Bonjour à toutes !

Disclaimer:Twilight appartient à S. Meyer et cette super histoire à Nilla79. Je ne suis que la traductrice.

Nos amis passent au niveau supérieur avec présentation aux parents pour Edward... repas tendu en perspective ^^

Je voudrais vous remercier pour tous vos messages ! Un très grand merci aussi pour toutes les mises en alertes/favoris !

J'espère que vous aimerez !


Chapitre 11

Bella

« Tu vas manger ça, Isabella, ou tu préfères continuer à le fixer ? » demanda Renée lorsqu'elle constata que je n'avais pas encore touché à mon repas. Nous avions tous les trois commandés des sub sandwichs et bien qu'ils avaient l'air délicieux, je n'arrivais pas à manger le mien. Au lieu de ça, il me narguait depuis mon assiette.

J'avais presque envisagé de prendre simplement un soda, mais j'avais finalement changé d'avis pour ne pas mettre Edward mal à l'aise. Je savais qu'il était ultra sensible lorsqu'il était question de manger devant les gens, surtout des personnes qu'il ne connaissait pas. Au moins, si nous avions tous quelque chose à manger dans nos assiettes, il n'aurait pas eu l'impression de se goinfrer.

Pas que ça aurait dû l'inquiéter mais je savais que c'était le cas.

J'inspirai profondément et me forçai à prendre mon sandwich pour en mordre une petite bouchée. Alors que je la mastiquais, j'avais l'impression qu'elle devenait de plus en plus grosse dans ma bouche. Je dus le reposer.

« Alors, comment ça va... au travail ? » Ma mère n'avait jamais pris la peine de cacher le fait qu'elle n'aimait pas mon boulot. Sans attendre ma réponse, elle reprit la parole. « Plus sérieusement, quand est-ce que tu vas chercher un vrai travail ? Tu as prévu de rester serveuse toute ta vie ? » Elle rit doucement et se tourna vers Edward. « J'ai toujours dit à Isabella qu'elle pourrait faire bien mieux que travailler dans un café. »

Edward fronça les sourcils et me pressa la main sous la table. « Eh bien, tant qu'elle est heureuse. » Il haussa les épaules. « Je ne pense pas que ça soit vraiment un problème. »

Renée plissa les yeux puis elle sourit d'un air un peu forcé. « Bien sûr. Alors, Edward, qu'est-ce que vous faites dans la vie, si ce n'est pas trop indiscret ? »

Il but une gorgée de coca. « Je travaille au magasin Basha. »

« Comme c'est... intéressant. » Elle plissa le nez comme si elle venait de trouver un insecte dans son verre. Elle ramena son attention sur moi. « Tu sais vraiment les choisir, hum ? » Un petit rire lui échappa.

Quoi ?

Je lui lançai un regard incrédule. « Je te demande pardon ? Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ? »

« Rien. » Elle roula des yeux et mordit dans son sandwich. J'en profitai pour jeter un coup d'œil à Edward, je voulais voir s'il était offensé. À mon grand soulagement, ça n'avait pas l'air d'être le cas. Néanmoins, il fixait ma mère, les sourcils froncés.

Et puis, comme s'il avait senti que je le regardais, il tourna la tête vers moi et me fit un sourire rassurant. J'essayai de me détendre, mais ce n'était pas facile. Renée me faisait ce genre d'effets.

Sentant que j'étais mal à l'aise, Edward s'éclaircit la gorge avant de changer de sujet. « Alors, Renée, si j'ai bien compris, vous vous intéressez à l'art. Est-ce que vous visitez beaucoup de galeries ? » Il fait clairement un effort pour lancer la conversation avec ma mère. Je ne pus retenir mon sourire, le remerciant silencieusement d'être aussi adorable et gentil.

« Oui, c'est très rafraîchissant. On a l'occasion de rencontrer toute sorte de personnes. » Son regard se posa sur moi. « Et en même temps, on apprend la différence entre les gens qu'il faut fréquenter parce qu'ils sont importants et ceux qu'il faut fuir à tout prix. »

Mon sourire s'estompa comme si je venais de me prendre un seau d'eau glacée. Pour n'importe qui, on aurait pu croire qu'elle faisait une simple constatation mais je n'étais pas idiote. Je mourais d'envie de l'envoyer paître mais j'avais peur de gêner Edward. Il était prêt à traverser tout ça – pour moi.

Il n'avait pas besoin que j'insiste sur ça – Renée était une personne obtus et intolérante avec les personnes qu'elle considérait comme étant inférieures à elle.

« Alors, comment définiriez vous ''important'' ? » demanda Edward. Il était parfaitement calme alors que sa main caressait ma cuisse dans un geste apaisant. Il était absolument incroyable, il ne la laissait pas l'atteindre. J'aurais voulu qu'il n'ait pas à endurer ça.

Ma mère le fixa un moment avant de se tourner vers moi, ignorant grossièrement sa question. « Isabella, comment s'appelait le jeune garçon avec qui tu es sortie l'année dernière ? Tu vois celui dont je parle – il avait sa propre entreprise. Il était très attirant. Enfin bref, je suis tombée sur lui l'autre jour et je n'ai pas pu me souvenir de son nom. »

« Qui ça, Paul ? » lançai-je d'un air incrédule. « Je ne dirais pas que c'est un jeune garçon, maman, il a plus de trente ans. Et je ne suis jamais sortie avec lui. » Je me tournai vers Edward pour lui expliquer la situation. « Elle nous a forcés la main. » dis-je en désignant Renée. « Quand on s'est retrouvé à une soirée. Je ne sais pas pourquoi elle parle comme si c'était vraiment quelque chose. »

Je regardai ma mère dans les yeux en parlant, perdant ce qui me restait de patience. Pour ce qu'elle m'avait dit, elle jouait avec le feu. Elle n'avait rien dit de vraiment impoli à Edward mais elle n'arrêtait pas de lancer des piques pas très subtiles sur ce qu'elle pensait de notre relation. Il était évident qu'elle n'était pas d'accord et ça me faisait voir rouge.

Et maintenant, elle ramenait sur le tapis un homme avec qui j'avais vaguement parlé plus d'un an auparavant. Elle essayait de donner l'impression qu'il s'était passé quelque chose entre nous ? Incroyable.

« Tu sais, je pense qu'il vaudrait mieux qu'on s'en aille. » Je repoussai mon assiette et commençai à me lever.

Renée cligna des yeux, surprise. « Mais tu n'as pas fini de manger. Pourquoi être si pressée ? » J'ouvris la bouche mais elle continua. « Et Edward a encore la moitié de son sandwich à finir. Assis toi ma chérie. Ça serait dommage de perdre de la bonne nourriture. » C'était un commentaire innocent mais la façon dont elle disait ça en regardant Edward donnait une toute autre impression.

Il vira légèrement au rouge mais resta stoïque. Il se leva. « Je pense que Bella a raison. Si elle veut partir, alors c'est ce qu'on fera. Ravi de vous avoir rencontrée. »

« Oui, il faudra qu'on refasse ça une autre fois. » marmonnai-je d'un air sarcastique en lançant un regard mauvais à Renée. « Il me tarde déjà d'y être. »

Son expression passa de perplexe à agacée. Elle se leva. « Est-ce que c'est une façon de parler à sa mère ? Souviens toi un peu de tes manières. » Elle reprit la parole sans me quitter des yeux, néanmoins, il était évident qu'elle s'adressait à Edward. « Il arrive à ma fille d'être... difficile parfois, je suis sûre que vous vous en êtes rendu compte. Elle doit tenir ça de son père. »

C'était. Trop.

« Ne rejette pas la faute sur Papa. » la prévins-je. Je serrai les poings de colère. « Contrairement à toi, Charlie tient vraiment aux gens. Alors si moi je suis difficile comme tu le dis si bien, c'est à cause de toi. »

Elle posa sa main sur sa poitrine comme si elle était choquée et qu'elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle entendait. « Qu'est-ce qui te prend ? Soyons très clairs, Isabella. C'est toi qui voulais que je rencontre ton... » Elle jeta un coup d'œil à Edward. « …ami. Alors pourquoi est-ce que tu te comportes ainsi ? Sérieusement chérie... » Elle regarda autour d'elle. « Tu ne devrais pas faire un scandale comme ça. »

« C'est tout ce qui compte pour toi, pas vrai ? » Un grognement m'échappa. « Ne t'inquiète pas, Maman, je ne vais pas te faire honte ici, dans ce snack si luxueux. »

Elle secoua la tête mais Edward intervint avant qu'elle puisse ajouter quelque chose. Ça valait sans doute mieux ainsi. Ma mère était très douée pour faire ressortir le pire en moi, mais pour une fois, le contraire était aussi vrai. Il posa sa main dans mon dos. « Bella, calme toi. Ne dis rien que tu pourrais regretter plus tard. Allons nous en. »

J'inspirai profondément et hochai la tête. Il était évident que Renée et moi ne pouvions pas nous comprendre sur ça et j'avais l'impression que je perdais mon temps à essayer de lui expliquer pourquoi j'étais en colère contre elle. Elle ne comprenait certainement pas. Je me disais que pour elle dans sa tête, elle n'avait rien fait de mal.

Et je n'étais pas d'accord.

« Tu penses vraiment que Charlie est si parfait ? » demanda-t-elle à voix passe en faisant un pas vers moi.

Je ne comprenais pas pourquoi elle voulait absolument mêler mon père à ça. « Maman... »

Elle continua comme si je n'avais rien dit. « Si je ne t'avais pas éloignée de lui, si c'était lui qui t'avait élevée, tu serais morte aujourd'hui. » J'écarquillai les yeux et la fixai, perdue. Elle soupira. « Oui, Isabella, je me souviens de tes gamineries pour attirer l'attention. Ton père ne remarquait jamais rien. Alors ne dis pas qu'il tient à toi plus que moi. »

Je déglutis difficilement. « Edward, s'il te plaît, raccompagne moi à la maison. » murmurai-je. Je vis son air inquiet mais il se contenta de hocher la tête puis de me prendre la main. Il ne quitta pas Renée des yeux alors qu'il me guidait hors du restaurant. Il ait possible qu'elle m'ait appelée mais je ne fis pas attention. Je suivis Edward aveuglement jusqu'à sa voiture.

Ne pleure pas, ne pleure pas, ne pleure pas...

« Est-ce que ça va Bella ? » me demanda Edward après quelques minutes de trajet en silence.

« M-hm. » Je hochai la tête même si je savais que ça ne l'avait pas convaincu, néanmoins, il fallait au moins que j'essaye. La nausée contre laquelle je luttais depuis ce matin là devint plus présente. J'eus l'impression que j'étais à deux doigts d'être malade. Je voulais juste rentrer à la maison.

En y repensant, je ne pensais pas pouvoir attendre aussi longtemps. « Arrête la voiture s'il te plaît. » haletai-je.

« Quoi ? » Edward se tourna vers moi, visiblement perdu.

« Arrête la voiture. » répétai-je d'un ton suppliant en plaquant ma main sur ma bouche. J'eus peur de vider le contenu de mon estomac juste ici. Edward écarquilla les yeux lorsqu'il réalisa que j'étais sérieuse. Il s'arrêta rapidement sur le bas côté. Je sortis de la voiture avant même qu'il soit au point mort. Je tombai à genoux sur le bord de la route.

J'eus des haut-le-cœur et je me mis à cracher mais rien ne vint. Ce n'était pas très surprenant vu que mon estomac était presque vide, à part les quelques bouchées de sandwich que j'avais réussi à avaler. Je sentais la présence d'Edward derrière moi mais il gardait ses distances. Il ne savait visiblement pas s'il pouvait m'approcher ou si j'avais besoin d'espace.

Bon sang, je ne voulais pas qu'il me voit ainsi.

« Je suis désolée. » pleurai-je, soudainement bouleversée par l'humiliation. « Mon dieu, Edward, je suis vraiment désolée du comportement de ma mère. Tu dois penser que... »

« Bella, arrête. » Il fut à mes côtés en un instant. « Je vais bien, ne t'inquiète pas pour moi. Ta mère a été... eh bien, pour être honnête, je m'attendais à pire. Vraiment, ça va. »

« Comment tu peux dire ça ? » J'essuyai une larme. « Edward, ça ne va pas. Ça ne va pas du tout. »

Il repoussa une mèche de cheveux de mon visage. « En fait, ce qui m'inquiète le plus, c'est la façon dont elle te traite. Surtout à propos de ça. »

Je secouai la tête en signe de protestation. « Non, c'est juste... ça doit être un truc que j'ai mangé. Je vais mieux maintenant. » Il n'avait pas du tout l'air convaincu. « Vraiment. Je suis désolée. »

« Arrête de t'excuser. » Il déposa un baiser sur mon front. « Très bien, si tu es sûr, alors retournons à la voiture. Je vais te raccompagner, on pourra en reparler une fois là bas. »

Je soupirai mais hochai la tête. Une fois qu'Edward reprit la route, je fus forcée d'admettre que je ne me sentais pas mieux. J'avais des haut-le-cœur et il me tardait d'arriver pour pouvoir y remédier. Il allait falloir que je sois discrète pour ne pas qu'Edward se pose trop de questions. Il était évident qu'il avait percé mon esprit.

En temps normal, ça ne me dérangeait. C'était même plutôt le contraire. Évidemment, en toute honnêteté, je ne voulais pas qu'il se contente de me déposer avant de partir. Mais en même temps, j'avais très envie de me rouler en boule dans mon lit, couverture sur la tête, pour oublier les heures qui venaient de passer. De préférences en gardant Edward auprès de moi.

Mais vu son expression, il avait autre chose en tête. Comme parler.

Dès que nous fûmes chez moi, j'essayai de filer à l'anglaise mais Edward m'arrêta en attrapant mon bras. « Bella, attends. »

« Il faut vraiment que j'aille aux toilettes. » protestai-je doucement. Néanmoins, je ne luttai pas lorsqu'il m'attira dans ses bras. Je poussai un soupir et me laissai aller dans son étreinte. Je savais que j'étais prête à faire tout ce qu'il voulait. Malheureusement, mon estomac se tordit et j'eus soudainement mal au cœur.

Edward dut sentir que j'étais tendue parce qu'il recula aussitôt et m'examina d'un air inquiet. « Tu es vraiment pâle. Bella, est-ce que tu es... ? »

« Je dois y aller. » m'étouffai-je. Lorsque ses mains quittèrent mon corps et qu'il recula, je ne sus pas si j'étais soulagée ou déçue. Il n'essaya pas de m'arrêter alors que je tournais les talons et me précipitais aux toilettes. J'essayai d'ignorer le fait que j'avais la tête qui tourne.

Je réussis à fermer la porte derrière moi avant de tomber à genoux devant la cuvette. Je plongeai deux doigts dans ma gorge. Je réalisai à peine lorsque je tirai la chasse. J'avais dû mal à respirer.

Je me relevai difficilement tout en me tenant d'une main tremblante au lavabo pour ne pas tomber. J'eus du mal à ouvrir le robinet parce que mes bras étaient atrocement lourds et j'étais bien trop faible pour réussir. Je sentais les gouttes de sueur qui coulaient sur mon front alors que la pièce tournait de plus en plus vite.

Et tout devint noir.


« Bella ? Allez mon cœur, ouvre les yeux. » Il me fallut un moment pour reconnaître la voix inquiète d'Edward.

J'avais l'impression que j'étais coincée sous l'eau et que je n'arrivais pas à percer la surface. Je fus enfin capable de respirer et je réalisai que je fixais deux magnifiques yeux verts. « Où est-ce qu'on est ? » croassai-je.

Il poussa un soupir de soulagement. Je compris alors que j'étais allongée par terre, la tête sur les genoux d'Edward. Il caressait délicatement mon visage et le haut de mon corps pour vérifier que je n'étais pas blessée. « Dans la salle de bain. » finit-il par répondre d'une voix tremblante.

La salle de bain... j'étais venue ici pour...

« Qu'est-ce que tu fais ici ? » murmurai-je nerveusement parce qu'un sentiment gênant ne me lâchait pas. Quelque chose n'allait pas. C'était juste que je n'arrivais pas à voir ce que c'était.

« Qu'est-ce que je... ? » Il me lança un regard incrédule. « Bella, tu m'as foutu la trouille ! J'ai entendu un grand bruit. J'ai frappé à la porte et je t'ai appelée mais tu n'as pas répondu. Je t'ai trouvée évanouie par terre. Je ne vais pas m'excuser d'être entré ici ! »

Je ne sais pas si ce fut le choc suite à ce qu'il venait de me dire ou la colère dans sa voix qui me fit réagir, mais je reçus ses paroles comme une gifle. Les larmes se mirent à couler le long de mes joues. « J-je suis désolée. » hoquetai-je en essayant de retenir mes sanglots. « S'il te plaît, ne sois pas fâché contre moi. »

« Chut, chut, non, je ne suis pas fâché. Je suis désolé mon amour, je ne voulais pas te crier dessus. Je suis juste... merde ! » Il laissa échapper un soupir tremblant tout en essuyant mes larmes. Je réalisai alors qu'il tremblait. Je lui avais vraiment foutu les jetons et je savais que je ne pouvais pas lui reprocher d'être sur les nerfs. Il avait dû paniquer en me voyant allongée par terre. Oh mon dieu ! Est-ce que je m'étais vraiment évanouie ?

Et est-ce qu'il venait vraiment de m'appeler ''mon amour'' ?

Je n'eus pas l'occasion d'y réfléchir un peu plus parce qu'il me redressa en position assise, glissant ses mains sur ma nuque pour maintenir ma tête. Il me prit dans ses bras comme si je pesais trois fois rien et me porta hors de la salle de bain, me tenant délicatement contre son torse. On aurait pu croire que j'étais une poupée de porcelaine qu'il avait peur de briser.

Il me fallut un moment pour comprendre qu'il se dirigeait vers la porte d'entrée et pas celle de ma chambre. « Où est-ce qu'on va ? » marmonnai-je, groggy. Un côté de moi avait envie de lui dire de me laisser marcher mais un autre côté de moi était trop bien dans son étreinte pour objecter. J'étais si fatiguée que j'avais l'impression que j'aurais pu dormir pendant une semaine d'affilée.

« Je t'emmène à l'hôpital. » m'expliqua-t-il comme si c'était une évidence.

En une seconde, je sortis de ma torpeur et le regardai horrifiée. « Quoi ? Non ! Pourquoi ? »

« Bella, tu t'es évanouie. Tu t'es peut-être cognée la tête – je ne vais pas prendre de risques. » Lorsqu'il vit que j'allais protester, son visage s'adoucit et il me supplia presque. « S'il te plaît, ne me refuse pas ça. Je ne peux pas te perdre, Bella. Tu es bien trop importante pour moi. »

Les larmes me montèrent à nouveau aux yeux. Je voyais qu'il était sincèrement inquiet mais je ne supportais pas l'idée d'aller à l'hôpital. « Tu es très important pour moi aussi. » soufflai-je en caressant sa joue. « Tu ne vas pas me perdre, Edward, je te le promets. Tout va bien. J'ai juste besoin de me reposer et je serai bien mieux dans mon propre lit. »

Il secoua la tête. « Tu devrais voir un médecin pour qu'il s'assure que tu n'as pas de commotion. Ça ne prendra pas longtemps. Je vais t'y emmener moi même. »

« Non. » Je fermai les yeux une seconde. « Repose moi sur le canapé. Voyons voir si je peux me tenir assise. » Il ouvrit la bouche pour objecter mais finit par soupirer et hocher la tête. Il fit ce que je lui avais demandé. Je poussai un soupir de soulagement.

Néanmoins, il refusa de me lâcher complètement. Il garda son bras autour de moi tout en scrutant mon visage à la recherche du moindre malaise ou de la moindre douleur. Je réussis à soutenir son regard et il se détendit un peu. Je lui fis un petit sourire. « Tu vois ? Je vais parfaitement bien. »

« Bella... » Je l'interrompis en posant mes lèvres sur les siennes. Pendant un bref instant, je le sentis me rendre mon baiser mais il recula rapidement et me tint à bout de bras. Il semblait à la fois désireux et frustré.

Je soupirai. « Edward, sérieusement, je vais bien maintenant. Je suis quasiment sûre que je ne me suis pas cognée la tête ou alors j'aurais mal. Je suis juste fatiguée et... » J'hésitai. « Je n'ai pas beaucoup mangé. » J'avais dit ça pour le rassurer mais au vu de son expression, ce n'était pas la chose à dire.

« C'est quand la dernière fois que tu as mangé ? » demanda-t-il d'une voix basse.

Je me mordis la lèvre, essayant de me souvenir. « Eh bien, à part les quelques morceaux de sandwich que j'ai mangé à midi, j'ai pris un bagel avec de la crème au fromage et une pomme... » J'écarquillai les yeux sous le choc. « … au petit-déjeuner, hier. »

Est-ce que ça faisait vraiment si longtemps ? J'essayai de me souvenir de la dernière fois où j'avais mangé un vrai repas et une vague de malaise m'envahit lorsque je réalisai que je ne m'en souvenais pas. Pour ma défense, ce n'était pas comme si je faisais exprès. J'étais juste...

« Je n'avais pas vraiment faim. » me défendis-je doucement comme Edward ne répondait toujours pas. J'osai un regard dans sa direction. Il avait les yeux écarquillés.

« Bella, il faut que tu manges. » murmura-t-il. La peur et le désespoir était très présent dans sa voix. « Mon cœur, c'est sérieux. Je déteste vraiment te forcer la main, parce que je sais que ce n'est pas facile pour toi mais tu ne peux pas continuer à t'affamer. C'est dangereux. » Il déglutit. « Tu me fais peur, mon amour. Je ne sais pas quoi faire. »

Cette fois-ci, il n'y avait aucune hésitation. Mais son petit surnom me réconfortait face à son expression effrayée et perdue. J'étais prête à faire n'importe quoi pour faire disparaître cette expression de son visage. J'ouvris la bouche pour lui dire que j'étais désolée mais je me retins parce que je savais que ce n'était pas ce qu'il voulait entendre.

« Tu peux m'apporter un en-cas. » lui dis-je d'un ton léger. J'avais décidé qu'Edward avait raison. Il fallait que je commence à manger comme une personne normale. Ce n'était pas juste pour lui. Il n'aurait pas dû passer son temps à s'inquiéter pour sa copine à cause d'une chose aussi triviale que la nourriture.

De plus, je voulais qu'il me trouve attirante. Ça ne devait pas être terrible pour lui d'enlacer quelqu'un qui n'avait que la peau sur les os, non ? Je fis la grimace à cette pensée.

« Ne dis pas ça. » objecta-t-il en fronçant les sourcils. Je réalisai que j'avais parlé à voix haute. Je rougis alors qu'il continuait à parler. « Tu me répètes la même chose depuis le premier jour alors fais moi confiance la dessus. Tu seras toujours belle à mes yeux, telle que tu es. Tu pourrais être aussi mince que tu l'es maintenant, ou aussi grosse que moi, ou même entre les deux. Ça ne changerait pas ce que je ressens pour toi. Tout ce qui compte pour moi, c'est ta santé. »

Ma respiration resta coincée dans ma gorge. Mes yeux me piquaient. Je ne pouvais plus pleurer, j'en avais assez. Je me jetai dans ses bras, me blottissant contre son cou. J'essayai de me concentrer sur sa respiration et son odeur familière. Tout pour m'empêcher de m'effondrer.

« Tu es ma Bella. » murmura-t-il à mon oreille. « J'adorerais toujours te faire des câlins et te tenir dans mes bras.

« Je t'aime. » soufflai-je. Je me figeai une seconde lorsque je réalisai ce que je venais de dire. Je n'avais pas prévu de lâcher ça comme ça mais maintenant que c'était fait, je savais que je n'allais pas le retirer. Je ne le pouvais pas. Parce que c'était la vérité. J'aimais Edward et il était temps qu'il le sache.

Je le sentis se tendre et pendant un bref instant, j'eus peur d'avoir tout gâché. Mais il se détendit et recula pour pouvoir me regarder. Son expression heureuse me rassura. Il déposa un baiser léger sur mes lèvres. « Dieu merci parce que je crois que je t'aime depuis la première fois que je t'ai vue. »

« Reste avec moi ce soir. » Je reconnus à peine ma voix. « Pour de vrai, dans mon lit. S'il te plaît ? »

« Oui. » répondit-il immédiatement. Il semblait aussi désireux que moi. « Oui. Mais... »

« On garde les vêtements ? » demandai-je. J'essayais de ne pas avoir l'air trop déçue. Je voulais qu'il se sente à l'aise mais en même temps, j'avais envie de le sentir... lui.

Il rigola doucement. « En fait, j'allais dire que je voulais te préparer l'en-cas que tu m'as demandé. On discutera des arrangements plus tard. » J'eus l'impression que mon sourire allait fendre mon visage en deux. Edward arqua un sourcil, ne prenant pas la peine de cacher son amusement. « Alors, une préférence ? Qu'est-ce que tu aimerais ? »

Je lui fis un geste impatient. « Je m'en fiche. Reviens vite. »


Je sais que ce n'était pas un chapitre facile mais il est quand même vrai qu'il se termine sur une touche plus légère avec un petit goût de citron ^^

Renée est horrible et Bella a un sérieux problème... espérons qu'elle arrivera à le régler avant qu'il ne soit trop tard...

Comme toujours, si ça vous dit, laissez un commentaire ! Prenez soin de vous !

XOXO

Eresy