Bonjour à toutes !

Disclaimer:Twilight appartient à S. Meyer et cette super histoire à Nilla79. Je ne suis que la traductrice :)

Tout le monde va bien ? Je l'espère en tout cas :) On se retrouve donc pour la suite de cette histoire avec POV Edward plutôt mouvementé...

Merci à toutes les personnes qui ont pris le temps de laisser un commentaire ! Un très grand merci aussi pour toutes les mises en alertes/favoris !

J'espère que vous aimerez !


Edward POV

Dès que Bella fut hors de la voiture, je démarrai et partis avec une seule pensée à l'esprit – aller aussi loin que possible aussi rapidement que possible, ne pas me retourner. La dernière partie était la plus difficile mais c'était aussi la plus importante. Parce qu'un seul regard dans le rétroviseur et si j'avais vu Bella sur le trottoir, je ne pense pas que j'aurais pu partir.

Et je le devais.

Ça ne suivait pas du tout mon plan. Bella m'approchait d'un peu trop près, centimètre par centimètre, elle arrivait à se frayer un chemin jusqu'à mon cœur abîmé. Je ne pouvais pas me permettre de lui faire confiance. Plus elle approchait, plus il y avait de risques que je sois blessé.

Évidemment, je ne m'inquiétais pas que Bella me blesse physiquement, mais plutôt d'une autre façon. Elle avait toujours semblé vouloir que je lui fasse confiance et je ne pouvais simplement pas. Ou pour être plus précis, je ne pouvais pas me permettre de lui faire confiance. À travers les années, j'avais douloureusement appris qu'on ne pouvait faire confiance qu'à soi-même. Tant que je m'en souvenais, j'étais en sécurité.

En sécurité et mort à l'intérieur.

Ce n'était pas juste. Je devais vivre tous les jours, observant le bonheur autour de moi. Carlisle et Esmée. Alice et Jasper. Bon sang, même Emmett et Rosalie. Ils étaient tous foutrement heureux en amour et ça me rendait malade. Pour eux, la vie était facile. Agréable. Tant qu'ils étaient ensemble, ils avaient tout ce que le monde pouvait leur offrir. Leur putain d'amour était tout ce qui comptait. Et je les haïssais pour ça.

Mais encore plus que tout, je me haïssais de ressentir ça. De ne pas être capable de les regarder sans me sentir bouleversé par toutes les émotions que je pouvais voir dans leurs yeux. Tous les regards amoureux qu'ils échangeaient, toutes les paroles aimantes qu'ils se disaient, toutes les caresses innocentes, c'était comme des putains de claques dans ma gueule.

Un côté de moi avait envie de les détester parce qu'ils étaient capables d'aimer, de ressentir autre chose que de la honte et de la haine de soi.

Parce que c'était ce que je voulais. Je le voulais si fort que je me sentais mal.

Je n'avais besoin de personne. Je voulais juste rester seul et qu'on me laisse tranquille, en sécurité loin du monde. C'était le message que j'envoyais aux autres depuis aussi longtemps que je m'en souvenais. J'y croyais vraiment et je suis sûr que c'était le cas de tout le monde.

Ne laisse entrer personne et tu seras en sécurité. Aussi simple que ça.

À part que plus rien n'était simple. Plus depuis que Bella Swan avait littéralement trébuché dans ma putain de vie pathétique.

Bella avec ses yeux tendres, son beau sourire, son extrême maladresse et ses promesses d'amitié que je n'avais pas demandé. Et que je ne méritais pas non plus.

« Tu pourrais traîner avec moi. Je veux juste être ton amie. »

J'avais essayé de l'éloigner de moi mais elle continuait à m'approcher obstinément. Un peu comme Alice. Et je n'arrêtais pas de me dire que je n'avais pas besoin de tout ça. Mais en réalité, je voulais juste n'avoir besoin de rien. Ou de personne. Parce qu'à partir du moment où je me laisserais aller avec les autres, où je dépendrais des autres, où je laisserais retomber ma garde, à ce moment là tout allait s'effondrer. Et je savais que personne ne serait là pour me rattraper.

« J'en ai marre d'essayer de rester loin de toi. » lui avais-je dit.

La vérité n'avait jamais été prononcée. Et pourtant, ça ne voulait rien dire. Parce que peu importe ce que je ressentais lorsque j'étais avec Bella, peu importe à quel point elle m'intriguait, peu importe à quel point un côté de moi voulait apprendre à la connaître, je savais sans aucun doute que si elle apprenait la vérité à propos de moi, elle m'aurait regardé avec horreur et dégoût.

Elle aurait été horrifiée, dégoûtée par ma présence. Et puis, elle allait s'éloigner.

À part les conseillers que j'avais dû rencontrer au fil des années, Carlisle et Esmée étaient les seuls au courant à Forks de ce qui m'était arrivé par le passé. Ils connaissaient les détails humiliants de ce que James m'avait fait lorsque j'étais enfant. Je me souvenais de l'air sérieux de Carlisle alors qu'il me regardait dans les yeux pour me demander de tout raconter à Alice et Emmett.

Évidemment, il pensait qu'ils me comprendraient mieux. J'avais onze ans à l'époque et Carlisle venait juste de me ramener à Forks avec lui.

« Edward ? Est-ce que tu veux bien me regarder mon garçon ? » demanda Carlisle depuis l'autre côté de la pièce. Il faisait bien en sorte de ne pas envahir mon espace personnel, n'approchant pas plus. Néanmoins, je dus me battre contre mon envie de faire la grimace à chaque fois qu'il ouvrait la bouche pour parler.

Je gardai la tête baissée et les bras enroulés autour de mon corps dans un geste protecteur. Je me sentis rejoindre le canapé alors que j'obéissais à contre cœur.

Carlisle m'observa en silence pendant un moment avant de reprendre doucement la parole. « Esmée sait ce qui t'est arrivé. J'espère que tu comprends que je ne pouvais pas lui cacher une information d'une telle importance ? »

Je baissai à nouveau les yeux, incapable de lui répondre. Je hochai à peine la tête.

Il hésita un bref instant avant de continuer. « Néanmoins, Alice et Emmett savent seulement que tu viens d'un foyer difficile. Ils ont tous deux beaucoup de questions et je voulais te demander si tu accepterais que je leur en dise plus. »

Je déglutis difficilement et me forçai à ouvrir la bouche. Ma voix était à peine plus forte qu'un murmure. « Si je dis non, tu vas me ramener à Chicago ? »

« Quoi ? Non ! » Il dut me voir grimacer parce qu'il baissa aussitôt le ton. « Bien sûr que non. Edward, tu es chez toi maintenant. Rien ne changera ça. Tu m'as bien entendu ? » Je hochai à nouveau la tête, sentant les larmes me monter aux yeux.

Carlisle s'éclaircit la gorge. « La décision t'appartient et je la respecterai. Tu peux accepter que je leur dise ou refuser. Mais je dois être honnête, je pense que ça les aiderait à comprendre d'où tu viens. » Comme je ne lui répondais pas, il continua. « Qu'est-ce que tu en dis ? »

Je leur regardai enfin et parlai d'un ton suppliant. « Je ne veux pas qu'ils sachent. »

Il soupira mais hocha la tête. « Très bien. J'espère qu'un jour tu te sentiras suffisamment à l'aise pour en parler avec ton frère et ta sœur. »

Je me contentai de hausser les épaules, sachant que c'était pas près d'arriver.

Il m'avait fallu des mois avant de finalement réaliser que Carlisle était un homme de paroles. Comme il me l'avait promis, il n'en avait jamais parlé et parfois, j'aurais pu jurer qu'Alice le savait. Ne me demandez pas comment. C'était juste à sa façon d'agir avec moi, comme si elle voyait quelque chose que les autres n'arrivaient pas à percevoir.

D'un autre côté, Emmett était à côté de la plaque. Il avait un an et demi de plus que moi et je savais que j'étais une immense déception à ses yeux. Au début, il était très excité à l'idée d'avoir un nouveau ''frère'' mais il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre que nous n'aurions pas pu être plus différents.

Je n'arrivais simplement pas à m'intéresser aux trucs qui plaisaient aux garçons de mon âge. Comme le sport. Les jeux vidéos. Et évidemment, les filles. Je me souvenais d'un incident en particulier qui s'était produit environ deux mois après mes douze ans. On m'avait demandé d'aller dire à Emmett que le dîner était prêt, j'étais alors monté à l'étage pour frapper à sa porte...

La porte s'ouvrit et je trébuchai presque à l'intérieur. Le visage d'Emmett s'illumina lorsqu'il me vit. « Entre et ferme la porte. Il faut que tu vois ça ! »

Sa chambre était sombre et je remarquai que les volets étaient baissés. Emmett se laissa tomber par terre, devant la télé et me fit signe d'approcher. « Qu'est-ce que tu fais ? »

Il se tourna vers moi, le visage un peu rouge et sourit. « Je vais te montrer. C'est génial ! » Une pause. « Mais n'envisage même pas de le dire à Papa et Maman ou je te tuerai. » Je déglutis et acquiesçai.

Emmett fut ravi par ma réaction et il ramena son attention sur la télé. Il prit la télécommande et alluma ce que je pensais être un film. S'en était un. Seulement c'était le genre de films que je n'avais jamais vu. Mes yeux s'écarquillèrent sous le choc alors que je fixais l'écran.

Je voyais un homme et une femme, tous deux nus, allongés dans un grand lit aux draps rouges. Soudainement, la femme se redressa et saisit quelque chose par terre puis elle attacha les mains de l'homme derrière sa tête tout en lui murmurant des choses à l'oreille.

Elle s'installa ensuite à califourchon sur lui et se mit à lui lécher le torse. Lorsque l'homme se mit à grogner bruyamment, elle descendit un peu et se mit à sucer son...

Je fixai Emmett qui était assis à quelques centimètres de la télé. Ses yeux étaient grands ouverts, fascinés. Il me jeta un brève coup d'œil avant de se mettre à rire. « C'est pas trop cool ? »

Je regardai à nouveau la scène et sentis mon estomac se crisper. La seule chose que je sais ensuite, c'est que je me mis à vomir sur le sol.

Lorsqu'Esmée apprit ce qui s'était passée, elle piqua une crise. Emmett fut puni pendant deux semaines et bien évidemment, il me reprocha les problèmes qu'il avait avec sa mère. C'était la dernière fois qu'Emmett m'avait invité à entrer dans sa chambre. Depuis ce jour là, il ne me parlait que quand il était forcé à le faire.

Soudainement, mon portable vibra dans ma poche et je m'extirpai de mes souvenir. Je le pris, regardai qui m'appelait et l'ouvris en soupirant. « Ouais ? »

« Salut, Edward, c'est moi. » Esmée avait l'air un peu nerveuse même si je n'arrivais pas à comprendre pourquoi. Elle continua. « Comment va Bella ? »

Je fronçai les sourcils. Pourquoi est-ce qu'elle me demandait... ? Je me mis une claque mentale en repensant au visage pâle de Bella alors qu'elle gisait sans vie sur le sol.

C'est vrai. Bella s'était évanouie dans la cuisine moins d'une heure auparavant. J'avais insisté pour la raccompagner chez elle. Et je ne lui avais même pas demandée comment elle se sentait. Au lieu de ça, je lui avais foutu la trouille de sa vie en conduisant comme un putain de malade mental.

Est-ce que j'avais précisé que j'étais foiré ? Putain !

« Hum, elle avait l'air d'aller bien quand je l'ai déposée. » marmonnai-je. Je me sentais le plus nul de la terre. Pour ma défense, je n'avais pas l'habitude de prendre soin des autres. Bon sang, en temps normal, ça ne m'intéressait même pas. C'était plus facile comme ça.

« Oh c'est bien. » Esmée était clairement soulagée. « Je m'inquiétais pour elle. C'est une jeune fille si gentille, tu ne trouves pas ? »

Je grognai intérieurement. « Écoute Esmée, je conduis, je ne peux pas vraiment te parler pour l'instant. » Bien entendu, c'était un mensonge. Je n'avais aucun problème à parler tout en conduisant. Mais c'était la seule excuse à laquelle j'avais pensé sur le moment. À la vérité, je n'avais pas très envie d'avoir cette conversation à cet instant précis.

De qui je me foutais ? Si ça ne tenait qu'à moi, nous n'aurions jamais cette conversation.

« Bien sûr, je comprends. Mais je voulais... » Elle hésita un instant et je réalisai que ce n'était pas que pour ça qu'elle m'appelait. J'aurais dû le deviner. Je retins un soupir et attendis qu'elle continue. Je savais exactement ce qui allait arriver.

« Edward, je voulais juste m'assurer que tu n'as pas oublié ton rendez-vous d'aujourd'hui. » Nous y voilà.

Je réalisais que je tournais en rond et me garai en roulant des yeux. « J'ai pas oublié. » marmonnai-je à contre cœur.

Comment aurais-je pu oublier ? C'était la même chose toutes les putains de semaines.

« Bien. Écoute, je ne veux pas avoir l'air autoritaire. Vraiment Edward, c'est juste que... »

Ouais, je le savais, il se trouvait juste que ça l'intéressait. Mais je ne voulais pas qu'elle se sente obliger de s'intéresser à moi.

Parce que je ne le méritais pas.

« Bonjour Edward. » sourit le Dr Clearwater alors que j'entrais dans son bureau, environ une heure plus tard. « Comment vas-tu ? »

« Bien. » répondis-je comme d'habitude. J'arquai ensuite un sourcil. « Comment allez vous ? » ajoutai-je d'un air sarcastique.

Comme toujours, elle ignora ma remarque. « Je vais bien, merci, même si la semaine est difficile. Et toi ? Est-ce qui s'est passé quelque chose d'intéressant depuis qu'on s'est vu ? »

Je me laissai tomber sur le canapé et envisageai mes options. J'avais subi cette torture suffisamment de fois pour savoir que je pouvais jouer le jeu, raconter des choses complètement incohérentes jusqu'à ce que l'heure soit terminée et je pourrais alors partir. Ça l'aurait empêchée de me poser des putains de questions auxquelles, nous le savions tous les deux, je n'aurais pas répondu de toute façon.

J'avais déjà fait ça. Mais aujourd'hui, je n'étais pas d'humeur. Je me contentai de secouer la tête. « Non. »

« Oh. » Son sourire retomba un peu mais elle ne me trompait pas. Je savais qu'elle n'allait pas abandonner si facilement. J'avais raison. « Et pour le reste de la semaine ? Est-ce que tu as prévu quelque chose ? »

Je poussai un soupir exagéré et secouai à nouveau la tête, croisant les bras sur mon torse. « Est-ce que je prévois jamais quoi que ce soit ? »

« Très bien. » Le Dr Clearwater m'observa pendant un moment avant de quitter son fauteuil. Elle contourna le bureau, son visage était soudainement sérieux. « On va passer la petite conversation vu que tu n'es visiblement pas d'humeur. » Une pause. « Est-ce que ton... je veux dire, est-ce que Carlisle t'a dit que nous nous sommes parlés au téléphone hier ? »

Elle savait qu'il ne fallait pas l'appeler mon père. Ça avait failli lui échapper.

Je fis de mon mieux pour ignorer son presque lapsus et repensai à hier, lorsque j'étais tombé sur Carlisle. Il avait commencé à me parler de ma thérapie. Évidemment, je ne l'avais pas laissé terminer. Je lançai un regard suspicieux au Dr Clearwater, attendant qu'elle continue.

Soudainement, j'eus la sensation que je n'allais pas aimer ce qu'elle avait à me dire.

Visiblement ravie d'avoir toute mon attention, elle comment à tout m'expliquer. « Comme tu le sais, je ne suis pas autorisée à parler de ce qui se passe dans cette pièce avec qui que ce soit. Mais Carlisle s'inquiétait et il ressentait le besoin de donner son opinion. »

Je restai silencieux, retenant mon souffle.

Elle soupira. « Edward, je vais te demander quelque chose et j'aimerais avoir ta réponse. Ces six dernières années, combien de conseillers différents est-ce que tu as vu ? »

Je l'observais, le regard vide. J'ouvris la bouche avant de la refermer. Je finis par hausser les épaules. « Je ne m'en souviens pas. Pourquoi ? »

Elle fut silencieuse pendant un moment. « On se voit une fois par semaine depuis presque quatre mois maintenant. J'ai parfaitement conscience que tu n'as pas choisi de venir ici. Mais je dois te le demander, est-ce que tu as l'impression que venir à ces séances est une perte de temps pour toi ? »

Oui. Putain oui !

Comme je ne répondais pas, elle continua. « Je veux t'aider, Edward. Mais tu ne me laisses pas le faire. »

C'est parce que je ne peux pas. Voyez la vérité en face, Doc, personne ne peut le faire.

« Alors, je vais te laisser le choix. » Je lui lançai un regard interrogateur. Je ne comprenais pas où elle voulait en venir. Elle me regarda droit dans les yeux. « Tu peux partir et ne pas avoir à revenir. Si tu as vraiment le sentiment que venir ici ne t'aide pas alors j'expliquerai la situation à Carlisle. Il comprendra. »

Au début, je la fixai sans le croire. Est-ce que c'était une blague ? Au vu de son expression, elle était très sérieuse. Je laissai le sens de ses paroles m'envahirent. Je ne pouvais pas empêcher des petites bulles de rire éclater en moi.

J'étais tellement foiré que même la psy pensait que j'étais un cas perdu. À quel point était ce ironique ? Je n'avais pas demander d'aide et j'aidais sûr de ne pas en vouloir ?

Mais c'était pas son putain de travail d'au moins essayer ?

« Edward ? » Elle eut l'air surprise par ma réaction. « Tu veux bien me dire à quoi tu penses ? »

Je me levai lentement du canapé et secouai la tête. « Pourquoi faire ? Je ne suis plus votre putain de patient. »

Ignorant ses objections, je quittai son bureau sans me retourner.

« Edward ? » Carlisle apparut en haut des marches dès que je fus à la maison. J'eus le sentiment qu'il guettait l'arrivée de ma voiture, que je sois à l'intérieur. Il descendit rapidement les marches, m'approchant. « Tu vas bien, fiston ? »

« Ne m'appelle pas comme ça. » crachai-je automatiquement. Puis je penchai la tête de côté. « Tu savais qu'on peut se faire virer par un psy ? »

Il fronça les sourcils. « De quoi tu parles ? »

Je roulai des yeux et essayai de le contourner. « Laisse tomber. »

« Attends une seconde. » Il posa délicatement sa main sur mon bras mais la retira rapidement lorsque je me crispai. Je lui lançai un regard d'avertissement. « S'il te plaît, Edward, on ne peut pas en parler un instant ? J'aimerais savoir ce que tu veux dire par ''viré''. Si je comprends bien, ta séance ne s'est pas bien passée ? »

« Comme si tu ne le savais pas. » marmonnai-je en le fixant durement. « Je parie que tu as déjà parlé à ce formidable docteur. Elle t'a sans doute appelé dès que j'ai quitté son putain d'immeuble vu que vous avez l'air d'être super potes. »

« En fait... » Il se tut et eut la décence d'avoir l'air coupable. « Et si tu me racontais ce qui s'est passé ? »

Je laissai échapper un grognement. « Et si tu me disais pourquoi tu es persuadé que parler est la réponse à tout ? »

Il se décomposa et pendant un instant, je me sentis mal. Carlisle ne méritait pas que je m'en prenne à lui. Je fermai les yeux. J'avais désespérément besoin de casser quelque chose. Le sentiment d'être un raté montait encore et encore en moi. Dans des moments comme ça, je savais qu'il fallait que je parte parce que sinon j'allais dire ou faire quelque chose que j'allais regretter par la ensuite.

Alors je tournai les talons et quittai la maison avant que Carlisle puisse me retenir.


Il est vraiment torturé... en même temps, vu son passé, ça serait difficile d'être autrement... espérons que ça s'arrangera :)

On retrouvera un POV Bella au prochain chapitre, mais d'ici là, n'hésitez pas à laisser un commentaire ! Prenez soin de vous !

XOXO

Eresy