Chapitre VII :

Sentant le soleil sur son visage, Jarod ouvrit lentement les yeux. Son cœur se serra lorsque sa première vision fut les yeux grands ouverts et si magnifiques de Parker qui venait à peine de se réveiller aussi. Il profita de ce moment pour pouvoir encore une fois l'observer et se rendre compte qu'elle semblait encore plus belle maintenant. Comment était-ce possible ?
Comme gênée de cette observation, elle baissa les yeux et il se mit à sourire. Doucement, il s'approcha alors d'elle pour lui déposer un léger baiser sur le front. De son côté, elle ne put s'empêcher de sourire se sentant soudainement comme une adolescente. Idiote, pensa-t-elle.
Après cela, Jarod se leva et enfila son jeans qui traînait non loin de là. Il sortit de son champ de vision la laissant seule, au sol, près du piano. Elle se décida à se lever quelques minutes plus tard et lorsqu'elle le fit elle sentit sa tête tourner.
« Eh merde… » murmura-t-elle alors qu'elle se rappelait de la bouteille de champagne de la veille. Elle pouvait boire de la vodka comme un vrai polonais mais le champagne…

Parker ramassa le drap au sol et l'enroula autour de son corps nu pour aller s'asseoir sur le piano noir en face de la baie vitrée. Des brides de leur nuit se bousculaient dans sa tête et la faisaient tantôt frissonner, tantôt minutes plus tard, Jarod apparut sur le pas de la porte les cheveux encore en bataille, tenant un plateau. Dans la semi obscurité, elle avait pu toucher ce corps mais ne l'avait pas vraiment vu. Cet idiot était plutôt…sexy !
Elle essaya de retenir son sourire mais voyant que c'était impossible, elle se tourna vers la fenêtre pour ne pas qu'il voit son visage. Jarod fut surpris de ce geste et son esprit tordu se mit en marche… Il s'imagina alors qu'elle avait fait cela parce qu'elle s'apprêtait à le repousser, qu'elle allait lui lancer un réplique cinglante, lui dire qu'elle avait changé d'avis, que tout cela faisait parti d'un plan machiavélique pour le ramener au Centre que…

« Bon, tu viens, j'ai faim moi. » une phrase et un regard et tous ses doutes disparaissaient. Il s'approcha alors du piano sans pouvoir retenir son sourire, l'air timide. Le pire, était qu'elle trouvait cette attitude terriblement mignonne. Depuis quand trouvait-elle quelqu'un ''mignon'' ?
« Café » proposa-t-il alors qu'il tenait un mug dans sa main. Elle hocha la tête et fit exprès de lui frôler les doigts lorsqu'elle prit la tasse dans sa prit lui aussi une tasse et ils restèrent tous deux côte à côte. Puis, Parker, après un long et silencieux moment d'hésitation, elle posa sa tête sur l'épaule de Jarod. Dans le reflet, sur la vitre, elle le vit sourire.
« Idiot » murmura-t-elle.
Il prit une gorgée de café pour pouvoir faire disparaître le léger brouillard dans son esprit et se concentrer sur autre chose que la jeune femme très proche de lui.
« Hum…Parker… Je…je suis désolé. bafouilla soudainement Jarod.
- De quoi ? lui de manda l'intéressée avec un regard interloquée.
- Ton cou… »

Elle mit un moment avant de comprendre qu'il parlait de la marque violacée dans son cou. Lorsqu'elle comprit, elle se mit à rire d'abord puis elle se rappela de ce moment où il avait enfoui son nez au creux de son épaule laissant courir son souffle chaud sur sa nuque. Puis, il avait posé ses lèvres d'abord doucement puis, lorsque prise de spasmes, elle avait planté ses ongles dans son dos, il lui avait répondu en devenant plus ''violent'' au niveau de sa jugulaire.« Parker, Parker, appela Jarod alors que cette dernière semblait rêvasser. Je vais commencer à faire un peu de rangements, commence à rassembler tes affaires »

Elle hocha la tête et sortit de la pièce, Jarod sur ses talons. La jeune femme s'arrêta quelques instant devant la table basse sur laquelle on pouvait voir les traces de leur soirée. Elle remarqua que le sachet plastique préalablement rempli d'herbe était à présent vide. Parker souffla connaissant la qualité de ce qu'ils avaient consommés.

Jarod l'observait du coin de l'œil alors qu'il préparait l'appartement pour les nettoyeurs essayant de masquer totalement la présence de Parler. Il aimait la voir ramasser ses vêtements là où il les avait jetés. Le spectacle était d'autant plus amusant car elle était toujours dans son drap et qu'elle peinait à avancer avec. Un rire lui échappa alors qu'elle se débattait dans l'étole blanche et qu'elle marmonna quelque chose comme « Gueule de bois de merde ».
Parler leva la tête en direction de Jarod qui regarda rapidement ses pieds.
« Fous-toi de moi…Si tu n'avais pas éparpillé mes vêtements de partout, je ne serais pas dans cette situation. »
Il dut vraiment se faire violence pour ne pas éclater une nouvelle fois de rire et l'énerver encore plus.

oOo

Jarod sortit rapidement de la pièce où elle se trouvait pour se diriger là où il avait laissé le lecteur de DSA ainsi que son sac. Il sortit de ce dernier son ordinateur pour y vérifier ses mails mais n'y trouva rien de nouveau. Avant de le ranger, il se rappela qu'il devait joindre Sydney pour lui assurer que tout allait bien…A l'initial, cet appel était prévu pour la veille mais bon, la soirée avait été plutôt agitée.
Après avoir mis de l'ordre dans son sac et l'avoir fermé, il composa le numéro de Sydney.
« Sydney à l'appareil, entendit Jarod à l'autre bout de la ligne.
- Sydney, c'est moi.
- Jarod ! s'exclama-t-il d'un ton que le génie ne parvint pas à identifier.
- Je suis désolé de ne pas vous avoir appelé hier, les choses étaient…Particulières…Enfin, comment ont-ils réagit au départ de Parker ? Parce qu'elle s'est faite poursuivre pendant… »
Mais, il comprit rapidement que Sydney ne l'écoutait pas vraiment.
« Sydney, qu'est ce qu'il se passe ? »
Jarod n'entendit pas la voix de Sydney immédiatement mais seulement après quelques bruits de pas.
« Jarod, je me suis isolé, apparemment Lyle s'est mis en route il y a un peu moins d'une heure avec quelques nettoyeurs, ils ont réussi à vous localiser. Je dois te quitter »
Sans plus attendre, Jarod partit en courant pour pouvoir prévenir Parker.

Il la trouva une fois dans le salon mais pas seule… En effet, Lyle se tenait non loin d'elle avec deux de ses nettoyeurs. Eh merde…Pensa Jarod. Et quelques secondes plus tard tout était fini…
« Aller, Ratboy, tu vas enfin rentrer à la maison ! » s'exclama Parker en pointant son 9mn dans sa direction.
Il ouvrit la bouche pour pouvoir répliquer quelque chose mais rien ne sortit. Elle était là, de retour, cette Reine des Glaces au regard impitoyable qui le regardait avec une sorte de dédain. Elle avait été une très, très bonne actrice. Ca lui fendait le cœur.
Et à ses côté Lyle, qui souriait, de toutes ses dents.
« Mon dieu, j'ai vraiment pensé que tu changeais de côté cette fois…Il n'est pas le seul à s'être fait avoir ! lança-t-il surpris.
- J'ai toujours un coup d'avance, tu le sais très bien. Lui répondit Parker, fière d'elle. Willie, enfilez-lui les menottes. »
Ce dernier s'exécuta en résistant au génie qui se débattait avec vigueur.

« Au fond tu es comme eux, j'ai été idiot de penser que tu pouvais être un peu plus humaine. Tu me…dégoûtes Parker, retournes à ceux qui t'ont fait souffrir, qui t'ont fait du mal. »
Parker changea immédiatement d'expression et se força à retenir ses larmes. Voyant que son frère l'observait, elle renfila son masque si dur pour cacher sa déstabilisation.
Elle s'avança en sa direction et posa le canon de son arme sur sa poitrine.
« Ecartez-vous ! » ordonna-t-elle aux deux nettoyeurs qui tenaient Jarod puis, elle approcha son bouche de son oreille :
« Tu me déçois » lui glissa-t-elle avant de se tourner vers Lyle qui venait de prendre la parole.
« Maintenant il faudrait rentrer à la maison Jarod. Dit-il avec un grand sourire.
- Pardon ? C'est moi qui le ramène ! J'ai monté ça de toutes pièces, tu ne penses quand même pas que je vais te laisser fanfaronner avec MA prise ? C'est ta tête qu'on va couper. »

Elle fit une pause pour se mettre derrière Jarod et placer son arme dans son dos.
« Avance Ratboy, tu vas enfin pouvoir retrouver ta cage et tes joujoux. »
La tête base il s'exécuta.
« Willie, prend son sac et suis moi.
- Attends ! s'écria Lyle, Je vais le faire moi.
- Tu fais un pas de plus et je fais exploser ta cervelle. »

Lyle ne bougea pas, ce qui surprit Parker, mais elle ne le montra pas. Le cannibale lança un regard à Willie pour lui dire de faire ce qu'elle disait. Le nettoyeur, un fois le sac en main suivit Parker et Jarod en direction de l'ascenseur.
Lorsqu'ils pénétrèrent dans la cabine, Lyle et ses deux autres larbins les observèrent méfiant.
Il eut envie de bondirent lorsque sa sœur lui fit un de ses sourires carnassiers pour le narguer. Mais, lorsque les portes se fermèrent, l'homme sans pouce se précipita dans la cage d'escalier.

TBC... Une p'tite review serait sympatoch' même si je mets du temps à poster :( Pleease je veux savoir ce que vous en pensez