Titre : Prisonnier

Auteure : Marie-Ève M.

Date d'écriture : 6 juin 2005

Genre : Encore un autre draaaaaamaaaa ! One Shot.

Résumé : '' Valence: Ah, ben là on est fait ! Y'a aucun sens de l'orientation! Y se perd dans son lit, y'a besoin d'une boussole pour sortir de ses couvertes le matin!

Brad : Heille, euh, c'est arrivé une fois cette histoire-là, ok!'' (saison 1)

Disclamer : Tout l'univers de Dans une galaxie près appartient à Claude Legault et Pierre-Yves Bernard. Je ne possède rien de tout ça et je ne fais pas d'argent en écrivant cela et ce n'est pas une histoire commerciale.


Je dois encore rêver.

Ouais, c'est ça. C'est moi, sommeillant dans le pays de Morphée, qui est prisonnier de mon lit.

Je cherche une issue. Il n'y en a aucune, ces couvertures fourbes les ont toutes gobées pour me mener la vie dure. Tant pis, elles ne savaient pas qui je suis. Moi aussi, je vais me laisser avaler si ça continue.

Mes draps sont ignobles, si ça continue, ils t'engloutiront toi aussi, Mussolini.

Ils veulent nous étouffer, nous emprisonner, nous brûler, nous gazer. Non pas de Zyklon B, mais de dioxyde de carbone. Cet abri douillet rabattu sur moi se transforme petit peu à petit peu en véritable chambre à gaz. Mes draps veulent vraiment appliquer sur nous la solution finale des êtres diaboliques.

Mais qu'est que je leurs ai fait, bon sang!

J'ai peur. Aide-moi, Mussy, je veux survivre!

Je n'aime pas le noir qui m'entoure. Je déteste encore plus le jour, la lumière, sauf que je veux le voir! Le noir endort peut-être mes problèmes, mais il ne m'a jamais fait un coup comme ça. Pourquoi il me les jette maintenant à la figure?

Je dois me faire croire que je ne suis pas éveillé. Je dors.

En boule, j'ai envie de crier, je veux sortir. Je ne veux pas prendre une douche de la mort. Je suis déjà assez propre, non merci.

Je me perds pour sortir. Je trouve même plus ma boussole.

La respiration difficile, je perds la raison. Je vais mourir… le gaz commence à m'opprimer.

Je suis coincé. Je désirai m'appuyer contre mes oreillers à l'aveuglette, mais je ne les trouve pas.

Je dors. Je dors. JE DORS ENCORE, MERDE!

Fidèle ourson, Mussy, ne abandonne-moi pas. Je veux mourir avec toi, console-moi, je ne veux pas mourir. Tu es le seul qui peut me faire sécher mes larmes. Le seul qui peut me rassurer.

Le seul qui peut me faire oublier ce pseudo réveil du pied gauche. Parce que je sommeille encore. Ce n'est pas vrai.

Je ne me suis jamais senti aussi désorienté, je deviens fou. La claustrophobie me bousille… Où est la sortie?

Elle a disparue. Je désespère de la trouver.

Tu la vois toi, Mussy?

Regarde bien partout! Il n'a pas une petite fente? Une petite faille? Cries si tu vois un indice, avertit bien fort!

J'ai si chaud, la sueur me colle à la peau. J'ai mal… mon cœur… si c'est oppressant.

J'étouffe. Je meurs.

Et dans un mouvement désordonné du bras secoués par des spasmes agités, la lumière réparait.

Les autres sont là, autour de mon lit, à me regarder sidérés par ma attitude anormale.

Je ne meurs plus! Je vis! Je suis libre! Mon lit ne m'a pas eu !

Libre comme la lumière qui m'atteint en plein visage.

Mussolini se retourne et me grogne, excité :

- Sortie!