec Sherlock – ce qu'il espérait avoir toujours si un jour il rentrait à la maison – n'était pas cela. C'était compliqué et fort et ils étaient parfaitement heureux d'être juste d'inséparables amis. Mummy les appelait les 'âmes sœurs'.

Mycroft était quelque chose d'entièrement différent. Mycroft était magnifique, exemplaire, impressionnant et plein d'un charisme qui avait pratiquement tétanisé Harry la première fois qu'il l'avait vu – et Harry s'en souviendrait toujours parce que Mycroft n'avait jamais cessé d'être fascinant depuis lors.

Mycroft ressemblait à un prince, un Lord, et Harry s'était sentit ce jour-là immédiatement attiré par lui, comme un aimant. Et tandis que la présence de Sherlock avait toujours été excitante et synonyme d'aventures, de déductions, de jeux brillants et de longues après-midi à gémir d'ennui – comme quand Sherlock jouait du piano ou du violon ou qu'il décidait subitement d'apprendre une nouvelle langue – la présence de Mycroft avait été synonyme de calme et de sécurité – et de certitude. La certitude que Mycroft veillerait toujours sur eux.

Et Harry avait été à eux d'une façon totalement 'holmesienne' et il serait éternellement reconnaissant à Mummy de l'avoir amené à eux.

Le seul souci était qu'il n'était réellement pas destiné à être heureux.

Et la magie, dès sa première année, commença doucement à le salir, à le trahir, et à le tourmenter.

2 Juillet 1992

Lorsqu'Harry s'était retrouvé dans sa petite chambre chez les Dursley dès son retour de Poudlard, il avait eu l'impression qu'il ne pourrait plus jamais respirer normalement, et que s'il ne faisait pas quelque chose immédiatement, il serait perdu à jamais et il ne pourrait plus jamais sortir de sa tête et de ses pensées qui le faisaient suffoquer.

Il sortit de la maison à pas de loups, déjà tard dans la soirée, et fit le chemin jusque chez Sherlock et Mycroft en quatre heures. Lorsqu'il atteint enfin la maison, la nuit déjà bien avancée, Mummy se précipita sur lui, et lui cria dessus et pleura contre lui pendant un long moment, alors qu'elle le tenait aussi fort que possible contre sa poitrine.

Derrière elle, Harry aperçut le visage impassible de Sherlock et entrevit ses yeux inquiets tandis que Mycroft avait une main posée sur l'épaule de son frère et le regardait avec une telle affection qu'Harry enfouit son visage dans la nuque de Mummy et se mit finalement à pleurer.

Le matin suivant, à table, ce ne fut pourtant pas vers l'un ou l'autre des frères qu'Harry se tourna pour exprimer ses craintes, mais vers la femme qui l'avait mené là – qui l'avait sauvé des Dursley, quelque part.

« Mummy, est-ce que ça veut dire que je suis un meurtrier maintenant ? » Demanda Harry après quelques minutes de silence. Mummy sourit tristement tandis que Mycroft attrapait sous la table l'une des mains du garçon.

« Non mon cœur. Tu ne pouvais pas savoir ce qui se passerait si tu touchais cet homme. Et tu ne l'as touché que pour te défendre. Tu – Tu n'aurais même pas dû avoir à te défendre contre qui que ce soit. »

Pendant un instant, Harry fixa le visage de Mummy, ses yeux verts ancrés dans ceux de la femme avant qu'il ne hoche finalement la tête, soulagé.

Il passa le reste de l'été accroché à Mycroft qu'il ne pourrait voir l'été suivant car l'ainé des Holmes s'apprêtait à suivre un diplomate autour du monde pendant deux ans, à lire des livres scientifiques et à composer des orchestres infernaux avec Sherlock.

Peu importe ce qui s'était passé, à cette époque et dans son esprit d'enfant, Harry était encore certain qu'il vivait les plus beaux jours de sa vie.

23 Octobre 2010

Harry enfouit son visage sur ses genoux et les entoura de ses bras. Sa seconde année avait été un tout petit peu moins mouvementée par rapport à la première. Cela avait été excitant de suivre les indices de magie noire tout autour du château pour trouver la chambre des secrets, et moins effrayant que de tuer quelqu'un.

Bon, il avait tout de même tué quelque chose – un journal et un serpent géant, et Ginny Weasley avait failli mourir et de toute façon il n'aurait jamais dû lui arriver autant de choses dans une école alors qu'il n'avait que douze ans – c'était ce que Mummy avait hurlé lorsqu'il était revenu – mais tout avait été bien moins effrayant que de faire brûler vif quelqu'un avec ses mains.

Et puis Sherlock avait été absolument fasciné de l'entendre raconter sa quête à travers le château et le fait qu'il pouvait parler au serpent. Il avait insisté – alors qu'il avait déjà seize ans et qu'Harry était persuadé qu'il se lasserait de lui – qu'il l'accompagne dans les champs voisins pour trouver des serpents à qui Sherlock pourrait poser tout un tas de question par son intermédiaire.

Et lorsque Sherlock eut rempli près de dix carnets d'informations sur les serpents, et qu'Harry fut persuadé qu'il allait réellement le laisser seul pour faire toutes les choses passionnantes qu'il devait certainement avoir à faire parce qu'il avait seize ans, Sherlock resta avec lui, tout l'été.

Et ils passèrent tout ce temps à attendre l'arrivée de Mycroft – qui ne reviendrait que l'été suivant.

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14 Juillet 1993

Sherlock était en train d'assassiner Stradivarius. Le Dong Dong incessant du pauvre violon était presque douloureux à entendre et résonnait dans la grande bibliothèque. Pourtant Harry ne pouvait s'empêcher de sourire en regardant Sherlock, assis en tailleur sur le canapé, juste à côté de lui. Et Harry passa sa main dans les boucles de Sherlock qui tombait devant ses yeux, le jeune homme ne cessant un instant de torturer ses cordes.

« Il va revenir, tu sais. » Dit Harry gentiment. Sherlock leva un sourcil avant de serrer les dents.

« Je ne vois pas de quoi tu parles. » Répondit-il. Et il se mit à déduire ceci et cela à propos de la mort d'un étudiant quelques semaines plus tôt. – Et Harry n'avait pas vraiment écouté, parce que Mycroft manquait à Sherlock comme un archet manque à son violon. Et il le savait parce qu'il ressentait la même chose. Leur roc, fort et formidable, cette présence calme et certaine n'était pas avec eux.

23 Octobre 2010

Découvrir qu'il avait un parrain fut surprenant. Mais Harry même aujourd'hui n'était toujours pas certain des sentiments qui l'avaient traversé lorsque l'homme était entré dans sa vie.

Après tout, lorsqu'il l'avait enfin rencontré, Sirius venait de passer un an à chasser un rat plutôt que de tenter de le contacter lui, son filleul.

Et puis, la jalousie de Sherlock n'avait en rien aidé. Charmant jeune homme qu'il était.

Mummy avait en tout cas été horrifiée, sur le coup, de la fausse accusation dont avait été victime Sirius Black, et particulièrement à propos de l'inexistence d'un quelconque procès. Elle avait immédiatement contacté son mari pour se plaindre de la justice archaïque du monde magique.

Mais Harry à l'époque, n'en avait pas eu grand-chose à faire – et heureusement, Mummy ne lui en avait pas tenu rigueur – parce que Sirius était un inconnu pour lui et que cet été-là, Mycroft était de retour.

3 Juillet 1994

Mycroft se tenait devant lui, à l'entrée de la bibliothèque, fixant Harry avec fierté, un grand sourire aux lèvres. Et Sherlock était vautré quelque part derrière sur l'un des larges sofas de la pièce, ne regardant certainement pas son frère avec fascination – et Harry se sentait brillamment leurs lorsqu'il se rendait compte (parce ce que cela le surprenait toujours) qu'il pouvait lire Sherlock aussi bien que Mycroft.

Sherlock fut particulièrement intéressé ensuite, d'entendre tout ce qu'Harry avait à dire sur ce Sirius Black. Il recoupa les informations qu'Harry lui donnait et celles tirées du dossier que son père lui avait procuré et put en déduire l'innocence de Sirius en moins d'une heure – confiance en son meilleur ami, complexe d'infèriorité de Pettigrew = gros et laid alors que ses trois amis étaient beaux + aucune réelle position dans le groupe = problème de confiance, colère, désir d'être reconnu – influençable). Et puis Sherlock avait simplement eu besoin de voir la photo de mariage des parents d'Harry pour être certain de son fait – non Sirius ne pouvait avoir trahi James, parce qu'il en était amoureux à l'époque et certainement encore maintenant.

Oh Sherlock n'aimait pas du tout Sirius.

« Peu importe ce qu'il te dit, tu aurais dû passer en premier. C'est le comportement logique d'un humain lambda. On t'empêche de voir quelqu'un ou quelque chose de cher pendant quelques temps, et la première chose que tu fais quand tu n'as plus de barrière est d'aller voir cette chose. Regarde ses yeux – dit-il ensuite, et il pointa les yeux de Sirius Black sur la coupure de journal barré d'un 'WANTED' équivoque – il est fou. Cette photo a certainement été prise quoi ? – trois, quatre jours après son arrestation ? – Regarde ces dents, sa barbe et ses vêtements – tout est encore propre, mais ses yeux, c'est comme s'il avait été là depuis des années. C'est un Black, le dossier de sa famille montre que son arbre généalogique ne sort pas vraiment du cercle des cousins, voir des frères et sœurs. Ses cousines – Andromeda, Bellatrix et Narcissa Black sont par exemple né d'un Oncle et de sa nièce. Des parents incestueux condamnent la plupart du temps leurs enfants à de nombreuses et diverses dégénérescence. Black est fou. »

Sherlock se tut ensuite et tourna son regard sur Harry – Et Harry savait qu'il le scrutait pour savoir s'il l'avait blessé. Et même s'il vit que ce n'était pas le cas, il s'excusa tout de même.

« Je suis désolé. » Dit-il. Harry croisa son regard et lui offrit un sourire avant de se laisser aller contre lui et de fermer les yeux, sa tête reposant sur son épaule – et Merlin, Sherlock était tellement grand à dix-sept ans. Et lui était tellement petit à treize. C'était incroyablement injuste.

« Non, tu n'es pas désolé Sherlock, mais ce n'est pas grave. Tu es seulement soulagé qu'il ne soit pas en état de me prendre avec lui – loin de vous. » Il leva ensuite les yeux vers Mycroft qui lui sourit, l'homme de vingt-quatre ans visiblement aussi rassuré que son frère.

« Je ne m'en irais nulle part, vous savez. » Dit-il en encerclant la taille trop fine de Sherlock et en enfonçant son visage dans son cou. « Même si j'ai soudainement trois oncles, deux tantes et vingt cousins qui me réclament, je resterais quand même avec vous. » Dit-il. « Pour toujours. »

Et il avait été certain de cela. Certain qu'il ne les quitterait jamais. Certain qu'il resterait à jamais l'autre moitié de Sherlock et qu'il finirait par se marier à Mycroft. Il en était tellement, tellement certain.

TBC


Bonsoir à tous. Nouvelle fic, nouveau genre - j'adore Sherlock et Mycroft - j'adooooooore John et Lestrade - J'adore Harry triste et douloureusement fort. Alors je les ai tous mis ensemble, j'ai secoué la poile à frire - oui oui - et ça donne ça. J'espère que vous aimerez. Il y a quatres parties, divisé en chapitre - mais toutes les parties seront publiés en un histoire, bien sûr - et elles sont déjà écrites - en anglais, lol - sauf la dernière.

J'espère que vous aimerez, moi, je l'adore - mais je suis une vile créature des enfers qui aiment toujours son propre travail - huhu ^-^

Gros bisous à tous et j'espère que vous avez passé de bonnes vacances et que la reprise n'est pas trop dur.

Biz

Blibl'