Les livres de Harry Potter sont l'œuvre de J.K. Rowling.

La saga Twilight est une création de Stephenie Meyer.

Cullens go to Hogwarts sort tout droit de l'imagination de la formidable Erica. K. Bailey et met en scène les personnages tirés des livres de ces deux fantastiques auteures mentionnées plus haut.

La traductrice de la version française Les Cullens vont à Poudlard est Milk40.

Merci de me suivre à travers ce crossover et de me faire part de vos commentaires, et bonne lecture.

Chapitre 55 : Juste au moment où les choses ne pouvaient s'aggraver…

« Alice, où étais-t… » Commençai-je à dire en sortant de la cheminée. J'eus la surprise de voir toute la famille assise dans la bibliothèque, y compris Bella et Sirius. Alice était en transe. Elle en sortit après une minute. « Ils arrivent, Edward… » Dit-elle, le stress distendant son visage comme une outre prête à se fendre, et des ombres pourpre foncé s'affichant sous ses yeux.

« Qui ? Qui arrive ? » C'est alors que je les vis dans son esprit… Les mêmes inquiétantes silhouettes encapuchonnées qu'elle avait vues quelques mois plus tôt, seulement cette fois-ci il y en avait plus… Jane, Felix, Demetri, Alec, quelques-uns que je ne reconnaissais pas, et Aro parmi eux. J'en restai bouche bée. « Mais il ne quitte jamais Volterra… et il est toujours avec ses deux frères. »

« C'est ce que nous essayons de comprendre, Edward, » expliqua Carlisle. « Ça n'a pas de sens. Aro ne se déplacerait jamais, sauf s'il avait des idées de destruction. »

« Et s'il avait l'intention de nous détruire, les autres seraient avec lui… » Ajouta Jasper. « Aro qui vient seul… Je ne peux pas imaginer un scénario qui précipiterait ce genre de réponse. »

« Est-ce que ça pourrait être un piège – pour confondre Alice ? Ils sauraient sûrement que nous pouvons les voir venir ? »

« Non. Alice a clairement vu Caius et Marcus à Volterra. C'est seulement Aro. »

« Essayerait-il de leur cacher ses actions ? » Demandai-je… C'était notre seule chance.

« Il ne l'a jamais fait auparavant, » dit Carlisle. « Pas que je sache. »

« Alors pourq- » débutai-je, mais Dumbledore apparut dans la cheminée sur ces entrefaites.

« Quelle nuit nous avons eue… quelle nuit en effet ! » S'exclama-t-il en entrant dans la bibliothèque.

Esme se leva pour aller faire du thé. « Non, très chère, pas ce soir… Il y a des affaires trop urgentes. »

Ma famille me regarda avec perplexité. « Ils ne seront pas là tout de suite, » éclaircit Alice. « Pas avant au moins une semaine. Aro vient juste de prendre la décision. Il n'a même pas encore finalisé son groupe. Le nombre ne cesse de changer. »

Dumbledore la dévisagea, tout aussi perplexe.

« M. Croupton est revenu ce soir, » expliquai-je à ma famille. « Il est sorti du couvert des arbres alors que Harry et Krum étaient en train de bavarder… Il était fou… Il marmonnait qu'il avait besoin de parler à Dumbledore, qu'il avait fait une erreur… Ensuite Krum et lui ont été attaqués pendant que Harry était allé chercher Dumbledore. Maintenant Croupton a disparu… Je pensais que tu l'aurais vu, Alice… Je me demandais où tu étais – mais je peux voir à présent ce qui s'est passé. »

« Ça doit avoir été la vision des Volturi. » Elle avait l'air désolé. « Elle était si puissante, elle a assombri tout le reste. »

« Les Volturi vont revenir, » expliqua rapidement Carlisle à Dumbledore.

« Eh bien dans ce cas nous pourrions avoir besoin de quelque chose d'un peu plus fort que du thé, » répliqua le vieux sorcier en s'installant sur la chaise la plus proche, paraissant beaucoup plus âgé et loqueteux que je ne l'avais jamais vu. Esme récupéra une vieille bouteille de quelque chose qui avait été laissé par les propriétaires et elle en servit un verre à Dumbledore. Il prit une gorgée et tourna son visage fatigué vers moi. « D'abord, Edward, peux-tu me dire ce qui s'est passé ce soir ? »

« Je peux vous le dire… mais il serait sans doute plus instructif pour vous de le voir par vous-même. Vous avez dit que vous êtes capable d'utiliser la légilimencie… Il pourrait être profitable pour vous de l'utiliser maintenant… » Déclarai-je. Je savais que ce ne serait pas agréable. Ça avait été terriblement intrusif quand Rogue l'avait fait, mais c'était probablement le moyen le plus rapide de partager mes connaissances. De plus, il obtiendrait alors un tableau complet qui aurait la clarté du cristal…

« Es-tu certain ? » S'enquit Dumbledore.

« Oui… »

En un éclair je vis toute la nuit jouer devant mes yeux comme si je la vivais encore une fois. Ce fut rapide, mais assez dur… et quand il eut terminé, au bout de quelques secondes à peine, il se rassit, plongé dans ses pensées.

« Et donc Maugrey était là, » dit-il en réfléchissant, des émotions contradictoires traversant ses yeux.

« Oui… Avec le recul, j'aurais probablement dû aller retrouver Harry tout à l'heure et le protéger. J'aurais pu porter M. Croupton au château… »

« Non, non, non… Celui ou ceux qui ont attaqué Krum et pris Croupton seraient revenus pour toi. Je suis certain de ça. Ce qui est tracassant, c'est de ne pas savoir qui c'est… »

« Croyez-vous qu'ils auraient pu me voir courir à travers le terrain ? » Questionnai-je. Cette pensée m'était venue bien après que l'incident tout entier ait eu lieu…

« Non. Il faisait très sombre. Si je n'avais pas su que tu étais dans les environs, je ne l'aurais jamais deviné. Tu aurais pu être debout sur l'herbe à quelques mètres de moi et je ne t'aurais pas vu… Je doute fort que celui qui a fait ça ait les yeux pour voir que tu courais à travers la pelouse à une vitesse surnaturelle… »

« Même Maugrey et son œil magique ? » Osai-je demander.

« Même lui, » répondit Dumbledore.

« C'est très inquiétant, » commenta Sirius. « Harry devrait savoir qu'il ne doit pas aller se promener comme ça… Je vais devoir lui envoyer une lettre. »

« Sois prudent, » dit Dumbledore. « Ne l'envoie pas d'ici. Nous ne pouvons pas nous permettre que tu te fasses démasquer maintenant. »

« Bien entendu. Je vais l'envoyer par hibou de la grotte. »

« Edward… Je dois te demander d'exercer une surveillance accrue sur Harry. Je suis très inquiet, alors que nous nous dirigeons vers la troisième épreuve, que quelque chose de terrible se produise… »

« Bien sûr, Dumbledore, » répondis-je. Qu'aurais-je pu faire d'autre ? C'était mon but, ma tâche. C'était la raison de notre présence ici.

« Et maintenant, pour ce qui est des Volturi. » Dumbledore regarda Carlisle. « Que devons-nous faire à ce sujet ? »

« Alice pense qu'ils n'arriveront pas avant une semaine. Le timing est encore incertain. Apparemment Aro a décidé de venir avec un contingent de la garde, mais qui et combien, ça n'a pas encore été déterminé. Il semblerait qu'il n'ait pas fait part de ses plans à ses frères, sinon je suis sûr qu'ils seraient avec lui. »

« Ça pourrait être une bonne chose, » commenta Jasper. « S'il vient seul, il pourrait s'agir d'une mise en garde – ou alors il est peut-être curieux… »

« C'est vrai, » approuvai-je, « mais je suis certain qu'il ne sera pas content de voir que Bella est encore humaine. »

« Peut-être pourrions-nous faire un arrangement qui conviendrait à tous. Ta famille pourrait se déplacer sur le campus, demeurant cachée des Volturi, ce qui ferait aussi en sorte que tu sois plus proche pour garder un œil sur Harry. »

« Ça pourrait fonctionner, » déclara Jasper.

« Comment exactement ? » S'enquit Emmett, ouvrant la bouche pour la première fois… Je ne vais pas 'dormir' dans un dortoir de garçons…

« Je peux fournir des logements dans les quartiers du directeur… Ils sont vastes et, je crois, vous offriraient suffisamment d'espace. »

« Mais, Dumbledore, les Volturi… » S'inquiéta Alice. « Quand ils vont arriver… la maison… ils vont capter nos odeurs et savoir que nous étions ici récemment. »

« Je pense que je peux utiliser un peu de magie qui va au moins diluer les odeurs – les faire paraître plus anciennes, comme si vous aviez déménagé il y a quelque temps… Et nous pouvons faire venir des ouvriers pour terminer les travaux de rénovation… Ça procurerait une couverture solide. »

Alice fit une pause, examinant la proposition… « Je n'arrive pas à voir les résultats de cette décision. Il y a trop d'éléments qui doivent se décider avant… »

« Mais je pense que ça pourrait marcher, » répéta Jasper.

« Nous allons devoir emballer toutes nos affaires, cependant, » soupira Alice. « Tout risque d'être froissé. »

« Je ne crois pas que nous assisterons à quelque bal que ce soit dans un proche avenir, » fit remarquer Rosalie.

« Et qu'en est-il des gobelins ? » Questionna Jasper.

Nous le regardâmes tous avec étonnement. « Ils sont de retour… » Expliqua-t-il. « Je les ai entendus parler avec Ludo en ville. Ils étaient très anxieux… J'ai saisi plus de la conversation cette fois-ci… Ils ont posé des questions sur Croupton, ils voulaient savoir s'il serait disponible pour juger la dernière tâche. Ils avaient l'air très insistants à ce sujet… Ils ont dit à Ludo de ne pas essayer de les duper… »

« Est-il possible que ce soit Ludo qui ait attaqué Krum et Croupton ? » Interrogea Alice.

« Ce n'est pas ce que j'aurais pensé, » répondit Dumbledore. « Mais à ce stade, je ne sais plus quoi penser. Il était là ce soir. Ça n'aurait pas été difficile pour lui de faire le tour à travers la forêt… » Il soupira bruyamment. « C'est une possibilité plus probable que Maugrey – peut-être sous l'influence du sortilège de l'Imperium. Maugrey pourrait l'avoir vu et suivi sur le site. »

« Et l'odeur ? » Demandai-je.

« Si quelqu'un voulait attaquer et couvrir ses traces, il pourrait assommer sa cible à distance et léviter jusqu'à un nouvel emplacement… Ce serait assez facile… »

Dumbledore avait un bon point. Si quelqu'un essayait de cacher ses traces, serait-il assez stupide pour laisser son odeur ? Quelqu'un comme Maugrey en tiendrait-il même compte ? Et les humains en général ? « Et que dire de Rogue ? » M'enquis-je.

« Rogue a croisé Harry dans le château… l'a retardé, en fait… mais il n'aurait pas pu se rendre à l'extérieur avant moi. »

« Tu en es sûr ? » Sirius le regarda intensément.

« En ce moment, je ne suis sûr de rien. Ça aurait pu être Madame Maxime, si ça se trouve, » soupira-t-il. Pour la deuxième fois ce soir, il me surprit. Il semblait toujours si certain, si sûr de lui.

Nous demeurâmes tous silencieux pendant un long moment. Ça faisait tellement de choses à assimiler en une seule fois… tellement de choses à décortiquer. Je regardai Bella pour voir comment elle prenait tout ça. Elle semblait agitée, l'inquiétude visible sur son visage – et il y avait plus… Elle réfléchissait, étudiait la situation… Je savais qu'une discussion viendrait plus tard.

« Peut-être que tu avais raison, » me dit-elle lorsque nous fûmes de retour dans notre chambre pour la nuit. Il y avait belle lurette que Dumbledore avait quitté Venlaw pour rentrer à Poudlard et faire face aux retombées là-bas, et tous les autres s'étaient enfermés dans leurs chambres. « Peut-être que nous devrions aller voir un juge de paix. Ensuite nous serions mariés, nous n'aurions pas à attendre, et tu pourrais me changer… »

« Bella, » soupirai-je… C'était ce que je voulais, mais pas comme ça. « Je ne te laisserai pas m'épouser juste parce que tu as peur de l'alternative. »

« Je ne t'épouserais jamais par peur de l'alternative – mais je choisirais de le faire maintenant parce que c'est plus prudent, » dit-elle avec un air de défi. « Je t'épouserais de toute façon… »

« Bella… maintenant ? Nous aurions un jour ou deux, peut-être une semaine tout au plus en tant que mari et femme avant de nous retrouver coincés à Poudlard… Et ensuite il y aurait les Volturi et la préparation pour la troisième tâche. Ce n'est pas ainsi que je me représentais nos premières semaines ensemble – éclipsées par le stress. »

« Moi non plus, » s'exclama-t-elle, « mais peut-être que ce serait pour le mieux… »

« Nous serons en sécurité à Poudlard. Ils ne peuvent pas nous trouver là-bas. » Je l'attirai contre moi.

« Je l'espère. » Elle s'accrocha à moi avec ce que j'imaginais être toute sa force. Je baissai la tête pour embrasser le sommet de son crâne, respirant son odeur… Nous restâmes tout simplement comme ça pendant un moment, comme si nous pouvions en quelque sorte éloigner le danger en nous tenant l'un l'autre. Mais nous ne le pouvions pas. Il viendrait, et tout ce que nous pouvions faire était de nous préparer.

« Alice est déjà en train d'emballer, » murmurai-je au bout de plusieurs minutes alors que je l'entendais donner des ordres à Jasper dans leur chambre…

« Je suppose qu'il vaudrait mieux y aller tôt plutôt que tard. » Elle soupira. « Au moins alors nos parfums auront plus de temps pour se dissiper. »

Le reste de la maison était en effervescence. Que la même idée leur soit venue à l'esprit ou qu'ils aient entendu Bella, il semblait que nous serions prêts à être relocalisés à Poudlard dès le matin. Je décidai d'emballer nos affaires pendant que Bella dormait.

Le processus pour déplacer les boîtes, les valises et les malles le lendemain matin était presque comique. Une multitude de paquets étaient alignés devant la cheminée. Alice devait avoir commencé avant tout le monde – il n'y avait plus que 5 valises, 2 malles et 3 boîtes de ses affaires à transférer. Si quelqu'un d'autre qu'un sorcier, ou nous maintenant, avait vu l'alignement, il aurait trouvé ça très drôle.

« Dumbledore veut que nous ayons déménagé tout ça dans ses quartiers avant que les élèves commencent à se réveiller… Non pas que nous devions garder le secret, mais il veut éviter trop de questions… » Alice souffla tandis qu'elle tirait une autre grosse valise vers la cheminée. « Vous savez, ceci est pratique, mais c'est quand même pénible de déménager encore une fois. »

« Ça ne serait pas si difficile si tu apportais moins de choses avec toi, » lui dis-je en souriant.

À qui le dis-tu… Jasper roula des yeux en passant devant moi avec une malle.

Rosalie et Emmett avaient déjà déplacé tous leurs biens. Ils avaient commencé peu de temps après que Bella soit allée se coucher. Esme et Carlisle étaient les suivants. J'avais empilé toutes nos choses en haut de l'escalier. Tout fut déménagé avant 6h du matin, bien avant que l'école ne s'anime avec le mouvement des élèves.

Bella eut une surprise en se réveillant. Quand elle ouvrit les yeux, la pièce était vide de toutes nos choses, ne contenant plus que les meubles qui étaient là à notre arrivée, et un petit tas constitué d'une paire de jeans, de sous-vêtements et d'un t-shirt pour Bella. Je savais que c'était ce qu'elle préférerait porter.

« Que se passe-t-il, Edward ? » Demanda-t-elle.

« Nous avons tout déménagé à Poudlard, » lui expliquai-je. « La seule chose qu'il reste à déplacer, c'est toi. »

« Quoi ? Tu as tout fait pendant la nuit ? J'aurais pu aider. »

« Tu avais besoin de sommeil, » fis-je remarquer en fronçant les sourcils.

« Non, j'aurais pu aider aujourd'hui… »

« Dumbledore nous a suggéré de tout faire pendant que les élèves dormaient – pour éviter trop de questions. »

« Oh, » répondit-elle, acceptant ma vérité partielle.

« Alors une fois que tu seras habillée, nous pourrons nous rendre là-bas… Tu pourras te rafraîchir à Poudlard… »

Nous nous rassemblâmes tous dans la bibliothèque, jetant un dernier regard à la pièce dans laquelle nous avions passé tant d'heures au cours de l'année. Je me demandais si nous aurions l'occasion de revenir ici. Pour une quelconque raison, je me doutais que nous n'allions pas revoir Venlaw avant longtemps.

« Eh bien, Sirius… Je suppose que c'est un au revoir. »

« Pour l'instant, » sourit-il. « Je vais garder un œil sur les ouvriers pour vous. »

« Je suis tellement désolée à la pensée que tu n'auras plus de lit douillet pour dormir, » dit Esme, l'étreignant chaleureusement.

« Ma chère, » dit-il, se penchant pour baiser sa main, « tu m'as montré plus d'hospitalité que jamais je n'en ai méritée… Plus que ça et je pourrais ramollir. » Il émit un petit rire, puis il se redressa et regarda Carlisle dans les yeux. « Merci, Carlisle… Je vais rester ici et aider Dumbledore à préparer la maison. Mon sens de l'odorat n'est peut-être pas aussi bon que le vôtre, mais je peux au moins l'informer de l'intensité de l'odeur lorsqu'il aura terminé. »

« Merci, » répondit Carlisle avec le sourire. « Et si nous ne te revoyons pas, nous te souhaitons bonne chance. »

Ils se firent l'accolade et se tapotèrent dans le dos l'un l'autre. Sirius fit la grimace à la 'petite' tape de Carlisle et ensuite celui-ci suivit Esme par la cheminée. Rosalie, Emmett, Alice et Jasper les suivirent. Sirius m'arrêta alors que Bella et moi nous apprêtions à partir. « Edward, je ne pourrai jamais te remercier assez de t'occuper de mon filleul… Il est la seule véritable famille qu'il me reste. Les gens avec qui j'ai des liens de parenté ont depuis longtemps cessé d'être ma famille. »

« Ce n'est pas vrai, » protesta Bella. Sirius et moi la regardâmes avec curiosité. « Tu es de la famille pour nous. »

« Merci, très chère, » dit-il avec beaucoup d'émotion, luttant pour empêcher les larmes de lui monter aux yeux. « Nous allons protéger vos arrières aussi, » dit-il alors que nous disparaissions dans la cheminée.

Aussitôt que nous fûmes tous à Poudlard, Dumbledore et le Professeur McGonagall retournèrent à Venlaw pour dissiper notre odeur. « Nous avons fait ce que nous avons pu, » nous informa-t-il à son retour. « Sirius dit que l'odeur est faible, comme si vous aviez quitté les lieux il y a un mois. »

« Espérons que ce sera suffisant, » commenta Jasper en gardant un bras protecteur autour d'Alice.

Elle fit une pause, entrant dans une transe… puis elle secoua la tête. « Aro n'a toujours pas décidé combien de membres de sa garde vont l'accompagner… Je ne peux rien voir au-delà. »

« Alors ça signifie qu'ils ne sont pas encore en route. » Jasper eut un sourire sinistre. « Nous avons encore un peu de temps. »

« J'ai également déconnecté le réseau des cheminées de la maison, » poursuivit Dumbledore. « À partir de maintenant vous pourrez vous déplacer par portoloin. Ils devraient constater que votre parfum dans la région est presque disparu. Vous n'avez pas utilisé l'entrée près des ruines depuis un certain temps. »

« Pas depuis leur dernière visite, » acquiesça Jasper.

« Bien. Maintenant aujourd'hui, Emmett et Jasper, j'aimerais que vous arpentiez méticuleusement la forêt. Je suis très préoccupé quant à l'endroit où M. Croupton s'est rendu. »

« Bien sûr, » répondit Jasper.

« Excellent, » sourit Emmett.

« Alice et Esme, je pense qu'il serait préférable que vous restiez ici. Je suis navré que vous ne puissiez pas vous promener à votre guise. »

« L'hospitalité et la protection que vous nous offrez sont plus qu'assez généreuses, » dit Esme en souriant.

« D'ailleurs, » ajouta Alice, « ce lieu d'hébergement pourrait profiter de quelques améliorations. »

« Alice, » l'avertit Esme…

Dumbledore se mit à rire – le premier rire que j'entendais de sa part depuis un certain temps, mais ses yeux demeurèrent ternes. « J'imagine qu'un changement de décor pourrait être arrangé. »

YOUPIII ! Alice frappa dans ses mains.

« Rosalie, Edward, Bella… il est temps d'aller à vos classes, » dit calmement Carlisle. Bella leva des yeux étonnés. Après tout ce qui s'était passé hier soir, aller à nos cours semblait décevant.

« Et veille attentivement sur Harry, s'il te plaît, » réitéra Dumbledore.

Je hochai la tête. J'allais devoir demander à Cedric de couvrir pour moi dans la classe de Rogue.

Je passai le reste de la journée à observer Harry à travers l'esprit d'Hermione, de Harry lui-même ou, quand c'était absolument nécessaire, celui de Ron… Elle se déroula à peu près sans incidents… Histoire de la Magie parut être une corvée interminable pour tous, y compris Hermione. Elle ne prit même pas de notes, quelque chose d'inhabituel pour elle. J'étais curieux de savoir pourquoi…

Dans l'esprit de Ron, je vis repasser leurs activités du matin. Je fronçai les sourcils en les voyant courir jusqu'à la volière pour envoyer une lettre à Sirius. Eh bien, Sirius était déjà au courant, mais bien entendu ils ne le savaient pas, et ne devaient pas non plus l'apprendre. Malgré tout, ça me rendait nerveux de penser qu'ils s'étaient risqués hors de leur Maison à une heure aussi matinale.

Dès que la cloche sonna, je les regardai se précipiter dans le couloir, mais pas dans la direction de leur prochain cours. Ils se rendirent plutôt au bureau de Maugrey. Je grognai en voyant le visage lourdement balafré de celui-ci. Je n'avais pas confiance en cet homme. Je quittai la bibliothèque où je passais ma période libre et traversai la succession de corridors et d'escaliers jusqu'à ce que je me retrouve à proximité de la classe de Défense contre les Forces du Mal.

Je ne savais pas ce que je pourrais faire si Maugrey décidait d'attaquer, et être dans la pièce avec Harry, Hermione et Ron ne serait pas beaucoup mieux. Mais si cela se terminait en bataille, je serais seulement à 1,6 secondes de distance.

« L'avez-vous trouvé ? » Demanda Harry… « M. Croupton. »

« Non, » répondit Maugrey, bien que le ton de sa voix intérieure me faisait penser que c'était un mensonge.

« Avez-vous utilisé la carte ? » S'enquit-il. Oh non, la carte… La Carte du Maraudeur. Maugrey m'aurait-il vu sur cette carte ? Savait-il que j'étais là-bas la nuit dernière ?

« Bien sûr, » dit-il en prenant une gorgée de sa flasque. « Je me suis servi d'un de tes trucs, Potter. J'étais dans la forêt et je l'ai fait venir jusqu'à moi. Mais je n'ai vu Croupton nulle part dessus. » Encore une fois j'étais absolument certain que c'était de l'hypocrisie.

« Alors il a transplané ? » Interrogea Ron.

« On ne peut pas transplaner sur le terrain de l'école, Ron ! » Lança Hermione avec exaspération. « Il pourrait avoir disparu d'une autre façon, n'est-ce pas Professeur ? »

« Tu fais partie de ceux qui devraient songer à une carrière d'Auror, » lui dit Maugrey. J'avais la nette impression qu'il essayait de détourner la conversation. « Tu as l'esprit éveillé, Granger. »

Elle rougit de plaisir. La tactique de Maugrey semblait avoir fonctionné.

« Eh bien, il n'était pas invisible, » réfléchit Harry. « La carte montre les gens invisibles. Il a dû carrément quitter les lieux, alors. »

« Mais par ses propres moyens ? » Questionna Hermione. « Ou parce que quelqu'un l'a forcé ? »

« Ouais, quelqu'un aurait pu – aurait pu le traîner sur un balai et s'envoler avec lui, pas vrai ? » Dit Ron en vitesse. Il regarda Maugrey avec anxiété, espérant une confirmation de sa part.

« On ne peut pas exclure l'hypothèse d'un kidnapping, » grogna Maugrey.

« Donc, » continua Ron, « pensez-vous qu'il est quelque part à Pré-au-lard ? »

« Il pourrait être n'importe où. » Maugrey secoua la tête. « La seule chose dont nous pouvons être sûrs c'est qu'il n'est pas ici. »

Il bâilla sans retenue à ce moment-là… Pigez le message et filez à présent… Je relevai brusquement la tête en entendant son dérapage mental… Cela me rendit fébrile à la pensée que je pourrais en entendre plus…

« Bon, Dumbledore m'a dit que vous vous voyez tous les trois comme des enquêteurs, mais il n'y a rien que vous puissiez faire pour Croupton. Le Ministère va entreprendre des recherches pour le retrouver maintenant que Dumbledore l'a informé de sa disparition. Potter, tu dois seulement te concentrer sur la troisième tâche. »

« Quoi ? » Demanda Harry. Il avait complètement oublié le tournoi à la lumière des circonstances récentes. « Oh, ouais… »

« Tu devrais t'en tirer les doigts dans le nez, » dit Maugrey, grattant son menton balafré et mal rasé. « D'après ce que Dumbledore a dit, tu as réussi à passer à travers ce genre de choses des tonnes de fois. Au cours de ta première année, tu t'es faufilé à travers une série d'obstacles qui gardaient la pierre philosophale, n'est-ce pas ? »

« Nous l'avons aidé, » fit rapidement remarquer Ron. « Hermione et moi. »

Maugrey sourit. « Eh bien, aidez-le à pratiquer pour cette épreuve, et je serai très surpris s'il ne gagne pas… Dans l'intervalle… reste vigilant en tout temps, Potter. En tout temps. » Il prit une autre gorgée de sa flasque pendant que son œil magique regardait autour de lui et s'arrêtait sur la fenêtre, se concentrant sur le grand hunier du navire de Durmstrang. « Vous deux, » son œil normal regarda Ron et Hermione, « vous restez à proximité de Potter, d'accord ? Je garde un œil sur les choses, mais tout de même… On ne peut jamais avoir trop de yeux à l'affut. »

Sa dernière déclaration me rendit perplexe – non pas qu'il ne dirait pas ce genre de choses. Bien sûr qu'il le ferait. Il jouait une sorte de rôle, j'en étais certain. Mais en ce qui concernait cette partie de la conversation, à tout le moins, sa voix intérieure était conforme… Il était sincèrement préoccupé que Harry se rende à la troisième tâche. Pouvais-je m'être trompé ? Était-il possible qu'hier soir il ait simplement été en train d'enquêter et de surveiller Harry ? Je ne savais pas ce que je devais croire.

Voilà, j'ai trouvé une maison à Atlanta, et je déménage dans un mois ^^

À bientôt

Milk