Bonjour à tous les lecteurs.

Voici le début de ma nouvelle fiction, que je vais vous présenter ci-dessous. J'espère que vous aimerez cette histoire et que vous la suiverez avec plaisir. N'hésitez pas à laisser des review pour que je connaisse votre opinion.

Titre : Le Seigneur du Basilic

Rating : T, sauf quelques cas rarissimes et qui seront signalés.

Résumé : Dans la Chambre des Secrets, Harry Potter se retrouve face à son plus grand ennemi, ainsi qu'au terrifiant Basilic. Lorsqu'un animagus lui révèle sa noble lignée, Harry va devoir affronter son exceptionelle destinée, assumer de grands pouvoirs et de lourdes responsabilités.

Disclaimer : Harry Potter est la propriété de J.K. Rowling. Audrey est à moi.


Chapitre 1 : La Chambre des Secrets

Courir.

C'était la seule chose qui lui importait.

L'adrénaline circulait dans son corps, cette douce chaleur due à son instinct de survie le poussait à accélérer, amenant son corps à accomplir des prouesses rarement égalées.

Sas muscles brûlaient, il avait la sensation d'étouffer alors qu'un filet de sueur moite coulait dans son dos. Tout ce que le jeune garçon désirait, c'était courir pour mettre le plus de distance possible entre lui et la monstrueuse créature qui le poursuivait.

Harry Potter, le jeune sorcier que tous surnommaient le Survivant, courrait à en perdre haleine, cherchant une fois de plus à fuir un péril mortel dans lequel il s'était une nouvelle fois jeté tête baissée.

Le garçon brun filait dans l'un des immenses couloirs semblable à un long boyau gris, semblables à un intestin humide et glauque. Alors qu'il fuyait, sans vraiment savoir ou aller dans le dédale qui composait les entrailles du château, un faible lueur attira son regard. Suivant cette frêle pâleur d'espoir, il se retrouva dans l'un des vestibules de la Chambre des Secrets, un lieu à peine éclairé par la faible lueur de torches verdâtres qui éclairaient vaguement des murs composés de larges pierres grises et couvertes de moisissures.

Cela faisait environ dix minutes qu'il fuyait, depuis la terrifiante rencontre qu'il avait faite, rencontrant le souvenir de Tom Elvis Jedusor. L'orphelin qui était devenu le meurtrier de ses parents et de tant d'autres avait visiblement toujours cette fâcheuse envie de tuer Harry. Le souvenir du passé de Voldemort le lui avait d'ailleurs clairement fait comprendre en appelant le légendaire basilic qui hantait la Chambre des Secrets.

Après quelques hasardeux détours, Harry finit par retrouver le chemin conduisant au grand couloir principal, celui qui était orné de statues en forme de serpent servant de support à de hauts piliers de pierre froide. Le fond de la salle était occupé par une immense sculpture représentant un sorcier chauve et aux traits décharnés, dont le visage presque simiesque arborait une barbe rêche, lui arrivant à la taille.

Au pied de la statue de Salazar Sarpentard, son héritier attendait avec un sourire goguenard. Bientôt, d'ici quelques minutes tout au plus, il reviendrait à la vie et il aurait également le plaisir de voir mourir Harry Potter.

Le brun aux cheveux mal coiffés entendit un sifflement derrière lui et il vit avec horreur que le monstrueux serpent avait retrouvé sa trace. Le corps de la créature reptilienne, aussi large que le tronc d'un chêne centenaire, était couvert d'écailles vertes et brillantes. Le crâne allongé se terminait en deux petites cornes qui rendaient la silhouette du montre encore plus effrayante. Surtout, ce qui effrayait Harry, c'était ce son sifflant, associé à une respiration régulière, alors qu'un brouillard léger sortait des narines de la bête. Les yeux de l'animal étaient crevés, laissant s'échapper des ruisseaux de sang noir sur les écailles lisses, tandis que le reptile géant sortait sa langue bifide pour sentir sa proie.

La bête avait totalement abandonné l'idée de chasser l'oiseau et suivait désormais scrupuleusement les ordres de son maître. Aveuglé et agacé par le chant strident de Fumseck, le Besilic battait l'air de sa puissante queue, afin d'assommer son adversaire désarmé. Alors que le membre caudal passa près de lui, un sifflement de l'air le mit en garde. Instinctivement, Harry se jeta au sol, esquivant un nouveau coup du serpent.

- Aide moi … aide moi, pensa Harry de toutes ses forces, espérant que n'importe qui lui vienne en aide.

Personne ne lui répondit, mais il vit un objet magique apparaître soudainement à l'intérieur du Choixpeau. Lorsque Harry retira l'artefact, il vit que c'était une magnifique épée d'argent étincelante, la lame luisant de mille feux, tandis qu'un rubis gros comme un œuf, incrusté dans la poignée, irradiait d'une lueur rassurante.

Harry se releva, ragaillardi par cette apparition, tenant l'épée, prêt à combattre. Le basilic se préparait à frapper de nouveau et se retournait avec fureur, sa queue souple frappant l'une des colonnes au passage. La gueule du serpent était grande ouverte, ses mâchoires étaient bardée de crochets luisants, mortellement effilés et suintant un venin pourpre..

Le serpent frappa à l'aveuglette, heurtant l'un des murs massifs car Harry avait pu l'esquiver au dernier moment. Furieuse, la créature enragea et chargea de nouveau, sa langue fourchue cinglant le jeune homme au passage.

Harry leva l'épée au dessus de ses bras, se préparant à recevoir la nouvelle attaque. Alors que le roi des serpents frappait, la lame de l'épée transperça le palais de la créature, ressortant au niveau de l'os frontal. Un cri de douleur, froid et métallique, poussé par le serpent résonna dans la salle. Agitée de convulsions, la créature s'agita et s'écroula sur le coté de la grande salle, laissant l'un de ses crochets planté dans le bras de Harry.

En sueur, tremblant à cause de la douleur dans son bras, Harry glissa le long du mur, retirant le croc venimeux avant de grimacer à cause de la sensation de brûlure qui se diffusait lentement dans son corps. Sa vision se brouilla, des points noirs apparaissaient devant ses yeux, alors que la Chambre des Secrets et le cadavre du serpent géant devenaient flous.

Fumseck, qui ressemblait alors à une tâche écarlate, se posa près du garçon et commença à pleurer. Des lames grosses comme des perles coulaient sur ses plumes, glissant sur le bras du garçon tandis que des bruits de pas résonnaient dans la salle souterraine.

- Tu es mort, Harry Potter, dit la voix doucereuse de Jedusor. Même l'oiseau de Dumbledore l'a compris. Tu vois ce qu'il fait, Potter ? Il pleure. Je vais m'asseoir et te regarder mourir. Prends ton temps, ajouta t-il avec un sourire satisfait, je ne suis pas pressé.

Alors que Voldemort attendait ce moment depuis près de onze ans, Harry se sentait somnoler. Tout tournait autour de lui, le monde se brouillait, ne restait que l'obsédant requiem chanté par le phénix.

- Ainsi finit le célèbre Harry Potter, dit Jedusor avec une voix lointaine. Seul, loin de ses amis, enfin terrassé par le Seigneur des Ténèbres qu'il avait sottement défié. Ta sang-de-bourbe de mère t'a permis de vivre douze ans, mais Lord Voldemort a fini par te vaincre, comme il se devait.

Harry ne s'en soucia guère. Si c'était cela que la mort, alors ce n'était pas tellement désagréable. Mais en fait, il se sentait en train de revenir. Tout lui semblait parfaitement clair et la chambre était toujours aussi glauque. Les larmes curatives de Fumseck avaient formé une tâche sur la blessure qui avait totalement disparu.

- Les larmes de phénix, murmura Jedusor en regardant l'oiseau disparaître dans une boule de feu. Un puissant antivenin. Je l'avais totalement oublié.

Jedusor regarda de nouveau son ennemi, alors qu'une lueur cruelle s'illuminait dans son regard.

- Mais en fin de compte, ça ne fait rien. J'aime mieux ça, dit-il avec malveillance. Rien que toi et moi, ajouta le souvenir en pointant la baguette de houx vers Harry.

Poussant une note aigue, Fumseck revint en planant pour déposer quelque chose aux pieds du brun. C'était le journal intime.

Pendant une fraction de seconde, une lueur de détermination apparut dans les yeux verts de Harry, qui s'empara du crochet venimeux à sa portée avant de le plonger instinctivement au cœur du livre.

Jedusor hurla, alors que l'encre jaillissait à gros bouillons du petit livre qui brûlait sous l'effet du venin du Basilic. L'héritier de Serpentard agita vainement les bras, comme pour chasser les flammes qui semblaient le dévorer. Soudain, Jedusor avait disparu, s'estompant dans les brumes du temps.

La baguette qu'il tenait claqua au sol avec un son mat, alors qu'un gémissement étouffé provenait du fond de la salle.

Malgré la fatigue qui le gagnait, Harry se redressa. Aux pieds de la grande statue de Serpentard, Ginny Weasley se releva faiblement. Son regard stupéfait se posa sur Harry dont la robe était ensanglantée, sur l'épaisse masse du serpent mort et sur le journal brûlé de part en part.

- Oh, Harry … j'ai essayé de te le dire, mais … je pouvais pas, Percy. Je voulais pas … Jedusor, pas moi, dit-elle faiblement et avec incohérence.

- Tout est fini, réconforta Harry en montrant le journal. Jedusor est mort, lui et le basilic. Viens, sortons d'ici.

- Je vais être renvoyée, se lamenta Ginny. J'ai tellement attendu ce moment et maintenant, je vais devoir partir ! Mes parents vont être furieux …

Alors que Harry se dirigeait vers l'entrée de la salle, un souffle rauque se fit entendre derrière lui, accompagné d'un léger sifflement. La terreur soudaine qu'il ressentit le cloua sur place. Tandis qu'un frisson glacé traversa son échine, il n'osait pas se retourner pour imaginer une scène qu'il savait réelle, mais qu'il ne voulait pas voir.

Le légendaire Basilic s'était remis sur le ventre, se contorsionnant pour pointer sa tête massive vers Harry, alors que ses yeux jaunes luisaient d'une lueur bestiale.

Surpris par le fait que le regard du serpent ne l'avait pas tué, Harry se remit en posture défensive, ancré sur ses jambes tremblantes et l'épée fermement tenue entre ses mains. Il se mit immédiatement devant Ginny, avec une posture protectrice.

La créature millénaire rampa vers lui, mais à sa plus grande surprise, elle se métamorphosa lentement. Son corps diminuait de taille, tout en prenant une forme humanoïde. Au final, la créature en résultant était soigneusement camouflée par une longue cape noire, emmitouflée dans ce vêtement sinistre, semblable à un linceul.

L'individu à terre se retourna lentement, cherchant Harry du regard. Lorsque le capuchon tomba, le jeune sorcier fut surpris de l'apparence de cet inconnu qui correspondait à la définition un animagus.

La personne était une assez belle femme d'une trentaine d'années, dont les traits fins et aristocratiques étaient emplis d'une certaine grâce.. Son visage pointu et dur était marqué par de fines lèvres, étirées en un sourire mutin, qui aurait pu être sincère, s'il n'y avait pas cette lueur de calcul dans ses yeux jaunes à la pupille fendue. Ses sourcils légèrement froncés étaient en partie cachés par les longs cheveux noirs qui descendaient de façon abrupte sur sa robe, atteignant le niveau de sa poitrine dissimulée par l'ample cape.

La femme avançait lentement vers le brun et la rousse terrifiée qui se terrait derrière lui. Sa démarche était hésitante, elle avait du mal à mettre un pied devant l'autre, comme si elle n'avait pas marché depuis longtemps. La brune semblait glisser inexorablement vers lui, sa robe déchirée glissant sur le sol poussiéreux et couvert d'eau croupie. Harry était terrifié, surtout que la femme n'avait cessé de le fixer en avançant.

Soudainement, l'inconnue fit une chose à laquelle Harry ne s'attendait aucunement.

Avec fluidité, elle mit un genou à terre et s'inclina devant lui, tendant son long cou gracile et laissant ses cheveux retomber devant son visage.

- Quels sont vos ordres, mon maître ? demanda t-elle en sifflant, laissant voir sa langue bifide dépasser de ses lèvres.

Harry fut légèrement décontenancé, ne s'attendant aucunement à ce qu'une personne ne s'incline devant lui, encore moins une chose qui avait impitoyablement cherché à le tuer quelques minutes auparavant.

- Qui êtes vous ? demanda t-il craintivement, gardant une prise ferme sur l'épée.

- Veuillez m'excuser, maître, répondit la femme avec déférence. Je me nomme Audrey. Si vous voulez plus d'explications, maître, je vous suggère de trouver un lieu plus accueillant pour cela, ajouta t-elle en s'inclinant de nouveau.

Trop ébahi par l'étonnant comportement de cette humble femme, Harry ne sut que dire et se décida à revenir à l'entré de la salle souterraine.

De son côté, Ron avait réussi à débloquer un passage suffisamment grand en chassant une partie des éboulis. Le spectacle qu'il vit le rendit à la fois heureux et surpris.

Harry revenait, le Choixpeau sur sa tête, tout en soutenant une Ginny en larmes. Il tenait une magnifique épée à la main, tandis que Fumseck restait accroché sur son épaule. Derrière lui, une femme étrange le suivait docilement.

- Qui est-ce ? demanda t-il en pointant Audrey du doigt. Que s'est il passé ? Pourquoi as-tu une épée ? demanda t-il avec une pointe de jalousie dans la voix.

- Je t'expliquerais plus tard, répondit Harry encore choqué. Moi-même, je ne comprends pas tout.

Le phénix de Dumbledore les invita à agripper les plumes de sa queue pour remonter l'immense tuyau. Dès qu'ils furent tous prêts, l'oiseau s'envola en émettant une douce chaleur. Harry trouvait cette envolée agréable, retrouvant la familière sensation qui l'envahissait dès qu'il montait sur son balai. Le vent soufflait dans ses cheveux, amplifiant la sensation de liberté qui la gagnait à mesure qu'il quittait la fameuse Chambre. De son côté, l'amnésique Professeur Lockhart s'exclamait comme un enfant émerveillé.

- Incroyable ! répétait-il avec des étincelles dans le regard. On dirait de la magie !

Après quelques instants, l'oiseau aux plumes chatoyantes les déposa sur le carrelage des toilettes du second étage, tandis que le lavabo se refermait lentement sur la Chambre des Secrets.

- Ou on va ? demanda alors Ron en jetant un regard inquiet à sa sœur.

Fumseck volait devant eux, entouré d'un halo de lumière dorée, leur indiquant le chemin à suivre pour aller jusqu'au bureau du professeur McGonagall.

Harry frappa la porte sans le moindre enthousiasme et poussa la porte, avant d'être accueilli par un long moment de silence. Quelques secondes plus tard, Mrs Weasley poussait un grand cri, enserrant sa fille dans ses bras.

- Vous lui avez sauvé la vie ! cria la mère de famille. Comment avez-vous fait ?

- C'est ce qu'on aimerait bien savoir, murmura la femme au visage sévère dont la dureté était accentuée par son chignon serré.

Harry raconta alors toute l'histoire. Tout le monde l'écouta, suspendu à son récit pendant près d'un quart d'heure, alors qu'il leur révélait comment il avait entendu cette voix siffler dans les murs, le morceau de livre déchiré qu'ils avaient retrouvé dans la main de Hermione, la piste des araignées indiquée par Hagrid, jusqu'à sa confrontation avec le Basilic. Derrière lui, Audrey l'écoutait en gardant un visage absolument impassible.

Harry hésitait à poursuivre son récit. Ginny sanglotait silencieusement et maintenant que le journal était détruit, il ne savait pas comment prouver qu'elle avait été manipulée par Jedusor. Il chercha instinctivement de l'aide dans la personne du directeur, dont les yeux bleus scintillaient derrière ses lunettes en demi-lune.

- Ce qui est intéressant à mes yeux, fit-il d'une voix douce, c'est de savoir comment Voldemort a pu posséder Ginny, alors qu'il se cache actuellement en Albanie.

Alors que le patriarche du clan Weasley bafouillait d'horreur, Harry se sentit brusquement libéré d'un certain poids. Il sortit précipitamment le petit livre noir de sa poche, pour le présenter à tout le monde.

Dumbledore replongea alors cinquante ans en arrière, laissant une nouvelle ride de soucis marquer son front. Il avait connu le jeune Tom, avant qu'il ne devienne Voldemort. Il avait eu des soupçons, mais il n'avait pas pu le confirmer et une fois de plus, d'autres personnes avaient payé pour une erreur qu'il n'aurait pas du commettre.

- Mrs Weasley devrait immédiatement aller à l'infirmerie, trancha t-il. Cette épreuve a été très éprouvante et elle a besoin de repos. Il n'y aura aucune sanction, ajouta t-il, des sorciers biens plus avisés ont été dupés par Lord Voldemort.

Les Weasley et leur fille se rendirent à l'infirmerie, visiblement encore ébranlés par la quantité de nouvelles à encaisser.

- Ma chère Minerva, ajouta Dumbledore dont les yeux pétillaient, pourriez vous aller prévenir les cuisines, pour préparer un bon festin.

- D'accord, répondit vivement le professeur en quittant la salle d'un pas raide. Je vous laisse vous occuper de Potter et Weasley, n'est-ce pas ?

Le directeur approuva lentement, avant de refermer la porte pour s'occuper des deux élèves. Après avoir longuement débattu du cas de ces deux briseurs de règlements et du professeur amnésique, il se retrouva seul avec Harry.

- Pour commencer, j'aimerais te remercier. Seule un cœur parfaitement loyal aurait pu pousser Fumseck à venir à ton secours. Mais avant de parler de Tom Jedusor, j'aimerais que tu me dises qui est cette femme, demanda le vieil homme avec une curiosité presque enfantine.

- Je ne sais pas trop exactement, répondit Harry en hésitant, je l'ai trouvée dans la Chambre des Secrets. J'ignore pourquoi, mais elle s'obstine à m'appeler maître.

La femme aux cheveux noirs comme le plumage d'un corbeau s'inclina de nouveau.

- Veuillez m'excuser, maître, demanda t-elle humblement. Avec tous ces événements, je n'ai pas eu la décence de me présenter. Je me nomme Audrey Serpentard et jusqu'à ce que vous vainquiez Jedusor, j'étais le Basilic. Quant au fait que je vous appelle maître, c'est parce que désormais, vous êtes le nouveau Lord Serpentard.