Bonsoir !

Voici notre cadeau de Noël, à honey'l et moi ! Le premier chapitre de notre fiction en commun ! Vous êtes contents hein ?

Nous ne savons pas encore combien de chapitres exactement elle comptera, mais nous visons la trentaine. Pour le moment, nous avons écrit neuf chapitres.

Cette fiction vous est spécialement dédiée à toutes et à tous, qui ne cessez de nous traiter de sadiques dans vos reviews ! C'est comme ça que nous est venue l'idée de cette fiction, alors merci beaucoup...voilà votre récompense ! Nous sommes de retour, pour vous jouer un très très mauvais tour niark niark... Chaque fin de chapitre sera...comment dire ? Pleine de suspense ?

Disclaimer : Les personnages de Bones ne nous appartiennent pas, hormis ceux que vous ne connaissiez pas avant la lecture de cette fiction, qui sont sortis tout droit de notre imagination.

Bonne lecture à toutes ! (et tous ?)


Chapitre 1 : Menace

Toute l'équipe était dans le bar et tenait un verre à la main. Camille, Hodgins, Angela, Booth, Brennan, Sweets et même Caroline étaient là. Camille leva son verre.

«À maître Julian !

-À toutes les fouines ! fit Caroline.

-À mon artiste préférée, déclara Hodgins.

-Au meilleur entomologiste de la planète et peut-être même de l'univers, répondit Angela.

-À la meilleure équipe du F.B.I !» dit Sweets.

Il y eut un silence.

«Et alors les amoureux, vous ne dites rien ? fit Angela avec un sourire en coin.

-Angela ! Nous ne sommes pas amoureux !» protestèrent Booth et Brennan en même temps. Ils avaient légèrement rougi.

Ils reçurent pour seule réponse des regards emplis de sous-entendus.

«Je...à Bones et à toute son équipe, déclara Booth en regardant Brennan.

-À Booth et à toute l'équipe» fit Brennan, le regardant à son tour.

Les verres s'entrechoquèrent, les regards se croisèrent, les sourires s'échangèrent. Après quelques minutes, Angela s'excusa auprès d'Hodgins et s'approcha de Booth et Brennan.

«Booth, je vous l'emprunte quelques minutes, vous voulez bien ?»

Elle prit son amie par le bras sans même attendre la réponse de Booth et l'entraîna à l'écart.

«Angela ! Mais qu'est-ce que tu fais ?

-Alors, comment ça se passe avec Booth ? Vous vous êtes sauté dessus ?

-Angela, Booth et moi nous ne...

-Oh... soupira Angela. Dommage...mais qu'est-ce que vous attendez ? Le déluge ?

-Quel déluge ?

-Laisse tomber. Alors, qu'est-ce que tu attends ?

-Angela, Booth et moi...ça ne pourra pas marcher. On est partenaires, on travaille ensemble, des relations sexuelles ne seraient pas...

-Ma chérie, tu veux bien arrêter de réfléchir avec ton cerveau et penser avec ton cœur ?

-On ne peut pas arrêter de réfléchir avec son cerveau, on ne peut pas non plus penser avec son cœur, c'est totalement irrat...

-Stop, la coupa Angela. Arrête deux secondes les termes scientifiques et parle comme le commun des mortels s'il te plaît.

-Booth et moi sommes partenaires ; si nous couchions ensemble, ça nous rendrait moins efficaces dans notre travail. Les sentiments ne sont pas compatibles avec notre travail.

-Ma chérie, Booth et toi êtes les meilleurs, et pourtant vous avez des sentiments l'un pour l'autre.

-Non !

-Ma chérie ! dit Angela avec un petit sourire réprobateur. Ne me mens pas. Vous êtes déjà meilleurs amis, si ce n'est plus, et ça n'interfère pas du tout dans votre travail ! Au contraire Bren', c'est ce lien qui fait que vous êtes les meilleurs ! C'est ce lien qui vous a sauvé la vie plusieurs fois !

-Je...j'ai un petit ami.

-Mark ? Et alors ? Tu sais très bien que tu ne l'aimes pas Brennan, tu ne sais même pas où il travaille ou s'il a de la famille ! Tu le vois quoi ? Une nuit par semaine ?

-Booth a une petite amie, soupira Brennan.

-Sarah ? Et alors ? Qu'est-ce que ça change ?

-Il l'aime.

-Au début peut-être, mais plus maintenant. Il l'a quittée hier.

-Comment tu le sais ? demanda Brennan, étonnée.

-Tu n'as pas vu les regards qu'il t'a lancés pendant que tout le monde trinquait ? Un homme en couple ne lance pas ce genre de regard, même s'il n'aime plus sa petite amie.

-Non» mentit Brennan.

En réalité, c'était faux. Elle avait vu Booth la regarder. Elle l'avait elle aussi regardé tout en buvant sa coupe de champagne. Mais elle ne l'admettrait jamais, et encore moins à Angela ou Booth.

«Menteuse, sourit Angela.

-De toute façon...Angela, je ne l'aime pas !

-Ma chérie... soupira Angela.

-Quoi ?

-Non, rien. Tu sais que tu es un cas désespéré ?

-Non. Qu'est-ce que ça veut dire ?

-Demande à Booth» fit Angela en posant la main sur l'épaule de son amie.

L'artiste rejoignit le groupe tandis que Booth, qui observait les deux jeunes femmes depuis un bon moment, hésitait à rejoindre Brennan. Après plusieurs secondes passées à l'observer, Angela se rapprocha de lui et lui glissa à l'oreille :

«Allez-y, ne soyez pas timide.»

Booth eut un petit sourire. Il hésita encore une demi-seconde avant de se diriger vers sa partenaire, sous l'œil amusé et attendri d'Angela, qui les surveillait du coin de l'œil.

«Hey, fit Booth avec un léger sourire. Comment ça va Bones ? demanda-t-il, gêné.

-Bien, sourit-elle. Et vous ?

-Bien. Je suis juste un peu...fatigué.»

Il y eut un silence, chacun cherchant quoi dire.

«Il fait beau ce soir, n'est-ce pas ? tenta Booth.

-Oui, assez. Il fait un peu frais, mais c'est agréable après une longue journée.»

Il y eut un nouveau silence.

«Tout se passe bien avec Mark ?

-Oh euh...je pense que je vais le quitter.

-Oh, je suis désolé.

-Ne le soyez pas ; nous ne nous entendions pas du tout. Ça n'aurait jamais marché de toute façon.

-J'ai moi aussi rompu avec Sarah, lui avoua-t-il.

-Oh je...

-Ne soyez pas désolée» fit-il en posant un doigt sur les lèvres de sa partenaire.

Elle sourit. Il sourit aussi.

«Et avec votre fils ? Tout se passe bien ?

-Oui, il a eu un vingt en sciences l'autre jour, grâce à vous et à votre père.

-Parker est un petit garçon brillant, et il manifeste un intérêt surprenant pour son âge pour les matières scientifiques.

-Je sens que vous et votre père êtes en train d'en faire une vraie fouine...

-Booth !

-Quoi ?

-Vous savez que je déteste que vous employiez ce terme pour désigner les scientifiques.

-Bon. Je ferai un effort. Et vous ? Comment ça se passe avec votre père ?

-Nous avons des rapports aussi normaux que possible.

-Qu'est-ce qu'Angela vous a dit ?

-Rien...ce n'est pas important, répondit Brennan, à son tour gênée.

-Vous êtes sûre ? Pourtant ça avait l'air de vous énerver.

-Non, c'est juste que...Angela s'imagine beaucoup de choses, et c'est énervant par moments.»

Brennan était de plus en plus gênée. Booth s'en aperçut et sourit, amusé. Il se doutait bien du genre de choses qui avait pu la mettre dans cet état.

«Quel genre de choses ?

-Rien, des...elle pensait que j'avais fait quelque chose que je n'ai pas fait.

-Mais quoi ?

-Je...ça ne vous regarde pas, Booth.»

Elle retourna avec les autres, coupant court à cette discussion qui commençait vraiment à la faire rougir. Sweets s'approcha de Booth :

«Belle soirée n'est-ce pas ?

-Oui, merci Sweets, répliqua-t-il légèrement énervé.

-Serait-ce de l'énervement que je perçois dans votre voix ? Il s'est passé quelque chose avec le docteur Brennan ?

-Non, tout va très bien Sweets, merci.

-Vous n'avez pas l'air en tout cas.

-S'il vous plaît Sweets, pour une fois, est-ce que vous pourriez vous mêler de vos affaires et laisser les miennes avec Bones tranquilles ?»

Booth, excédé, revint dans le groupe, suivi de Sweets.

«Alors Booth, il paraît que vous avez peur des araignées ? se moqua Hodgins.

-Je n'ai pas peur, seulement...qui vous a dit ça ?

-Le docteur Saroyan. Donc c'est vrai ?»

Booth envoya un regard noir à Camille qui sourit. Le reste de la soirée fut ponctué de petits sourires en coin, de petites remarques et de sous-entendus.

À la fin de la fête, Brennan partit avec Angela et Hodgins, au grand désespoir de Booth qui souhaitait la raccompagner chez elle. Il se mit donc en route pour chez lui, seul.


En ouvrant la porte, Booth avisa une enveloppe sur le sol. Pas d'adresse, pas de timbre, pas d'expéditeur. Elle avait dû être glissée sous la porte. Booth la ramassa avec un mouchoir, ne voulant pas effacer les éventuelles empreintes qui s'y trouvaient. Il l'ouvrit, un peu fébrile et très curieux de savoir qui pouvait bien vouloir lui envoyer une lettre d'une telle façon.

Agent Booth,

Vous devez très certainement vous demander qui je suis, mais cela n'a aucune importance pour le moment. Vous le saurez bien assez tôt...

Quelle vie parfaite vous avez ! Mais apparemment vous ne vous en rendez même pas compte, quel gâchis ! Un travail génial, des amis géniaux, une partenaire...extraordinaire ! Oui tiens, parlons de votre partenaire...une femme magnifique, n'est-ce pas ? Quelle chance vous avez ! Au fait, comment va-t-elle ? Est-elle bien rentrée chez elle après votre petite sauterie ? En êtes-vous sûr ? Moi, à votre place, j'irais vérifier, parce que la dernière fois que je l'ai vue, elle marchait dans le froid, absolument seule, vraiment vulnérable, totalement sans défense…

À très bientôt Booth...

Son sang se glaça dans ses veines à la lecture de la fin de la lettre. Bones. Bones était en danger. Bones, sa Bones. Des images défilaient devant ses yeux : Bones marchant dans le froid, Bones entendant un bruit suspect derrière elle, Bones se retournant, Bones frappée par un inconnu, Bones tombée dans la neige, son sang rouge couler sur la neige blanche...son corps sans vie abandonné au milieu de centaines de milliers de flocons de neige, se refroidissant petit à petit.

Il ne réfléchissait même plus. Son cœur s'arrêta puis repartit à toute vitesse. Il avait peur. Pas pour lui, pour Bones, pour sa Bones. Son corps se refroidissait, ses mains tremblaient, son estomac se nouait. Une boule se formait dans sa gorge, une énorme boule. Il était arrivé quelque chose à Bones. Un malade voulait tuer Bones. Il ne pensait plus à rien d'autre. Il l'imaginait blessée, inconsciente, morte peut-être ! Il l'imaginait entre les mains de cet homme vicieux et pervers qui lui faisait Dieu-sait-quoi Dieu-sait-où pour Dieu-sait-quelle-raison, et ça le faisait frissonner de peur...

Une phrase se répétait à l'infini dans sa tête : Bones est en danger, Bones est en danger, Bones est en danger...elle a besoin de toi, elle a besoin de toi, elle a besoin de toi...

Son cœur battait la chamade. C'était pire que quand elle avait été enlevée par Kenton ou par le Fossoyeur ; il avait été furieux contre lui-même ; alors que là, il était juste...il avait peur. Ça lui faisait bizarre de l'admettre, mais il avait peur. Il devait absolument en avoir le cœur net. Il devait à tout prix savoir.

Il prit sa veste, les clés de chez Brennan et sortit en claquant la porte. Tout en courant vers sa voiture, il sortit son portable. Merde. Plus de batterie. Décidément, tout était contre lui ce soir-là. Il mit les gaz et se rendit chez Brennan, brûlant trois ou quatre feux rouges au passage et manquant d'écraser un petit chien qui faisait sa promenade de dix heures avec sa maîtresse qui vociférait à présent.


Booth ne prit pas la peine de sonner en bas de l'immeuble de chez Brennan. Il se servit de sa clef pour entrer et prit les escaliers, ne voulant pas rester sans bouger dans une boîte qui montait en prenant son temps alors que Brennan était en danger. Il montait les marches quatre-à-quatre, en oubliant de respirer tellement sa peur grandissait. À peine arrivé sur le palier, il enfonça sa clef dans la serrure et la tourna. Mais la porte ne s'ouvrit pas ; la chaîne était mise. Booth prit de l'élan et fonça épaule la première dans la porte. Il recommença et, au bout de trois grimaces de douleur, la porte céda. Il entra, arme au poing, tous les sens en alerte. Quelque chose de dur s'abattit violemment sur sa nuque sans qu'il puisse voir qui était responsable de ce coup. Il tomba sur le sol, inanimé...


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À jeudi pour la suite...ou mercredi selon les reviews...