Titre : 10 manières d'apprendre une grande nouvelle

Couple : Booth/Brennan

Point de vue : Hannah

Droits d'auteur : Il a fallu que 6 saisons pour que Booth et Brennan finissent ensemble, je ne suis pas patiente à ce point! Je peux donc, sans aucune honte, affirmer que je ne suis pas la créatrice de ces personnages, ni du contexte de cette histoire peu originale

Spoilers : Fin de la saison 6, quelques minis spoilers pour la saison 7, mais je ne vous dis pas lesquels.

Résumé : Voici 10 manières pour Hannah Burley d'apprendre la grossesse/maternité de Tempérance.

NA : Voici un petit flash que je viens d'avoir. Je sais que j'ai déjà fait un chapitre de Changement et Transition semblable à cela, mais je crois que cette histoire pourrait être très cathartique… (en fait je n'ai pas encore réussit à réécouter un épisode complet où Hannah apparaissait!) Elle pourra peut-être me réconcilier avec la présence d'Hannah dans la série!

NA2 : Je n'ai pas abandonné Le garde du corps. La rédaction du prochain chapitre est terminée, il ne me reste qu'à le corriger. J'ai, cependant, été distraite par cette idée saugrenue qui s'était emparée de moi. Dites-moi ce que vous en pensez.


Surprise à la porte

Je suis une excellente journaliste. En fait, je suis une si bonne journaliste que j'ai gagné plusieurs prix de journalisme nationaux et internationaux pour mes reportages à l'étranger. De toute ma collection de trophées, qui reposent bien calmement sur le manteau de cheminée de ma maman, il ne me manque que le Pulitzer que je compte bien raflé un jour. Je suis, à ce point, une bonne journaliste.

Cependant, être une bonne journaliste n'empêche pas cette horrible sensation de solitude de m'envahir durant les soirs frigorifiés de février du désert afghan. Alors qu'habituellement, je chercherais la compagnie d'un gentil soldat ou d'un confrère journaliste, ce soir-là, Seeley me manquait. Il me manquait tellement qu'il n'en fallait pas plus pour que je saute dans le premier avion en direction de Washington DC.

Je n'avais jamais avoué que j'avais regretté énormément ma décision de lui refuser ma main lorsqu'il me l'avait demandée il y a près d'un an. Je suppose que ce n'était que ma fierté personnelle qui m'avait empêchée ensuite de revenir en rampant pour le supplier de me reprendre. Je suppose qu'il ne m'aurait pas reprise de toute façon. Jamais je n'oublierai la douleur que j'ai pu lire sur son visage lorsqu'il m'avait dit que tout était fini. Je n'oublierai encore moins la rage avec laquelle il avait lancé sa bague à l'eau.

C'est ainsi que je me retrouvai devant sa porte, à l'entrée de son appartement au-dessus de ce petit magasin d'alcool que nous aimions visiter si souvent. J'espérais vaguement que le temps et la distance ait fait son œuvre et qu'il m'ait pardonné de l'avoir refusé. Il avait eu le cœur brisé lorsque nous nous étions quittés; je ferais dorénavant tout en mon pouvoir pour recoller les morceaux.

Je pris mon courage à deux mains et frappai à sa porte. Un son étrange attira mon attention. C'était le toussotement crasseux d'une vieille dame qui s'approchait.

« Ouais? » Demanda la dame avec une voix rauque trahissant des années de tabagisme en entrouvrant la porte aussi grande que la chaine de garde le permettait.

Je reculai un pas, surprise. Cette personne n'était définitivement pas Seeley.

« Excusez-moi, je cherche Seeley.

- Quoi?

- Seeley Booth, il habite ici.

- Je ne connais personne de ce nom! Laissez-moi tranquille, mon feuilleton commence ».

La porte se referma avec fracas et je pus entendre la dame s'éloigner de la porte avec cette même toux crasseuse.

Je restai un court moment perplexe devant la porte de l'appartement de Seeley. J'étais soudainement inquiète. Et si quelque chose était arrivé à Seeley? Et s'il avait été blessé pendant une enquête? Et si un de ses suspects l'avait assassiné?

Il n'en fallu pas plus pour que j'appelle un taxi pour qui m'amena à la station de nouvelles où je travaillais maintenant. J'avais besoin d'un ordinateur et d'un accès à des banques de données. Il n'était pas question que je me laisse ronger par les remords et l'inquiétude sans savoir exactement ce qui s'était passé. Je devais apprendre la vérité.

Ma recherche fut heureusement vaine; je n'avais trouvé aucune trace de mort ou de blessure sous le nom de Seeley Booth. J'avais même pu trouver quelques articles prouvant qu'il avait réussi à résoudre plusieurs enquêtes dans les derniers mois.

Il ne restait donc qu'une seule solution logique : il avait déménagé. Je trouvai cela étrange par contre; Seeley adorait son appartement! Je me demandai un moment ce qui avait pu le pousser à faire un changement aussi drastique dans sa vie.

Un sentiment de culpabilité m'envahit. C'était de ma faute. Il n'avait pas pu se remettre de notre rupture et avait non seulement été obligé de déménager pour faire son deuil, mais il s'était enterré de boulot pour éviter de penser à notre rupture.

Je cherchai donc dans une nouvelle banque de données et trouvai sa nouvelle adresse. Il était impératif que je le voie dorénavant. Je lui manquais et il me manquait. C'était évident.

En moins de temps qu'il en prenait pour crier 'heure de tombée', j'étais devant sa nouvelle maison. Ce fait me laissa perplexe un instant. Seeley avait beau avoir fait toutes les économies du monde, il n'avait jamais assez d'argent pour acheter une maison, encore moins un palais de cette envergure! J'avançai vers la porte et y frappai, craignant secrètement qu'une vieille dame d'une hygiène douteuse me réponde à nouveau.

Ce ne fut pas une vieille dame qui me répondit.

Lorsque la porte s'ouvrit, ce fut avec étonnement que je vis découvrir le visage familier d'une amie que je n'avais pas vue depuis plus d'un an.

« Tempérance? M'écriai-je un peu trop fort, sous le choc de la surprise.

- Hannah! »

Je pouvais lire se son visage qu'elle était aussi étonnée de me voir que moi.

« Entre! » Invita-t-elle une fois que l'étonnement s'était estompé.

Je pénétrai dans l'entre de la maison. Elle était encore plus magnifique à l'intérieur qu'à l'extérieur. Le hall d'entrée menait à un immense escalier en L qui menait au deuxième étage. À droite, je pouvais voir un espace de séjour où je pouvais imaginer Seeley regarder la dernière partie de hockey. À gauche un corridor qui menait sûrement à la cuisine était chaussée d'un bois-franc qui semblait dispendieux. Le tout avait été décoré avec goût et soin. On pouvait y sentir Seeley dans tous les pores de la maison.

Ce ne fut que lorsque mon ravissement s'éteignit que je la vis. Dans toutes ses magnifiques formes, un énorme ventre bien rond et le visage lumineux, elle resplendissait de cette lueur typique des femmes enceintes.

« Waouh! Tempérance! Vous êtes enceinte!

- Oui, en effet j'arrive à ma 37e semaine de gestation.

- Je suppose que c'est pour ça que vous êtes ici, sourit-elle.

- En effet, Booth n'aime pas que je travaille sur le terrain à ce stade de ma grossesse. Il est insupportablement protecteur ces derniers temps.

- Je peux imaginer Seeley en train de vous forcer à rester à la maison toute la journée.

- En fait, je travaille tous les jours, mais comme aujourd'hui j'ai ressenti quelques contractions de Braxton au labo, il m'a ramené ici sans attendre. Toutes protestations de ma part furent vaines.

- C'est vrai que cette maison est plus près du labo que votre appartement ».

Elle me regarda un moment comme si elle ne savait pas comment interpréter mon commentaire.

« Alors Hannah, qu'avez-vous fait ces derniers mois?

- Oh! Vous savez? Je me suis promenée. Libye, Syrie, Afghanistan! Je viens de terminer un reportage très intéressant sur le rapatriement des troupes américaines d'Iraq et les impacts de ce départ sur la population locale. J'étais en Afghanistan quand, d'un coup de tête, j'ai décidé de revenir au pays.

- Il s'agit d'un sujet intéressant. Lorsqu'un envahisseur quitte le territoire conquis, il est courant que la population locale se divise et agisse de la même façon que lorsque l'envahisseur était toujours présent. Il est donc à prévoir que les attentats continueront de survenir même après le rapatriement des troupes.

- C'est exactement ce que je disais dans mon reportage. La plupart des locaux que j'ai interviewés étaient pratiquement indifférents au départ des Américains. Ils en voulaient plus à leurs voisins ou à un autre groupe ethnique. Même si la majorité souhaitait la paix, aucun n'avait l'impression que les problèmes tiraient à leur fin.

- Je suppose que vous allez avoir beaucoup de recommandations suite à ce reportage.

- Je l'espère! Je souris avant de ramener l'attention sur elle. Et vous? Qui est le père? Est-ce que je le connais? Dites-moi que c'est ce professeur dont vous m'avez parlé la dernière fois que nous sommes sorties!

- Non, ce n'est pas le professeur, mais oui, vous le connaissez.

- C'est qui? C'est qui? » Demandai-je comme une adolescente.

À ce moment, j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir en coup de vent et il ne prit pas trois secondes à Tempérance pour se lever et accueillir le nouveau venu.

« Bones, tu ne devineras jamais qui était finalement le tueur! C'était la voix chaude et grave de Seeley. Un frisson traversa mon corps.

- Booth, s'avança Tempérance vers lui.

- C'était le laitier! LE LAITIER! Tu te rends compte? Je veux dire, j'ai vu des trucs tordus dans ma vie, mais le laitier?

- Tu es sûr? Vous avez toutes les preuves?

- Irréfutables! Il y avait son ADN sur la corde! Mais tu peux croire, le laitier? Moi, je n'arrive toujours pas à y croire. J'étais tellement excité en sortant du boulot que je suis allé acheter ceci, dit-il en lui tendant un petit sac.

- Qu'est-ce que c'est? Demanda-t-elle.

- Ouvre, tu le sauras assez tôt! »

Il avait l'air heureux. Plus qu'heureux. Trop heureux. Heureux à un point que je pouvais sentir mon estomac se contracter à la vue de son visage illuminé et de son magnifique sourire. Il avait fait son deuil de moi.

Tempérance ouvrit le sac.

« Non! Pas encore!

- Hé! Un bébé n'a jamais assez de pyjamas! Crois-moi! Je pouvais changer Parker trois fois par jour quand il était bébé.

- Mais c'est quoi ce dessin?

- Non! Après tout ce temps, tu ne reconnais toujours pas le logo des Flyers de Philadelphie?

- Mais il est rose! Il ne devrait pas être orange?

- Ça en fait toute la beauté! Il est rose ET il brille. Qu'y a-t-il de plus beau qu'un pyjama de bébé des Flyers rose et qui brille?

- Cette fille te tiens déjà en laisse, Booth! Rit-elle en secouant la tête.

- Tu vas bien? Dit-il en plaçant ses mains sur son ventre alors que mes yeux s'écarquillèrent de surprise.

- Oui, les contractions ont cessé dans l'avant-midi. J'ai même pu aider Clark à faire quelques identifications via Internet.

- Bones!

- Je suis restée assise toute la journée, je te promets! » Sourit-elle alors qu'il lui sourit à son tour.

Et il fit le mouvement que je souhaitais ne pas voir. Il se pencha sur elle, lui posa un baiser sur les lèvres et caressa de ses mains l'abdomen gonflé de Tempérance.

Une bombe aurait explosé que je ne m'en serais pas rendu compte! J'étais abasourdie, bouche-bée. Alors que le baiser n'avait probablement pas duré plus de deux secondes, j'avais l'impression qu'il avait duré des heures! Ses lèvres sur les siennes, ses mains sur son ventre caressant doucement son enfant à naître.

« Nous avons de la compagnie, chuchota-t-elle.

- De la compagnie? Mais pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt! » Dit-il en se dirigeant vers le séjour. Il arrêta sa route nette lorsqu'il m'aperçut, assise sur son canapé. Alors que son regard s'ouvrait de surprise, je pouvais deviner qu'il était en dilemme : m'accueillir avec civilité ou me jeter à la porte comme un vulgaire déchet.

Évidemment, il choisit le premier.

« Hannah!

- Salut Seeley!

- Booth, coupa Tempérance, je vais faire un peu de yoga dans la salle d'entrainement.

- Sois prudente! Je ne veux pas que tu accouches de ce bébé pendant que tu es coincée en forme de bretzel! Elle laissa s'échapper un rire et quitta la pièce.

- T'as l'air heureux, dis-je en souriant tristement une fois que nous fûmes seuls.

- Je le suis.

- Il y a beaucoup de changements dans ta vie comme je vois.

- Que fais-tu ici, Hannah?

- Je suppose… tu… je … tu me manquais… je voulais savoir…

- Savoir quoi Hannah? Devant mon silence, il comprit aussitôt. Tu voulais qu'on se remette ensemble, chuchota-t-il en regardant ses pieds.

- Ouais.

- Hannah…

- Tu veux prendre une marche? Suggérai-je; l'air frais me ferait le plus grand bien.

- D'accord, laisse-moi juste avertir Bones ».

La journée était magnifique. Malgré la fraicheur de l'hiver encore présente, nous pouvions sentir le printemps qui approchait. Le ciel était d'un bleu très clair et les températures approchaient les 5 degrés Celsius.

Seeley et Tempérance étaient ensembles. Ils attendaient un bébé pour bientôt… à peine un an après qu'on se soit laissés.

« Je suppose que Tempérance a enfin tout ce qu'elle a toujours voulu, dis-je après un long malaise.

- Ne fais pas ça!

- Quoi?

- Mettre toute la faute sur Bones. Je n'accepterai pas que tu parles contre elle.

- Waouh, tu es vraiment sous son emprise.

- Non, je l'aime, c'est tout.

- Seeley… commençai-je à me défendre lorsque je compris que ce n'était pas une bonne idée. Me quereller avec lui était définitivement la dernière chose à faire. Je m'excuse, dis-je enfin. C'est juste un choc… je revenais en me disant qu'on pourrait se remettre ensemble et je te retrouve non seulement avec Tempérance, mais une Tempérance sur le point d'accoucher. Je suppose que je suis seulement surprise. C'est bien toi le père?

Il hocha la tête.

- Ouais. Il sourit. Le bébé devrait venir au monde au début du mois de mars.

- Un bébé du printemps…

- C'est ce que j'ai pensé.

- C'est une fille?

- Oui.

- Et tu en es content?

- Ne le dis à personne, spécialement pas à Bones, mais même si je disais à tout le monde que je voulais un garçon, j'espérais secrètement une fille.

- Je plains les pauvres garçons qui oseront s'approcher d'elle, par contre.

- Ces petits chenapans devront bien se tenir, sinon…

Je ris.

- Tu as l'air vraiment heureux, Seeley.

- Je le suis. C'est la première fois dans ma vie que je me sens vraiment en paix avec moi-même.

Je ne pus m'empêcher de baisser la tête et de ressentir une douleur au ventre.

- Ne le prend pas mal, Hannah! Dieu sait que tu es arrivée dans ma vie à un moment où j'avais besoin de toi, mais…

- Je n'étais pas la Bonne. Je n'étais pas Tempérance.

- Non, tu n'étais pas Bones.

- Pourquoi m'as-tu demandé de t'épouser alors?

- Je voulais que tu soies la bonne, Hannah. Tu n'as pas idée à quel point! J'étais persuadé que Bones et moi n'aurions jamais notre chance. Je voulais simplement avoir la vie dont j'avais toujours rêvée : le mariage, les enfants…

- Tu as donc choisi le deuxième choix. Le lot de consolation.

- Hannah, tu ne seras jamais un lot de consolation.

- Ce n'est pas ce que je ressens.

- Tu m'as sauvé la vie, Hannah. Je serais probablement mort en Afghanistan en ayant fait quelque chose de vraiment stupide si tu n'avais pas été là! Simplement pour ça, tu ne seras jamais un lot de consolation. Je t'ai demandé en mariage pour me prouver à moi-même que je n'avais plus de sentiments pour Bones, pour faire un pas en avant, tu sais? Pour arrêter de penser à elle tout le temps.

- Mais ça n'aurait jamais marché… dis-je en baissant à nouveau la tête.

- Non, le seul fait que j'étais au lit avec elle à peine trois mois plus tard le prouve.

- S'il-te-plait, Seeley, je n'ai vraiment pas envie de parler de cette partie de ta vie.

- Tu n'avais pas de problème avec la sexualité quand c'était entre toi et moi.

- Ce n'est pas pareil.

- Je sais… désolé.

- Tu as dit trois mois plus tard? Je calculais mentalement.

- Les choses sont allées très vite! Un jour, on est coincé dans un ascenseur évitant à tout prix le sujet et le lendemain, nous nous consolons l'un l'autre après le meurtre brutal d'un de ses internes.

- Lequel? S'inquiéta-t-elle.

- Vincent, celui qui venait de Grande-Bretagne. La première chose que nous avons sue ensuite était qu'elle était enceinte!

- Waouh quand tu disais que tu avais des supers spermatozoïdes…

- … je ne plaisantais pas, termina-t-il pour moi.

- Tu l'as demandé en mariage?

- Évidemment! Ça a été mes premières paroles lorsqu'elle a annoncé sa grossesse juste après 'vraiment?' et 'si tu savais comme je t'aime'.

- Je suppose qu'elle a dit non.

- J'ai été chanceux de ne pas recevoir une claque au visage!

- Mais tu es resté!

- Il y avait trop à perdre.

- Le bébé…

-… et Bones.

- Je suppose que tu as fait des sacrifices pour elle que tu n'étais pas prêt à faire pour moi ».

Il ne dit rien de plus. Y avait-il autres choses à dire? C'était le résumé de la situation : il était prêt à faire des sacrifices pour elle qu'il ne voulait pas faire pour moi. Nous marchâmes donc silencieusement jusqu'à sa maison.

« C'est vraiment une maison magnifique, Seeley! Elle te ressemble : un peu rétro, un peu moderne.

- Cadeau de paternité du docteur Brennan, s'exclama-t-il.

- Waouh! Vous habitez ensemble depuis longtemps?

- Deux mois. Ça a été difficile de me défaire de me mon ancien appart, mais c'était temps. J'adore la nouvelle maison.

- Tu aurais dû voir mon visage quand j'ai frappé à la porte de ton ancien appart et que je suis tombée face-à-face avec une vieille dame malpropre atteinte du cancer du poumon! Crois-moi, tu ne le veux plus, dis-je alors que nous montions les marches d'escaliers menant à la porte d'entrée. J'arrêtai mon chemin avant d'arriver sur le pas. Je ne pouvais plus rentrer dans cette maison. Pas en sachant ce qui s'y passait et qui avait droit au bonheur que j'avais refusé. Tu sais, dis-je finalement, je crois que je vais retourner à mon hôtel, mentis-je. Je n'avais pas loué d'hôtel dans l'espoir que les choses se déroulent très bien. On s'appellera et on prendre le lunch tous les trois, comme avant!

- Tu es certaine? Tu pourrais rester dîner! Bones va faire son célèbre macaroni au fromage!

J'eus un haut-le-cœur; le macaroni au fromage était un truc que nous partagions lui et moi.

- Je vais passer. J'avais un rendez-vous pour souper de toute façon.

- Tant pis alors, dit-il en me prenant dans ses bras d'une caresse un peu trop amicale à mon goût. C'était bon de te revoir, Hannah. Ça a permis de conclure notre histoire comme il fallait.

- Ouais… euhm… hésitai-je dans ce câlin inconfortable. Bonne chance pour le bébé. Tu transmettras mes meilleurs vœux à Tempérance.

- Promis! Bye Hannah, sois prudente, sourit-il en levant sa main pour me dire au revoir.

- Au revoir Seeley ».

Je me tournai et descendis les escaliers. Lorsque je me retournai pour l'observer une dernière fois, il me regardait toujours, un sourire heureux au visage, et me salua de la main à nouveau. Je répondis à son salut avant qu'il rentre dans sa maison.

Je ne sais pas si c'est l'instinct de la journaliste ou par sadisme de ma part, mais avant d'embarquer dans le taxi, je levai mon regard vers la fenêtre. Un étrange sentiment de regret m'envahit lorsque je le vis embrasser Tempérance, ce même sourire niais au visage, avant de se pencher vers son ventre pour lui adresser quelques mots. Lorsqu'il se releva, Tempérance le regardait avec un tel air d'admiration au visage qu'un chat se coinça dans ma gorge. Seeley et Tempérance s'étaient vraiment trouvés et je me demandais si, un jour, j'allais pouvoir avoir la même chance.

Fin


NA : Alors, bon, mauvais ou entre les deux? Comme d'habitude, j'accepte tous les commentaires en autant qu'ils soient constructifs et surtout authentiques! Et surtout, voulez-vous connaître les neuf autres manières dont Hannah aurait pu apprendre l'existence de bébé Brennan-Booth?