EPILOGUE

Hey! Bonjour à tous... Voilà une page se tourne... et une histoire s'achève...

Je remercie toute les personnes qui m'ont accompagné dans cette première histoire... je suis sur une autre histoire mais comme je l'avais déjà dit, je ne la publierai que quand celle-ci sera achevée et j'espère que je vous y retrouverais aussi parce que rien ni personne n'aurait pu imaginer et même pas moi que j'atteindrai plus de 800 reviews pour toute cette histoire alors MERCI A VOUS qui m'avez laissé un message et vous, qui m'avez lu même sans laisser de message.

Je ne vous ferai pas attendre plus pour lire cet épilogue en espérant qu'il sera à la hauteur de vos attentes...

mimieloo : merci pour ta review qui m'a beaucoup touchée et j'espère que cet épilogue répondra à tes questions et peut-être même que ce que tu imaginais va se réaliser.. bisous et merci encore

DISCLAIMER : Tous les personnages appartiennent à Stephenie MEYER, je ne fais que m'amuser avec.


"We love life, not because we are used to living but because we are used to loving."

" Nous aimons la vie, non pas parce que nous sommes habitués à vivre, mais parce que nous sommes habitués à aimer."

Friedrich Nietzsche

"Each time you love, love as deeply as if it were forever."

" Chaque fois que vous aimez, Aimez profondément comme si c'était pour toujours."

Mahatma Gandhi

[Coldplay - Paradise (Peponi) African Style (ft. guest artist, Alex Boye]

Assis dans le jardin, les yeux levés vers le ciel, je regardai les nuages défiler. La brise soufflait légèrement en ce 20 juin. Je fermai les yeux quelques instants alors que mes doigts courraient sur les cordes de ma guitare. Les premières notes de cette chanson que j'avais composée il y a bientôt quatre ans résonnèrent. Je souris en repensant à cette fameuse nuit où je n'avais que peu dormi mais qui avait illuminé définitivement ma vie. Je me laissai guidé par ses notes mélodieuses qui arrivaient encore à augmenter les battements de mon cœur.

Presque quatre années s'étaient écoulées et je n'aurai pas imaginé être aussi heureux que je l'étais aujourd'hui. Ma vie avait littéralement changé depuis qu'elle y était entrée. Même les yeux fermés je pouvais voir ses deux prunelles chocolat et ce sourire si unique. Le soleil caressait ma peau et mes doigts se déplaçaient toujours avec autant d'aisance sur ma guitare. Des souvenirs me parvenaient par flash. Tous aussi parfaits les uns que les autres.

Il eût tout d'abord ce contrat avec la maison de disques quelques mois après notre retour d'Angleterre qui me permettait aujourd'hui de ne plus travailler au bar même si j'en étais encore le propriétaire. Depuis un deux ans et demi, Makenna et Jasper faisait vivre mon établissement alors que je m'accordais une pause. C'est donc tout naturellement que je leur avais proposé de le gérer pour moi de manière officielle la semaine dernière et qu'ils avaient accepté.

Je posai mon instrument dans l'herbe à côté de moi et rivai mon regard sur la baie. Les voiliers naviguaient au gré du vent croisant par moment d'autres navires beaucoup plus imposants. Le son d'une sirène résonna venant perturber le calme apparent. Je savourai ce moment. Je venais de finir d'enregistrer mon deuxième album et l'enveloppe à côté de moi contenait le premier exemplaire de ce bébé qui me tenait plus à cœur que le précédent, 'Ally' c'est ainsi qu'il s'intitulait.

J'avais composé tous ces morceaux ici, à Staten Island. Cette maison, notre maison, mon havre de paix était devenu en quelques années notre cocon. Celui qui nous accueillait tous, famille et amis. Je fermai à nouveau les yeux m'enivrant du parfum des embruns tout en laissant mes souvenirs me posséder.

Il y a un peu plus de trois ans, mon frère était devenu père en accueillant avec ma belle-sœur leur fille, Carlie. Cette jolie petite fille avait vu le jour sous la neige de janvier avec quelques semaines d'avance. Mon frère avait arrêté son travail au bar pour devenir éducateur depuis un an. C'est la naissance d'Evan qui lui avait fait faire ce choix. Mon neveu âgé d'un an et demi était atteint d'autisme. Inquiet du retard psychomoteur de celui-ci, leur pédiatre les avait envoyé à l'hôpital pour qu'il subisse des examens complémentaires et le diagnostic était tombé alors qu'Evan venait d'avoir 6 mois.

Mais malgré tout Rose et Emmett ne regrettait pas d'avoir donné la vie à ce petit bout. Les deux petites têtes blondes aux yeux verts, comme leur père, avaient envoûté tout le monde dès leur arrivée. Ces deux enfants respiraient la joie de vivre. L'amour que leur offraient leurs parents y étaient pour beaucoup. Rosalie était désormais styliste dans une grande maison de mode dont le siège se trouvait en France et avait réussi à aménager son emploi du temps pour profiter pleinement de ces deux trésors, comme elle les appelait.

Les choses avaient tellement changé depuis ces dernières années, pour moi mais aussi pour mes proches. Makenna et Jasper avaient donné la vie à une petite fille, il y a tout juste deux ans venant ainsi compléter la famille puisque Makenna était déjà la maman d'une petite Renesmée. Ma mère travaillait toujours et mon père devait prendre sa retraite dans quelques jours. Quant à Charlie et Élie, ils avaient acheté une maison dans le même quartier que mes parents l'an dernier. Pour être plus proche de nous avaient-ils dit.

Je me relevai afin de retourner vers la maison d'où je pouvais entendre des rires d'enfants. Bella avait tenu à réunir toute la famille et les amis pour fêter mon anniversaire. Je n'avais pas pu me résoudre à le lui refuser car depuis ces quelques années, elle avait rendu ce jour très particulier. Bella me disait souvent que chaque anniversaire devait être fêté même si ma femme râlait chaque fois que nous organisions le sien. Ma femme. Bella et moi, nous étions mariés en mai de l'année dernière. Le mariage avait été très simple avec juste les amis et la famille. Nous nous étions promis de vivre heureux chaque jour que la vie nous offrirait dans ce même jardin. Et je dois dire que la vie à ses côtés pouvait s'apparenter au paradis.

Je secouai la tête pour chasser les images de ce jour idyllique et revenir au moment présent. Mes yeux se posèrent alors sur ce lieu si unique. Jasper nous avait aidé à demander les autorisations auprès des autorités compétentes avec l'aide de son ami Garrett afin que nous puissions agrandir pour la deuxième fois cette maison que nous ne voulions pas quitter.

Je posai ma guitare juste à côté de la balancelle et attrapai Chaussette.

« Coucou toi... »

Ce chat qui partageait notre vie depuis notre arrivée, ici, ronronna de plaisir tandis que je le caressai. Je regardai au travers des fenêtres observant ma famille. Makenna, Rose, Élie et Bella étaient dans la cuisine. Je posai mes yeux sur le visage rayonnant de celle que j'aime. Elle semblait perdue dans ses pensées comme très souvent, le regard dans le vide, un léger sourire sur les lèvres. Mon père, Jasper et Emmett étaient, eux, assis dans le canapé en train de discuter activement. Les gestes et la voix d'Emmett me parvenaient depuis l'intérieur, signe que le débat devait être animé. Je cherchais ma mère et mon beau-père du regard quand je tombai sur Charlie qui venait de franchir la porte d'entrée. Quant à ma mère, elle devait être à l'étage avec les enfants. Je reposai Chaussette et entrai dans la maison.

Je n'avais pas franchi la porte qu'une jolie petite tête ambrée me sauta dans les bras. Je soulevai ce petit ange qui émerveillait ma vie depuis plus de trois ans. Elle avait les yeux et le sourire de sa maman. Je déposai un baiser sur sa joue juste avant qu'elle ne se blottisse contre moi, glissant ses petits bras autour de mon cou. Après ce petit câlin, trop bref à mon goût, elle se laissa glisser le long de mon corps. Elle s'éloigna en courant pour se jeter dans les bras de son grand-père qui la réceptionna en la faisant tourner dans les airs.

« Encore papi » dit-elle en riant.

« Encore ? » répondit-il.

Elle secoua la tête tout en faisant cette moue qui faisait craquer sa mère comme presque tous les membres de la famille. Son grand-père, le sourire aux lèvres s'empressa de répondre à sa requête jusqu'à ce que la voix d'Esmée ne se fasse entendre et que la petite se rue vers l'étage tout en riant.

Je saluai Charlie d'un signe de tête avant de me tourner vers la cuisine.

['Perfect for me' – Ron Pope]

Les filles étaient en grande discussion. J'observai ma Bella. Elle était magnifique. Elle portait une robe blanche à bretelle qui mettait en valeur sa peau qui avait désormais une légère teinte hâlée. Ses cheveux bruns tombaient en cascade dans son dos. Ses yeux pétillaient de bonheur et mon cœur se gonfla d'amour rien qu'en l'admirant. Mon regard glissa le long de son corps sublime qui s'était embelli plus encore depuis quelques mois. Sa main caressait doucement son ventre arrondi alors que son visage s'éclaira d'un sourire lorsqu'elle m'aperçut. Je lui souris en retour. Ne voulant pas les interrompre dans leur discussion, je fis un signe aux filles pour les saluer et mimai un 'je t'aime' à ma femme avant de me diriger vers les garçons qui étaient en grande discussion dans le salon.

« Salut »

Mon père, mon frère et Jasper me saluèrent. Tandis que Charlie prenait place sur un des fauteuils club.

« Où est maman ? » demandai-je.

« Avec les enfants là-haut. » répondit mon père.

« D'accord ! »

Je m'installai dans l'autre fauteuil. Nous discutâmes un moment tous les cinq quand je sentis une main se poser sur mon épaule. Je n'avais nul besoin de lever la tête pour savoir de qui il s'agissait. J'attrapai sa main, et la tirai doucement afin qu'elle vienne s'asseoir sur mes genoux.

« Ça va ? » demanda-t-elle.

« Très bien ! Et toi, pas trop fatiguée ?»

« Non, je me sens bien ! »

Bella se blottit contre moi tandis que mes amis et ma famille discutaient de tout et de rien. Je les observai, enfermé dans notre bulle, tandis que ma main caressait délicatement le dos de ma femme et que je déposai des baisers dans ses cheveux, humant son parfum unique au passage. Nous restâmes ainsi un moment à être là sans vraiment y être. Je ne prêtai plus aucune attention aux échanges me focalisant sur cette magnifique créature que je tenais contre moi. Ma Bella. Elle venait d'entrer dans son huitième mois de grossesse. Nous attendions un petit garçon mais nous n'avions encore rien dit à nos proches. Bella voulait attendre la naissance. Nous n'avions pas encore choisi de prénom mais Bella et moi étions tombés d'accord sur deux ou trois prénoms. Il nous ne restait plus qu'à le choisir, ensemble. Je souris en repensant au jour où elle m'avait annoncé qu'elle était enceinte de ce petit bonhomme.

Je revenais pour quelques jours après une tournée de trois mois. Ma première tournée, notre première séparation depuis plus d'un an. En entrant dans la maison, les lumières étaient éteintes exceptée celle du porche donnant sur le jardin et la maison était silencieuse. J'avais fait le tour de notre habitation, inquiet, avant de l'apercevoir assise dans le jardin. Elle tenait une bougie dans ses mains alors que son regard était rivé vers le ciel. J'étais allé la rejoindre, me glissant derrière elle.

Flashback :

« Hey ! » chuchotai-je.

« Bonsoir »

« Tu vas bien ? »

« Oui... plus que bien » souffla-t-elle « Tu m'as manqué »

Elle se blottit contre moi reposant son dos contre mon torse avant de se retourner pour m'embrasser.

« Toi aussi... énormément»

Je déposai un baiser sur son épaule dénudée savourant sa peau et son parfum que je n'avais pu sentir pendant près de trois mois. Cet éloignement m'avait torturé et la douleur s'amplifia en pensant que je devais repartir dans quelques jours pour un mois de plus. Mon retour serait lui aussi ponctué d'absences à cause de l'enregistrement de mon second album. Nous restâmes un long moment silencieux.

Je fis glisser mes mains sur son ventre et sentis les siennes qui se caressaient doucement le ventre. Puis mon regard se fixa sur la toile posée à côté d'elle. De là où je me trouvais et avec la pénombre de la nuit, je distinguai mal ce qu'elle avait dessiné. Un enfant peut-être. Heureux de la serrer contre moi après cette longue absence, je plongeai mon visage dans son cou et déposai quelques baisers remontant légèrement vers son cou. Dieu qu'elle m'avait manqué.

« Bella ? »

Elle se tourna face à moi et je sentis mon cœur se serrer. Ses yeux brillaient et un magnifique sourire se dessina sur son visage tandis qu'elle fit glisser sa main par-dessus la mienne. Elle approcha son visage doucement et vint déposer un doux baiser sur mes lèvres. Elle se recula un peu plus contre moi. Sa respiration était douce et lente. Elle entrelaça ses doigts aux miens et doucement elle se servit de ma main pour caresser son ventre. Je sentis alors un petit renflement et stoppai mon geste avant de la tourner vers moi. Je plongeai mes yeux dans les siens, sa main dans la mienne toujours plaquée contre son ventre.

« Je... C'est... Tu... Tu... » bredouillai-je alors que mon regard naviguait entre son visage et son ventre.

« Oui... » souffla-t-elle les yeux brillants.

Les larmes au bord des yeux, je l'étreignis fortement. Je la fis basculer sur mes genoux. Elle posa sa tête dans le creux de mon cou alors que je déposai des baisers sur son visage, ses mains, son cou et sur chaque centimètre de peau apparent. Puis je plongeai à nouveau mes yeux dans les siens et je fus submergé par l'amour qui se dégageait d'elle. Elle semblait heureuse et sereine.

« Je t'aime... »

« Plus encore... » répondit-elle.

Nous restâmes un long moment dans les bras l'un de l'autre pendant que je ne cessais de caresser son ventre qui portait en son sein ce tout petit être qui nous apporterait une fois de plus beaucoup de joie et de bonheur. Bella frissonna. Nous étions en mars et les nuits étaient encore très fraîches à cette époque. Je lui proposai de rentrer et elle me suivit. Nous nous installâmes confortablement dans le canapé. Je la repris dans mes bras et elle se pelotonna contre moi. Je la recouvris du plaid avant de poser la question qui me taraudait depuis que j'avais réalisé qu'elle était enceinte.

« Depuis combien de temps ? »

« Bientôt cinq mois »

Fin du Flashback

Elle m'avait dit qu'elle ne le savait que depuis deux mois mais qu'elle ne voulait pas m'apprendre cette nouvelle par téléphone. Elle avait contacté mon manager pour savoir s'il pouvait m'accorder une pause car elle ne voulait pas attendre plus. Nous avions passé ces deux jours tous les deux à profiter l'un de l'autre et de ce nouveau bonheur qui allait arriver.

Ce n'est que le lendemain matin que j'avais réalisé que mes yeux ne m'avaient pas joué de tour quand je vis ce que Bella avait peint. C'était un petit garçon assis sur une balançoire. Je me rappelai le sourire qui avait envahi mon visage et cette impression que mon cœur se gonflait une fois de plus pour accorder une place à ce petit être qui allait arriver dans quelques mois.

['If I Go Outside' – Marcus Foster]

Ce fut le bruit de ma mère et surtout les pas et les cris des enfants qui venaient de pénétrer dans le salon qui fit éclater notre bulle.

« Elle fait dodo, maman ? »

« Non, ma puce »

« Moi aussi je veux un câlin avec papa ! »

« Viens-là Ally, j'ai suffisamment de place dans mes bras ! » répondis-je avant que notre princesse ne grimpe sur sa mère pour venir se blottir entre nous.

La lumière du flash me fit lever la tête. Ma mère venait de nous prendre en photo.

« Maman ! » râlai-je.

« Quoi ? »

« Tu n'en a pas bientôt assez des photos ! »

« Non et puis tu sais que ton père et moi partons pendant deux mois en Afrique dans quelques jours et je voudrais avoir des souvenirs. »

« Mais bien sûr ! Tu n'as pas besoin de te chercher des excuses... tu sais bien que je ne râle que pour te taquiner ! »

« En même temps si vous arrêtiez de vous enfermer dans votre bulle, vous auriez vu que ce n'est pas la première photo qu'elle fait » lâcha mon frère.

J'offris à mon frère mon plus beau sourire tandis que ma belle lui montrait son majeur discrètement. Ce qui fit rire Jazz et Carlisle. Emmett resta coi devant le geste de ma bien-aimée.

« Bellaaaa tu sais que ça va se payer ça ! »

« Essaye donc un peu pour voir Em' ! Ce n'est pas parce que je suis enceinte que je ne peux plus te botter le cul »

Elle s'était levée et Ally se redressa sur mes genoux observant sa mère qui allait mettre une raclée à son oncle.

« Tu n'oserais pas » dit-il en se levant du canapé.

Bella le regarda, un air de défi sur le visage. Mais ce fut Rose qui stoppa toute altercation en offrant à mon frère une claque magistrale sur le derrière de la tête.

« Aïe, mais ça va pas ! »

« Si ça va très bien, il y a des enfants ici dont ta fille et ton fils donc tu ranges tes attributs et cet espèce de... de... de machisme dont tu viens de faire preuve et tu te rassois sinon... »

Ma belle-sœur n'eût pas besoin de se répéter. Emmett reprit sa place sur le canapé tandis que Rose et Bella se firent un clin d'œil complice. Ma fille se mit à rire avant de lâcher du haut de ses trois ans.

« Tu sais tonton, maman elle est trop forte pour toi ! »

« Ça, ça m'étonnerait »

« Bah papi Charlie et tatie Rosie, ils disent que tu es un grand enfant. Et les enfants.. bah.. ça obéit aux mamans ! Hein Mamie Mesmée ? »

Ma mère se mit à rire. Je souris fier comme un coq que ma fille ait fermé le clapet de mon frère. Mon frère l'observa bouche ouverte en tentant d'assimiler ce qu'Ally venait de lui dire.

« Bah alors Em', t'as perdu ta langue ? » demanda ma femme.

« Euh... Non mais dites-moi que je rêve ? »

« On sait de qui elle tient cette gamine ! » ria Charlie.

« C'est sûr et non Em', tu viens bien de te faire moucher par une gamine de trois ans, ta nièce qui plus est ! » reprit ma mère.

Et tout le monde explosa de rire devant la mine déconfite de mon frère tandis que ma fille se tenait droite sur mes genoux les bras croisés sur la poitrine.

- « Tonton Nem, tu sais que ze t'aime quand même! Hein ? Même quand tu fais l'idiot »

Ally se leva et s'approcha de mon frère. Elle lui offrit sa magnifique bouille qui fit sourire instantanément mon frère. Il se leva brusquement, l'attrapant à bout de bras pour la faire tournoyer dans les airs.

« Moi aussi mon p'tit microbe ! »

Elle riait aux éclats lui demandant de la soulever plus haut ce que mon frère fit sans hésitations avant de la reposer sur le sol devant l'air inquiet de Bella.

« Tu sais que je ne ferai pas de mal à ma nièce hein ? »

« Ouais... mais je préfère quand elle a ses deux pieds sur la terre ferme s'il te plait »

« Maman ours veille sur ses petits hein ? »

Elle haussa les épaules puis se dirigea vers la cuisine avec Rose et Elie tandis qu'Ally partit rejoindre ses cousins. Ma mère continua de prendre des photos tandis que Charlie, Carlisle et moi allions nous occuper d'installer la tonnelle, les tables et les chaises dans le jardin. Nous venions de terminer l'installation quand Bella m'appela pour venir chercher de quoi mettre la table. Emmett grogna de soulagement.

« Enfin c'est pas trop tôt ! Je meurs de faim ! »

« Tu as toujours faim Nounours » lança Rose qui sortait avec les assiettes.

C'est ainsi qu'une heure après, nous fûmes tous installés à table en plein milieu du jardin. Nous partageâmes un délicieux repas préparé par les filles tout en discutant. Mon frère nous raconta quelques anecdotes qui fit rire tout le monde. Les enfants jouèrent dans l'herbe. Et moi, je profitai des miens, le sourire aux lèvres. Ce jour d'anniversaire fut aussi magnifique que le précédent et que celui encore avant. Bella avait su rendre chaque journée unique mais elle avait aussi su instiller chaque goutte de bonheur dans mon cœur, illuminant en permanence ma vie d'un amour qui n'avait pas de limites.

POV BELLA

Nous étions tous à table. Les enfants jouaient entre eux. Ally poussait Evan sur la balançoire tandis que Carlie jouait avec Renesmée. Lou, la petite de Jasper et Makenna, jouait quant à elle dans le bac à sable qu'Edward avait créé avec Emmett sous le saule pleureur au début du printemps. Je contemplai ma famille avec bonheur. Ils avaient tous pu venir sauf Alice.

Cette dernière étaient en France pour couvrir la fashion week qui devait se dérouler dans quelques jours. Alice et moi, nous étions réconciliées il y a deux ans maintenant. J'avais mis beaucoup de temps avant de lui reparler et même si nous n'étions plus les amis que nous étions à mon arrivée à New-York, j'avais fini par accepter ses excuses. Je la voyais seule ou bien elle venait nous voir quand Jasper n'était pas présent.

Ce dernier ne voulait plus la revoir après qu'Alice ait tenter de semer la zizanie entre lui et Makenna alors que cette dernière était enceinte de Lou. Je n'avais pas voulu m'en mêler et Jasper et Makenna avaient bien compris ma position à ce sujet. Même si je n'avais pas caché ma façon de penser à Alice.

Le rire de ma fille me sortit de mes songes pour mieux m'y replonger. Je la regardai courir après Evan qui riait aux éclats tandis que Carlie et Renesmée les avaient rejoint. Elle me ressemblait beaucoup mais elle avait les cheveux et la forme des yeux de son père. Cette petite puce avait vu le jour tout juste deux mois après la naissance de Carlie. Je me souviendrais toujours de la manière dont je l'avais appris ainsi que de mon angoisse avant que je l'annonce à Edward.

Edward travaillait beaucoup au bar à cette époque-là. Ce que je ne savais pas c'est qu'en fait il travaillait au bar et qu'il enregistrait ses compositions pour une maison de disques en plus. A cette période, j'étais fatiguée. Mais à ce moment-là je pensais que c'était dû au décalage horaire suite à notre retour de Londres. Je me sentis mieux pendant quelques semaines, ma fatigue et mes nausées ayant disparues.

Pourtant tout s'enchaîna le jour où je fis un malaise à la sortie de la piscine avec Rose. Elle m'avait raccompagné chez moi très inquiète en me demandant d'appeler mon médecin. Deux jours plus tard, après divers examens, la nouvelle était tombée. J'étais enceinte de deux mois. Nous avions apparemment conçu ce petit bout juste avant notre séjour en Angleterre. Mon implant n'était plus efficace. Le médecin m'avait informé que j'aurais dû le remplacer au début du mois de juillet, chose que je n'avais pas faite. Je m'étais alors enfermée dans ma bulle.

J'avais passé des soirées entières à peindre me demandant comment j'avais pu oublier de renouveler mon implant, comment Edward allait réagir, comment j'allais faire et cherchant une solution qui ne me satisfaisait jamais. Puis ce soir-là alors que je peignais, instinctivement, j'avais passé ma main sur mon ventre. Et là, je sus. Je sus que je désirais cet enfant et que même si nous n'en avions pas réellement parlé, Edward l'accepterait.

Notre séjour en Angleterre avait consolidé notre amour et nos projets d'avenir étaient communs. Nous savions ce que nous voulions et même si cet enfant arrivait peut-être un peu plus tôt que prévu, nous étions prêts. Je me sentais prête pour accueillir et offrir tout l'amour possible à cet enfant.

J'avais contacté Esmée en la prévenant que je serais absente le lendemain. Elle avait accepté sans poser de questions. Je m'étais rendue au bar d'Edward mais n'y avait trouvé qu'Emmett. Des tas de scénarios avaient envahi ma tête m'imaginant qu'il voyait quelqu'un d'autre car son frère avait refusé de me dire où il était ou ce qu'il faisait. Et Rose n'avait rien pu me dire de plus.

J'étais rentrée à la maison ce soir-là. J'avais peint une bonne partie de la soirée. Vers une heure, j'étais montée me coucher. Edward n'était pas rentré mais cela n'était pas inhabituel. Le bar fermait vers 2h et il arrivait très souvent vers trois heures à la maison. Je le savais car dès qu'il pénétrait dans la maison, je pouvais sentir sa présence et j'ouvrais les yeux quelques instants jusqu'à ce qu'il vienne se blottir contre moi.

Mais je m'étais réveillée seule et ce n'est que vers onze heures du matin qu'il était rentré, exténué. Mon angoisse n'avait cessé de grandir et ma résolution de le lui annoncer dès qu'il serait rentré s'était envolée. Ce fut en fin d'après-midi, alors que je peignais dans la jardin qu'Edward avait fait son apparition.

Flashback :

« Coucou mon ange » dit-il en venant m'enlacer par la taille.

« Salut »

« Excuse-moi pour cette nuit mais j'avais beaucoup de travail et je voulais terminer avant de rentrer ! »

« Hum... je suis... je suis passée au bar hier après-midi et Emmett m'a dit que tu n'étais pas là ! »

« Ouais je sais il me l'a dit. Je voulais t'appeler mais les choses se sont enchaînées et je n'ai pas eu une minute à moi »

« Ouais » soufflai-je

« Bella ? Il y a quelque chose qui ne va pas ? » demanda-t-il en me tournant de telle sorte que je sois face à lui.

« Non » dis-je un peu sèchement détournant mon regard.

« Bellaaaaa »

« Rien de bien important ! Tu m'as manqué ! » répondis-je aussitôt en me blottissant contre lui.

« Toi aussi. Je... je voudrais te parler de quelque chose » dit-il embarrassé.

« Oui. »

« Viens rentrons » reprit-il en me prenant la main.

Nous pénétrâmes dans le salon et il me fit asseoir sur ses genoux. Confortablement installés dans le canapé, nous restâmes silencieux. J'attendis qu'il prenne la parole ce qu'il fit assez rapidement.

« Je... j'ai été très occupé ces derniers temps mais il y a une raison à cela »

Je m'étais tendue et des milliers de scénarios se développaient dans ma tête.

« Ah ! »

« Oui... je... » souffla-t-il avant de reprendre « j'ai dû enregistrer certaines de mes compositions pour une maison de disque »

« Oh » soufflai-je de soulagement.

« Bella, je suis désolé, mais je ne voulais pas t'en parler tant que rien n'était sûr mais voilà ce matin, je suis allé signer mon premier contrat avec une maison de disques et je vais sortir un album ! » lâcha-t-il.

« Edward... mais.. c'est... comment ? »

« Marcus m'a dit d'envoyer quelques morceaux à des maisons de disques. Je l'ai fait dès que nous sommes rentrés de Londres et il y a un peu plus d'un mois, l'une d'entre elles m'a contacté pour que je leur envoie plusieurs morceaux. Alec m'a aidé pour les enregistrer et voilà ils ont aimé et m'ont proposé un contrat. Je... »

« Oh Edward... » le coupai-je en le serrant dans mes bras « Je... c'est génial ! »

Je me ruai sur ses lèvres et le serrai contre moi.

« Je.. tu ne m'en veux pas... ? »

« T'en vouloir de quoi ? »

« De ne pas t'en avoir parlé... on... on avait dit plus de mensonges mais... »

« Je ne t'en veux pas... si tu savais, je suis véritablement soulagée ! »

« Pourquoi ? »

« Et bien.. disons que je ne te voyais plus, je suis passée hier au bar et Emmett n'a rien voulu me dire et... et je me suis imaginée tout un tas de choses mais ça, ça n'en faisait définitivement pas partie ! »

« Oh... »

« Ouais désolée, j'ai confiance en toi mais... »

« Mais ? »

« Je... » commençai-je alors que des larmes jaillirent de mes yeux.

« Bella » reprit-il anxieux.

« Je.. c'est rien.. juste les nerfs, les hormones qui... c'est pas grave... je suis heureuse pour toi... »

Edward continua de me dévisager tout en me réconfortant. Il m'embrassa juste avant de me serrer à nouveau contre lui. Je me sentis instantanément en sécurité.

« Je suis désolé, si j'avais su que ça te mettrait dans cet état là, je t'en aurai parlé plus tôt. »

« Je... c'est rien... »

J'essuyai mes yeux et calai ma tête dans le creux de son cou. Nous restâmes un long moment dans les bras l'un de l'autre. J'étais soulagée et heureuse pour lui. Je savais que cette nouvelle le rendait heureux et c'était le principal. Mon esprit commença à s'activer cherchant le meilleur moyen de lui dire pour ma grossesse. Je profitai de son étreinte pour puiser un peu de courage afin de lui annoncer la nouvelle. Je soufflai et fermai les yeux un instant.

« Edward ? » dis-je alors que j'étais toujours blottie contre lui.

« Oui »

« Je... j'ai moi aussi quelque chose à te dire. »

Je le sentis se tendre.

« Oui ? »

Je me redressai et rivai mes yeux dans les siens. Son regard était inquiet mais empli de tendresse. Il me dévisagea cherchant dans mon regard ce que j'allais lui annoncer. Je baissai les yeux, mes mains jouant avec les boutons de sa chemise.

« Je... » hésitai-je alors que je sentais la tension m'envahir.

« Bella ? Bella ? Regarde-moi. » dit-il en glissant un doigt sous mon menton pour que mes yeux rencontrent les siens.

« Dis-moi » reprit-il doucement.

« Je suis enceinte » lâchai-je.

Fin du flashback

Si j'avais angoissé pour le lui annoncer, sa réaction avait eu vite fait de me faire tout oublier. Après un moment d'absence vraisemblablement dû au choc de ce que je venais de lui dire, il s'était jeté sur mes lèvres. Il m'avait embrassé si intensément que j'avais cru voler. Lorsqu'il avait dû interrompre notre baiser, il avait plongé ses yeux dans les miens et l'intensité de son regard avait accéléré les battements de mon cœur déjà mis au supplice. Il était heureux, fou de joie et il l'avait hurlé si fort que je m'étais recouvert les oreilles.

Puis, il avait embrassé chaque parcelle de mon corps avant de m'allonger sur le canapé et de poser sa tête sur mon ventre. Ses mains avaient passé des heures à caresser mon ventre tandis que ses lèvres avaient effleuré chaque centimètre de mon abdomen. Pendant près de trois heures, il m'avait choyé tout en me murmurant des 'je t'aime' et des 'je vais être papa'. Mon bonheur, notre bonheur ce jour-là fut inexprimable.

Lorsqu'il eut repris pied dans la réalité, Edward s'était emballé en faisant des projets sur la future chambre, sur son avenir. Je l'avais écouté savourant chacun de ses mots et surtout me délectant de l'expression sublime de son visage qui rayonnait littéralement.

[Amos Lee - 'Arms of a woman']

Je revins au moment présent en sentant deux petits bras menus venir se glisser autour de mon cou. Ma fille, mon Ally. Ally comme le nom du nouvel album de son père. Edward avait tenu à donner le prénom de notre fille à ce disque qui regroupait chacun des morceaux qu'il avait composé durant ma grossesse et les six premiers mois de vie de notre fille. Il composait la nuit calmant ainsi notre princesse chaque fois qu'elle pleurait où qu'elle ne trouvait pas le sommeil. La guitare en main, assis sur le canapé, le pied sur le berceau et les partitions juste à côté de lui, il passait ses nuits à bercer notre bébé tout en composant. Je les avais trouvé très régulièrement endormis l'un contre l'autre sur le canapé le matin lorsque je descendais. Je prenais à chaque fois un réel plaisir à contempler ce spectacle merveilleux.

J'embrassai ma fille sur la joue.

« Je t'aime maman ! »

« Moi aussi ma puce ! »

Puis elle repartit jouer avec les autres. Je regardai ma famille, mes amis et les voir tous assis ici, heureux, chacun avec leur moitié, me fit me sentir bien. Certains parlaient de leurs prochaines vacances tandis qu'Esmée et Carlisle discutaient avec Jasper et Makenna de leur voyage en Afrique. Ils devaient partir car Carlisle avait souhaité participer à une œuvre humanitaire. Il partait à la retraite dans quelques jours mais Edward et moi avions vite compris qu'il ne renoncerait pas à son métier. Il aimait soigner les gens et s'il pouvait donner de son temps pour des gens qui n'avaient pas les moyens de se soigner correctement, il le ferait avec joie. Esmée avait décidé de l'accompagner et était excitée, si ce n'est autant que lui, à l'idée de partir à l'aventure.

Je sentis alors une main se poser sur la mienne. Une douce chaleur envahit mon visage. Edward venait de glisser ses doigts entre les miens. Il remonta nos mains sur mon ventre et entreprit de le caresser. Je plongeai mes yeux dans les siens et l'amour qui s'en dégageait me confirma ce que je savais déjà. Je l'aimais et il me le rendait bien.

Je fermai les yeux savourant encore quelques instants ce contact avant que notre bulle éclate une nouvelle fois pour profiter de ceux que j'aime.

L'après-midi s'écoula lentement au gré des rires des enfants et de ma famille, des pitreries d'Emmett qui n'en ratait pas une, des anecdotes de Charlie qui revenait avec Élie de leur second voyage au Brésil et des attentions d'Edward qui avait réussi à me faire asseoir sur ses genoux en me rapprochant de lui petit à petit.

Cette journée se déroulait merveilleusement bien, comme chaque journée que j'avais partagé avec mon mari. Nous avions eu des hauts et des bas comme n'importe quel couple. Mais nous étions passés au dessus de chaque épreuve consolidant avec force notre union.

Vers 19h, Esmée et Élie proposèrent que nous rangions tout avant que chacun d'eux ne rentrent chez eux. Rose, Esmée et Élie avec l'aide des petits avaient ramené la vaisselle dans la maison pendant que Carlisle, Edward et Charlie avaient ramené les tables et les chaises dans le réduit situé au fond du jardin. Quant à Emmett et Jasper, ils avaient fait la vaisselle. Rose avait bien entendu effectué un magnifique chantage pour qu'Em s'exécute mais il le lui avait fait payer en l'arrosant avec l'eau de la vaisselle, inondant notre cuisine et provoquant l'hilarité d'un grand nombre d'entre nous.

Pendant ce temps, sur les ordres de mon mari, j'étais restée assise sur la balancelle. Chaussette s'était approché de moi. Tout en le caressant, je repensais à ma première grossesse. Il m'avait fuit à chaque fois que je m'étais approchée de lui durant les quatre premiers mois où j'attendais Ally. Puis il était revenu vers moi cherchant mes caresses et mon attention. Je souris en repensant au début de cette deuxième grossesse car sa réaction avait été la même. Il ronronna de plaisir alors que je grattouillai son cou tout en s'installant sur mes genoux. Je continuai à le caresser tout en regardant mon mari portant une table seul alors que mon père lui disait de faire attention.

« Edward laisse-moi porter cette table avec toi ! Tu vas encore te blesser au dos et je ne voudrais pas que ma fille accouche une nouvelle fois seule parce que tu te seras bloqué le dos ! »

« Ouais ouais » râla Edward en reposant la table.

Je ris en repensant au jour où Ally était née. J'étais quasiment arrivée au terme de ma grossesse lorsque les travaux du salon furent achevés. Nous avions fait agrandir le salon, doublant ainsi sa surface dans l'objectif de créer une pièce supplémentaire à l'étage dans l'avenir mais aussi pour pouvoir mettre le piano d'Edward qui était resté au garde meubles faute de place. J'avais proposé que nous nous le fassions livrer mais Edward avait refusé net prétextant qu'il pouvait le faire lui même avec l'aide de Jazz et Emmett. Je n'avais pas voulu le contrarier mais si j'avais su ce qui allait arriver, je me serais débrouillée pour passer outre sa décision.

Edward, Emmett et Jasper arrivèrent ce samedi-là alors que j'étais épuisée depuis quelques jours. Ally remuait beaucoup dans mon ventre et quelques contractions se faisaient sentir depuis quelques jours. Mais têtue comme je l'étais, je n'avais rien dit à Edward. Ils étaient arrivés en fin de matinée après avoir passé près de deux heures à charger cet énorme piano dans un camion loué.

Les garçons étaient en train de le sortir du camion quand je vis Edward faire une légère grimace. Il avait tenté de me rassurer mais je n'étais pas dupe. Il semblait s'être fait mal. Je n'eus pas longtemps à attendre. Alors que j'étais aux toilettes pour ma énième pause pipi, j'entendis Edward hurler. Je m'étais ruée vers l'extérieur. Edward était allongé au sol entouré d'Emmett et Jazz en train de crier. Il s'était apparemment fait mal au dos. Dans l'incapacité de se lever sans que cela ne lui provoque de douleurs, j'avais appelé les urgences.

Deux heures plus tard, le verdict était tombé. Il avait bloqué son nerf sciatique et chacun de ses mouvements le faisaient souffrir. Nous étions en train d'attendre dans la salle d'attente quand j'avais perdu les eaux. Je m'étais bien évidemment fait gronder par Carlisle car depuis que j'avais vu Edward cloué au sol devant la maison, mes contractions étaient devenues plus intenses et surtout beaucoup plus rapprochées à chaque heure qui s'était écoulée.

C'est ainsi que près de cinq heures plus tard Ally avait vu le jour alors qu'Edward était dans les vapes suites aux forts antalgiques qui lui avaient été administrés. Je ris en repensant à sa réaction quand il avait découvert que sa fille était née sans qu'il ne soit présent. C'est mon père qui avait été présent pour moi durant tout le travail et je sais que même s'il avait été heureux d'assister à la naissance de sa petite fille, il avait été triste qu'Edward ne puisse pas être présent pour le plus beau jour de la vie d'un homme, comme il nous l'avait dit.

[Amos Lee - 'Violin']

Ma fille venait de prendre place à côté de moi sur la balancelle posant sa tête contre ma poitrine la main sur mon ventre.

« Il arrive quand le bébé ? »

« Dans un mois »

« Alors vous savez ? Garçon ou fille ? » lâcha mon père qui venait de nous rejoindre.

Il prit place à côté de moi passant son bras autour de mes épaules. Il déposa un baiser sur ma tempe alors que je me lovai contre lui.

« Vous le saurez à la naissance » chuchotai-je.

« Un garçon... ça serait bien ! »

« Oui ! Ou une fille !»

« Ou un garçon ! »

« Pourquoi les filles c'est pas bien, papi ? »

« Si ma princesse, les filles c'est bien aussi. Tu es contente d'avoir un petit frère ? »

« Ou une petite sœur » repris-je.

« Ou une petit sœur ! »

« Mouais... garçon ou fille c'est pareil ! Ça va être un bébé et un bébé ça pleure tout le temps comme quand Evan il était petit ! »

Mon père se mit à rire attrapant ma fille pour lui faire un câlin. Élie sortit quelques minutes plus tard. Elle m'expliqua qu'Esmée et elle venaient d'essuyer l'eau de la cuisine. Mon père et ma belle-mère nous saluèrent avant de rentrer chez eux. Puis ce fut le tour de mes beaux-parents, d'Emmett et Rose et enfin de Jasper et Makenna de nous dire aurevoir avant que chacun ne prennent la direction de son foyer. Ils avaient tous passé un excellent après-midi et Edward avait été très gâté par chacun d'entre eux. Je ne lui avais encore rien offert mais le cadeau auquel il devait s'attendre risquait de le surprendre.

Il rêvait d'avoir une moto et Emmett en partant m'avait informé qu'il venait de la mettre dans le garage en toute discrétion. Jasper et Emmett m'avaient accompagné chez différents concessionnaires pour m'aider dans le choix. Ils avaient tous les deux une moto et Edward râlait de ne jamais pouvoir les accompagner. Inquiète de le savoir sur ce genre d'engin je m'étais fait une raison il y a quelques mois quand Jazz m'avait dit qu'Edward était très prudent et encore plus à moto.

Il m'avait dit je cite : « Edward sait qu'il est papa et que vous allez avoir un deuxième enfant. Il a conscience que tu vas avoir besoin de lui mais aussi qu'il veut être présent pour vous. Alors oui il aime faire de la moto mais il vous aime encore plus ! Ne sois donc pas inquiète, il fera attention ! ». J'avais donc acheté il y a un peu plus d'une semaine, une Ducati 1199 Panigale sur les conseils de mon ami et de mon beau-frère.

Son engin l'attendait donc dans le garage sans qu'il ne le sache. Tout le monde était parti depuis quelques minutes et la maison retrouva sa tranquillité. Tout était trop calme et je constatai que ma fille s'était endormie. Edward pénétra sur le perron et sourit et en nous voyant ma fille, Chaussette et moi installés sur la balancelle.

« Elle dort »

« Je sais... »

« Elle a passé un bon après-midi, je vais allé la coucher »

« D'accord »

Edward souleva sa fille avec une infinie délicatesse. Elle ouvrit furtivement les yeux avant de se blottir contre son père.

« Je t'aime papa » murmura-t-elle.

« Moi aussi ma puce... »

Il lui embrassa la tête et entra dans la maison. Il me rejoignit quelques minutes plus tard.

« Tu as passé une bonne journée ? »

« Ouais.. j'étais content que tout le monde ait pu venir ! »

« Moi aussi »

« Hum... tu viens avec moi ? »

Je me saisis de sa main et il me suivit jusqu'au garage.

« Pourquoi on est là ? »

« Ouvre »

Edward ouvrit la porte du garage et découvrit son cadeau.

« Tu m'as... tu m'as... »

Je pouvais sentir les trémolos dans sa voix et son regard était le même que celui d'Ally quand elle avait ouvert ses cadeaux à Noël dernier. Ses yeux brillaient et je n'eus pas le temps de répondre qu'il se jeta sur moi pour m'enlacer. Il me serra contre lui.

« Merci »

Je souris en le regardant se retourner pour contempler sa moto. Il s'éloigna pour s'en approcher et l'admirer de plus près. Puis alors qu'il regardait son nouvel engin depuis quelques minutes me détaillant toutes les options et autres détails concernant sa Ducati, il releva la tête vers moi.

« Je croyais que tu ne voulais pas que j'en ai une »

« Oui... en effet mais j'ai changé d'avis ! »

« Co... comment.. je veux dire pourquoi ? »

« Quelqu'un m'a dit que tu étais très prudent quand tu conduisais la sienne ! »

« Jazz... »

Je hochais la tête.

« Tu ne m'en veux pas... ? »

Il s'approcha de moi et entoura ma taille de ses bras.

« De quoi ? D'être monté sur une moto alors que je t'avais dis que je ne voulais pas te voir sur ces engins de malheur ou bien de ne pas m'avoir dit que tu allais en faire avec Jazz deux fois par mois ? »

« Euh... »

Il semblait embarrassé et je ris de le voir si penaud.

« Tu es en train de te moquer de moi ? »

« Peut-être »

Je me mis à sourire tout en le regardant. J'approchai mon visage du sien et déposai un baiser sur ses lèvres.

« Ce que l'on ne sait pas ne peux pas nous nuire... alors non, je ne t'en veux pas surtout que je te fais confiance... je sais que tu seras très prudent ! »

« Merci... »

« Mais je préfère que tu aies la tienne ou plus exactement celle que j'ai choisi ! »

« Ah bon ! »

« Oui »

Je me trémoussai alors qu'Edward picorait mon cou. Il devint plus entreprenant et ce fut la voix d'un voisin qui nous saluait qui stoppa les gestes d'Edward. Je cachai mon visage contre son torse, rouge de honte étant donné la position que nous avions prise au fur et à mesure de notre étreinte. J'étais presque allongée sur le capot de la voiture qui était stationnée juste devant notre garage.

Nous retournâmes dans la maison quelques minutes plus tard. Tous les deux confortablement installés dans le canapé, nous nous câlinions attendant qu'Ally se réveille. Nous prîmes notre dîner sur la terrasse en admirant le coucher de soleil dans un silence apaisant. Edward et moi n'avions pas besoin de parler, nous étions arrivés à un tel degré de complicité depuis quelques années, qu'un simple regard, un simple geste nous permettait de comprendre l'autre.

Plus tard dans la soirée, nous prîmes la direction de notre chambre alors que notre fille dormait toujours.

Edward me fit l'amour avec tendresse avant de m'envelopper de ce voile de douceur dont lui seul avait le secret. Je rivai mon regard vers la fenêtre, contemplant les derniers rayons lumineux qui disparaissaient à l'horizon, blottie dans ses bras, en sécurité.

Je ne regrettai rien, ma vie était belle et pleine d'amour. Mon cœur avait trouvé sa moitié et je savais que ma mère, si elle pouvait nous voir, serait heureuse de me voir si épanouie et si aimée. Nous nous étions promis de profiter et de nous aimer chaque jour que la vie nous offrirait, c'est ce que nous faisions et c'est que nous allions continuer à faire.

L'amour avait répondu à mon annonce, je l'avais mis sur toile, je l'avais tatoué sur ma peau, sur la sienne juste avant de le graver dans chacun de nos cœurs pour les lier aussi longtemps que chacun d'eux battrait. Edward resserra ses bras autour de ma taille tout en posant délicatement sa main sur mon ventre. Je sentis son souffle sur ma peau avant qu'il ne me murmure un 'je t'aime'. Je fermai les yeux, sentant ses lèvres sur ma peau et je m'endormis. Comblée.

THE END


Et voilà cette fois c'est bien fini...

Je vous remercie encore pour votre soutien.

MERCI aussi à MARYON, LYRA, ADILOU, LENA et LYDIE mes bétas qui m'ont aidé et corrigé tout au long de mes chapitres... merci à elles pour leur soutien, leurs conseils et leurs corrections.

Je vais faire un pdf de cette histoire alors si vous la voulez ... dites-le moi, ici ou sur facebook, et avec votre mail ça devrait pouvoir se faire. Je les enverrai dans tous les cas début septembre car je pars prendre un peu de repos et comme je repasse mes examens j'ai encore beaucoup à écrire avant la mi août...

Bonne après midi, bonne vacances pour ceux qui en ont, profitez des vôtres, la vie est courte et il ne faut jamais avoir de regrets... :)

Bisous

Mary