Note de la traductrice : les personnages de la série Harry Potter ont été créés par l'incomparable J.K. Rowling. Les personnages de la saga Twilight sortent tout droit de l'imagination de la talentueuse Stephenie Meyer.

L'histoire qui suit, Les Cullens vont à Poudlard, est l'œuvre de la formidable Erica. K. Bailey. C'est la première fan fiction que j'ai lue, et elle occupe une place particulière dans mon cœur, et c'est pourquoi j'ai décidé de demander à l'auteure la permission de la traduire. Cela dit, apparemment celle-ci aurait déjà été approchée il y a très longtemps par quelqu'un d'autre pour traduire cette fic, mais après des recherches sur le site, je n'ai trouvé nulle trace de cette histoire en français. Si la personne qui avait demandé la permission n'a toujours rien entrepris après tout ce temps, j'en conclus que je peux commencer la traduction.

Cullens go to Hogwarts est un crossover qui se situe entre Eclipse et Breaking Dawn (Hésitation et Révélation) et pendant The Goblet of Fire (La Coupe de Feu) et il est raconté du point de vue d'Edward.

J'ai pour ma part lu les trois premiers tomes de Harry Potter en français et les quatre suivants en anglais. Par conséquent, s'il y a dans l'histoire originale des passages cités directement des livres qui ont inspiré cette fan fiction, ils ne seront pas repris tels quels en français.

Je voudrais aussi préciser que Les Cullens vont à Poudlard est une fic qui peut être appréciée par un lectorat varié en âge, mais que si les livres de Harry Potter ne vous intéressent pas, il vaudrait mieux passer votre chemin.

Voilà, c'est tout ce que je voulais dire en guise d'introduction.

Bonne lecture.

Les Cullens vont à Poudlard

Chapitre 1 : Le visiteur

« Quelqu'un va venir nous visiter, » commenta Alice, les yeux légèrement dans le vague alors que je regardais sa vision défiler dans ma tête.

« Quelqu'un que nous connaissons ? » S'enquit nerveusement Esme. Il semblait que, récemment du moins, ces mots n'annonçaient rien de bon... ils auguraient habituellement le début des ennuis. Il y avait seulement quelques jours que nous avions été attaqués par l'armée de nouveaux nés et visités par les Volturi.

« Non, ce n'est pas quelqu'un que je reconnais... Edward ? »

J'écoutai attentivement, essayant de capter les pensées de l'étranger qui approchait... Il connaissait Carlisle, ou du moins il avait entendu parler de lui. « Est-ce que tu connais un dénommé Hagrid ? » Demandai-je à Carlisle.

« Hagrid ? » Répéta-t-il... Hagrid... je ne connais qu'un individu qui porte ce nom, et je n'ai même jamais été certain qu'il existe réellement... Se pourrait-il que ?

Ses pensées me surprirent. De toute évidence Carlisle n'avait jamais rencontré cet étranger qui était sur le point de nous contacter, mais que devais-je comprendre lorsqu'il disait douter de son existence ?

« Oh, nom d'une... » Le visage d'Alice retourna dans le vague. J'observai à nouveau le visiteur approcher dans sa vision... je remarquai que quelque chose était différent à présent, mais il me fallut un petit moment pour réaliser ce que c'était. Il marchait seul, mais il semblait qu'il ne cadrait pas dans le décor, que quelque chose clochait. Puis je vis de quoi il s'agissait – il était trop grand... Ou alors c'était les arbres qui étaient trop petits. Le paysage était familier – je pouvais voir l'allée très caractéristique qui menait à notre résidence, les arbres dont le feuillage formait presqu'une voûte tout le long du chemin... mais ce type était énorme en comparaison.

« Ce Hagrid dont tu sembles avoir entendu parler – est-ce qu'il était... excessivement grand ? » Questionna Alice.

Mon Dieu, il existe vraiment... Les pensées de Carlisle m'alarmèrent. « Esme, prépare la maison. Je ne sais pas à quoi nous devons nous attendre, mais c'est inhabituel. Mieux vaut être sur nos gardes. »

Esme s'empressa d'appuyer sur l'interrupteur qui ouvrait et fermait les volets de métal recouvrant le mur fait en verre à l'arrière de la demeure. Carlisle demanda à tout le monde de descendre dans la salle principale et il expliqua la situation.

« Nous allons avoir un visiteur – quelqu'un dont j'avais toujours mis en doute l'existence jusqu'à maintenant. Son nom est Hagrid. Il est moitié géant, moitié humain, ou du moins c'est ce que raconte la tradition. D'après ce que j'ai entendu, il est sympathique et a généralement bon cœur, mais je n'ai aucune certitude. Comme je l'ai dit, même à cette minute j'arrive à peine à croire qu'il soit réel. »

La tension était élevée tandis que nous attendions en silence, incertains de ce que la nuit apporterait. J'étais content que Bella soit chez elle, en sécurité dans son lit, bien qu'une partie de moi voulait désespérément l'avoir à mes côtés, juste pour être sûr qu'elle soit vraiment en sécurité. Mon côté logique était meilleur juge. Si les choses se passaient très mal cette nuit, il valait définitivement mieux qu'elle soit chez elle.

Boum, Boum, Boum... Les coups frappés à la porte sonnaient plus comme si la personne derrière essayait de la défoncer avec une matraque. Nous prîmes position autour de la porte, Jasper, Emmett et moi, nous préparant à sauter sur l'intrus si besoin était. Alice eut une nouvelle transe qui me fit voir le futur immédiat. Esme et Rosalie se placèrent sur le côté, prêtes à attaquer si la situation dégénérait.

« Tout va bien aller, » finit par déclarer Alice. Tout le monde poussa un soupir de soulagement. « Il a un message pour Carlisle... et Edward. Ça nous concerne tous. » Soudainement elle sourit de toutes ses dents. Je cherchai dans sa vision la cause de son changement d'humeur et je compris... Oh, ça pourrait être intéressant.

« Eh bien, je suppose que je devrais accueillir notre visiteur, » commenta Carlisle qui ne savait pas exactement ce qu'Alice avait vu mais qui avait confiance en ses dernières paroles. « Bonsoir, » dit-il à l'étranger en lui ouvrant la porte. « Bienvenu dans ma demeure. Mon nom est Carlisle. Entrez, je vous prie. »

« Ça m'ferait plaisir, » répondit une voix rude et tonitruante alors que pénétrait dans la maison le plus grand humain que nous ayons jamais vu. Il devait plier presque complètement ses genoux pour pouvoir passer dans le cadre de la porte standard, et même ce faisant, je me demandais s'il allait y parvenir étant donné sa corpulence. Ce type faisait quasiment deux fois la grandeur d'un homme de taille moyenne, et pas loin de cinq fois sa largeur...

« Mon nom est Rubeus Hagrid, mais tout le monde m'appelle Hagrid. »

« Nous sommes très heureux de faire votre connaissance, » dit Carlisle en tendant sa main lorsque le géant eut finalement réussi à s'introduire dans le hall. C'était une chance que notre maison ait été conçue avec de grands espaces ouverts et des plafonds très hauts. Par contre, comme il n'y avait aucun fauteuil adapté à sa taille, il dut s'asseoir à même le sol pour nous faire la conversation.

Carlisle nous fit signe d'approcher... Au moment où Hagrid tentait tant bien que mal d'entrer dans la maison et de s'installer le plus confortablement possible, nous nous étions tous éloignés considérablement. Carlisle fronça les sourcils, semblant trouver nos manières quelque peu grossières, et nous présenta. « Hagrid, voici ma famille : Esme, mon épouse, et nos enfants, Edward, Rosalie et Emmett, Jasper et Alice. »

Nous allâmes nous mettre en file devant le géant pour l'accueillir, suivant l'ordre dans lequel Carlisle nous avait présentés, et toujours aussi confus quant à savoir comment Carlisle connaissait cet homme gigantesque.

« Bien, maintenant que les présentations ont été faites, j'vais aller droit au but. Voyons voir... où ai-je mis cette note... » Il tapota son habit de cuir, un agglomérat de peaux d'animaux et de morceaux de tissus cousus à la main, vérifiant ses poches et ses replis jusqu'à ce qu'il trouve ce qu'il semblait chercher. « Ah, oui, voilà où jl'avais rangée... il s'agit d'une lettre urgente de la part d'Albus Dumbledore, » dit-il en présentant une enveloppe à Carlisle.

L'enveloppe avait l'air de provenir d'une autre époque, plus près de celle où Carlisle avait été changé. On aurait dit qu'elle était en papier parchemin, sur lequel l'adresse était calligraphiée à la plume. Elle était volumineuse, et alors qu'Hagrid la tendait à Carlisle, je remarquai qu'elle était scellée avec de la cire.

« Merci, » répondit Carlisle en prenant la missive.

« Voyez-vous, Dumbledore a besoin que vous veniez à Poudlard tout de suite. Quelque chose se trame contre Harry Potter – rien de nouveau, à vrai dire, quand ça concerne Harry. Ce garçon a la poisse comme ce n'est pas permis. » Je souris en l'entendant prononcer ces mots, songeant à quelqu'un d'autre affligé de la sorte.

Carlisle sourit aussi tandis qu'Hagrid racontait ce qui était dans la lettre supposée confidentielle.

« Je pense que jn'aurais pas dû dire ça – eh bien, tout est expliqué dans la lettre... »

Carlisle ouvrit la lettre et la balaya du regard avant de la lire à voix haute pour notre bénéfice.

'Mon vieil ami Carlisle,

De très sombres moments s'annoncent à l'horizon, sinon je n'aurais pas pris le risque de t'envoyer cette lettre. Un sorcier très dangereux, Lord Voldemort, est en train de gagner en force et en puissance. Il utilise tout son pouvoir pour redevenir ce qu'il était jadis et prendre le contrôle du Monde des sorciers. Si cela venait à se produire, les répercussions seraient énormes dans le Monde des moldus, comme je suis certain que tu peux le comprendre, affectant toutes les créatures, magiques et autres.

Nous avons ici un jeune garçon qui est la clé de notre liberté : Harry Potter. Sa vie est en grand danger et j'ai besoin d'aide pour le protéger. J'ai reçu une prophétie disant que Harry va participer au Tournoi des Trois Sorciers même s'il n'a pas l'âge requis et qu'il n'est pas préparé pour les épreuves. Je crains que cela ne soit l'œuvre de Voldemort pour attenter à la vie du jeune Potter.

Il y a peu de gens en qui j'aie assez confiance pour cette tâche, et ceux qui ont ma confiance sont déjà connus et pourraient donc être déjoués. J'ai besoin de quelqu'un qui serait inconnu pour venir à Poudlard m'aider à protéger le jeune Harry. J'espère que tu accepteras mon invitation à venir enseigner à Poudlard durant la prochaine année scolaire. Nous avons un poste ouvert en botanique et je crois que tu pourrais le remplir étant donné tes connaissances très approfondies. Je suppose que tu viendrais accompagné de ta famille. Nous pourrions avoir besoin des services de ton fils Edward.

Il y a beaucoup à discuter, et très peu de temps pour le faire. Je te prierais donc de considérer ma requête avec empressement.

Ton vieil ami,

Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore'

Il y eut un moment de silence, chacun de nous tentant de comprendre la situation, car au final nous n'en savions pas beaucoup plus après la lecture de la lettre. Je fus inondé par une marrée de questions, parce qu'en plus de toutes celles que je me posais, les pensées de tous les membres de ma famille pénétrèrent dans ma tête :

Quoi, il y a des sorciers ? Pourquoi n'ai-je jamais entendu parler de ça avant ?

C'est quoi le drame avec ce Harry Potter ? Pourquoi ne sont-ils pas en mesure de le désinscrire du concours ?

Est-ce que je peux être responsable de la protection ? Sorcier ou pas, je vais lui régler son compte. Celle-là venait d'Emmett.

Quand est-ce que Carlisle a rencontré ce Dumbledore, et pourquoi demande-t-il notre aide ?

Est-ce que cela signifie que nous devons encore déménager ? Je ne veux pas déménager.

Je me demande si j'arriverais à le battre... il est énorme, mais je suis quand même plus fort que lui... Je me demande quelle force possèdent les demi-géants ? Encore Emmett.

« Eh bien, voilà ce qu'il en est – alors est-ce que j'dois dire au directeur de l'école que vous acceptez son offre ? » Demanda Hagrid, plein d'espoir.

Nous le dévisageâmes tous avec choc. Était-il sérieux ? Nous venions juste d'apprendre l'existence d'un demi-géant et des sorciers... Et maintenant il nous demandait si nous étions prêts à nous rendre à Poudlard, quel que soit cet endroit, pour se défendre contre un dangereux sorcier ?

« Ah, Hagrid... je pense que ma famille se pose quelques questions. Avez-vous l'autorisation d'y répondre, ou bien dois-je les transférer directement à Dumbledore ? » Interrogea Carlisle.

« J'vais faire de mon mieux pour répondre à ce que j'peux. Je suis seulement le garde-chasse et, euh... eh bien laissons ça comme ça, » répondit Hagrid, l'air un peu déçu que Carlisle n'ait pas répondu par l'affirmative immédiatement.

« D'accord. Merci. Poudlard – je suppose qu'il s'agit de Poudlard, l'école de sorcellerie ? » Je fus interloqué par sa question. À quel moment Carlisle avait-il fréquenté une école de sorcellerie ? Et pourquoi n'étais-je pas au courant ? Sûrement que pendant toutes ces décennies à le côtoyer j'en aurais entendu parler dans ses pensées.

« Oui, c'est exact, » répondit le demi-géant comme si c'était la chose la plus évidente au monde.

« Et Albus Dumbledore est maintenant le directeur de cette institution ? »

« Oui. » Hagrid commença à regarder Carlisle comme s'il doutait de l'intelligence de celui-ci.

Carlisle se tourna alors vers nous... « J'ai bien peur d'être obligé de fournir quelques éclaircissements ici. Albus Dumbledore est un sorcier que j'ai croisé la première fois lors d'une de mes visites en Angleterre. Les sorciers ne sont pas immortels comme nous, mais ils vivent beaucoup plus longtemps que les humains normaux, ou moldus, comme ils les appellent. Je l'ai rencontré peu avant de m'installer à Chicago, où je t'ai connu, Edward. » Il me regarda en prononçant ces mots. « Il était jeune à l'époque, à peine trente ans, mais il était déjà un sorcier très talentueux et bien considéré.

Je ne savais pas grand chose à propos de son monde et, en fait, je n'en connais pas beaucoup plus aujourd'hui... Cependant, il m'a révélé l'existence des sorciers et d'une école où ils apprennent à développer leurs habiletés magiques... Il s'agit de Poudlard, l'école à laquelle il fait référence dans la lettre.

Au fil des années j'ai entendu de temps en temps des rumeurs à propos du monde des sorciers. C'est ainsi que j'ai entendu parler d'Hagrid. C'était vraiment juste une histoire en passant qui faisait allusion à un demi-géant travaillant avec Albus à Poudlard. C'est à peu près tout ce que je sais. Je me rappelle aussi avoir eu vent d'un genre de soulèvement qui aurait eu lieu il y a environ treize ans... Ce fut une période très sombre et on a craint que ça puisse avoir des conséquences néfastes sur le monde entier, mais il s'est éteint par lui-même. Je n'ai jamais su pourquoi, mais je me souviens avoir entendu la phrase 'Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.' Je suis certain, toutefois, de n'avoir jamais entendu parler de ce garçon que vous avez mentionné, Harry Potter. »

« Vous n'avez jamais entendu parler de Harry ? » Hagrid regarda Carlisle avec incrédulité, puis il se tourna vers nous pour voir s'il en allait de même avec tous les membres de la famille. Acceptant finalement le fait que nous n'avions en effet pas la moindre idée de qui ce Harry Potter était, il se lança dans une brève explication. « Eh bien, Harry Potter est celui qui a vaincu Volde... euh, celui dont on ne doit pas prononcer le nom quand tout a commencé. Quand il n'était qu'un poupon, Harry a été attaqué avec sa maman et son papa. Ses parents sont morts, mais lorsque celui dont on ne doit pas prononcer le nom s'en est pris à Harry, il n'a pas réussi à le tuer et à la place c'est lui qui est mort. Ou du moins c'est ce que tout le monde a cru. Harry est célèbre – il est le sorcier le plus célèbre de tous les temps. » Il nous regarda tous une fois encore, comme s'il s'imaginait que maintenant nous allions nous taper sur le front en nous rappelant qui était ce Harry Potter, mais, bien sûr, cela ne se produisit pas.

« Carlisle, » intervint Esme, la première parmi nous à parler depuis l'arrivée de l'étranger, « pourquoi n'as-tu jamais rien mentionné de tout ça avant ? »

« Les sorciers protègent leur identité aussi efficacement que nous protégeons la nôtre. Ils ne vont pas, à la hâte, faire pénétrer les autres dans leur monde. C'est uniquement parce que j'ai été impliqué dans un incident que je suis entré en contact avec Albus. Qui plus est, c'est seulement à cause de ce que je suis que j'ai gardé le peu de connaissance que j'ai de leur monde – sinon le sortilège qu'ils utilisent sur les moldus aurait effacé le souvenir de mon esprit, » expliqua Carlisle. « J'ai fait le serment de ne pas divulguer ce que je savais, pas même à ma famille, et le besoin de partager ce secret ne s'est jamais manifesté – pour moi, ce qui s'est passé n'était qu'un événement anecdotique dans ma longue vie... Ce n'est que maintenant que je réalise que ce que j'ai vécu n'était pas si insignifiant que ça. »

Je me sentis finalement prêt à parler moi aussi. « Comment se fait-il qu'il sait à propos de moi, alors ? » Je fouillai dans mes souvenirs de vampire, lesquels demeuraient à jamais aussi clairs que le jour où ils s'étaient produits, mais je ne trouvai rien. Je n'avais aucune raison de croire que j'avais déjà rencontré cet Albus Dumbledore.

« Comme je l'ai dit, j'ai rencontré Albus juste avant de m'installer à Chicago. Nous avons par la suite entretenu une correspondance que je qualifierais de frugale, au mieux. Dans une de mes lettres, je lui ai parlé de mes première tentatives pour me créer des compagnons – toi, Edward, et ensuite Esme. Nous n'avons plus correspondu depuis, aussi suis-je certain qu'il n'est pas au courant de l'existence des autres membres de la famille. »

« Oui, c'est vrai. Il m'a dit que j'devais trouver Carlisle, Edward, et Esme Cullen. Il n'a jamais mentionné quatre autres comme vous, » confirma Hagrid. « Ce fut une plaisante aventure que d'essayer de vous localiser. Pas une tâche facile du tout... Et ce pays est vachement grand, excusez mon langage. »

Je vis alors, dans son esprit, qu'il avait dû traverser l'océan et ensuite parcourir le pays avec, semblait-il, aucun véhicule à proprement parler. Je supposai qu'aucune compagnie aérienne n'était en mesure de l'accommoder, et je ne pouvais imaginer aucun habitacle de voiture assez spacieux pour qu'il puisse s'y asseoir. Je me demandais s'il avait marché et nagé durant tout le trajet – mais ce serait ridicule. Il devait au moins avoir monté à bord d'un bateau...

« Bon, eh bien j'ferais mieux d'y aller, » dit-il soudainement. « Qu'est-ce que j'devrais dire à Dumbledore ? » Demanda-t-il à Carlisle.

« Dites-lui que je vais réfléchir à son offre. J'aimerais beaucoup m'entretenir avec ma famille, et je me demandais s'il pourrait envisager une rencontre avec moi avant que je ne finalise ma décision. »

« Il pensait bien que vous alliez répondre dans ce sens. J'ai ici des billets pour un machin qui s'appelle un avion pour que tous les trois vous puissiez venir en Angleterre. Dumbledore serait ravi de vous rencontrer pour discuter des détails. Je n'les connais pas très bien moi-même. Comme j'le disais, je suis seulement le... euh... garde-chasse. »

« Voulez-vous manger quelque chose ou bien avez-vous besoin d'un endroit pour vous reposer ? » S'enquit Esme à ce moment-là. Nous avions quelques réserves de nourriture maintenant que Bella était une habituée de la maison, mais je n'arrivais pas à voir où nous pourrions loger le géant s'il acceptait l'offre d'Esme.

« Non, il faut vraiment que j'y aille. J'me reposerai quand j'en aurai besoin... un long voyage m'attend. »

J'avais peine à imaginer, s'il devait retraverser le pays en marchant puis reprendre le bateau pour retourner en Angleterre, combien de temps durerait son périple. Je me demandais si nous allions arriver à Poudlard avant lui – mais allait-on même vraiment s'y rendre ?

« Merci, Hagrid. Transmettez mes amitiés à Albus. Je le verrai bientôt. » Carlisle serra la main d'Hagrid qui se pencha et se comprima pour sortir de la maison comme il y était entré. Il s'éloigna sur la route et se perdit dans la nuit.

Nous demeurâmes tous debout dans la salle de séjour, le regardant partir... pour une fois, le choc et la stupéfaction ne causèrent pas un débordement de pensées dans ma tête – tout le monde était vraiment trop interloqué pour émettre un son ou une pensée.

J'espère que ce début vous a plu. Je devrais être en mesure d'updater relativement souvent étant donné que les chapitres ne sont pas très longs à traduire.

Mille mercis à Louise Malone et à sa fille de me suivre dans cette aventure :0)

À bientôt.

Milk.