Oyé oyé !

Mille excuse pour cet ENORME retard ! Et mille excuse pour l'absence de réponses à vos reviews

AudeMa est actuellement a Los Angeles donc ça a été difficile d'écrire le chapitre avec le décalage horaire ! Mais nous avons réussi ! Ouf

Ensuite notre bêta a corrigé le chapitre et paf plus de connection pour nous le renvoyer !

Voyez la galère !

Enfin good news : IL EST LA !

Un grand, que dis-je, un énorme merci pour votre soutien et vos commentaires tous aussi géniaux les uns que les autres ! Vous êtes super !

Ce chapitre 6 sera en 2 parties car il est très mais alors trèèèèèèès long !

Allez on arrete ici notre papotin ! Bonne lecture à tous !

XOXO

C&AM


Les personnages appartiennent encore et toujours à Stephenie Meyer ! Nous ne faisons que les manipuler !

CHAPITRE 6 : COHABITATION - PART 1

nom féminin - États de deux personnes qui habitent ensemble

BELLA POV

Dire que mon esprit était le reflet du néant était un euphémisme ! Rien! Rien de rien ! Plus rien ! Je n'avais plus aucun souvenir ! Je regardai mes mains qui reposaient sur le drap. Mes bras, mes pieds, mes jambes, mon ventre. Rien de familier ! Je ne reconnaissais même pas mon propre corps ! A moins que … On m'avait conseillé de ne pas le faire tout de suite mais j'étais tellement mal. Je voulais en avoir le cœur net ! J'en avais besoin ! Besoin de me raccrocher à quelque chose ! Aussi petite soit-elle ! Alors doucement je soulevai la couverture verte délavée de l'hôpital, attrapai mes béquilles et m'aventurai péniblement jusqu'à la petite salle de bain attenante à la chambre. Les médicaments avaient heureusement fait cesser toutes douleurs dans ma jambe. J'y étais … Je devais être forte ! La panique me submergeait déjà depuis que je m'étais réveillée un peu plus tôt, montant en crescendo au fur et à mesure que j'avais réalisé que je ne me souvenais plus de rien. Mais à cet instant précis mon état de panique avait atteint des summums. J'appuyai mon front contre la porte afin de rassembler toute l'énergie qu'il allait me falloir pendant les prochaines secondes. Finalement prête à affronter la réalité, je comptai dans ma tête: Un, deux et trois ! Puis me retournai face au miroir !

- « Nonnnnnn ! »

Une jeune femme brune aux cheveux longs et ondulés, le visage incroyablement pâle et couvert d'ecchymoses, enveloppée dans une affreuse chemise de nuit bleue délavée me fixait. Le choc ! Le chaos ! Voilà mon état d'esprit à cet instant ! Mon cœur s'emballa de plus belle et une sueur froide coula le long de ma nuque! Le reflet que je voyais dans ce miroir n'était rien d'autre que celui d'une étrangère à mes yeux ! Je ne reconnaissais rien ! Mais pourtant ! Pourtant ! Il s'agissait bel et bien de moi dans ce miroir ! Je tentais de lever une main vers mon visage pour m'en persuader. Oui c'était bien moi. Je ne pus retenir les larmes qui coulèrent le long de mes joues. Le choc était rude, je regagnai mon lit tant bien que mal malgré mon plâtre et m'effondrai en sanglots dans ce dernier, tenant fermement mon oreiller dans mes bras comme si j'allais couler, me noyer d'un instant à l'autre.

Ça va revenir ! Lemédecin, Chloé ou Clothilde je ne sais plus, l'avait dit ! Ça allait revenir ! Il fallait que je me raccroche à ça !

C'était trop pour moi. Mes paupières étaient lourdes et mon corps pesait une tonne. Ne souhaitant pas lutter plus, je me laissai finalement sombrer dans le sommeil.

- « Bella ! Dans la chambre et en position dans dix minutes !

- Oui maître ! »

Courant comme une folle dans le couloir, je gagnai la salle de bain, me déshabillai en toute hâte et sautai dans la douche !

Putainnnnnnnnnnnnnnnn ! Froid ça passe mais glacial ! Merde quoi !

Cinq minutes plus tard, je nouai mes cheveux en queue de cheval et enfilai la chemise en soie blanche de rigueur. L'anticipation avait toujours le même effet sur moi. Mon corps flottait et c'était quasiment en volant que je rejoignais sa chambre. Avant de franchir la porte, je pris bien soin de défaire les quatre premiers boutons de ma chemise !

Comme il aime !

Un coussin était déjà installé face à la porte et la lumière avait été tamisée. Souriante et déjà terriblement excitée, je pris place à genoux sur ce dernier, la tête basse et les mains sur les cuisses. Mon cœur battait déjà la chamade, mais lorsque le bruit de ses pas résonnèrent à mes oreilles, il manqua de s'échapper de ma poitrine.

- « Hummmm charmante demoiselle ! »

Son odeur avait envahi la pièce et mon excitation transpirait déjà largement entre mes jambes. Un simple toucher de sa part m'aurait fait atteindre le nirvana.

- « Bella, lève-toi , déshabille-toi et allonge-toi sur le lit ! »

Prestement, je me remis debout, ôtai ma chemise et allai prendre place sur le lit. Les draps étaient doux, et son parfum inondait chaque parcelle du tissu.

Mmmmmmmm

- « Tes mains au dessus de la tête ! »

Il accompagna ses paroles d'un geste brusque et plaça mes mains sur la tête de lit ! Il attrapa le tissu en soie noire posé sur la table de chevet et commença à nouer mes poings ensemble. Le nœud était suffisamment serré pour que je ne puisse plus bouger mais n'était en rien blessant. Une fois mes mains sécurisées, il se pencha au dessus de ma poitrine et souffla sur mes pointes déjà dures pour lui. La sensation était grisante !

Teasing !

- « Durant cette séance Bella, tu auras l'autorisation de gémir et tu répondras à mes questions ! Est-ce clair ?

- Oui maître !

- Bien ! »

Le bruit d'un tiroir que l'on ouvre et que l'on referme attisa ma curiosité. Je n'en pouvais plus, j'avais besoin qu'il me touche ! Je le voulais !

- « Le thème de la séance va être basé sur les sens ma douce. Pour les attiser d'avantage, je vais t'en supprimer un : La vue ! Et pour cela je vais te bander les yeux Bella.»

Ma respiration se coupa net. Je ne voulais pas être privé de ça ! J'aimais tellement regarder son corps se mouvoir et ses muscles se bander pendant l'effort. Il ne pouvait pas me l'enlever ! Je n'étais déjà pas autorisé à regarder ses yeux ! Même si je n'étais pas sûr, je devais lui faire confiance. Le laisser me guider. C'était lui qui avait les choses en main, et j'aimais ça par-dessus tout ! Il savait ce qu'il faisait et ne m'avait jamais déçue. Cette fois ne serait pas différente. Je savais qu'il faisait toujours tout en pensant à mon plaisir autant qu'au sien.

- « Ne crains rien beauté. Il ne t'arrivera rien. Tu es en sécurité. D'accord ?

- Ou...oui maître.

- Maintenant ferme tes yeux. »

Le lit s'affaissa à coté de moi et d'une main il souleva ma tête alors que de l'autre il positionna le bandeau sur mes yeux. Une fois fait, je tentai tout de même d'ouvrir un œil mais l'obscurité était complète. Malgré moi, ma respiration s'accéléra, calquant les battements effrénés de mon cœur.

Le silence était pesant, et pourtant je m'évertuai à écouter le moindre son, essayant de savoir où il se tenait dans la pièce. Le cliquetis de chaussures que l'on ôte et le froissement d'un vêtement que l'on enlève rompirent le silence. J'imaginai qu'il était nu, prêt pour moi. Cette simple pensée fit redoubler d'intensité le feu qui se consumait dans mon ventre. Je ne l'entendis pas se déplacer mais il se trouva au niveau du pied du lit quand il s'exprima à nouveau :

- « Es-tu prête douce Bella ?

- Toujours pour vous maître !

- Parfait ! »

Ses mains attrapèrent alors mes chevilles et d'un geste vif il les écarta toutes les deux. Le lit s'affaissa de nouveau et sans plus de ménagement sa langue s'abattit sur mon clitoris !

La surprise de cet assaut combinée à l'anticipation des dernières minutes firent naitre une éruption de plaisir instantanée !

- « Oh bordel ! »

Involontairement je roulai des hanches pour en avoir plus ! C'était tellement bon ! Mais ce n'était rien comparé à la sensation que me procurèrent ses doigts lorsque ceux-ci s'enfoncèrent dans mon intimité, me pompant sans relâche. Il avait de longs doigts, et savait très bien s'en servir ! Des doigts magiques !

- « Ohhh ! Merde ! En- encoreeee ! P-ppp-plus s'il vous plait ! »

Le feu dans mon ventre était attisé à son maximum, consumant chaque parcelle de mon être. Mon corps n'était plus que tension et je savais que d'une seconde à l'autre je pouvais perdre pied et sombrer dans les méandres de la jouissance !

- « Maintenant tu vas me sentir ! Me goûter ! »

Sa langue et ses doigts m'abandonnèrent, pour ma plus grande frustration, alors que son corps se courbait au dessus du mien. Comme je l'avais imaginé, il était entièrement nu, et le contact de son épiderme contre le mien me fit frissonner de plaisir. Sa bouche s'abattit alors sur la mienne avec force, et ma langue trouva la sienne. Je léchai, suçai et aspirai ses lèvres, sa langue pour le goûter et le savourer comme il se devait. Avide d'en avoir plus, je délaissai sa bouche pour sa mâchoire puis son cou où je déposai une myriade de baisers, mordillai et humai à plein poumon son musc délicieux. Cette exploration à l'aveugle ne cessait de m'allumer et mes hanches ondulaient dangereusement contre son ventre, pour essayer de trouver une friction libératrice.

- « Hummmmm...tu auras ma mort Bella ...

L'entendre gémir de sa voix rendue rauque par le plaisir, m'excitait encore plus. Savoir que c'était moi qui le rendais fou !

- J'ai besoin de vous maître ! S'il vous plait ! »

Et pour répondre à ma supplique, il souleva son bassin et pénétra d'un seul trait dans mon intimité outrageusement mouillée !

- « Oh ouiiiiiiiiiiiii !»

C'était le nirvana !

Mais alors que je pensai qu'il allait se mouvoir en moi, il resta stoïque et brutalement il arracha le bandeau qui m'entravait la vue !

- « Je veux voir tes yeux lorsque tu crieras mon nom Bella ! »

Ravie de cette autorisation d'ordinaire interdite, j'encrai alors mon regard dans le sien. Il se retira tout aussi rapidement qu'il m'avait pénétrée pour revenir avec plus d'intensité pilonner mon antre ! Encore et encore ses coups de rein m'arrachaient des miaulements de plaisir ! Mes yeux ne lâchaient pas le vert émeraude de ses iris. Ses pupilles étaient dilatées, emplies de désir brut et de dominance. Mon paroxysme était proche, je ne pouvais empêcher le mouvement de mes hanches poussant à sa rencontre, et lorsqu'il accéléra encore un cran au dessus le rythme de son bassin, un orgasme fulgurant m' emporta.

- « Hhhhhhhhhhhhhhhhannnnnnn ! »

Haletante et en sueur, je me réveillai en sursaut ! Au moins maintenant je pouvais dire que je me souvenais de quelque chose ! Ouhaou ! Et quel souvenir ! L'homme de mon rêve était d'une beauté renversante. Ses yeux verts m'avaient transpercés et rien que pour les revoir à nouveau je fermai les paupières de toutes mes forces pour sombrer à nouveau dans les bras de Morphée. Mon Morphée ! Le rêve plutôt que la réalité.

J'y étais presque lorsque j'entendis la voix d'une jeune femme.

- « Mademoiselle? »

Volontairement je ne bougeai pas. J'étais bien à cet instant, apaisée et l'esprit transporté vers mon bel adonis. Je ne voulais penser à rien d'autre. Je ne voulais pas retrouver la réalité et son triste constat. Je ne voulais pas passer d'autres examens, ni même parler. Ma jambe ne me faisait plus souffrir, ma tête non plus. Je flottais dans une bulle, dans ma bulle ! Là au moins j'étais bien et rien ne pouvait m'atteindre. Si je faisais semblant de dormir elle partirait sûrement !

- « Mademoiselle ? Répondez moi vous m'entendez ? »

Je n'avais plus le choix. J'ouvris alors les paupières, pour les refermer aussitôt ! Je les réouvris doucement cette fois-ci le temps de m'habituer à la lumière ambiante. Je tournai alors la tête vers mon interlocutrice et reconnue le médecin qui s'était occupé de moi. Elle avait un sourire chaleureux et rassurant. Un homme se tenait plus loin derrière elle, en retrait, et son visage était caché dans son ombre.

- « Oui ?

- J'ai quelques photos à vous montrer. On va essayer ensemble de faire ressortir quelques souvenirs si vous le voulez bien ? »

Et voilà le retour à la réalité ! Je me forçai à ne pas penser au pire. Mais mon cœur battait de nouveau à une allure folle dans ma poitrine ! La peur me gagnait inévitablement !

Même si ce n'est pas bon ... ne surtout pas paniquer ! Ça va revenir ! Calme toi ça va aller tu n'es pas seule. Et tu es entourée de médecins qui savent ce qu'ils font ! Courage ! Tu peux le faire !

- « Oui »

Ma voix ressemblait à celle d'une petite fille. Ma gorge était nouée. La demoiselle me décrocha un nouveau sourire plein de gentillesse et de compréhension. Ca me rassura.

-« Je vais vous montrer une photo, et vous allez me dire si vous reconnaissez les personnes présentes. D'accord ?

- Oui. Allons-y ... »

Elle se rapprocha du lit et me tendit une photo. Sur celle-ci il y avait trois personnes et un bébé chien terriblement craquant. La personne du milieu ressemblait à celle que j'avais vu dans la salle de bain. Moi autrement dit ! Les deux autres personnes étaient des quadragénaires, un homme et une femme. Ils souriaient. Ca se voyait que nous étions proches et l'idée me vint qu'il aurait pu s'agir de mes parents. Mais leurs visages n'évoquaient malheureusement rien à mes yeux ! Pourquoi je ne les reconnaissais pas si c'était mes parents ? Ma respiration s'accéléra et je serrai les dents pour garder mon sang froid et ne pas laisser échapper les sanglots qui menaçaient de me submerger à nouveau. Je devais être forte !

- « Le monsieur à coté de vous sur la photo, le reconnaissez-vous ?

- Je...Je...Non je ne le reconnais pas !

- Très bien, ce n'est pas grave ! Continuons.

- Oui.

- La femme de l'autre coté, la reconnaissez-vous ?

- Non plus.

- D'accord, ce n'est rien ! Il est encore trop tôt. Vous êtes fatiguée. Il faut vous reposer encore un peu. Ça va revenir. Laissons-nous encore un peu de temps d'accord ? »

Je fis oui de la tête. Elle se redressa, prête à quitter la chambre et je découvris alors le haut du visage de l'homme présent à ses cotés. Mon souffle se coupa en reconnaissant ses yeux émeraudes. Non ce n'était pas possible ! Ce n'était qu'un rêve ! Je l'avais rêvé ! Ça ne pouvait pas être lui ! Il ne pouvait pas se tenir en chair et os là devant moi ! Je pris soin de respirer correctement pour laisser mon visage impassible du mieux que je pouvais, mais à l'intérieur je hurlais !

Inspire, expire, inspire, expire, inspire, expire, BORDEL !

Ma bouche se mit à parler sans l'autorisation de mon cerveau.

- « Je...lui...non rien …

- Si ! Dite-nous mademoiselle !

- Elle s'appelle Isabella, Clothilde. »

C'était comme si le temps c'était arrêté ! Mon dieu ! Sa voix, LA voix ! J'en reconnaitrais le timbre parmi des milliers ! Cette voix qui m'avait fait frissonner ! C'était bel et bien l'homme de mon rêve ! Il s'était rapproché en disant cela et son visage faisait maintenant face au mien. Il était encore plus beau que dans mon souvenir. Après quelques secondes d'ajustement, je retrouvai l'usage de la parole :

- « Juste Bella ! » Ajoutai-je pour jauger sa réaction.

Après tout si cet homme faisait partie de ma vie de la même façon que dans mes songes, je devais le savoir !

- « Vous vous souvenez de votre prénom ? Me demanda le médecin.

- Je…non je ne sais pas…j'ai dit ça comme ça ! »

Les yeux du jeune homme s'ouvrirent en grand et ses paupières se mirent à battre frénétiquement ! Il semblait surpris et excité à la fois. Se pouvait-il qu'il soit … ?

- « C'est un très bon signe Bella ! Oui, vous devez vous rappeler de votre surnom ! C'est parfait ! Vous voyez ceci est un très bon signe ! Que vouliez-vous nous dire Mademoiselle ? »

Si je voulais obtenir des réponses, c'était le moment ! Prenant une profonde inspiration, je baissai la tête prête à me lancer. Mes pommettes étaient brulantes et après une seconde goulée d'air je me lançai enfin :

- « C'est que…enfin, lui, le monsieur derrière vous…je le reconnais ! »

EDWARD POV

Quand la phrase chuchotée par Isabella, enfin Bella apparemment, avait résonné à mes oreilles, le monde s'était écroulé sous mes pieds. La moindre goutte de sang avait déserté mon visage et je me sentis perdre pied. Elle me reconnaissait ! Bordel ! Edward le chauffard ou Edward le pianiste qu'elle avait rencontré à la Julliard ? Putain de merde ! On pouvait dire que j'avais l'air con ! Ah ça c'était une certitude ! Je devais être blanc comme un linge ! J'étais pris entre l'envie de crier de joie et de pleurer comme un gamin prit la main dans le sac ! Et il était foutrement gros le sac !

- « Edward, je pense que je vais vous laisser ! Ne reste pas trop longtemps, Isabella a besoin de se reposer. »

- « Heuuu...hein ? Tu...tu...t'en...vas ? »

« Tu es un grand garçon va ! Si il y a le moindre soucis, la sonnette est juste là!» m'indiqua Clo dans un signe de tête

- « Isabella je... »

- « Non juste Bella s'il vous plait ! »

- « Très bien Bella, je vous laisse ! Sonnez en cas de besoin ! Je passerai vous voir avant de quitter l'hôpital ! En attendant reposez-vous ! »

- « Merci docteur »

Après un hochement de tête, Clothilde me toisa d'un regard qui voulait dire « Fais-pas-de-connerie -Cullen-et-n'oublie-pas-que-j'attends-une-explication » puis sortit de la chambre, me laissant seul comme le trou du cul que j'étais, auprès de Bella.

- « Heu...Sa..salut !

-Salut ! »

Nom de dieu ! Tu transpires l'intelligence Cullen !

- « Tu te sens mieux ?

-Pour ce qui est de la douleur les médicaments font effet donc ça va.

-Ok tant mieux alors.

-Oui si on peut dire …

-Tu...Tu...Tout à l'heure...enfin...je veux dire...tu as dit que...enfin...tu te souviens de...heu de...de moi ? »

Oh la vache ! Ça dépasse tout ce que j'avais pu imaginer ! Sombre crétin !

- « Heu...Oui ! Enfin en quelque sorte !

-En quelque sorte ?

-En fait je vous...enfin je reconnais uniquement ton...heu...votre visage.

-Non tu peux me tutoyer Bella.

-Ok !

-Tu ne te souviens que de mon visage ?

-Oui enfin ça peu paraître étrange mais...enfin ton visage m'est familier.

-Tu ne te souviens pas de mon prénom ?

-Heu non !

-Je m'appel Edward !

-Edward…D'accord !

-Et on s'est rencontré à la Ju...Enfin à mon école ! »

Bella hocha la tête en absorbant ces nouvelles informations. Elle semblait vouloir se concentrer et continuer cette conversation mais le sommeil paraissait vouloir avoir raison d'elle. La seconde fois qu'elle bailla à s'en décrocher la mâchoire je me forçai à prendre congé d'elle. L'envie de rester auprès de ma belle était forte mais je devais être raisonnable pour elle.

- « Je vais te laisser. Tu dois te reposer.

-Oui d'accord. Je suis désolée mais je me sens tellement fatiguée.

-Ne t'inquiète pas. Nous aurons tout le temps de parler demain. Je viendrai te chercher dès que tu seras autorisée à sortir.

-Heuuu merci...Je...heu...j'ai une dernière question avant que tu partes. »

Je vis son visage se teinter d'un adorable rougissement et je compris que la question qui semblait si embarrassante pour elle allait inévitablement me mettre ENCORE PLUS dans la merde ! Elle prit une grande inspiration et vrilla son regard chocolat dans le mien.

- « Edward-est-ce-que-je-suis-ta-petite-amie ? »

Je ne pus m'empêcher de sourire de toutes mes dents. Elle était tellement mignonne ! Et à cet instant c'était une certitude, elle allait me rendre fou ! Que lui répondre ? La vérité … ou presque semblait le mieux.

- « Pas exactement Bella ! Disons que...enfin...on apprend à se connaître. Mais on parlera de ça une autre fois d'accord ? Quand tu seras reposée.

-D'accord !

-Allez je te laisse avant de me faire botter les fesses par ton médecin ! »

Elle me regarda en souriant. Un vrai sourire sincère ! Elle était tellement belle, même avec ses ecchymoses sur le visage, que je ne pus m'empêcher de m'approcher d'elle et de déposer un délicat baiser sur son front. Sa peau était douce. Bella, ma Bella ! Elle allait bien et mon visage lui était familier. J'étais heureux ! C'était à contre cœur mais après un dernier regard vers elle, je me décidai à quitter la chambre.

- « Tu es plus raisonnable que je ne l'aurais pensé ! »

Je tournai la tête en direction de la voix de mon interlocuteur. Clothilde se tenait au bout du couloir, un dossier dans les mains.

- « Je suis un homme plein de surprises !

- Crétin ! »

Pour la seconde fois de la soirée, je riais. J'étais tellement soulagé que Bella aille mieux !

- « Il faut qu'elle se repose ! Demain elle pourra sortir en milieu de journée. Ses résultats ne sont pas alarmants mais elle est vraiment choquée.

- Je sais !

- Elle te reconnait ! C'est plutôt bon signe.

- Oui, enfin mon visage lui est familier. Elle ne se souvenait pas de mon prénom tu sais !

- Chaque chose en son temps Edward. Ça reviendra !

- D'accord ! Je viendrai la voir demain et je la ramènerai chez moi pour m'occuper d'elle.

- Très bien.

- Je...je vais rentrer maintenant.

- Ou enfin te décider à me dire qui est cette jeune femme pour toi et ce qui s'est réellement passé !

- Je...écoute Clothilde…je…je ne peux pas…Pas encore !

- Edward !

- Je suis désolé Clo ! Je sais que je te mets terriblement dans la merde, vis à vis de ton travail et d'Isabella, mais …

- Ok ça va ! Allez file avant que je ne change d'avis !

- Merci ! Tu es une amie en Or !

- Les compliments ne me feront pas oublier Cullen. Ce n'est que partie remise ! »

Sur cette dernière phrase son visage était grave et sans que je m'y attende elle me prit dans ses bras pour une étreinte réconfortante. J'étais dans une merde noire, et je savais que mes conneries pourraient vraiment lui causer des ennuis. Mais elle était là ! Je ne remercierai jamais assez mon père d'avoir mit sur mon chemin ces deux frangines tout autant insupportables qu'adorables. Deux véritables amies !

- « Merci pour tout Clo ! »

Elle renforça sa prise autour de mes épaules puis s'éloigna en direction de la chambre de Bella.

J'étais vraiment l'enfoiré le plus chanceux de la planète !

Le trajet du retour se fit sans encombre. Une fois garé en bas de mon immeuble, je posai la tête contre mon volant et soupirai. Quelle journée ! En me redressant mes yeux croisèrent le rétro et j'aperçus le sac de Bella sur la banquette arrière. Je ne pouvais pas le laisser là alors je le récupérai et sortis de mon véhicule pour rejoindre mon loft. Une fois la porte de ce dernier franchie, je me dirigeai vers le salon et m'avachis dans le canapé. J'étais exténué, mes muscles étaient endoloris et je ne rêvais que d'une douche et de mon lit. Mais avant je devais prendre une décision. Le sac de Bella trônait sur mes genoux. Et la curiosité et le respect de son intimité se livraient une lutte sans merci dans mon esprit.

Au point où tu en es mon vieux ! Je crois que son intimité est relayée aux oubliettes !

Putain ! Quelle merde ! Fébrilement et avec un sentiment de culpabilité j'ouvris le sac, sortis l'agenda et m'emparai du portefeuille. Il était en cuir noir, fin et peu extravagant, tout comme Bella. Celui-ci contenait son passeport, son permis de conduire, sa carte de crédit et sa carte d'université. Une adresse dans Brooklyn figurait sur cette dernière. Saisissant le bloc et le stylo sur la table basse je m'empressai de la noter. Je reposai le compagnon et sortis ensuite le manuel scolaire. « Management d'entreprise ». Je n'aurais jamais imaginé Bella dans cette filière. Sans plus d'intérêt je posai le livre sur mes genoux et glissai ma main dans le sac. Au fond de celui-ci se trouvait un trousseau de clefs et son téléphone portable.

Ma curiosité fut aussitôt aiguisée par cette trouvaille et honteux je le saisis. L'Iphone était intact malgré l'accident. La main tremblante j'appuyai sur l'unique bouton et déverrouillai le clavier. Celui-ci n'était pas protégé par un code et l'écran affichait six appels en absence et trois messages vocaux.

Mon cœur s'accéléra brutalement dans ma poitrine ! Bien sûr que ses amis s'apercevraient de sa disparition!

Bah oui mon vieux ! C'était juste INEVITABLE pfffffffffffff !

Si elle ne répondait pas à son téléphone et qu'elle était introuvable ses proches s'alarmeraient et préviendraient les flics pour lancer des recherches ! Je serais retrouvé, accusé d'agression, de dissimulation de preuves et de kidnapping entre autre! J'irais en prison! Et le pire de tout: Bella me détesterait! Mais qu'est ce que j'avais fait? J'étais véritablement au fond du trou ! Je devais trouver une solution pour que tout s'arrange ! Les parents de Bella se feraient également du soucis. Il fallait que je les préviennent. Si je leur disais que je veillais sur leur fille, peut être me feraient-ils confiance et ne débarqueraient pas à l'hôpital ! Je savais ce que j'aurais dû faire mais la partie irrationnelle de mon esprit me conjurait de ne rien dire pour la garder auprès de moi. Je ne pouvais pas la perdre ! Pas maintenant, pas après ce qui c'était passé cette après-midi. Elle m'avait reconnu, elle m'avait souri, c'était bon signe non? Je devais la protéger, la faire mienne pour effacer tout le malheur que je lui avais causé. J'étais complètement paumé, je ne me reconnaissais pas ! Je n'avais jamais eu ce genre de comportement. Ce coté possessif que j'avais toujours trouvé pathétique chez les autres. Je devenais cinglé et j'étais prêt à tout pour elle! Il fallait que je me reprenne en main. Je fermai les yeux et penchai ma tête en arrière contre le dossier du canapé. J'avais besoin de faire le vide, histoire d'y voir plus clair. Il fallait que je réfléchisse de manière rationnelle.

Après plusieurs minutes de réflexion j'étais toujours face à un mur. Je décidai d'écouter les messages et d'agir ensuite en conséquences. J'appuyai sur la touche du répondeur et retins mon souffle.

« Vous avez trois nouveaux messages.

Message un, reçu aujourd'hui à 20h57 :

Bella c'est Alice ! Je...Finalement j'ai pu sortir plus tôt ! Je suis passée à la Julliard mais c'était trop tard. Rappelle moi c'est important !

Message deux, reçu aujourd'hui à 21h39 :

Bella c'est encore Alice. Tu ne m'as toujours pas rappelé et c'est peut être idiot mais je…je m'inquiète. J'ai un mauvais pressentiment. Rappelle moi s'il te plait!

Message trois, reçu aujourd'hui à 22h46 :

Salut Beauté c'est Jazz ! Je voulais savoir si tu voulais déjeuner avec moi demain midi. Vu qu'on sera samedi et que ces derniers temps on a pas eu beaucoup l'occasion de se voir ! Rappelle moi pour confirmer. Je t'embrasse honey !

Fin des nouveaux messages. »

Quelques secondes passèrent sans que je puisse bouger. Si j'avais pensé devenir fou quelques minutes auparavant, ce n'était en rien comparable à l'état dans lequel je me trouvais actuellement! Le sang pulsait à toute allure dans mes veines. Celles-ci étaient saillantes sur mes avants-bras et mes tempes bourdonnaient sous l'assaut de mon pouls bondissant.

Le cerveau en ébullition je me relevai brutalement. Arpentant mon salon comme un lion en cage, j'attrapai à la volée le verre utilisé avec Mary tout à l'heure et toujours présent sur la table basse, et le projetai de toutes mes forces dans le mur en face de moi. Il éclata en des centaines de particules transparentes, laissant apparaître une marque sur le peinture. C'était bien pire que tout ce que j'avais pu imaginer! Alice ! Alice Scott ! MON Alice ! Et ce putain de trou du cul ! Jazz ! C'était qui celui là? Pour qui il se prenait ce crétin ?

Je devais rappeler Alice de toute urgence et tout lui raconter. Enfin peut être pas tout mais le principal. Avec Emmett on la connaissait mieux que quiconque et on savait foutrement bien que lorsqu'Alice avait un mauvais pressentiment, RIEN, ne lui ferait lâcher l'affaire. J'étais piégé !

Après avoir médité une bonne demi-heure sur la version des faits que j'allais lui livrer - et accessoirement torturé mes cheveux à force de passer mes mains dedans à les agripper comme un fou - je me décidai enfin à décrocher mon téléphone. Mes mains tremblantes et terriblement moites avaient de grandes difficultés à tenir le combiné mais malheureusement pour moi je n'avais guère le choix.

Une tonalité, deux tonalités, trois tonalités...Bordel elle n'allait pas décrocher ! Quatre tonalités...ALICE DECROCHE MERDE !

« - Edward ? »

Je ne pus m'empêcher de soupirer de soulagement et humectai mes lèvres desséchées par le stress qui m'envahissait.

« - Oui Ali' c'est moi!

- Il y a un problème ? Tu as une voix d'outre-tombe !

- Heu…oui en fait il y en a un.

- Bella ? C'est ça ? Oh misère j'en étais sûr !

- Tu l'avais vu ?

- ...

- Ali' t'es toujours là ?

- O..oui je suis là ! Dis moi qu'elle va bien Edward !

- Oui elle va bien, enfin elle a la jambe cassée et un léger traumatisme crânien mais les médecins ne sont pas inquiets et disent qu'elle va s'en remettre rapidement.

- Où est le problème alors ? Je te connais et vu le ton que tu prends ça ne présage rien de bon !

- Elle est…enfin le choc l'a …

- Putain Ed' !

- Elle est amnésique !

-Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? »

J'éloignai instantanément le combiné de mon oreille qui j'étais sûr n'allait pas tarder à saigner suite au son puissamment aigu dont elle avait été victime!

« - Tu m'as bien compris Alice ! Elle ne se souvient de rien ! Le choc, tout ça, elle a tout oublié mais ce n'est que passager !

- Comment ça passager? Sois plus clair merde !

- Le médecin dit que tout reviendra quand elle sera prête à faire face à son accident ! Pour l'instant elle est encore trop choquée ! La seule personne qu'elle reconnaît, enfin qui lui est familière, c'est … heu …

- Toi !

- Oui, c'est moi.

- Comment connais-tu Bella Swan ? Ne me dit pas qu'elle fait partie de ton tableau de chasse !

- Non pas du tout ! On s'est rencontré à la Julliard et on se ... heu … fréquente ! Enfin on apprend à se connaître.

- Hum ! Et oh miracle tu l'as secouru si je comprends bien !

- Oui, j'étais là quand elle s'est fait renverser et j'ai fait ce qu'il fallait.

- Je sais.

- Comment ça tu sais ?

- J'étais à la Julliard tout à l'heure. On avait rendez-vous avec Bella et on devait échanger nos livres. Je l'ai bousculé à la fac enfin bref malencontreusement on a échangé nos livres quoi. Je devais la retrouver à l'école après mon cours de stylisme mais la couturière a trainé. Je ne pensais pas pouvoir être là alors j'ai décommandé mais finalement j'ai pu me libérer et je voulais la retrouver comme prévu. J'ai mi un temps fou à trouver mon chemin dans ces maudits couloirs à la con et du coup je l'ai raté. Enfin tout ça pour dire que je t'ai vu quitter le parking comme un forcené voilà !

- Je l'emmenais à…heu…

- L'hôpital ?

- Oui voilà, à l'hôpital !

- Très bien ! Bon le principal c'est qu'elle soit maintenant prise en charge et que sa vie ne soit pas en danger. Et puis ses parents vont s'occuper d'elle. Tu n'as plus à t'inquiéter ! Relax !

- C'est à dire que…enfin je suis la seule qu'elle reconnaît, et il ne faudrait pas qu'elle soit stressée de ne pas reconnaître ses parents, alors je me suis dis que peut-être elle pourrait venir chez moi… enfin tu vois pour que je m'occupe d'elle, le temps qu'elle aille mieux !

- Tu es accro ou je rêve ?

- Alice !

- Heu pardon ! Excuse-moi. Oui enfin je ne sais pas ! Ses parents sont au courant au moins?

- Heu non !

- Tu te fous de ma gueule là? DIS MOI QUE TU TE FOUS DE MA GUEULE EDWARD ?

- Non ...

- Tu es un triple con ma parole !

- J'AI PAS BESOIN DE ME FAIRE SERMONER ALICE SCOTT ET MOI AUSSI JE PEUX GUEULER ! C'EST CLAIR ?

- Oui pardon ! Bon, il va falloir les prévenir, c'est inévitable !

- Je sais .

- Tu as leurs coordonnées ?

- Non .

- On fait comment alors ?

- Je me disais qu'on aurait pu aller chez Bella ! Il y avait ses clefs dans son sac et du coup je pourrais prendre quelques unes de ses affaires et trouver le numéro de ses parents.

- Ok parfait c'est un très bonne idée! Je t'accompagne !

- Alice je ne sais pas si …

- Il n'y a pas à discuter ! Ce n'était pas une question !

- *soupir * Bon ok !

- Je serai chez toi demain à 11h ! Sois prêt ! Bonne soirée Ed' ! »

Je n'eus pas le temps de lui répondre que déjà elle avait raccroché. Elle était vraiment … Alice ! Tempérament de feu et foutrement têtue !

Cette discussion s'était, malgré tout, mieux passée que je ne l'avais imaginé. Demain je serai chez Bella, je pourrai découvrir son cocon et me familiariser avec son environnement. Je lui avais dit que nous faisons connaissances, je devrai donc en apprendre le maximum sur elle en étant dans son appartement. Je prendrai quelques unes de ses affaires pour que son séjour chez moi soit le plus agréable possible pour elle. Et avec Alice nous nous mettrons en quête des coordonnées de ses parents, même si bien évidemment celles-ci devaient se trouver dans le portable de Bella. Mais je n'étais pas censé être en sa possession donc il fallait faire sans !

Un brin soulagé finalement d'avoir Ali' comme alliée pour la « mission » de demain, je me dirigeai vers la salle de bain où une douche bien chaude pourrait peut être apaiser la tension qui régnait dans chacun de mes muscles. Je me déshabillai lentement, las de la soirée éprouvante que je venais de passer et me glissai sous l'eau brulante. Celle-ci me fit un bien fou instantanément, me débarrassant petit à petit de la peur, du chagrin et du stress accumulés aujourd'hui. Le sommeil me guettait dangereusement et j'aurai pu m'endormir là, debout, sous le jet. Je me décidai quand même à sortir pour rejoindre mon lit qui était quand même préférable pour un sommeil réparateur.

En arrivant dans la chambre, je fus estomaquée de constater que celle-ci avait totalement été remise en état. Les draps avaient été changés et la pièce aérée. Et sur mon lit trônait une note. Je m'approchai et constatai que c'était un mot de Mary.

Il est maintenant l'heure pour toi de te reposer. Tout rentrera dans l'ordre ! Si besoin, tu sais où me trouver ! Bonne nuit. Mary

PS : Ne t'avise même pas de me remercier où tu peux faire une croix sur tes prochains petits déjeuners!

Fantastiques! J'avais des amies fantastiques ! C'est donc avec le sourire aux lèvres et l'espoir d'un lendemain meilleur que je me faufilai dans la douceur de mes draps, sans me soucier d'enfiler un boxer. Le sommeil m'emporta à la seconde ou ma tête toucha l'oreiller, et cette nuit là mes rêves furent partagés avec la femme aux yeux chocolats.

A onze heures tapante le lendemain, Alice franchissait la porte de mon appartement. Elle n'aurait pas pu être plus ponctuelle! Elle était resplendissante comme d'habitude ! Ses cheveux noirs savamment coiffés et qui pointaient dans tous les sens lui donnaient un air farfelu qui lui allait à la perfection. Son aisance était naturelle et c'est avec une démarche de danseuse étoile qu'elle se rapprocha de moi et me prit dans ses bras.

« - Alors Eddy chou on s'est épris de Mlle Swan ?

- Alice !

- Rhhhhhhhhooooo toujours de mauvais poils à ce que je vois !

- Tu es pire qu'Emmett c'est pas possible !

- Ohhhh ! Comment tu peux oser ? Je suis offusquée !

- Oh très chère vous êtes offusquée ? Vous m'en voyez désolé ! »

Elle resta sérieuse un instant, son regard impassible rivé au mien, puis nous éclatâmes de rire ! Sa bonne humeur était, encore aujourd'hui, toujours aussi contagieuse !

« - Allez le lutin on y va !

- Le lutin t'emmerde Cullen ! »

Après avoir essayé de me botter les fesses, elle s'empara de ma veste, me la lança en plein visage et prit le chemin qu'elle avait emprunté quelques instants plus tôt sans même m'attendre. Un sourire flottait sur mes lèvres. J'étais heureux qu'elle soit là ! Elle m'avait manqué. Même si avec nos emplois du temps respectifs nous ne pouvions nous voir autant qu'avant, à chacune de nos « retrouvailles » tout était comme si nous nous étions quittés la veille. Et c'était d'ailleurs en grande partie pour cela que je l'aimais tant.

Une fois au volant de ma voiture Alice me donna l'adresse qui était inscrite dans le bouquin d'Isabella et j'acquiesçais en me remémorant celle que j'avais trouvé dans son portefeuille. Ainsi nous sortîmes du parking et empruntèrent la direction de Brooklyn. Le trajet fût relativement rapide, chose rare pour un samedi, mais je ne pouvais que remercier la vie pour ça, ma patience étant déjà mise à rude épreuve depuis mon réveil. J'avais plus que hâte de voir l'appartement de Bella! J'espérais vraiment découvrir de nouvelles choses sur le femme qui occupait mes rêves. Des détails qui me permettraient de mieux la connaître. J'étais avide d'en savoir plus! Comme un homme affamé devant son plat favori!

C'est tout de même nerveux et mal à l'aise de cette intrusion dans la vie de Bella que je tendis le trousseau de clefs à Alice. Elle ouvrit la porte et l'odeur de Bella vint frapper mes narines à peine le seuil franchit. Je fermai les yeux et humais à plein poumon ce parfum si particulier qui était dorénavant mon préféré.

« - Allo !

- Hein? Oui je suis là! »

L'intervention d'Ali' me ramena sur la planète Terre et j'ouvris alors grand les yeux pour mémoriser le moindre détail du lieu de vie de Bella. Si l'immeuble pouvait paraître vétuste, l'appartement lui avait un certain cachet. Bon, mis à part le canapé qui menaçait sérieusement de rendre son dernier souffle à la prochaine paire de fesses qui se poserait dessus! Mais dans l'ensemble il était à l'image de ma douce. Sans extravagance mais décoré avec goût et délicatesse. En somme, c'était son nid à elle et il avait une âme. De suite je m'y sentis bien. Je l'imaginais parfaitement vivre ici. Dans le salon, les tons étaient en accord, les murs recouverts d'une couleur lin avec des pointes de prune dans les rideaux épais et les coussins. C'était paisible et lumineux. A ma grande surprise, la cuisine comptait de nombreux accessoires assez sophistiqués, dont j'aurais été bien entendu in-foutrement-capable de me servir! Et sur le coin du bar, un cahier ayant survécu grâce à 2 spirales encore intactes débordait de recettes. Ainsi Bella était donc un fin cordon bleu !

Je me dirigeai ensuite vers sa chambre. Le mobilier y était sommaire : un lit, deux tables de chevet et une armoire. Les murs étaient couleur taupe et une housse de couette framboise reposait négligemment sur le matelas. C'est là, dans cette pièce, que son parfum était le plus fort. J'avais terriblement envie de me noyer dans ses draps et de la respirer jusqu'à en oublier qui j'étais!

« - J'ai trouvé Ed'!

- …..

- Edward? C'est bon j'ai trouvé!

- Quoi ?

- Le numéro de ses parents tiens !

- Ah oui !

- Ils n'habitent pas à New York mais dans un trou paumé des États-Unis.

- C'est à dire ?

- Forks !

- Oui je vois, c'est dans l'état de Washington.

- Je ne veux même pas savoir comment tu connais ce bled!

- De toutes façons ce n'était pas la question ! Bon alors? Tu appelles ?

- Tu te moques de moi là ?

- Non ! Ali' si c'est moi qui appelle sachant que je suis un mec, et qu'ils n'ont jamais dû entendre parler de moi, ils ne vont assurément pas me faire confiance !

- Ça c'est sur !

- Ok sympa merci!

- Son père est flic Ed'!

- Quoi? Oh merde! Tu vois là, c'est certain il va rappliquer et me mettre une balle entre les 2 yeux ! Donc TU appelles et TU leur expliques comme je te l'ai dit dans la voiture que ...

- …leur fille a eu un accident, qu'elle va bien mais qu'elle est encore sous le choc ! Que je vais m'occuper d'elle et qu'ils n'ont pas à s'inquiéter ! De toutes façons ça ne sert à rien qu'ils viennent car ça ne ferait que la paniquer encore plus de voir qu'elle ne les reconnait pas et que je leur enverrai des messages tout les jours !

- Oui voilà…mais tu as le droit de respirer hein !

- Tu me fais chier là ! Fais encore le malin et je te laisse te dépatouiller avec le flic ! C'est clair ?

- Reçu cinq sur cinq ! Allez à toi de jouer super girl ! »

Sur ces dernières paroles elle m'adressa un clin d'œil et s'éclipsa dans le salon. Ne voulant pas la déranger je m'approchai de l'entrebâillement de la porte et écoutais attentivement la conversation.

J'étais plus qu'anxieux et je me doutais fortement qu'ils n'accepteraient jamais ce qu'Alice allait leur proposer. J'allais perdre Bella, un jour sa mémoire reviendrait, et je serais fichu ! Elle ne voudrait plus jamais me parler compte tenu de ce que je lui avais fait. Totalement perdu dans mes pensées moroses je ne m'étais même pas aperçu qu'Ali' était en train de parler. Son ton était sûr et sa voix plutôt enjouée . Elle fournissait l'ensemble des informations que les médecins m'avaient donné et expliquait comment l'avenir prochain d'Isabella allait se dérouler. Puis il y eu un silence ponctué de « oui » et de « non ». Je bouillais intérieurement et ne pouvant me résoudre à écouter une seconde de plus la tournure qu'avait l'air de prendre les évènements, je m'éloignai de la porte et refermai celle-ci pour finalement me laisser choir sur le lit de ma douce.

Le bras rabattu en travers de mes yeux j'essayai de retrouver un semblant de calme et me forçai à inspirer et expirer de façon régulière. Le parfum de Bella m'apaisa en quelques secondes. J'en étais à ma 174ème respiration quand les pas d'Alice résonnèrent sur le parquet. A contre cœur je me forçai et me redressai au moment où cette dernière passait la porte de la chambre. Défaitiste, j'attendis qu'elle prononce la sentence.

Ouais là mon gars tu es vraiment désespéré ! Pathétique !

« - Tu en fais une tête ! Tu as vu un fantôme ou quoi ?

- Je me suis assoupi.

- Mouais !

- Bon alors? Qu'est ce qu'ils t'ont dit ?

- Que c'était ok !

- Quoiiiiiiiiiiii ? Raconte-moi nom de dieu ! »

J'avais les yeux écarquillés et le cœur qui battait à tout rompre. Je n'arrivais pas à y croire! Ça semblait impossible et pourtant! Finalement tout n'était peut être pas fichu!

« - Et bien je leur ai tout expliqué. Ce que le médecin avait dit, les prochains évènements à venir, la photo, enfin tout ça quoi ! Sa mère est infirmière donc elle a très bien compris et elle sait ce que c'est. Elle était torturée entre le fait de venir dès ce soir pour prendre soin de sa fille et attendre que la mémoire de Bella soit revenue pour arriver. Mais finalement après l'avoir rassurée sur l'état de santé de sa fille et lui avoir promis de lui donner des nouvelles tous les jours elle a accepté. Bon en même temps j'ai cru comprendre qu'elle était un peu coincée vis à vis de son travail. Des problèmes de sous-effectifs dans un bled aussi paumé c'est pas vraiment étonnant. Enfin bref tout ça pour dire que tu n'as plus qu'à prendre quelques affaires et remercier ta meilleure amie ! »

Fière d'elle même, elle me décrocha son plus beau sourire.

« - Merci Ali' ! Infiniment! Les parents de Bella sont maintenant rassurés et je te promets que je vais prendre soin d'elle comme personne ! »

Et je ne vais pas finir avec une balle entre les deux yeux finalement … du moins pas tout de suite ...

« - Tu as plutôt intérêt mon vieux ! C'est MA responsabilité qui est engagée auprès d'un flic alors fais pas le con !

- Oh Alice si tu savais comme je suis soulagé ! Je ne voulais pas que ses parents s'inquiètent mais en même temps je savais que si c'était moi qui avait appelé ça ne se serait pas passé aussi bien !

- N'oublie pas que c'est toi qui lui est venu en aide ! Tu as fait ce qu'il fallait Edward !

- Hum…si tu le dis... Allez prenons quelques affaires pour Bella et rentrons !

- D'accord ! Un dernière chose Ed' !

- Oui ?

- Ça va aller ! Respire!

- Oui j'espère ! »

Après qu'Alice ait fourré son nez dans l'armoire de Bella et poussé d'affreux soupirs face à « autant d'incohérence vestimentaire » je lui rappelai quand même que Bella avait un plâtre à la jambe et que bien évidemment elle pouvait oublier l'unique paire de chaussures à talons qu'elle avait réussi à dénicher et remettre à leur place les petites robes et jupes qui bien que sexy n'étaient pas vraiment raccord avec la convalescence de Bella.

Au bout de ce qui me parut une éternité, le sac fut enfin bouclé et nous quittions les lieux. Mais au moment de sortir, la sonnette de l'appartement retentit et en réponse mon cœur se mit à accélérer brutalement dans ma poitrine. Qui que soit qui se trouvait derrière cette porte prendrait notre présence ici comme une intrusion et inévitablement je serais à nouveau dans la merde ! Putain !

Je fis alors la première chose qui me passait à l'esprit et appuyais mon index sur la bouche d'Alice pour lui intimer le silence. Si personne ne répondait, le visiteur de Bella finirait bien par partir !

Mais ça c'était sans compter sur Alice ! Bien sûr ! Elle me fusilla du regard et se dirigea d'un pas décidé vers la porte d'entrée !

Mais quelle tête de mule!

« - Bonjour?

- Heu bonjour, Bella est là ?

- Non ! Je peux savoir qui vous êtes ?

- Et je peux vous retourner la question ? C'est quand même vous qui êtes chez mon amie !

- Je suis Alice Scott. Et lui c'est Edward Cullen. Nous sommes ici car Bella a eu un accident.

- Quoiiiiiiiiiiii ? Comment ça un accident ? Que lui est-il arrivé? Elle va bien? Où est-elle? Dans dans quel hôpital ?

- Calmez-vous ! Oui elle va bien mais …

- MAIS QUOI ? »

Ce type commençait sérieusement à me taper sur les nerfs! Et sur ceux d'Alice aussi visiblement. C'était le moment d'intervenir avant que ça dégénère ! Je décidai de répondre à la place de mon amie.

« - Mais l'accident l'a profondément choquée et elle présente une amnésie passagère ! Enfin elle ne se ...

- Je sais très bien ce qu'est une amnésie passagère je suis psy !

- Ok, mais inutile de répondre sur ce ton!

- Où est-elle? Et que diable foutez vous chez elle ?

- On se calme! Elle est à l'hôpital Mount Sinai ! C'est une amie à moi qui est médecin qui s'occupe d'elle. Et nous sommes dans son appartement pour récupérer des vêtements car elle va passer sa convalescence chez..

- Nous ! »

Il faudrait que je pense à remercier Ali' pour son intervention car à deux secondes près je me serai vendu ! Ouf !

« - C'est absolument hors de question ! Bella est comme ma sœur ! Elle ne m'a jamais parlé de vous alors ne pensez même pas une seconde que je vais la laisser dans CET état chez de parfaits inconnus ! »

Là j'étais énervé! Je n'allais pas le laisser continuer à nous gueuler dessus comme ça! Et encore moins s'il avait l'intention de faire foirer mes plans!

- Écoute mon gars, nous ne sommes pas des inconnus pour elle ! Vous débarquez en disant être un ami de Bella mais je n'en ai pas non plus la preuve! Alors descendez de vos grands chevaux! Et si vous êtes psy vous devez sans doute être au courant qu'il est important qu'elle soit avec des gens qu'elle reconnaît ! Et jusqu'à preuve du contraire la seule personne qu'elle reconnaît pour le moment c'est moi ! »

Ok ! Il fallait vraiment que je me calme avant de mettre mon poing dans la tronche de cet abrutit ! Je tentai un regard vers Alice qui était visiblement dans le même état que moi. Je m'apprêtais à en rajouter une couche mais le merlan frit fût plus rapide et Ali' s'empressa de lui clouer le bec.

« - Ah !

- Ah comme vous dites !

- Et bien je vais aller à l'hôpital ! Et elle me reconnaitra moi aussi!

- Sauf votre respect Monsieur ?

- Hale !

- Monsieur Hale donc ! Nous ne partageons pas la garde d'un chien là! Donc si vous pouviez faire preuve d'un minimum de compassion et de maturité ça ne serait pas plus mal !

- Mais ...

- Il n'y a pas de « mais »! L'hôpital! Et tout de suite ! »

Bien que ce type me tapait furieusement sur le système, je ne pus m'empêcher de vouloir lui éviter le pire, et lui lançai un regard lourd de sens pour qu'il se taise et capitule, car vu de l'état d'Alice, il allait rapidement goûter à son courroux! Il ne connaissait pas encore le lutin et croyez moi, furax comme elle était elle aurait pu mordre ! Visiblement il comprit parfaitement mon signal, baissa la tête et emboita le pas de mon amie vers nos voitures.

Une demi-heure plus tard, nous pénétrions dans le hall de l'hôpital et je conduisis Alice et Mr Hale au chevet de Bella. J'étais bouffé par le stress ! Si ma belle le reconnaissait lui aussi je la perdrais. Je ne pouvais m'y résoudre ! En l'espace de vingt-quatre heures elle avait déjà pris une grande place dans ma vie. Je ne pouvais l'expliquer d'ailleurs ! La seule chose dont j'étais certain c'était que j'étais irrémédiablement et irrévocablement épris de cette femme.

Très vite nous fûmes devant la porte de sa chambre et d'un signe de tête j'ordonnai à l'ami de Bella de renter. Celui-ci acquiesça en silence et pénétra dans la pièce.

La tension était à son comble et la seule chose que je trouvai à faire afin de soulager mes nerfs était d'arpenter sans relâche les couloirs de l'hôpital. Au bout de ce qui me sembla un temps infini, Mr Hale sortit de la pièce. Il était d'une pâleur à faire peur et aussitôt je craignis que l'état de Bella ne se soit détérioré !

« - Comment va t-elle ?

- Un peu mal à la tête mais ça va.

- Vous êtes sûr que vous ça va ? Vous êtes blanc comme un linge !

- Oui…enfin non ! Elle…ne m'a pas reconnu.

- Oh ! J…je…suis désolé ! Ça va revenir vous savez. Le médecin est sûr de ça.

- Oui je sais mais...c'est...dur à encaisser vous voyez.

- Oui …

- Ça n'a pas très bien commencé entre nous. Mais…je m'appel Jasper ! »

Il me tendit sa main. Après une seconde d'hésitation je la serrai.

« - Moi c'est Edward !

- Je m'en doutais ! Elle te réclame.

- Oh !

- Je ne suis pas un grand bavard alors ce que je vais dire maintenant je ne le redirai pas deux fois ! Je ne sais pas qui tu es pour Bella mais sache que je tiens énormément à elle ! Je te conseille donc de la protéger comme il se doit ! En attendant, je suis d'accord avec le médecin ! Elle ne peut pas venir chez moi, elle serait trop perturbée. Déjà là elle semblait totalement paumée. Si tu le permet , je vais demander le numéro de ta petite amie pour pouvoir prendre de ses nouvelles ok ?

- Alice n'est pas ma petite amie !

- Ah ? »

Il disait tenir à Bella comme à sa propre sœur mais vu les rougeurs qui prenaient place sur son visage face à la révélation que je venais de lui faire, ils auraient vraiment pu faire partie de la même fratrie. Il semblait sincère. Et nous voulions la même chose pour Bella. La voir saine et sauve.

« - C'est entendu ! Je ferais en sorte qu'elle ne manque de rien et je prendrai soin d'elle comme de personne. Tu peux compter sur moi pour ça !

- Parfait !

- Bon je…je vais aller la voir !

- Ok! Je peux demander le numéro d'Alice ?

- Elle est suffisamment grande pour prendre cette décision toute seule mais je ne pense pas qu'elle soit contre.

- Oh…ok !

- Bon bah à plus tard !

- Oui à plus et merci de t'occuper d'elle Edward !

- C'est normal. Je…enfin…elle compte beaucoup…pour moi aussi. »

BELLA POV

Jasper, Jasper, Jasper, Jasper, Jasper, Jasper, Jasper, Jasper, Jasper, Jasper, Jasper, Jasper et Rosalie, Rosalie, Rosalie, Rosalie, Rosalie, Rosalie ! PUTAINNNNNNNNNNNNNNNNNNNN ! Pourquoi je ne me souvenais de rien ? Je voyais bien que je lui avais fait du mal ! J'étais une amie, une amie d'enfance et je ne me souvenais pas de lui ni de sa sœur ! J'étais une amie horrible ! Un accident et je zappais tout ! Tout ceux qui faisaient partie de ma vie ! Mes parents! Mes amis! Tous sauf un : Edward ! Jasper m'avait dit qu'il allait arriver. Je ne savais pas comment expliquer pourquoi cet homme partageait mes rêves ni même qui nous étions l'un pour l'autre. Mais encore cette nuit il avait été dans mes songes ! Et comme hier, le réveil avait été difficile ! Je n'arrivais pas à me défaire de son image, de nos ébats passionnés mais en même temps j'étais totalement confuse et honteuse de faire de tels rêves !

Un bruit me sortit de mes pensées. Il était là. Il se tenait dans l'entrebâillement de la porte. Mais au moment où il allait franchir cette dernière il fut interpellé par le médecin qui s'occupait de moi. Celle-ci fit d'ailleurs irruption dans ma chambre et s'approcha de mon lit. Elle tenait un épais dossier dans ses bras.

« - Bonjour Bella !

- Bonjour docteur !

- Comment allez-vous ce midi ?

- Un peu mal à la tête mais rien d'insupportable.

- Je vais vous prescrire des anti-douleurs et vous allez pouvoir rentrer avec Edward.

- Heu oui d'accord !

- Ceci est provisoire mais pour l'instant c'est mieux que vous ne soyez pas seule !

- Oui bien sûr. »

Je savais déjà que j'allais repartir avec lui, il me l'avait dit la veille. Mais je ne pouvais m'empêcher d'être troublée. Inconsciemment je fantasmais déjà sur lui, alors si nous étions dans le même appartement je n'osais imaginer les nuits que j'allais passer ! Malgré le chaos total qui m'entourait, j'étais contente de partir avec lui. Il faisait partie des peu de choses auxquelles je pouvais me raccrocher. J'avais l'impression que je pouvais lui faire confiance. Que je serais bien chez lui et que je guérirais plus vite grâce à son aide.

Sa voix me sortit de mes pensées.

«- Bonjour Bella. Tu te sens mieux aujourd'hui? Tu as meilleure mine.

- Bonjour Edward. Oui ça va merci! Je me sens bien. A part ...

- Oui je sais ...

- Mais ça va aller! Je suis contente de sortir de cette chambre!

- Ok, alors si tu es prête on va pouvoir y aller. J'ai tes papiers de sortie et ton ordonnance.

- Heu oui… enfin…je n'ai pas de…de vêtements propres …

- Oh oui pardon ! Attend une seconde je reviens! »

J'allais enfin sortir de là! A peine une minute s'était écoulée que déjà il revenait avec un sac à la main. Il ouvrit la fermeture éclair et posa le sac à coté de moi sur le lit. Un sourire étira mes lèvres. Il avait pensé à ma rapporter des affaires. Qu'il était prévenant!

« - Je vais t'attendre dehors le temps que tu te changes. Ça va aller ou tu veux que j'appelle une aide soignante pour t'aider ?

- Non je devrais m'en sortir merci!

- Ok ! Je…bon… je te laisse. »

J'acquiesçai et le regardai sortir de la chambre. Une fois la porte refermée je fouillai dans le sac afin de trouver de quoi m'habiller. Des sous-vêtements blancs, un débardeur blanc, un pantalon de yoga gris et un sweat de la même couleur ferait l'affaire! J'étais ravie de me débarrasser de cette affreuse chemise de nuit et enfilai tant bien que mal mes habits. Il y avait également une trousse de toilette dans le bagage. Je l'ouvris et trouvai une brosse à cheveux ainsi qu'un élastique. Il avait vraiment pensé à tout! Après un rapide coup de peigne dans mes cheveux je les relevai en une queue de cheval. Au même moment, un léger coup fût donné sur la porte. Ça devait être Edward !

« - Oui entrez !

- Tu es prête ?

- Oui c'est bon ! »

Je lui souris, attrapai mes béquilles et me mis sur pied. Ma tête tournait légèrement mais le médecin m'avait prévenu. Après une petite pause je plaçai mes béquilles devant moi et quittai cette chambre qui ne me manquerait définitivement pas ! Edward attrapa le sac et le bascula sur son épaule. Il me demanda si ça allait et si j'avais besoin d'aide. Je le rassurai, il se cala à mon rythme et ensemble nous sortîmes de l'hôpital. Dehors il faisait bon, j'étais contente d'être à l'extérieur même si tout m'était inconnu, la légère brise qui caressait mon visage était un pur bonheur. Je fermai les yeux et insipai quelques secondes avant de reprendre mon chemin. Quand je les rouvris, Edward me fixait, ce qui me fit rougir.

Edward m'indiqua sa voiture et m'aida à m'installer. Il prit place derrière le volant et démarra. Un fond de musique emplit alors l'habitacle. C'était doux et reposant. Je me détendis dans mon siège et m'appuyai contre l'appui-tête. Mes paupières étaient lourdes à cause des médicaments et je peinai à garder les yeux ouverts. Je ne saurais dire à quel moment mais je finis par m'endormir. Je fus réveillée par une caresse sur ma joue et une voix qui chuchotait:

« - Bella? On est arrivé !

- Hummm.

- Il faut que tu te réveilles.

- Moui !

- Allez sleeping beauty ouvre tes yeux. »

Je l'entendis retenir son amusement. Je flottais dans une sorte de brouillard. J'avais un mal fou à ouvrir les yeux ! Mais à force de paroles stimulantes je réussie à me sortir de mon état léthargique. Edward vint alors m'ouvrir la portière. Il attrapa mes béquilles et les présenta à moi. Comme toute à l'heure, une fois debout, je ressentie un léger étourdissement mais celui-ci disparut aussi vite qu'il était apparut. Edward mit sa main dans le bas de mon dos dans le but de me sécuriser j'imagine et de me rattraper en cas de chute. Il tenait mon sac de l'autre main. Nous traversâmes le parking et pénétrâmes dans un ascenseur. Au deuxième étage les portes s'ouvrirent sur un immense couloir avec une unique porte. L'appartement promettait d'être spacieux ! Edward se rapprocha de cette dernière et la déverrouilla. Il m'invita à le suivre et intimidée je pénétrai dans son loft.

Il y avait un grand hall avec de part et d'autre des placards dont les portes étaient en miroirs. Puis nous avançâmes dans ce qui devait être le salon. Il était étonnamment grand ! Je n'eus pas le temps de le regarder en détail que déjà Edward m'entrainait dans un long couloir. Il y avait de nombreuses portes. Il les ouvrit une à une: salle de bain, toilettes, salle de détente, salle de sport, bibliothèque et enfin la chambre d'amis. Ma chambre autrement dit. Il m'avait présenté toutes les pièces sauf une ! C'était étrange mais après tout il était chez lui. Je n'en fit pas cas et entrai à sa suite dans ma chambre.

Il déposa le sac sur une commode alors que je me dirigeais vers le lit. Je m'assis sur ce dernier pour regarder avec plus de détail la chambre qui allait être la mienne pour les quelques jours à venir j'imaginai. Mais très vite le brouillard duquel j'avais émergé quelques minutes plus tôt reprit possession de mon être. A nouveau mes paupières pesaient une tonne et je ne pus étouffer un bâillement.

« - Tu as besoin de te reposer Bella ! Je vais te laisser. Je vais aller préparer quelque chose à déjeuner et je t'apporterai ça tout à l'heure, d'accord ?

- Hummmmmmmmm oui d'accord ! Edward? »

- Oui Bella?

- Merci…merci pour tout!

- Je t'en prie…ça me fait plaisir de m'occuper de toi.

Encore une fois je baillai et en réponse Edward m'offrit son, maintenant habituel, sourire en coin ! Il quitta ensuite la chambre et je retirai ma chaussure et la chaussette qui couvrait mon pied à moitié plâtré, pour m'installer confortablement sous la couette. C'était nettement plus confortable que les couvertures rêches de l'hôpital ! Mais ce souvenir ne flotta que quelques secondes dans ma tête avant de m'endormir profondément.

« - Nonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn par pitié ne lui faites pas de mal ! Edwardddddddddddddddddddddd ! »

Edward ! Il était là ! Un pistolet braqué sur la tempe ! Un grand homme au regard aussi noir que la nuit le maintenait au sol tandis qu'un autre aux cheveux longs et au teint pâle braquait son arme sur lui!

Au son de ma supplique ce dernier releva la tête vers moi, encra ses yeux mauvais dans les miens et explosa d'un rire sombre et dangereux !

Nous étions confortablement installés sur le canapé du salon d'Edward quand ces deux hommes avaient fait irruption. Ils me voulaient ! Ils étaient là pour m'emmener, m'arracher des bras de mon amant. Une jeune femme blonde était entrée peut après et m'avait attrapé le bras, me forçant à me lever et à la suivre ! Je criais ! J'avais peur ! Que me voulait-elle ? Où allait-elle m'emmener ?

« - Écoute moi bien sale petite garce ! Il est à moi ! A MOI !

- Je... »

Je n'avais pu répondre qu'elle claquait déjà ma joue avec force. Les larmes affluaient dans mes yeux et je ne pus les retenir très longtemps. J'éclatai alors en sanglots et à nouveau sa main vint frapper mon visage !

« - Silence petite pute ! »

Je me mordis la lèvre avec force évitant ainsi le moindre son de franchir la barrière de ma bouche. Je ne savais pas qui était ces gens mais je savais qu'ils allaient me faire du mal ! Je n'osais penser au pire : La mort!

L'homme aux cheveux longs délaissa Edward et se rapprocha de moi un sourire sadique plaqué sur ses lèvres. Il leva alors son arme en ma direction et …

« - Bella ! Bella réveilles-toi ! Ce n'est qu'un cauchemar ! Bella regarde-moi ! C'est moi Edward ! Je suis là shhhhhhhh tout va bien ... »

Mes joues étaient mouillées. Et si cette sombre histoire n'avait été qu'un rêve, mes larmes, elles, étaient bien réelles. Je pleurais, je sanglotais même ! Ça avait été horrible !

J'étais allongée dans le lit dos à la porte. J'étais pétrifiée. La main d'Edward se posa doucement sur mon dos et il se mit à dessiner de petits cercles avec le bout de ses doigts afin de m'apaiser. Je me calmai presque aussitôt. Ses doigts faisant des miracles. Je me retournai pour lui faire face. Il était tellement beau ! J'avais eu tellement peur! Peur pour moi … peur pour lui … J'avais envie qu'il me prenne dans ses bras, mon corps était comme aimanté par le sien ! Je voulais plus de son contact, plus de lui ! Je crevais qu'il me sert contre lui. Alors presque dans une supplique je braquai mes yeux dans les deux émeraudes qui me faisait face, j'approchai mon visage du sien, et chuchotai:

« - Embrasse-moi Edward ! »


Barricade : ok

Casque : ok

Bouclier : ok

Vous pouvez envoyer les projectiles !

Ouiiiii c'est vrai on est vraiment mais alors vraiment sadiques !

BOUHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH ! Vous nous pardonnez ? *yeux de chat potté*

Allez à vous de jouer ! On attend vos reviews avec beaucoup d'impatience !

A dans 15 jours les girls !

XOXO

C&AM

cohabitation, nom féminin Sens 1 L'état de deux personnes qui habitent ensemble. Anglais living togetherSens 2 Situation dans laquelle le Président de la République et le gouvernement appartiennent à des tendances politiques opposées [Politique]. Anglais cohabitation