Titre : La Colocation

Auteur : Damoiselle A.

Résumé : Alice est ma meilleure amie et accessoirement mon ex-belle-sœur. Lorsqu'elle propose de réunir nos familles monoparentales dans une colocation familiale, j'accepte avec plaisir… Je ne savais pas que je rencontrerais ainsi mon amant d'un soir. BS/JW

NDA : Cette mini-fiction a été écrite pour le concours de Mini-Fic ~I Would Never Forget This Night.

Le thème en est : I would never forget this night… Après avoir croisé un regard, ils ont succombé à la tentation. Mais que reste-t-il aujourd'hui de cette aventure furtive ?

Je déclare avoir l'âge requis pour participer à ce concours.

J'ai choisi : Bella/Jasper (ça pour une surprise, c'est une surprise ! xD)

Disclaimer : Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer et je ne fais que m'amuser avec eux.

Pour lire les autres Mini-Fic, rendez-vous ICI : http(:)/www(.)fanfiction(.)net/community/I_Would_Never_Forget_This_Night_Concours_de_mini_fic/79828/


*Se cache en évitant les regards noirs*

Me revoilà après une longue absence avec cette mini-fiction pour le concours de Demetri's Wife. Mes études prennent énormément de temps cette année, et les rythmes de publication s'en ressentent. J'en suis désolée, mais cela devrait aller mieux après les partiels, soit fin janvier.

Pour ce qui est de cette fiction, elle est entièrement écrite et sera donc publiée rapidement ^^. Sur ce je vous souhaite une bonne lecture de ce nouveau Jella ^^.


LA COLOCATION - PARTIE 1

I would never forget this night

« Le bonheur est parfois caché dans l'inconnu » Victor Hugo

- Mathis Carlisle Cullen, dépêche-toi s'il te plait ! Lançai-je en continuant à préparer le petit-déjeuner.

- Je ne trouve plus mes baskets, me répondit-il en criant du fond de sa chambre.

Je soupirai. Mon fils était à peu près aussi ordonné que son père. Esmé m'avait pourtant prévenu que l'ordre n'était pas dans le patrimoine génétique des Cullen. Délaissant la préparation du petit-déjeuner, je repliais le canapé lit du salon. Ce dernier servait de salon mais aussi de salle à manger, de pièce à vivre et accessoirement de chambre à coucher. Je me pris le pied dans l'une des barres du lit. J'étouffai un juron quand Mathis passa.

- Je crois que je les ai laissées chez papa, déclara-t-il solennellement.

- Mathis, grondais-je, ton père et moi t'avons dit de faire attention à tes affaires.

- Ce serait bien plus simple si on habitait la même maison, comme avant, rétorqua mon fils d'un air buté en s'asseyant à table.

- Certes, soufflai-je vaincue, seulement ce n'est plus possible. Alors il faut que tu fasses attention à tes affaires.

Il ne m'écoutait déjà plus. Mon petit garçon amorçait une progression lente et douloureuse vers la puberté. J'avais parfois l'impression qu'il nous faisait une crise d'adolescence précoce du haut de ses neuf ans et demi. Seulement cela n'avait rien à voir.

Un an auparavant, j'avais quitté le père de Mathis, Edward Cullen. Mon premier amour, mon premier amant aussi, et à présent mon ex-mari. Nous nous étions mariés jeunes sur un coup de folie et Mathis était né pour mon vingtième anniversaire. Nous avions réussi à finir nos études, lui en droit et moi en lettres modernes, et ce, grâce à sa famille qui était devenue la mienne.

Quelques années après, Edward m'avait demandé d'arrêter de travailler pour construire une famille, avec un enfant qu'on aurait désiré cette fois-ci. Dans son ton, j'avais compris qu'il me reprochait la naissance de Mathis. J'avais hurlé. Nous avions été le couple parfait pendant des années, mais ce soir-là, notre première et dernière dispute avait éclaté. Il m'avait craché des horreurs à la figure, que Mathis était avant tout mon fils avant d'être le sien, que s'il avait pu, il aurait fait autrement, que nous avions une petit garçon merveilleux, mais qu'il fallait bien se rendre compte qu'être père à vingt ans lui avait bouché un tas d'opportunités au travail.

Cette nuit-là, j'avais hurlé pour la première fois sur mon mari, déballant un sac trop lourd et trop longtemps contenu. J'avais pris mon fils sous le bras, puisque lui n'en avait pas voulu, demandé le divorce et m'étais installée chez ma meilleure amie, et accessoirement la sœur de l'homme que je venais de quitter.

Alice me comprenait. Elle avait été la première à m'accepter dans la famille Cullen quand Edward m'avait présenté à eux. Elle avait été amicale puis m'avait soutenue dans ma grossesse. Elle connaissait déjà la difficulté d'accoucher et d'être mère célibataire. Alice avait rencontré un homme à dix-huit ans. Premier rapport sexuel, première grossesse. Elle avait assumé.

Mathis n'avait jamais rien su de notre dispute, il était hors de question pour moi de détruire l'estime dans laquelle il tenait son père. J'acceptai alors toutes les piques qu'il me lançait à longueur de journées pour me reprocher d'être partie de la maison, d'avoir brisé la famille.

- Tu te dépêches, on va être en retard à l'école, l'avertis-je en mettant mes chaussures dans un équilibre précaire.

Parfois ce quotidien me pesait, et je regrettais d'avoir envoyé balader mon ex-mari. La vie en solitaire était plus simple mais également beaucoup plus difficile. Je savais que notre histoire d'amour était foutue depuis quelques mois et cela aurait été tellement plus aisé d'accepter de lui faire ce second enfant… Ma décision était la bonne, seulement elle avait des conséquences que j'avais parfois du mal à assumer.

Mathis enfila son blouson, son cartable puis ses chaussures. J'eus quand même le droit à un sourire, malgré mon statut de mère indigne.


- Bonne journée mon cœur, lui souhaitai-je en le laissant devant la porte de son école.

Il me répondit vaguement quelque chose que je ne compris pas avant de s'enfuir rejoindre ses copains. Heureusement Alice était présente. Leah, sa cadette, était dans la même école que Mathis.

- Ca ne s'arrange pas ? Demanda-t-elle avec le sourire.

- Non, gémis-je.

- Ah, ça je t'avais dit que c'était dangereux de faire un enfant avec mon frère…

Je lui jetai un regard d'incompréhension et nous éclatâmes de rire, complices. Nous nous mîmes à marcher pour aller prendre un café dans notre Starbucks préféré.

- Et encore ne te plains pas, Emily est en pleine crise d'ado et Leah a décidé de me faire bisquer avec la « nouvelle copine super géniale de papa », soupira-t-elle.

- Non… soufflai-je, ébahie. Demetri a trouvé quelqu'un ? M'esclaffai-je, devant l'absurdité de la situation.

Il fallait savoir qu'Alice avait décidé d'avoir un second enfant, alléchée par la naissance de Mathis et le fait qu'il fasse des nuits complètes. Son amoureux du moment avait accepté et Leah était née. Elle avait mis quelques mois à faire ses nuits, avait un sacré petit caractère pour son âge et elle avait failli rendre complètement fous ses deux parents, à tel point qu'ils se sont finalement séparés, incapable de s'occuper correctement de leur fille ensemble. C'était la version d'Alice.

La version de Demetri était tout autre. Et il avait été amoureux d'Alice pendant plusieurs années après leur rupture.

- Oui, affirma-t-elle dépitée, comme si cela ne suffisait pas que James se soit mis en ménage avec sa pouf, il fallait encore que Demetri trouve quelqu'un…

- Oh Alice, tentai-je de la consoler, ce n'est rien… C'est fini depuis combien de temps avec Demetri ?

- Cinq ans, déclara-t-elle avec une voix d'outre-tombe.

Je partis dans un fou-rire incontrôlable dans lequel elle me rejoignit bientôt.

- Enfin, cette Heidi a un air sympathique, pas comme l'autre pétasse de James… Grogna-t-elle en s'insérant dans la queue du Starbucks.

- Ca ne va pas mieux avec Victoria ?

Le prénom de la pétasse de James.

- Non, se maudit-elle, je démarre au quart de tour et elle sait très bien où appuyer pour que ça fasse mal. On en est arrivé à un tel point que j'ai demandé à James qu'elle ne soit pas là lorsqu'il vient prendre sa fille ou lorsque je vais la chercher.

Je soupirais de concert avec elle.

- Heureusement qu'Edward n'a introduit personne dans la vie de Mathis parce que je ne le prendrais pas aussi bien que toi, affirmai-je en souriant.

- Alors tu savais ? demanda-t-elle en écarquillant les yeux.

- Qu'il a des amantes d'un soir ? Bien sûr, riais-je, je sais même qu'il a couché avec trois sœurs en même temps.

Alice me donna l'impression que ses yeux allaient lui sortir de la tête.

- Ma chère amie, tu oublies qu'avant d'être l'ami de ton frère, Emmett est mon meilleur ami, confessai-je gravement.

- Et il te raconte tout ça ? Me questionna-t-elle surprise.

- Quand je le cherche un peu, dis-je avec un air de mystère dans la voix.

Nous passâmes nos commandes avant de nous asseoir quelques instants à une table. Lorsque nous avions le temps –généralement le mardi et le jeudi- nous prenions notre café matinal ensemble. C'était l'occasion de papoter tranquillement.

- Carlisle et Esmé t'embrassent, dit-elle rapidement en souriant.

- Tu les embrasseras aussi, répondis-je avec politesse.

- Tu pourrais les appeler… me reprocha-t-elle. Tu manques beaucoup à Esmé. Bella, votre rupture c'était il y a un an et ils n'ont plus de nouvelles de toi…

- Edward et moi sommes séparés, lui rappelai-je gentiment.

- Et alors ? Bella ça fait plus de dix ans qu'on te considère comme notre famille, et du jour au lendemain nous devrions cesser tout rapport sous le prétexte fallacieux d'une séparation ?

- Alice, tu viens d'utiliser un mot de trois syllabes à sens savant. Tu bouquines en cachette ? Souris-je.

- Bella, je ne plaisante pas… Regarde avec moi, tu as bien fait de conserver nos rapports.

- Avec toi, je n'ai pas eu le choix, ris-je, tu m'as interdit de cesser toutes relations en venant me chercher devant chez moi pendant deux mois.

- Juste retour des choses, reprit-elle. Cela leur ferait plaisir.

- J'y penserais…

- Au fait tu pourrais me garder les filles samedi soir ?

- Oui, bien sûr. Pourquoi ?

- J'ai rendez-vous…

- Avec qui ?

- Garrett, grimaça-t-elle.

- Oh, Alice, ce n'était pas fini cette histoire…

- Que veux-tu, je ne suis pas comme toi, un an sans sexe, je ne peux pas.

La conversation continua sur ton joyeux. Nous nous consacrions pendant une demi-heure l'une à l'autre, nous réconfortant devant les difficultés de la vie, pestant sur les pères de nos enfants respectifs, riant de notre quotidien, parfois vraiment pathétique.

- C'est vrai que lorsque les filles ne sont pas là, j'ai envie de rien, me confia Alice, dans un sourire contrit.

- Moi non plus, acquiesçai-je, quand Mathis n'est pas à la maison, j'ai l'impression de me dégonfler complètement. J'en suis même à regarder Disney Chanel, imagine…

Nous rîmes de nos bêtises lorsque le portable d'Alice sonna. Elle lança un juron bien senti.

- Que se passe-t-il ? Demandai-je prudemment.

Alice pouvait être dangereuse lorsqu'elle était contrariée.

- Je suis officiellement à découvert, annonça-t-elle en se prenant la tête entre les mains. Ma banque vient de m'envoyer un message…

- Ça se fait ? Questionnai-je intriguée.

- C'est une banque en ligne. C'est très pratique. Mais ça va encore être un mois galère.

- Pour moi aussi, souris-je en essayant de lui communiquer un peu de ma bonne humeur. Mais ton augmentation ?

- Mon directeur de cabinet est un salopard sans cœur et je n'ai aucune envie de coucher avec lui…

J'éclatai de rire sous son regard consterné. Malgré sa profession –architecte- Alice avait parfois du mal à joindre les deux bouts, tout comme moi. J'étais professeur d'anglais et malgré tout, les fins de mois étaient difficiles, entre la scolarité de Mathis –en école privée-, l'appartement, les courses… Parfois nous ne nous en sortions pas. Pour Alice, c'était encore plus compliqué car elle avait deux filles, et des plus exigeantes.

- Bon, je vais me bouger, sinon je serais en retard, déclara ma meilleure amie en se levant. Réfléchis pour Esmé et Carlisle, ils aimeraient bien te voir de temps en temps avec Mathis.

- Je le ferais, promis-je avant de l'embrasser.

D'un pas morne, je me rendis devant le collège dans lequel j'enseignais, mon cartable sous le bras les pensées se bousculant sous mon crâne. Je pris une profonde inspiration. Lorsque j'étais entre ces murs, mes élèves devenaient ma priorité. Cloisonner ma vie était devenu une habitude, la seule façon acceptable de la vivre.


- Avant de sortir, dis-je en élevant la voix pour couvrir les bruits des raclements de chaises, rappelez à vos parents que ce soir le collège organise une rencontre entre parents et professeurs. Les parents qui veulent discuter avec moi peuvent le faire en me rejoignant dans cette salle. Bonne journée.

J'étais exténuée et quasiment aphone. Faire un cours sur Shakespeare devant trente élèves relève du parcours du combattant. Je bus une gorgée d'eau avant de me rendre en salle des professeurs, corriger quelques copies en attendant ce soir. Mathis dormait chez son père. Je l'avais prévenu que ma soirée était prise en lui demandant d'aller chercher Mathis à l'école et de le faire dormir chez lui. Edward avait haussé un sourcil interrogateur, mais n'avait pas commenté. Quand il faisait cela, je me prenais à penser qu'un jour peut-être je rappellerais Carlisle et Esmé.

La correction des copies fut longue et fastidieuse. Le contrôle de lecture que je demandais n'avait rien de compliqué lorsqu'on avait lu le livre en question. Ce que la moitié de la classe n'avait pas fait. Les résumés fournis par les élèves ressemblaient étrangement à celui proposé sur la page Wikipedia.

- Bella tu viens ? Les parents des fauves vont bientôt arriver…

Angela me souriait en passant la tête à la porte.

- J'arrive, merci Angie.

Je la suivais et nous papotions tranquillement en nous rendant dans nos salles respectives. Angela était ma collègue de travail. Mais elle était plus que cela, elle m'avait beaucoup aidé lors de ma rupture avec Edward, j'ai pu lui dire des choses que je n'aurais jamais osé prononcer devant Alice. Cela avait créé un lien entre nous. Depuis nous discutions de tout et de rien, de l'important comme du futile. Et aujourd'hui c'était vraiment futile.

- Tout ce que j'espère c'est qu'aucun père célibataire ne viendra me draguer cette fois-ci, souffla-t-elle.

Angela, en plus d'être douce, gentille, et intelligente, était très belle. Une peau mate, des yeux en amandes bruns, de longs cheveux soyeux. Le seul problème pour les mâles en rut était qu'elle était éperdument amoureuse de son mari, Ben. Je lui souris avec un air complice.

- Envoie-les-moi.

Nous rîmes en nous donnant du courage avant de nous séparer. Je rejoignis ce qui allait devenir ma salle de torture pour au moins les deux heures suivantes.


Effectivement je ne m'étais pas trompée. J'avais vu tous les parents de bons élèves, venus entendre chanter les louanges de leurs enfants. Ceux-là je les voyais à chaque fois, et gare à ceux qui piquaient leur place dans la queue ! J'avais réussi à parler à des parents d'élèves en difficulté mais qui se souciaient de la scolarité de leurs enfants, ce qui n'était pas le cas de tout le monde. Je sentais en leur parlant que j'étais utile, que je leur permettais d'avoir un autre regard sur ce qui se passait en classe. Enfin j'avais eu mon lot de parents agressifs, parfois vulgaires ou hyperactifs, qui venaient défendre leurs enfants généralement perturbateurs en classe.

Je pris le temps de prendre un café, pour faire une pause pendant quelques minutes. En revenant à ma table, un homme était assis sur la chaise. Je lui souris en m'installant, m'excusant pour l'attente.

- Ce n'est pas grave, me rassura-t-il.

- D'accord. Vous êtes le père de… ? Demandai-je en essayant de me souvenir qui parmi mes élèves pouvaient avoir un tel regard.

- Ma fille est encore en primaire, me sourit l'inconnu. Je suis l'oncle d'Emma Hale. Ma sœur voulait vous rencontrer mais elle n'arrive pas à se dépêtrer du professeur de gymnastique. Alors elle m'a envoyé.

- Vous êtes donc Mr… ? Le questionnai-je.

Ma demande n'avait pas de sens propre. Etant donné qu'Emma s'appelait Hale, je pouvais supposer que c'était également son nom. Mes neurones ne fonctionnaient pas normalement et j'avais l'impression que mon année de célibat et d'inactivité sexuelle me pesait de plus en plus.

- Whitlock, Jasper Whitlock, se présenta-t-il en me tendant la main.

- Enchantée, Bella Swan, repris-je en lui serrant la main.

Je n'avais jamais été si heureuse d'avoir repris mon nom de jeune fille après mon divorce. Nous entendîmes alors un « Jazz » puis un « Bella » confondus, et Emmett apparut dans mon champ de vision. Il me prit immédiatement dans ses bras. Cet homme ne pouvait pas s'en empêcher.

- Emmett ! Souris-je. Contente de te voir, mais qu'est-ce que tu fais là ?

- Et bien, j'ai appris que tu étais la prof d'anglais d'Emma, la fille de Rosie. Alors j'ai pensé te faire une surprise, expliqua-t-il.

Et d'un coup, mon cerveau percuta. Une femme blonde se tenait à l'écart de notre conversation. Jasper avait passé un bras autour de ses épaules et observait notre échange d'un œil surpris. Je me tournais vers elle dans un sourire :

- Vous devez être Rosalie ?

- Oui, me répondit-elle en plantant son regard dans le mien.

- Bella Swan, me présentai-je en ne cillant pas. Je suis ravie de vous rencontrer. Emmett a tellement parlé de vous…

Ce fut au tour de mon gros balourd de meilleur ami de se sentir gêné. Emmett avait un mal fou à accepter et à dévoiler ses sentiments. Rosalie me fit un sourire éclatant. Et Jasper fronça les sourcils.

- Donc, vous vous connaissez ? S'enquit-il en nous pointant du doigt.

- Pff, depuis un bail, Bella et moi, on était ensemble au collège, s'écria Emmett de sa grosse voix en mettant un bras sur mes épaules.

Bras qui m'écrasa.

- Emmett, tu es lourd, gémis-je. Et en réalité on se connait depuis la maternelle.

- Oui, mais on est amis depuis le collège.

- Effectivement, la première année, si on veut être exacts.

Nous nous sourîmes devant le regard perplexe du frère et de la sœur. Je les priais tous de s'asseoir et je pris le dossier d'Emma Hale dans ma pile d'élèves de première année.

- Emma est une bonne élève, je n'ai aucun problème de discipline ou de travail avec elle, commençais-je en m'adressant à son oncle et à sa mère. Elle a un très gros potentiel d'analyse de texte, et ce serait peut-être à approfondir. Lit-elle beaucoup ?

- Effectivement, me répondit Rosalie de bout des lèvres.

- C'est bien, encouragez-la à le faire, je pense qu'à terme, un choix plus littéraire au niveau de ses études pourrait lui correspondre, bien qu'elle soit encore un peu jeune pour affirmer ça. Je ne vois qu'un bémol…

- Lequel ? Questionna Jasper.

- Votre nièce est souvent dans la lune, déclarai-je avec un sourire indulgent, enfin peut-être pas dans la lune à proprement parler, mais parfois son attention décroche du cours… C'est dommage car la moitié du travail en classe, c'est écouter ce que je dis. Parfois elle se pénalise de cette façon, en rédigeant mal les consignes par exemple.

- Il faut que vous sachiez, Madame Swan, commença Rosalie, que ma fille et moi venons de déménager et elle ne connait personne ici… Je pense également qu'elle s'isole dans son monde un peu trop souvent, mais je n'ai pas de solution.

- Je comprends le problème, rétorquai-je pensivement avant de proposer une solution. Si elle veut, un club de lecture est organisé après les cours tous les vendredis soirs. Cela pourrait lui permettre de rencontrer d'autres élèves qui aiment la même chose qu'elle.

- C'est une idée à retenir, lança Rosalie en me souriant.

- Bien c'est tout pour moi, conclus-je en me levant.

Je jetais rapidement un œil dans la salle devenue vide. Je soufflais discrètement de soulagement. En regardant ma montre je réalisais qu'il était déjà vingt heures.

- Dure journée, Bella ? Me charria Emmett avec son éternel sourire.

- Le jour où tu feras un cours sur Shakespeare à une bande d'enfants qui n'en a rien à faire, tu comprendras ma fatigue.

Emmett partit dans un grand rire pour une raison qui n'appartenait qu'à lui seul. Je massais doucement mon dos, ankylosé depuis le début de la journée. Le téléphone d'Emmett sonna. Il répondit de sa grosse voix :

- Oui Edward ?

Mon attitude changea instantanément et je me raidis sous les regards curieux de Jasper et Rosalie.

- Oui, elle est avec moi, je te la passe.

D'un regard douloureux je fis comprendre à mon meilleur ami qu'il venait de me tirer une balle dans le pied. Il grimaça légèrement en me tendant son téléphone. Je soupirai en le prenant.

- Bella ?

- Oui, qu'y-a-t-il ? M'enquis-je de mauvaise humeur.

- J'interromps quelque chose peut-être ? Repris mon ex-mari avec un ton malicieux.

Je crois que si je l'avais eu en face de moi, ma main aurait, par inadvertance, rencontré son beau visage.

- Aux faits s'il te plait, continuai-je devant le regard à présent soucieux d'Emmett.

- Mathis m'a demandé où tu étais, et je ne savais pas quoi répondre. Il a un peu paniqué et du coup j'ai essayé de t'appeler… Mais tu ne répondais ni chez toi ni sur ton portable. En désespoir de cause j'ai appelé Emmett.

- Passe-moi Mathis.

Je m'éloignais du groupe et j'entendis leur conversation reprendre à voix basse.

- Tu es où maman ? Me demanda mon fils.

- Je suis au travail, mon cœur, je te l'ai expliqué hier soir. Je travaille plus tard ce soir pour rencontrer les parents de mes élèves.

- Pourquoi tu n'es pas avec nous ? Geignit-il.

- Mathis, on ne va pas repartir sur ce sujet, tu sais très bien pourquoi soupirai-je fatiguée. Ton père et moi sommes séparés car avant d'être tes parents nous étions un couple. Et un couple pour que cela fonctionne il faut qu'il s'aime. On ne s'aimait plus assez pour vivre ensemble alors pour que l'un et l'autre nous soyons plus heureux et que tu ne vives pas dans les cris et les disputes, nous nous sommes séparés.

Mon explication ne dut pas plaire à mon fils car il me répondit d'une voix sombre :

- Bonne nuit maman

- Bonne nuit, mon cœur.

Il raccrocha sans que je puisse saluer Edward et j'en étais plutôt contente. Je rejoignis Emmett.

- Qu'est-ce qu'il voulait ? Attaqua immédiatement mon meilleur ami.

- Je ne sais pas, admis-je simplement en lui rendant son téléphone portable. Apparemment Mathis était inquiet que son père ne sache pas où j'étais et ils m'ont téléphoné pour se rassurer…

- Et avec Edward, toujours pas… ?

- Non, Emmett, tranchais-je avec un sourire. Il y a des mots qu'on n'oublie pas.

Mon meilleur ami me prit dans ses bras tandis que Jasper et Rosalie parlaient entre eux, s'efforçant de ne pas écouter notre conversation.

- Et si on allait manger un morceau ? proposa Emmett.

- C'est une vraie bonne idée, acquiesça Jasper en me fixant.


Pour la première fois depuis un moment, je pris une soirée pour moi. Emmett nous amena dans un restaurant de sa connaissance, proche du collège. Le cadre était celui d'un vieux pub irlandais et même le barman avait un léger accent. Nous nous installâmes dans un box à l'écart.

J'étais mal à l'aise et je pouvais sentir que Rosalie aussi. Jasper n'arrêtait pas de me fixer et Rosalie devait trouver étrange de manger avec la professeur de sa fille et la meilleure amie de l'homme qu'elle aimait. Car si Emmett avait toujours des doutes, je n'en avais aucun, elle l'aimait.

La conversation se fit légère et enjouée et nus nous détendîmes au fur et à mesure des verres de vin et des plats succulents qui passaient devant nous. Emmett avait choisi de ressortir quelques vieilles histoires pour faire plaisir à nos vis-à-vis.

- Oh et la fois où ton père a dû m'arrêter pour Halloween, tu te souviens ? Rigola Emmett devant ma figure déconfite.

- Oui, malheureusement, c'est un grand moment de la police de Forks. Mon père m'en parle encore, lui souris-je.

- Que s'est-il passé ? Demanda Rosalie, bon public.

- Emmett, comme tu l'auras remarqué, aime manger, commençais-je, une tendresse dans les yeux pour cette bonne époque. C'était aussi vrai lorsqu'il était enfant. Un jour il a décidé qu'Halloween ne se terminerait pas à minuit, heure qui soit dit en passant était presque le bout de la nuit pour les habitants de Forks, mais continuerait jusqu'au petit matin pour avoir plus de bonbons. Il était pendu à la sonnette de Mrs Clark lorsque mon père est venu le chercher.

Rosalie éclata de rire avec Emmett et Jasper esquissa un sourire. Je pouvais voir son visage grâce à une lanterne accroché au mur. Ses cheveux formaient des ombres sur son visage. Un sourire s'étira sur ma figure et je me sentis bien. Y compris lorsque le pied de Jasper atterrit « accidentellement » sur le mien. Observant ma réaction avec attention, il se permit de caresser le bout de mon pied du sien, tandis que mon meilleur ami riait d'une nouvelle histoire.

Ce simple attouchement fit bouillir mon sang dans mes veines. Mon manque d'activités sexuelles se faisait cruellement sentir. Un homme m'effleurait et j'étais prête à lui sauter dessus. Je faillis me frapper le front avec ma main avant de me reprendre. Et puis pourquoi pas ? Jasper ne serait pas quelqu'un que je reverrais un jour… Les verres de vin aidant, je commençais à me relaxer au contact de son corps. Je fus terriblement déçu lorsqu'Emmett annonça son intention de rentrer. Nous payâmes en silence et nous retrouvâmes dans la rue trop vite.

Mon petit jeu de séduction venait de s'achever et je devrais retourner chez moi en taxi. La belle robe, les chaussures et le carrosse redevenait souris et citrouilles. Il était l'heure de rentrer.

- Tu rentres comment Bella ? Demanda Emmett, un pli soucieux sur le visage.

- En taxi. Tu-sais-qui me tuerait si je rentrais à pied, dis-je en lui adressant un clin d'œil complice.

Mon meilleur ami me sourit avant de me prendre dans ses bras. Cet homme ne pouvait vraiment pas s'en empêcher. Je souris.

- Si cela te convient Rose, vous pourriez rentrer ensemble Emmett et toi, suggéra Jasper. Je raccompagnerai Bella.

Nous lui jetâmes tous un regard surpris, mais Emmett et Rosalie envisagèrent cette option alors que j'étais complètement perdue. Me raccompagner ? Pardon ?

- C'est au mieux pour moi, répondit Rose dans un grand sourire, en regardant Emmett.

- Très bien, on fait comme ça, conclut-il, sans se rendre compte de ce qu'il se passait sous ses yeux.

Rosalie et Emmett partirent assez rapidement après cela, pressés de se retrouver seuls. Je ne l'étais pas. Jasper me sourit et me proposa son bras pour m'escorter jusqu'à sa voiture. La forte, intrépide et séductrice Bella du restaurant était partie se coucher. Ne restait que moi, la petite fille apeurée. Moi qui n'avais pas réussi à prendre un autre amant après Edward alors qu'il collectionnait les conquêtes.

Jasper ouvrit la portière de la voiture pour que je puisse me glisser dans l'habitacle. Mes nerfs étaient tendus à bloc. Je ne savais plus quoi faire ni dans quel pétrin je m'étais mise. Une partie de moi me hurlait de profiter de cette occasion car elle ne se représenterait pas, et l'autre me disait que je n'étais absolument pas prête.

Je n'avais appartenu qu'à un homme, mon ex-mari. Cette constatation m'avait souvent empêché de me jeter dans les premiers bras venus. Alice avait eu raison, j'aurais finalement dû me trouver un gentil amant bien attentionné juste après ma rupture et peut-être cela m'aurait-il remis sur les rails. Je ne l'avais pas fait, et aujourd'hui envisager une relation rapide et sans lendemain me paraissait totalement immature et particulièrement excitant.

Jasper ne parlait pas, respectant mon silence. Il avait démarré la voiture et s'était engagé sur une voie sans me demander où j'habitais. Sa concentration était focalisée sur la route. Il serrait les dents, faisant ressortir son os maxillaire. Son visage avait une expression compliquée, entre l'attente et la détente. Il me sourit lorsqu'il vit que je l'observais. Il passa une vitesse supplémentaire en s'engageant sur le périphérique, dans le sens opposé au quartier que j'habitais.

Doucement sa main se posa sur ma cuisse. Tendue, hésitante, je n'eus pas la force de le repousser ni d'agir. Ses doigts tracèrent des cercles sur ma peau à travers mon pantalon, réveillant des sensations enfouies. Lorsque le massage se poursuivit plus haut je dus étouffer un gémissement. Jasper me sourit et continua ses doux mouvements sur moi. Le silence s'éternisa et je sentais mon corps bouillir. Son simple attouchement avait éveillé un intérêt purement sexuel.

Il gara la voiture sur le parking d'une résidence. Il se pencha vers moi comme pour m'embrasser et j'avais presque espéré qu'il le fasse. Dans un geste sensuel, il fit glisser sa joue contre la mienne, et chuchota dans mon oreille :

- Cela ne t'ennuie pas de dormir avec moi ?

Je me redressais légèrement à sa demande pour pouvoir observer son regard. Il attendait avec une certaine appréhension ma réponse. Il était simple, séduisant, et doux. Toutes mes résistances, mes peurs et mes appréhensions fondirent. Je sus que j'avais envie de lui et que si je ne montais pas dans son appartement je le regretterais dès que j'aurais passé le seuil du mien. Dans un soupir, je répondis :

- Absolument pas.

Son sourire rayonna dans la voiture et il m'aida à descendre du véhicule avant de m'accompagner chez lui. La résidence avait un air calme et propre. Je ne savais même pas ce que faisait Jasper dans sa vie. J'ignorais tout de lui, hormis le fait qu'il était le frère du nouveau coup de foudre de mon meilleur ami, l'oncle d'une petite fille adorable et le père d'une enfant en primaire. Un doute me secoua lorsqu'il ouvrit la porte :

- Jasper, tu n'es pas marié ? Demandai-je en restant sur le seuil.

Il s'arrêta brusquement dans son élan. Il se redressa et fronça les sourcils. Je me mis à bredouiller lamentablement.

- Écoute… Je sais que cela ne me regarde pas… Mais si tu es… En couple ou marié, je préfèrerais dormir chez moi, avouai-je en fixant le sol.

Je ne pouvais pas prendre la responsabilité d'être une garce.

- Je ne suis ni marié ni en couple, affirma Jasper avec un sourire doux.

Sa sincérité me toucha plus que je ne puis l'avouer.

- Super, moi non plus, avouai-je en souriant.

J'entrais dans son appartement. Il referma la porte derrière moi et je lus dans ses yeux que j'étais devenue la proie à chasser. Doucement je me collais à lui. Le désir que j'avais ressenti dans la voiture consumait mon bas-ventre. Je ne savais si c'était mon inactivité ou cet homme, mais j'avais horriblement besoin de sexe. J'avais oublié ma vie de femme bien trop longtemps.

Il sentait bon, ses bras m'entourèrent et la sensation me plut. Je me nichais dans la peau de son cou, respirant son odeur, me nourrissant de lui. Je ne connaissais pas l'homme avec qui j'allais coucher, mais il gagnait sûrement à être connu. J'embrassais délicatement sa peau douce, me délectant du frisson que je perçus dans son dos. Ses lèvres s'abattirent sur les miennes et très vite je sentis sa langue redessiner le contour de mes lèvres. Les sensations étaient trop bonnes et j'avais l'impression que tout était décuplé.

J'ouvris la bouche pour qu'il m'embrasse. Sa langue dansait avec la mienne et je me collais contre lui, mes mains dans ses cheveux, mon bassin pressé contre le sien. Tout m'électrisait.

Il enleva rapidement ses chaussures et ses chaussettes et je fis de même. Il m'escorta dans sa chambre en égarant quelques baisers sur la peau de mon cou. Nous nous retrouvâmes dans une situation que je n'aurais jamais imaginée, ne serait-ce qu'une heure plus tôt. Jasper était face à moi dans sa chambre. Il déposait des baisers chauds et mouillés sur mon cou. Délicatement il embrassait chaque parcelle de peau, tout en commençant à ouvrir mon chemisier. Je me laissais fondre contre lui et bientôt chemisier et soutien-gorge furent à terre. Son visage s'illumina face à ma poitrine et je souris avant de gémir face à la torture qu'il accorda à chacune de mes pointes.

J'en voulais désespérément plus. Je le fis s'écarter de moi et entrepris de défaire sa veste et sa chemise en embrassant, léchant et griffant sa peau. Je le sentis se tendre de désir, gémir mon prénom et frissonner. Chaque son qu'il émettait se répercutait directement dans mon bas ventre. J'avais envie de lui, complètement. Je fus heureuse de constater que nous avions la nuit entière pour profiter l'un de l'autre.

Mon désir me rendait impatiente, je fis glisser son pantalon et sous-vêtement dans le même mouvement, sous son œil surpris. Je lui répondis par un sourire coquin. Il me foudroya avec le sien et m'enleva mon pantalon et mon boxer en même temps. Nous nous accordions parfaitement. Je le fis s'asseoir sur le lit et me plaçais à califourchon sur ses genoux. Mon corps me gênait malgré l'admiration que je pouvais déceler dans les yeux de Jasper. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été aimée et j'avais l'impression que mon pouvoir de séduction s'était émoussé.

Je m'attaquais à son cou, à sa nuque et à ses lobes d'oreille, le faisant gémir sous moi. Il chercha un contact entre son sexe et ma peau, que je refusais de lui donner. Je fis doucement onduler ma poitrine contre son torse, en glissant au sol. Ma tête était au niveau de son nombril et il me lançait des regards fiévreux. Je lui souris. Je voulais me réapproprier mon corps et apprendre le sien avant que nous passions aux choses sérieuses. Après tout nous avions toute la nuit.

Presque tendrement, je lui demandais d'écarter les jambes d'une caresse. Je fis courir mes doigts sur son sexe gonflé. Il se mordit les lèvres mais garda les yeux ouverts. Sa peau était douce, son membre parfait. Je fis courir mes lèvres sur cette peau tendue et je le senti s'électriser. Rapidement je pris son gland entre mes lèvres, faisant jouer ma langue sur le petit bout de peau qui le recouvrait. L'effet fut quasiment immédiat et Jasper s'arqua et retint un cri. Pour lui aussi, la dernière expérience devait remonter à quelques temps.

Le pouvoir que me conférait ma position me plaisait et retrouvant des positions et des caresses que j'avais cru avoir oubliées, je fis entrer son membre dans ma bouche, sous ses gémissements répétés. C'était bon et chaud, bien mieux que dans mes souvenirs. Je fis courir mes doigts sur son torse, caressant les zones érogènes que j'avais découvertes. Je pris le reste de son membre en main et commençait à appliquer de doux va et vient sur sa hampe. Des gémissements me parvenaient entrecoupés de soupirs et de paroles incohérentes. J'étais assez fière de mon effet. Quittant son torse, ma main libre vint cajoler ses bourses et il se tendit. Je voyais à son visage qu'il était proche de la jouissance dans laquelle je voulais le faire tomber.

Je repris une caresse buccale plus insistante sur son gland et continuai mes va et vient avec ma main. Il essaya de s'écarter de moi, mais je le retins. Je l'embrassais avant de reprendre ma caresse. Sa main vint se poster sur mes cheveux. Il avait très bien compris. Il intima un rythme plus soutenu à mes gestes et doucement me prévint d'un ton haché :

- C'est trop bon… Cela fait trop longtemps… Je ne tiendrais pas plus ma belle…

Ma seule réponse fut de faire racler tout doucement mes dents contre son sexe et il explosa dans un gémissement étouffé. Je le nettoyais parfaitement avant de reprendre ma place initiale, assise nue contre lui. Sa tête reposa un instant sur ma poitrine et doucement, lorsqu'il fut remis, il l'embrassa. Il échangea nos positions et me fit asseoir sur le bord du lit. Il m'embrassa, puis il descendit à la conquête de mes seins, du creux de mes coudes, de mon nombril… Je faillis le supplier avant de me rappeler qu'il m'avait entièrement fait confiance quelques minutes auparavant. Je me détendis lorsqu'il caressa mes cuisses et fit reposer mon corps sur mes coudes. Je frissonnai d'anticipation.

Délicatement il fit glisser ses doigts sur mon sexe. Nos préliminaires m'avaient excitée et son doigt glissa tranquillement sur mes lèvres. Il me sourit en penchant son visage vers mon centre. Sa caresse fut divine et j'arquais le dos pour en avoir plus. Ses lèvres emprisonnèrent mon clitoris et jouèrent avec tandis que sa main gauche faisait rouler mes pointes entres ses doigts. Je sentis sa main droite se faufiler entre mes chaires pour faire pénétrer un doigt lentement. La sensation produisit une gêne certaine. Jasper gémit en constatant mon étroitesse et très vite son majeur ne m'apporta que du plaisir. En élève appliqué, il observa la moindre de mes réactions, le moindre soupir afin d'apprendre ce que j'aimais. Très rapidement, il prit le bon rythme, et sa langue réalisait de vraies merveilles. Il était vraiment doué… Il regarda mon orgasme se construire, et j'essayais de ne pas rompre le contact visuel, qui, je le savais, l'excitait.

Puis il produisit la caresse de trop, celle qui vous fait chavirer, la sensation ultime et une vague m'emporta très loin dans un cri. Mon corps de détendit d'un coup, la tension accumulée pendant de longs mois me quittait résolument. L'orgasme que Jasper m'avait donné devait être l'un des meilleurs de toute ma vie. Mon cerveau nageait dans les endorphines, mon corps était détendu, et un sourire apparaissait sur mes lèvres. Jasper me rejoignit sur le lit et me couvrit d'un drap. Il me blottit contre lui en caressant doucement mon dos, attendant que je reprenne pied dans la réalité.

Ce que je fis rapidement. Et je réalisais alors que j'avais encore faim. Nos petits jeux n'avaient pas rassasié mes besoins sexuels, ils n'avaient fait que les aiguiser. Je me redressai et vis Jasper sourire. Il était exactement dans les mêmes dispositions que moi.

- Un second round ? Proposai-je avec humour.

- Avec plaisir, me répondit-il.

Il plaça un baiser ardent sur ma bouche et je sentis mes sens s'enflammer. Une érection pointait déjà contre ma hanche et mon compagnon la faisait rouler contre ma peau, me rendant folle.

- Tu es superbe… Déclara-t-il en prenant mes seins en coupe.

Je lui adressai un sourire doux, avant de gémir lorsque ses lèvres atteignirent ma poitrine. Une frustration sans comparaison s'empara de moi. Nos préliminaires avaient duré assez de temps selon moi et je ne voulais rien d'autre que lui en moi.

- Jasper… Chuchotai-je en le ramenant contre ma bouche. Un préservatif ?

Il sourit en me faisant un clin d'œil. Je fus rassurée et il se tendit vers la table de chevet pour sortir un petit emballage carré du tiroir.

- Voici Mademoiselle, sourit-il en me le présentant.

Je gémis d'anticipation et ses yeux s'obscurcirent. Je soulevais d'un geste le drap et pris l'emballage du préservatif. Je le déchirai avec mes dents avant de recueillir l'anneau en latex et de le placer d'un geste sur le membre tendu qui me faisait face. Je souris malgré moi, certains gestes ne s'oubliaient pas. Je le déroulais lentement sur son sexe, faisant gémir l'homme à mon côté.

Il se redressa pour m'embrasser et un doigt indiscret s'immisça entre mes plis intimes pour confirmer à mon partenaire l'état de mon excitation. Il sourit en me voyant me serrer contre lui. Il déposa quelques baisers sur mon cou et s'arrêta à mon oreille pour chuchoter :

- Combien de temps ?

- Un an, soupirai-je en sentant deux doigts entrer en moi.

Nous gémîmes de concert. Jasper installa quelques coussins contre la tête de lit en fer forgé. Il aménagea une position mi assise mi couchée qui semblait confortable et me fit signe de le rejoindre devant mon expression perplexe. Il me fit m'installer à califourchon sur lui en murmurant :

- Ce sera plus confortable pour toi si tu peux maitriser le mouvement. Détends-toi et respire.

Je souris face à ses attentions. Doucement en contrôlant pleinement la pénétration, je me laissais glisser sur son membre.

- Oui, souffla-t-il. Tu es terriblement étroite...

Un sourire m'échappa tandis que j'essayais de me détendre. Il me laissa la pleine direction de nos ébats, attendant que je m'adapte à lui tout en caressant mon dos, mes cheveux, ma nuque provoquant des frissons le long de mon épine dorsale. La position qu'il avait adoptée le mettait face à ma poitrine qu'il suçotait habilement.

Une éternité passa sans que je n'effectue le moindre geste. C'était bon. Je ne me rappelais plus combien c'était particulier de s'unir à quelqu'un, de le prendre en soi, d'en retirer du plaisir. Jasper amorça un mouvement qui nous tira un gémissement plaintif. M'appuyant sur ses épaules, j'entamais un mouvement circulaire contre lui. Son visage se tordait dans des grimaces sublimes. Sa bouche émettait des sons rauques en parfaite harmonie avec le rythme que je lui imposais. Je compris rapidement que je pouvais me tenir aux barreaux du lit afin d'amplifier et de contrôler mes mouvements de va et vient. Jasper suréleva ses hanches, se permettant d'aider et d'amplifier mes mouvements. Je sentis l'orgasme monter en moi. Les sensations étaient trop fortes et rapidement je jouis dans un cri continuant mes mouvements et prolongeant les effets de l'orgasme.

Jasper me fit glisser sur lui comme une poupée de chiffon et m'allongea sur le matelas en restant uni à moi. Son poids reposait sur un seul côté, tandis qu'il enroulait une de mes jambes autour de sa taille. L'angle de pénétration changea, touchant un point si particulier qu'au bout de quelques minutes, je me retrouvais haletante à suivre le rythme imposé par mon compagnon.

Le visage de Jasper était beau à voir. Certains visages d'homme sont terrifiants dans l'amour. Son expression était particulière car il maintenait ses yeux ouverts, un voile de plaisir obscurcissant son regard gris.

Un troisième orgasme se construisit dans mon bas-ventre, faisant tendre tout mon corps d'une tension particulière. Je sentais que cet orgasme-là serait fort et… J'en avais grandement besoin.

- Plus fort… Grognais-je en m'enroulant complètement contre lui.

Jasper amplifia ses mouvements, soupirant tandis que je gémissais, le suppliant de ne surtout pas s'arrêter de continuer, de me faire jouir… Nos corps étroitement enlacés créaient une friction au niveau de mes plis intimes, faisant monter le plaisir encore plus haut. Je sentais Jasper haleter et priais pour qu'il tienne quelques minutes de plus.

- S'il te plait le suppliai-je du regard.

Un grognement me répondit et une main se faufila entre nos deux corps et pinça douloureusement mon clitoris. Mon orgasme se déclencha, ravageant tout sur son passage. Jasper me suivit quelques secondes après. Nous nous retrouvâmes comblés, haletants et heureux dans les bras l'un de l'autre.

- Merci, chuchotai-je dans son cou.

- De rien, haleta-t-il en reprenant une respiration. Merci à toi, Darlin.

Je souris face au surnom. Il voulut se dégager et je le retins encore une fois.

- Reste, s'il te plait, le priai-je. Quelques minutes de plus…

Il accepta en hochant la tête et reposa ses coudes sur le matelas. J'effectuais des arabesques dans son dos sur bout de mes doigts. Il se détendit complètement. Il glissa doucement hors de moi, maintenant le préservatif. Il se releva et passa dans sa salle de bain, me ramenant un gant de toilette humide et une serviette. Il prit son temps pour me nettoyer et je le regardais faire en souriant. Il me sécha et me glissa dans les draps avant de s'allonger contre moi.

- C'était très bon, soupirai-je.

- Oui, acquiesça-t-il en me lançant un regard sérieux. Tu es formidable…

J'éclatais de rire face à cette déclaration.

- On dirait que tu m'annonces une catastrophe…

Il sourit face à ma répartie et me cala contre lui.

- Cela ne te dérange pas que l'on prenne un peu de repos avant un troisième round ?

- Aucun problème, assurai-je. Je peux rester dans tes bras ?

- Bien sûr, souffla-t-il.

Il s'endormit avant moi. Je ressassais nos derniers moments, pleinement comblée. J'avais oublié combien c'était bon, combien c'était nécessaire… Les attentions et les gestes de Jasper me firent sourire. Je n'aurais pas pu trouver mieux pour briser un jeûne et j'avais eu un supplément appréciable. Je me laissais glisser dans le sommeil.

Dans la nuit, j'eus droit à un troisième, quatrième et un cinquième round, tous trois dans plusieurs positions différentes, tous trois entièrement satisfaisants. Je remerciais Jasper encore une fois avant de m'endormir.


Le réveil fut difficile. En ouvrant les yeux, je vis qu'il faisait plein jour. Mais ce n'est pas ce fait qui accéléra mon éveil : je ne reconnaissais pas les lieux. Je n'étais pas chez moi. Où avais-je atterri ? En essayant de me redresser, je sentis un bras enroulé autour de ma taille, et la foudre me percuta. Hier soir, pour la première fois de ma vie j'avais couché avec quelqu'un d'autre qu'Edward. Et ça avait été bon, si bon que je n'avais pas eu le cœur de rentrer.

Doucement, pour ne pas réveiller Jasper, je me hissais hors du lit. Je pris mon portable et réalisais que je devais retrouver Alice six heures plus tard pour notre soirée pyjama entre filles. Inspirant profondément je ramassais mes affaires une à une, et passais la porte pour me rhabiller dans le salon. L'appartement de Jasper était aussi grand que le mien, autant dire un mouchoir de poche. Il possédait néanmoins deux chambres et une pièce à vivre. La deuxième chambre semblait être occupée par sa fille lorsqu'elle était là.

Je passai dans la salle de bain, me rhabillant fébrilement, réajustant mes cheveux. Je ne savais plus comment réagir. J'avais couché avec un homme qui n'était autre que le frère de la nouvelle copine de mon meilleur ami, et l'oncle d'une de mes élèves. Il avait une fille, j'avais un fils. Il était impensable que nous nous côtoyons, lui-même, j'en étais sûre, serait gêné de me trouver dans ses pattes à son réveil.

En soupirant je cherchais son courrier. J'appelai un taxi dès que j'eus découvert son adresse. Je fis un dernier tour d'horizon pour vérifier que je n'avais rien oublié. Jasper dormait toujours à poings fermés. Il avait saisi le second oreiller du lit pour enfouir son visage à l'intérieur. Je souris, avant de me reprendre. Pas de sentimentalisme. Avisant un bloc note, je laissais un rapide message.

Merci pour hier soir.

Délicatement pour qu'il puisse continuer à dormir, je me glissais hors de son appartement et allais attendre le taxi en bas de son immeuble. Ma tête était un imbroglio de questions, mais mon corps était parfaitement repus et détendu. A tel point que je m'endormis dans le taxi qui me ramenait à la maison.

- Madame vous êtes arrivée, annonça le chauffeur avec un sourire.

- Merci, marmonnai-je dans mon sommeil.

Je le payais rapidement, et remontai dans mon appartement pour glaner encore quelques heures de sommeil. Je ne me changeais pas, ne me déshabillais pas, et fonçais droit dans la chambre de mon fils, ne me sentant pas en capacité de déplier le canapé lit. Je me glissais dans le lit une place, encore ensommeillée. Je finis ma nuit dans des draps Toy Story.


Mon portable me réveilla. Un message d'Alice s'afficha devant mon air endormi. Elle m'attendait pour dix-neuf heures, soit… Une demi-heure. Cette constatation retint mon attention et je me jetai sous la douche pour me réveiller. Des courbatures se rappelèrent à mon bon souvenir. Il est vrai que je n'avais pas été très sage cette nuit. Je fis rouler mes muscles sous l'eau chaude en soupirant de bien-être. Peut-être qu'Edward avait raison. Peut-être que le bonheur était dans ce genre de relations. Un instant de complicité qui mène à un instant de plaisir, de satisfaction du corps.

Je sortis de la douche, pour m'habiller fébrilement et mettre mon plus beau pyjama dans mon sac. On aurait pu penser que cela nous passerait avec la fin de l'adolescence. Et bien non. Alice et moi continuions nos soirées pyjama. Nous étions devenues mère très jeunes et c'était l'un de nos seuls plaisirs lorsque les enfants étaient petits. Je partis sur les chapeaux de roues tandis qu'Alice klaxonnait en bas de chez moi.

Ma meilleure amie était vraiment un drôle de numéro. Elle ne s'était pas garée et attendait en bas de mon immeuble dans sa voiture, en bloquant le passage des véhicules derrière elle. Et le pire, c'est que cela ne la gênait même pas : pour preuve elle était en train de se démaquiller.

- Salut, Miss j'emmerde le monde, la saluai-je en ouvrant la portière côté passager.

- Oh toi, tu as un truc à me dire, me répondit Alice après m'avoir observé quelques minutes.

- Oui, avouais-je, mais d'abord pourrait-on démarrer ? Je crains que nos chers amis derrière n'en viennent aux mains sinon…

Elle hocha la tête et sans plus de questions, appuya sur l'accélérateur et entama un nouveau sujet de conversation. Elle exultait car elle avait enfin réussi à atteindre le point faible de la « pétasse de James ». Cela lui posait un problème de conscience car ce qu'elle lui avait balancé était éminemment méchant. Mais au stade où elles en étaient arrivées, Alice n'en pouvait plus. Et aussi incroyable que cela puisse paraître au vu de l'énergie qu'elle dépensait, ce conflit l'usait.

- Elle m'a dit que je ne t'ai rien qu'une fille mal baisée, que je n'étais même pas capable de me retrouver quelqu'un pour vivre avec moi… Et James qui ne disait rien. Elle a sorti ça devant Emily, merde !

- Alors ?

- Mon sang n'a fait qu'un tour, et je lui ai dit que je lui étais peut être inférieur, que je n'étais peut être qu'une salope mal baisée mais que c'était à moi que son mec avait décidé de faire un gosse.

- Aïe, grimaçai-je.

Ça devait faire terriblement mal de recevoir cette réplique dans la figure. J'en aurais presque plains Victoria si elle n'était pas si compulsive dans ses inimités. En tant que meilleure amie, j'appuyai Alice dans tous ses arguments, visant à la déculpabiliser. Nous arrivâmes finalement à destination.

L'appartement d'Alice était aussi petit que le mien, et ses deux filles partageaient la même chambre. Un truc à devenir fou, lorsque vous mettez une ado et une pré-ado à l'intérieur. Nous nous enfonçâmes gaiement dans le canapé. Le matériel avait été préparé sur la table : tout ce qui fallait pour torturer nos pauvres corps. Épilateur, lime, ciseaux… Que du bonheur. Nous nous installâmes comme à l'accoutumée, et Alice enleva son pantalon pour se passer l'épilateur sur les jambes.

- Je n'en peux plus, souffla Alice. Je rêve de vacances à Cuba où dans n'importe quel endroit chaud… Même le Brésil irait très bien.

- Tu ne veux pas quitter le continent ? Demandai-je en commençant à étaler un masque sur ma peau.

- Pour aller où ? En Europe ? Qu'y a-t-il en Europe de si intéressant ? Attaqua-t-elle.

C'était assez formidable qu'elle puisse me sortir cela étant donné qu'elle avait insisté pendant toutes ses études pour aller visiter les plus grandes architectures européennes. Pour elle, les vacances n'avaient aucune connotation de culture. Elles se passaient au soleil et étaient synonyme de farniente. Je décidais de la charrier un peu.

- Le Danemark ? Proposai-je.

- Si c'est pour m'enterrer au fin fond du trou du cul du monde, non merci. Le but n'est pas d'aller loin, mais de se retrouver sous un parasol, sur une plage, un cocktail à la main.

- Tu as raison, Cuba ou le Brésil, c'est la porte à côté.

Elle se renfrogna pour bouder dans son coin.

- Cette conversation est surréaliste, ris-je malgré moi.

- Très bien, changeons de sujet avant que tu ne me démoralises complètement. Si tu me racontais la soirée d'hier ? Suggéra-t-elle avec un clin d'œil.

J'entamai mon récit diligemment, en bonne meilleure amie que j'étais. Je racontais ma rencontre avec Emmett, Rosalie et Jasper ainsi que le coup de fil d'Edward.

- J'avais la sensation d'être surveillée, commentai-je. Comme si, le fait que Mathis ne sache pas où j'étais, remettait en cause la relation qu'Edward et moi avons eue … Terminai-je en réalisant l'absurdité de mon hypothèse.

- Non mais ça c'est mon frère, étaya Alice en se passant un crème sur ses pores dilatés. Il est scorpion ! C'est surprotecteur le scorpion.

J'éclatai de rire sous sa remarque.

- Et il ne s'est rien passé d'autre ? Insista ma meilleure amie.

Dans ma tête une alarme s'enclencha. Je ne voulais pas qu'elle sache. Ce moment n'appartenait qu'à nous, et si Jasper voulait l'oublier, alors il n'appartiendrait qu'à moi.

- Non, niais-je farouchement en souriant. Emmett m'a raccompagnée. Mais c'est vrai que prendre une vraie soirée pour moi m'a fait un bien fou.

- Je suis contente que tu sois dans de telles dispositions, annonça Alice de la voix sérieuse qu'elle prenait pour rappeler ses filles à l'ordre. J'ai une proposition à te faire.

- Laquelle ? M'enquis-je en fronçant les sourcils.

- C'est une des stagiaires du cabinet qui m'a donné l'idée. Beaucoup de jeunes font des colocations pour ne pas vivre seuls et partager les frais…

- Je t'arrête de suite, la coupai-je, les étudiants peuvent le faire car cela n'engage qu'eux si cela se passe mal.

- Et bien justement, reprit Alice de plus en plus enthousiaste. Nous avons déjà vécu tous ensemble, Mathis et les filles s'entendent bien. Cela nous permettrait de trouver un appartement plus grand où chacun aurait sa chambre, de réduire nos galères d'argent, de partager la garde des enfants… De se recréer une sorte de famille recomposée au lieu de vivre dans notre coin, isolées.

Elle avait vraiment bien bossé son oral. Elle avait utilisé des arguments que je ne pouvais réfuter.

- Je ne te demande pas d'accepter immédiatement, mais réfléchis-y au moins.

- D'accord, concédais-je, et un énorme sourire s'épanouit sur le visage de ma meilleure amie.


Voici pour ce premier chapitre, j'espère qu'il vous a plu ^^. J'attends vos réactions avec impatience ^^. La suite arrivera très bientôt.

Le début des votes est fixé au 1er janvier 2012... Soit demain ! Vous pourrez voter pour vos fictions préférées à ce moment là. En attendant vous pouvez lire les autres mini-fictions par le lien mis en place sur mon profil ou en retapant celui-ci :

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Bonne lecture et bonne année à tous ! Bises, A.