Le voilà enfin ce chapitre 13 !

Il est plus long que le précédent et j'espère que vous allez l'apprécier :p


Soleil, plage, châteaux de sable, bronzette, shopping et câlins, c'était bien de ça qu'avait été rempli le week-end de Rachel et Puck. Ces deux jours étaient supposés romantiques mais c'était devenu un séjour en famille et amusant. Il devenait même romantique tard le soir quand Aaron dormait. Pour Rachel, ces deux jours avaient été parfaits ! Etre loin de New York ou Los Angeles faisait souvent du bien au moral.

Le samedi après-midi, ils avaient décidé d'aller à la plage et de profiter du soleil et de la mer. Dès qu'ils furent arrivé sur place et installés, Puck enleva son t-shirt blanc et son short beige pour montrer ses plus beaux atouts. Rachel foudroya même toutes les femmes qui osaient le regarder. Quant à elle, elle enleva sa robe jaune pour dévoiler un petit bikini mauve.

« Tu es… super sexy », ronronna Puck, couché sur une serviette de bain en se léchant les lèvres supérieures.

« Merci », sourit alors Rachel, tournoyant sur elle-même, le laissant ainsi profiter du spectacle.

« Tu es la plus belle, maman », lui dit soudainement Aaron, un seau sur la tête. A peine arrivés sur la plage, il s'était mis à construire un château.

Rachel s'abaissa près de lui, enleva le seau de sa tête et lui mit son bob avant de l'embrasser. « Merci mon chéri »

« Je devrais quand même faire un peu de sport », se plaignit-elle ensuite en scrutant son ventre. « J'ai du gras »

« T'es parfaite ! », la coupa Puck, attirant son regard. « Et je veux pas que mon enfant grandisse dans un corps à la Paris Hilton »

« Tu adorais cette fille au lycée ! », lui rappela la brune, les deux mains sur ses hanches.

« J'avais seize ans… ! Je dis pas que je veux que tu prennes dix kilos, mais t'as rien à perdre, t'es parfaite ! »

« Merci, Noah… En même temps, ce n'est peut-être que de la peau ! Après tout, j'en suis à ma troisième grossesse ! »

« Et ouais », il rigola en la tirant à côté de lui sur le transat en bois. Rachel s'assit à côté de ses jambes, ses deux mains posées respectivement sur le torse et les biceps de Puck.

« Tu crois que les gens vont remarquer ? ». Elle avait le regard penché son abdomen. On pouvait, en faisant attention, remarquer que son corps changeait mais rien de plus. Par contre si on regardait de près, on voyait une petite bosse.

« Pas de chance pour toi chérie ! »

« Comment ça ? Je suis grosse ? »

« Nan ! Pas du tout ! C'est juste que tout le monde vient juste de savoir que j'allais jouer dans un film alors ils vont tous recommencer à être accros Noah Puckerman, alias Puck l'ancien quater back des New York Giants ! »

« Tu n'es pas le centre du monde, tu sais », dit-elle d'un ton doux en caressant son bras. « C'est peut être égoïste, mais j'aime bien quand personne ne s'intéresse à toi et que tu es seulement à moi »

« C'est pas égoïste ! Quelle femme ne me veut pas pour elle toute seule ! »

« Malheureusement pour les autres, tu n'appartiens qu'à moi ! »

« Jalouse ? », il ricana, un regard charmeur, la faisant légèrement rougir.

Elle tourna la tête.. « Non ! Je refuse juste qu'on touche à mon mari »

« Allez viens », rigola Puck, la forçant à se coucher à côté de lui. « Montre leur que je t'appartiens »

« Je… »

« Aaron est juste là, à côté de moi, je peux même mettre ma main sur sa tête pour être sûr qu'il ne s'enfuit pas »

« Rohhh…. Arrête de te moquer ! », dit Rachel en faisant la moue contre son torse. « Mais je veux bien un baiser »

« Tout ce que tu veux », marmonna-t-il en se penchant pour l'embrasser. « Maman poule ! »


« Tu penses à quoi ? », demanda-t-elle en allant s'assoir sur ses genoux. Il était assis sur une chaise du balcon de leur chambre d'hôtel. Rachel venait de mettre Aaron au lit et Puck semblait ailleurs. Il posa une de ses mains sur sa hanche comme elle superposa sa tête contre son épaule.

« Rien de spécial »

« Vraiment ? ». Elle le regarda d'une manière qu'il connaissait. Et à ce moment là, il savait qu'elle ne le lâcherait pas. « Donc… ? »

« A tout », il lui répondit, la tête contre la chaise. Il regardait la vue devant lui. Il y avait la mer, et il pouvait aussi voir des jeunes sur la plage. Ils couraient partout et buvaient des bières sans alcool.

« J'ai peur de l'avenir », lui avoua Rachel, continuant à respirer l'odeur de son mari. Il avait pris une douche en rentrant de la plage et il avait cette odeur fraiche de fruits exotiques. C'était rare quand il utilisait ce savon, mais il le faisait de temps en temps, même si ça pouvait paraitre girly.

« Pourquoi ? »

« Je n'avais pas prévu ma vie comme ça ! Avoir un enfant à un enfant à 22 ans, me marier avec un ancien camarade de lycée à 24 ans, et n'avoir aucun Tony à 26 ans mais une petite fille morte à la place »

« Parle pas comme ça, Rach… »

« Mais c'est la vérité »

« Ouais, tout n'est peut-être pas rose et parfait mais tu auras ce Tony cette année et un beau bébé en pleine santé ! »

Rachel remonta son visage, s'écartant légèrement de lui pour le regarder droit dans les yeux. « Comment tu arrives à être toujours aussi positif ? »

Il haussa les épaules. « Parce que la vie est belle ! Même si on a eu quelques problèmes, regarde où on en est maintenant ! Il y a dix ans, je pensais que je mettrai jamais un pied à l'unif et que je finirai pauvre comme ma mère et alcoolique comme mon grand-père ! Mais non, pour une fois j'ai été chanceux ! J'ai eu une bourse, j'ai bien profité des filles et de l'alcool ! Après, j'ai eu un super job, plein d'argent et j'ai re-rencontré la fille que je voulais épouser quand j'avais huit ans !»

Rachel sourit, ses yeux louchant sur le visage de son mari. Sa mâchoire était large, mal rasée, son nez parfait et ses yeux verts. Il était juste parfait. « Je suis heureuse »

« Je sais ! Et puis, comment ne pas être heureux avec moi ? Je te chouchoute à longueur de journée », il plaisanta comme Rachel s'abaissa pour l'embrasser. Elle le fit d'une façon lente et sensuelle, ne voulant pas s'arrêter.

« Désolée… », elle s'excusa en baissant la tête et de nicher cette dernière sur son épaule. « J'ai cette vision négative parfois »

« T'as peur, j'peux comprendre ! »

« Merci »

« Pourquoi ? »

« Pour tout ce que tu me donnes ! ». Puck remua les sourcils avant de bouger sa main gauche sur le ventre de Rachel. Il la passa même sous son petit débardeur rose et la laissa sur son abdomen rond et chaud.

« Cette année sera parfaite, bébé », il assura en la regardant dans les yeux. Lentement, il s'avança vers elle et captura ses lèvres. Rachel gémit et posa ses deux mains sur sa nuque. Le baiser n'était ni sensuel ni langoureux. Il était lent et passionné. Puck était doué pour ce genre de baisers même s'il adorait les langoureux, rapides, durs et forcés.

« Allons se coucher », il marmonna après en se levant et en la tirant avec sa main jusque dans leur lit où Aaron était déjà endormi. Cette nuit-là, Rachel dormit parfaitement bien entre les deux hommes de sa vie.


Les semaines qui suivirent furent plutôt calmes. Puck se rendait une fois par semaine, tôt le matin, à la lecture du script et Rachel venait de continuait de répéter pour le spectacle dans lequel elle allait jouer. La soirée d'ouverture arriva d'ailleurs bien vite !

Avant l'ouverture des rideaux, elle était énormément stressée, elle tenait le rôle principal et toute sa famille et ses amis étaient dans le public. Même Kurt et Blaine qui étaient venus pour l'occasion.

Une fois les rideaux fermés, elle explosa de joie, heureuse de l'avoir fait. Elle avait joué devant cette centaine de personnes et elle avaient vu Puck l'applaudir, et se lever directement de son siège pour aller la rejoindre dans les coulisses.

« Tu l'as fait, bébé », il marmonna dans son cou après lui avoir donné un baiser digne de ce nom. « Tu l'as fait ! »

« Je l'ai fait ! », répéta Rachel, la tête dans le creux de son cou. « C'était incroyable, Noah ! »

« Tu étais parfaite ! », dit-il, un air fier sur son visage. Et il l'était, sa femme venait, encore une fois, de l'impressionner. « T'as fait attention à notre petit monstre ? »

Rachel rigola et s'écarta de lui, tout en laissant ses mains sur ses épaules. « On devrait vraiment arrêter de l'appeler notre petit monstre »

« Pourquoi ? C'est cool ! »

« Et si c'est une fille ? ». Il haussa les épaules, le regard figé dans le sien.

« Dans ce cas, elle sera notre petite diablesse ! »

« Noah…. », elle rigola, se rapprochant de lui pour l'embrasser. Puck la tira contre lui et amplifia le baiser, profitant ainsi de ces quelques instants qu'il avait avec elle avant de devoir passer la soirée dans une grande salle avec tous ses collègues. « Noah », elle gémit ensuite en essayant de le repousser, mais Puck ne la laissa pas s'échapper, un petit sourire en coin. « Je dois vraiment me préparer », elle essaya de dire pour le convaincre. « Noah… »

Il rigola avant de séparer leurs deux corps. Rachel le remercia et commença directement à se déshabiller tandis qu'il s'était assis sur une chaise, l'observant de haut en bas.

Elle portait une fine robe pourpre avec un décolleté et tombant jusqu'au dessus des genoux. C'était élégant et décontracté en même temps, en oubliant le fait qu'elle portait des chaussures Louboutin de 10 cm. Puck se leva une fois qu'elle ait fini de se vêtir et l'attrapa contre lui pour l'embrasser tendrement. Rachel s'agrippa à sa chemise, ne voulant pas que le baiser se termine. « On y va ? ». Rachel acquiesça en suivant son mari en dehors de la loge.

En rentrant, cette nuit là, après un diner bien agité avec son mari et ses collègues, Rachel était exténuée. Sa journée avait été longue. Sans compter qu'elle allait bientôt entamer son deuxième trimestre et qu'elle était sans arrêt stressée pour le bébé.

Dans l'ascenseur, elle avait sa tête posée sur l'épaule de Puck qui avait un bras autour de sa taille pour la maintenir debout. Elle dormait à moitié contre lui.

Quand il rentra dans leur appartement, il l'aida directement à aller se coucher avant d'aller payer la fille de la voisine du dessus qui avait surveillé Aaron.

« Je reviens dans deux minutes », il murmura à son oreille comme elle grogna et se retourna dans le lit. Et comme de fait, il revint quelques minutes plus tard. Et avant d'aller se coucher à ses côtés, il l'aida à enlever sa robe de soirée et ses chaussures. « Rach… », il commença à murmura dans son oreille. « On doit faire ton injection »

« Noah… », râla-t-elle encore, ne se rendant pas compte de ce qu'il disait, bien trop fatiguée que pour affronter la réalité. « Fais-le…. ». Devant cette réaction, Puck s'exécuta et lui fit l'injection pour la deuxième fois. La première fois, c'était à l'hôpital. Un médecin lui avait appris à les faire en cas de soucis.


Le lendemain matin, Rachel se réveilla toute bizarre dans son lit. Elle ne se rappelait ni du comment elle était arrivée là et encore moins comment elle s'était retrouvée en sous-vêtements. Tout était si confus dans sa tête. En tâtonnant la place à côté d'elle, elle remarqua que Puck n'était plus là et qu'il était déjà huit heures. Elle enfila à toute vitesse un peignoir en satin et attacha ses cheveux avant d'aller dans le salon.

Puck se retourna au bruit. Il était assis sur le canapé en train de regarder le match de foot qu'il avait enregistré le soir précédent.

« Hey », dit-il en mettant pause. Il tourna la tête et regarda Rachel marcher vers lui. Elle venait tout juste de sortir du lit mais il la trouvait sexy. « Bien dormi ? »

Elle s'assit sur ses genoux et se recroquevilla contre son torse. Il était chaud et dur. « Mmm… », elle marmonna en fermant les yeux comme il jouait avec le bout de ses cheveux qui n'avaient pas été pris dans le chignon. « Je suis tellement fatiguée »

« C'est normal, bébé »

« Tu crois ? J'ai peur qu'il y ait un problème… J'en suis à 11 semaines, je ne devrais pas être aussi fatiguée ». L'inquiétude était clairement remarquable dans sa voix. Puck mit sa main sur son ventre en ouvrant le peignoir. En poussant légèrement dessus, il sentait une petite boule de la taille de sa main. C'était excitant et effrayant en même temps. Un bébé se trouvait dans cette toute petite bosse.

« Tu travailles trop ! Tu devrais demander à ton directeur d'arrêter maintenant »

« On n'est qu'en mars, Noah ! Les autres femmes arrêtent de travailler quand elles sont enceintes de 8 mois ! », essaya-t-elle de le convaincre en se redressant, maintenant à cheval sur Noah qui posa ses mains sur ses cuisses.

« Rach… », il soupira. « Cette grossesse n'est pas une grossesse normale ! Tu es tombée dans le coma, tu as du diabète, tu fais du théâtre et tu t'occupes d'un enfant de trois ans »

« Aaron va aller à l'école en mai ! J'aurai toutes mes matinées de libres ! »

« Mais regarde maintenant ! T'es tout le temps crevée et t'as peur que quelque chose aille mal ! Tu peux pas continuer à te crever comme ça »

« Je… Je ne fais pas d'excès ! », elle se défendit en se relevant devant lui et en fermant son peignoir pour croiser ses bras contre sa poitrine. Puck fit de même, et la regarda dans les yeux.

« Tu tenais à peine debout hier soir ! J'ai dû te déshabiller et te faire ta piqure ! »

« Je… J'ai de l'énergie la journée, je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas en profiter »

« Tu peux en profiter mais pas comme ça ! Aujourd'hui, t'es tellement crevée de ta semaine que tu vas devoir prendre congé pour les deux prochains jours ! J'ai pas raison ? »

« Quoi ? Non ! Je vais prendre congé parce que j'ai pas envie qu'il arrive quelque chose au bébé »

Puck fronça les sourcils et se dirigea dans la chambre où il enleva le t-shirt blanc dans lequel il avait dormi. Rachel l'avait suivi et le regardait en râlant.

« Bah arrête alors ! Je suis pas ton père … »

« Non ! »

« Tu dois arrêter de faire ça »

« Je ne suis pas une fainéante, Noah ! Je ne vais pas arrêter de jouer sur scène ou de m'occuper de mon fils pour flemmarder »

Il la regarda quelques secondes et prit ensuite une chemise en flanelle à carreaux dans l'armoire. « Tu te contredis toi-même, Rach… D'un côté, tu dis que tu as peur pour le bébé et de l'autre, tu refuses d'y aller mollo ! Faut choisir ! Soit, tu fais gaffe et il y aura aucun problème, ou alors t'en fais qu'à ta tête et dans un mois, on est à l'hôpital », il s'énerva alors que Rachel le regardait, plus qu'en colère.

« Tu… T'es qu'un… », elle balbutia en se retenant de pleurer. « Tu es dégueulasse de m'accuser de… »

« De quoi ? Je t'ai juste dit la vérité »

« Je… Je vais à la salle de bain ! », dit-elle les larmes aux yeux en sortant de leur chambre pour se rendre dans le couloir. Puck la suivit à grands pas.

« Rach… », il l'appela plus calmement mais elle se retourna. Elle était définitivement en train de pleurer.

« Tu veux bien aller réveiller Aaron et lui donner son petit déjeuner ? »

« Je… »

« Pas maintenant ! », elle marmonna en le suppliant du regard. Il acquiesça et la laissa partir. Il avait vraiment manqué de tact sur ce coup. En plus, il savait que Rachel craquait facilement avec les hormones.

En se retournant, il aperçut une petite tête brune crollée.

« Noah ? »

« Hey, gamin », il essaya de rigoler en allant l'attraper dans ses bras. « Ca va ? »

« Je dois faire pipi »

« Allons-y ». Il frotta les cheveux de l'enfant amicalement. Aaron était encore un peu endormi et avait sa tête de posée sur l'épaule de Puck.

« Je pourrai avoir une banane et du chocolat chaud ? »

« Ouais »

« Merci, Noah ! T'es gentil », murmura le petit garçon en s'asseyant sur la toilette alors que Puck était appuyé sur la porte, patientant. « Maman est où ? »

« Elle se fait belle pour toi ! »

« Vraiment ? Elle va mettre sa robe mauve ? »

« Peut-être ! Tu pourras aller lui demander pendant que je te fais ton petit-déj' »

« Super ! »


Après avoir laissé Puck seul dans le couloir étroit, Rachel s'était enfermée dans la salle de bain. Elle était en colère et vexée. Les larmes coulaient toutes seules sur ses joues contre sa volonté. Noah avait été si… vexant et direct. Elle n'aimait le voir comme ça, quand il s'énervait après elle. Elle savait qu'elle se contredisait mais… elle n'arrivait pas s'en empêcher ! La grossesse la rendait folle !

Quand Aaron arriva dans la salle de bain avant qu'elle prenne sa douche, elle se sentait soudain beaucoup mieux. Ce petit garçon était toute sa vie. Bien sûr, elle aimait Noah énormément, mais l'amour d'une mère pour son enfant dépassait tout. Elle sourit intérieurement quand son fils lui raconta que Puck lui préparait du cacao et une banane écrasée comme il les aimait. Honnêtement, Puck l'aidait énormément avec Aaron. Il était comme son deuxième père. Le petit garçon avait un lien étroit avec Jesse, son vrai père, mais Puck restait l'homme qui s'était occupé de lui depuis qu'il avait à peine un an. Jesse connaissait son fils depuis seulement un peu plus d'un an. C'était réconfortant pour Rachel de penser à ça, et à la chance qu'elle avait eue quand Puck avait emménagé à New York trois ans auparavant.

« Tu es très belle, maman », cria Aaron en voyant Rachel entrer dans la cuisine et se préparer du café. Puck était assis en face du petit garçon.

La cuisine était moderne et blanche laquée. Rachel avait tout choisi du sol au plafond. Les murs étaient d'un pourpre/rose très clairs et des néons éclairaient la pièce. Une baie vitrée donnait sur un petit balcon où elle détestait aller. C'était trop haut et ça lui donnait le vertige.

« Merci… ». Elle avait en effet mis une robe très fine mauve qui tombait aux genoux. Puck la regardait en gloussant, rêvant de pouvoir aller l'embrasser et lui dire qu'elle était magnifique (en ajoutant un commentaire déplacé dans son oreille). « Tu dois aller aux studios ? », elle demanda finalement à son mari en le regardant quelque temps. C'est étrange qu'elle le trouvait toujours plus beau quand ils se disputaient. Mais, c'était très réel. Il avait les cheveux un petit peu plus long (peut-être un cm) et on pouvait voir qu'ils étaient noirs.

« Ouais. Je dois y être pour onze heures »

« Tu seras rentrée pour seize heures ? Je dois jouer à dix sept heures »

« Ouais », il acquiesça, laissant place à un grand blanc. Chacun de leur côté, ils buvaient leur café. Bon, Puck était peut-être en train de s'empiffrer des céréales d'Aaron pour ne pas dire de conneries.

« Papa rentre quand ? ». Rachel tourna la tête vers Aaron, tout comme Puck.

« Dans deux jours »

« Il partira plus après ? »

« Non ! »

« Ouais ! On peut lui téléphoner, maman ? S'il te plait ? »

« Pas tout de suite, ton papa est surement en train de dormir maintenant ! Mais on fera ça avant que je parte au théâtre, d'accord ? »


Comme prévu, Puck se rendit aux studios pour une lecture des scripts et une mise au point avant le tournage qui commençait la semaine suivante. Cette fois-ci, Javier leur fit visiter tous les studios dans lesquels allait être tourné le film. Puck allait principalement jouer dans une pièce. C'était sombre et petit comme une salle d'interrogatoire.

Dès le nécessaire terminé, il rentra à l'appartement. Rachel et lui étaient encore en froid quand il était parti et il espérait pouvoir régler ça avant ce soir.

Quand elle quitta l'appartement pour aller sur scène, elle ne l'embrassa pas mais lui donna quelques indications pour Aaron alors que les deux garçons étaient assis à terre avec une guitare.

« Tu veux faire quoi, alors mec ? », il demanda à Aaron une fois Rachel partie. « Encore de la guitare ? »

« Du piano ! Tu en sais en faire comme oncle Blaine et papa ? »

« Encore mieux qu'eux même ! »

« Mieux que papa ? »

« Heu… ça dépend ! Si je te dis oui, tu me vas me dire quoi ? »

« Mon papa est le meilleur ! Mais je t'aime aussi ! », dit Aaron en le tirant par la main vers le piano noir placé dans le salon. Quelques jeux se trouvaient dessus mais il était encore intact. Personne ne l'avait touché depuis un moment.

Aaron obligea donc Puck à faire du piano pendant le reste de l'après-midi se voyant finalement contraint de laisser son « beau-père » faire à manger. La cuisine n'était pas trop son truc, mais il le faisait quand même. De plus qu'Aaron n'était vraiment pas difficile et qu'il adorait la viande. Alors deux steaks et une boite de mais en conserve plus tard, les deux « hommes » étaient rassasiés et conquis.

Au bout du compte, Puck s'endormit sur le canapé avec la tête d'Aaron sur ses genoux, une canette de soda sur la table et le film Peter Pan à la télé. Oui, Aaron était toujours aussi fan des vieux dessins animés Disney.

Vers vingt et une heures, la sonnerie de son portable le réveilla. Il grogna avant de répondre. « Mmm ? », il marmonna encore somnolent.

« Monsieur Puckerman ? ». La voix était féminine et inconnue. Le numéro était pourtant celui de Rachel. « Allo ? »

« Heuu… Oui ? », il répéta en se levant du canapé tout en faisant attention de ne pas réveiller Aaron. « Pourquoi vous avez le téléphone de Rachel ? Elle l'a perdu ? »

« Non… Je suis Amanda ». La femme semblait anxieuse et mal à l'aise. « Je travaille avec Rachel »

« Je crois qu'elle a déjà parlé de vous mais… », dit-il en passant une main dans ses cheveux et en regardant autour de lui. Il ignorait s'il faisait clair dehors, il avait fermé tous les volets avant de mettre le film dans le DVD vers 19h45.

« Rachel est à la clinique ! Elle a fait un malaise avant qu'on ne commence le deuxième spectacle ! »

« Quoi ? Quand ? Elle est dans quel hôpital maintenant ? Elle s'est réveillée ? »

« Je ne sais pas, l'hôpital semble plein alors j'ai décidé de vous appeler ! Une dame devrait faire la même chose d'ici quelques minutes. C'est l'hôpital de Bellevue ! »

« C'est où ça ? »

« Première Avenue ! Près de la route principale FDR »

« Je serai là le plus vite possible »

« Soyez prudent », marmonna la jeune femme avant de raccrocher. Au début, Puck tournait en rond ne sachant pas quoi faire. Aaron était là et il ne pouvait pas le pendre avec lui. Il prit alors la décision d'aller demander à l'ado du dessus de le garder. Allie, âgée de 16 ans, accepta directement en voyant la nervosité et l'inquiétude de Puck.

« Je suis Noah Puckerman, ma femme, Rachel Berry a été amenée ici il y pas longtemps! Elle est enceinte ! Elle a fait un malaise », il soupira à la secrétaire débordée en face de lui. Elle regarda une feuille devant elle et lui sourit. « Votre femme a bien été transportée ici pour un malaise il y a une heure ! Vous pouvez aller rejoindre la salle d'attende au deuxième étage et signaler votre présence à la secrétaire ! »

« Elle va bien ? »

« Je pense »

« Merci », dit-il en marchant vers l'ascenseur où il essaya de se ressaisir. Il y avait une tonne de personne autour de lui et ça le rendait légèrement parano et fou. Rachel n'était plus en risque de faire une fausse couche, mais c'était toujours possible. Et il savait que c'était ce qu'elle redoutait le plus.

Il rencontra alors cette Amanda dans la salle d'attende. Elle était moyenne, légèrement ronde et châtain. Elle semblait touchée et mal à l'aise comme au téléphone. Puck s'assit à côté d'elle et attendit qu'un médecin vienne.

« Monsieur Puckerman ? », l'appela soudainement un médecin de garde devant lui. Amanda s'était endormie.

« Bonsoir, je suis le docteur Miller ! C'est moi qui ai pris votre femme en charge », il expliqua en avançant dans un couloir. Puck le suivait, les mains dans les poches de son pantalon. « Elle va bien ! »

« Et … Et le bébé ? », il balbutia.

« Il va bien aussi ! Ils sont ici, vous pouvez entrer ». Puck fit ce que le médecin lui ordonna et entra dans la chambre. Les murs étaient jaune pâle et Rachel était assise dans un lit au milieu de la pièce. Elle était légèrement pâle mais semblait bien se porter. Elle était d'ailleurs toujours dans ses propres vêtements. Directement et sans réfléchir, il alla vers elle et l'embrassa. Il se fichait complètement qu'un médecin les regardait. Il voulait juste embrasser sa femme, la mère de ses enfants, et dès lors plus rien ne comptait. Une main dans sa nuque, il s'écarta d'elle. Rachel rougissait mais le laissa l'embrasser sur le front et poser une main sur son ventre.

« Ca va ? », il demanda mort d'inquiétude. Elle acquiesça et sourit doucement. « Putain, je crois que personne m'a jamais autant fait flippé que toi en si peu de temps »

« Désolée », elle marmonna avant de porter son attention sur le médecin. Puck fit de même.

« Donc, comme je vous le disais, Rachel a fait un malaise ! »

« Mmm »

« Ce malaise a été cause par une chute de tension, surement survenue après un manque de sommeil et un effort intense ! J'ai cru voir que vous étiez actrice ? »

« Oui ! »

« Et enceinte de 11 semaines ? Vous souffrez aussi d'un diabète »

« Oui »

« Combien de temps passez-vous sur scène par jours ? »

« Ca dépend, mais en général, je joue deux fois par jour, et ce cinq fois par semaine et chaque spectacle dure deux heures »

« Le rôle principal ? »

« Oui… »

« Je ne suis pas contre le fait que vous travaillez mais vu votre situation, je ralentirais un peu la cadence ! Il est écrit dans votre dossier que vous avez été dans le coma pendant plusieurs jours le mois dernier ! Je pense que le mieux pour vous serait de diviser vos heures de travail par deux et de vous reposer le plus possible tout en restant active »

« Je… Par deux ? »

« Minimum ! Cette grossesse est une grossesse à risques, Rachel ! Il est certain qu'il serait exceptionnel que vous refassiez une hémorragie, mais c'est possible ! Et un surmenage excessif pourrait entrainer un accouchement prématuré »

« Je… Je ne veux pas ça », murmura Rachel, sentant ses yeux mouillés et Puck la serrer contre le côté de son torse. Elle se souvenait encore très bien de la naissance de Sarah.

« Je vais aller vous prescrire des médicaments et vous faire un certificat pour votre employeur ! Je vais aussi prendre contact avec votre gynécologue que vous aller devoir consulter au plus vite »

« D'accord… », dit-elle en le regardant partir. « Je suis tellement désolée, Noah ! », pleura-t-elle ensuite contre son épaule. « Tellement désolée ! Tu n'imagines pas combien je m'en veux… ! J'ai tellement peur pour notre enfant maintenant ! S'il lui arrivait quelque chose, je crois que je ne le supporterais pas… pas cette fois »

Il l'attrapa et l'enveloppa avec ses bras. Il s'était assis sur le lit à ses côtés. Il était encore sans mot et effrayé.

« Ca va aller », il marmonna dans ses cheveux.

« Je me sens tellement coupable »

« Tout va bien, alors maintenant ne t'inquiète pas et fais ce que le médecin te dit ! »

« Je ferai tout, Noah ! Même arrêter de jouer s'il le faut »

« Non ! », il la coupa. « Tu peux jouer mais… »

« Pas autant », sourit-elle.

« Voilà ! Et tu verras, même si tu ne joues que la moitié de tes spectacles, à la fin de l'année, tu pourras frimer sur les tapis rouges des Tony Awards avec tes deux enfants et ta récompense ! »

Un mini Puckleberry sur le chemin ?

Hier soir, l' actrice de 24 ans, Rachel Berry, mariée à l'ancien footballeur Noah Puckerman « Puck » a

été transportée à l'hôpital de Bellevue à cause d'un malaise. La jeune femme, déjà maman

d'un petit Aaron de 3 ans, n'a encore donné aucune raison quant à son malaise fait avant de monter sur scène,

mais les rumeurs nous laissent croire que le couple attend un bébé d'ici l'automne. Alors, bonne ou mauvaise nouvelle ?

Sans oublier que Puck va bientôt jouer dans le nouveau film de

Javier Gilson et que Rachel est en course pour son premier Tony Awards en décembre !


S'il vous plait dites moi quoi ! J'ai l'impression que ce chapitre est moins bon que les autres :/

Merci pour les commentaires pour les précédents chapitres :D J'espère que celui-ci a plu. Il était plus long et plus de choses se sont passées. Si vous avez une question, n'hésitez pas, je sais que l'histoire peut-être difficile à comprendre au niveau du temps... Je compte écrire maximum 25 chapitres pour ceux qui se demandent ;)

Le prochain chapitre bientôt ? (avec le retour de Jesse qui va créer quelques problèmes et une Quinn enceinte de 8 mois ! Et bien sûr du Puckleberry, mais les deux choses précédentes auront des conséquences sur notre couple )