Bonjour à toutes !

Disclaimer: Twilight appartient à S. Meyer, cette fiction à Phantom Of FFN... Néanmoins, la traduction est à moi ;)

Exceptionnellement ce dimanche, je ne vais pas mettre de nouveaux chapitres en ligne tout simplement parce que je me suis lancée dans la traduction de cet OS et que j'étais pressée de le poster ^^

J'ai découvert cet OS il y a un grand moment et je l'ai longtemps cherché parce que je ne le trouvais plus... Heuresement, tout est bien qui fini bien... Je l'ai retrouvé et sa merveilleuse auteur a accepté que je le traduise *lucky me*

Alors, sans grande surprise pour celles qui me connaissent un peu maintenant, c'est un Edward/Bella, rated M (Pour une bonne raison, alors si vous n'avez pas l'âge, allez plutôt regarder les dessins animés sur Gulli ^^) et c'est un OS donc il est déjà complet :) - Tous les liens sont disponibles sur mon profile !

J'espère que vous aimerez ! On se retrouve en bas !


Fake Ids ~ Fausse Identité


« Alice, je ne peux pas porter ça ! » criai-je depuis la salle de bain.

Elle ignora mes jérémiades. « Oh, allez, Bella, tu exagères. »

« Hum... non, je ne crois pas, Alice. »

Je m'observai la bouche ouverte. Je portais la robe la plus minuscule et la plus moulante qui avait été jamais faite. Je veux dire, ça couvrait à peine ma poitrine et la jupe arrivait à seulement quelques centimètres de mon intimité. Oh, je n'allais jamais sortir habillée comme ça ou mon oncle allait m'enfermer avant de jeter la clef.

Alice ouvrit la porte de la salle de bain. Rosalie était juste derrière elle. Elle m'observa avant de parler. « De quoi tu parles Bella ? T'as l'air canon. »

Elle croisa les bras sur sa poitrine qui était à peine recouverte par une robe rose à froufrous sans bretelles. Alice Brandon était la fashionista de mon groupe d'amis. Elle profitait de chaque occasion pour m'épiler, me pomponner et me saouler avec ses soi-disant relooking de ''Bella-Barbie''. Je la supportais seulement parce qu'elle avait le cœur le plus gentil et le plus sincère que j'avais jamais rencontré. Je l'aimais alors je la laissais m'habiller comme si j'étais une poupée grandeur nature. Mais seulement les week-ends, jamais quand j'avais cours. C'était déjà une torture de se lever plus tôt pour aller alors je refusais de me lever deux heures avant pour qu'Alice puisse ''faire marcher sa magie'' sur moi.

« Ouais Bells, t'es foutrement canon. Bon sang, je t'aurais carrément sautée si j'avais été dans l'autre équipe. »

Rose sourit d'un air moqueur tout en me faisant me tourner pour voir mon dos. Je roulai des yeux en regardant la copine de mon frère. Rosalie Hale était une bombe atomique blonde avec une langue aiguisée et un grand cœur.

Sa beauté pouvait rivaliser avec celle de n'importe quelle top model mais elle avait un cerveau capable de défier celui de Steven Hawkins. Elle était intelligente et refusait d'être traitée comme une blonde idiote. Rosalie était magnifique dans sa petite robe blanche. Son col en V était profond et dénudait une grande partie de son décolleté.

« N'importe quoi, Rose. Bonne chance pour convaincre mon frère de me laisser sortir comme ça. » lançai-je par dessus mon épaule alors qu'Alice finissait d'arranger mes boucles brunes lâches.

Rosalie grogna contre sa main. « Comme si ça allait vraiment être difficile, Bells. »

Elle me lança un regard moqueur. Oh, je connaissais ce regard. Je lui souris malicieusement en réponse. Elle allait utiliser le facteur désir mais je savais qu'Emmett allait faire une putain de crise. Il allait exiger que je change de tenue dès qu'il allait me voir dans cette soi-disant robe qui ressemblait plus à des sous-vêtements.

« Tu veux parier ? » J'arquai un sourcil.

« Oh, ça marche, chérie. Cinquante billets que tu quitteras l'hôtel dans cette robe, ce soir. » Rose me fit un sourire arrogant.

« D'accord. Cinquante billets que je devrais porter un truc dans ce genre. »

Je lui montrai une robe à col roulé sans manches. Elle n'était pas très flatteuse mais elle couvrait bien. Rosalie éclata de rire alors qu'Alice criait d'horreur à la vue de cette robe.

Nous finîmes de nous préparer et j'étais sur le point de prendre ma pochette quand une question me vint. Je parlai à Alice. « Tu as les fausses cartes d'identité ? »

Elle me les montra fièrement. « Ouaip', les bébés sont aussi beaux qui si c'était des vrais. » Elle me tendit la mienne.

Alice avait raison. Elles avaient l'air authentiques. Toutes les informations étaient les mêmes à part ma date de naissance. J'étais née le 13 septembre 1992, ce qui faisait que je n'avais que dix-huit ans mais sur la carte, on pouvait lire que je venais récemment d'avoir vingt-un ans puis ce qu'il était écrit que j'étais née en 1989.

« Putain, Alice, je ne comprends toujours pas comment tu as fait pour avoir ça. » dit Rose émerveillée.

« C'est grâce aux ''connaissances'' de Jas. » répondit Alice d'un air entendu. « Jenks a vraiment fait du bon boulot. Tout ce que je peux dire, c'est que ça vaut les cent dollars qu'on a payé. » Nous laissâmes tomber parce que nous savions que ce n'était pas la peine d'insister.

J. Jenks était un bon ami de la famille du petit-ami d'Alice, Jasper Whitlock. Je ne savais pas vraiment quelle genre d'amitié les unissait mais je savais que Jenks était prêt à tout pour Jasper et son père.

Je vivais dans une petite ville au milieu des bois. Forks était connue pour ses magnifiques paysages luxuriants mais il n'y avait rien à faire à part de la randonnée, pêcher et aller camper. Évidemment, nous organisions pas mal de trucs de fou et notre guerre avec les Débs débiles de notre école nous occupait bien mais ça restait malgré tout un endroit chiant. Alors il fallait qu'on trouve des moyens de s'amuser.

Je n'arrivais pas à croire que moi, Mlle Sainte Nitouche, était en possession d'une fausse carte d'identité et que je m'apprêtais à rentrer dans une boîte réservée au plus de 21 ans. Ça s'appelait Plush, à Seattle. Je n'avais jamais rien fait de pareil avant et si mon oncle apprenait ce qu'Emmett et moi manigancions pour ce soir, il aurait eu notre peau. Heureusement, Alice avait usé de son charme sur le père d'Emmett et l'avait convaincu de nous laisser aller à Seattle pour le week-end. Son excuse, c'était que nous allions fêter mes dix-huit ans en avance de façon extravagante.

Nous avions quitté notre chère ville de Forks endormie, tôt le matin et nous avions conduit pendant trois heures pour nous rendre à Seattle. Nous avions réservé une suite à deux chambres pour les tourtereaux et une chambre en plus à l'étage d'en dessous pour moi, comme ça je n'allais pas à avoir à supporter leurs activités nocturnes. Notre plan était de quitter l'hôtel vers midi pour aller faire un peu de shopping et de tourisme avant de retourner à Forks après le dîner.

« À quoi tu penses, Bells ? T'as un petit sourire bête. » Rosalie me donna un coup de coude, me faisant quitter mes pensées.

« Hum ? Oh rien, vraiment. C'est juste que j'arrive pas à croire que je vais faire un truc comme ça. » Je fis un sourire tordu à mon amie. « J'espère qu'on ne va pas se faire prendre ou encore pire, que mon oncle ou ma tante le découvre. » Je frissonnai en imaginant les merdes que j'allais vivre si Carlisle apprenait notre petite expédition au Plush.

« Ouais, m'en parle pas mais c'est pour ça qu'il faut qu'on assure physiquement et c'est le cas. » sourit malicieusement Alice en ajoutant quelques touches de fard à paupières sur mes yeux pour leur donner l'air plus smoky et sexy.

Je m'examinai à nouveau dans le miroir et constatai que l'adolescente timide et innocente que mon reflet me renvoyait habituellement n'était que légèrement présente. J'avais l'air d'être une version plus âgée et plus sexy de cette fille.

Un ''wouah'' m'échappa et les filles m'entraînèrent hors de la chambre vers le salon de la suite.

Emmett et Jasper attendaient qu'on ait fini de se préparer. Ils étaient étalés sur le canapé devant un match.

Emmett était mon frère préféré même si en fait, c'était mon cousin. Nous n'étions pas vraiment liés par le sang parce qu'il était le fils de ma tante Esmée, issu de son premier mariage, avant qu'elle ne rencontre mon oncle. Mais il était légalement devenu mon frère après qu'Oncle Carlisle l'ait adopté. Ma tante et mon oncle m'avaient adoptée après la mort de mon père. Je sais que c'était un déroutant mais peu importe le sang, il faisait plus partie de ma famille que s'il avait été mon propre frère.

Il n'avait que quelques mois de plus que moi et nous étions opposés sur plusieurs plans. Il était grand, fort et musclé alors que j'étais menue, petite et flasque. Il était coordonné et agile alors que j'avais hérité de la maladresse naturelle de ma mère. Nous avions les mêmes cheveux bruns bouclés et les mêmes yeux marron ce qui me donnait l'impression que nous étions frère et sœur. J'aimais profondément Emmett et il veillait sur moi. Il existait un lien spécial entre nous.

Jasper était grand, mince et musclé. Il avait des cheveux blonds, fins et doux et ses yeux étaient noisettes. Jasper avait grandi au Texas jusqu'à ses quatorze ans. Il avait alors emménagé à Forks quand son père avait trouvé un travail dans un cabinet d'avocats en ville. Il était cool et une aura apaisante l'entourait. Il était très charmant et contrebalançait parfaitement Alice. Leur relation était profonde et pure, comme il était rare d'en voir de nos jours.

Quand ils se tournèrent vers nous, leurs yeux leur sortirent presque de la tête à la vue de leur moitié vêtue de leur tenue. Ce ne fut que lorsque j'ouvris la bouteille d'eau qu'Emmett remarqua ce que je portais. Comme je l'avais prévu, il en fit presque une attaque.

« Qu'est-ce que t'as sur le dos, Bells. Tu peux pas sortir comme ça. Je te l'interdis. » cria-t-il.

Normalement, j'aurais été énervée par mon idiot de frère qui pensait pouvoir me donner des ordres mais cinquante dollars étaient en jeu et je ne pouvais pas perdre mon argent si durement gagné au magasin de sport Newton. Alors je me mordis la langue et me dirigeai vers la chambre pour enfiler la robe que j'avais prévu de mettre dès le début, avant l'intervention de Rose.

« Mais Emmy, je trouve qu'elle est si jolie. En plus, ça lui donne l'air plus âgé et elle en aura besoin si elle veut se faire passer pour une fille de vingt-et-un ans. Avec l'autre robe, on dirait qu'elle est au collège. On ne rentrera jamais en boîte si Bella ne peut pas et ça veut dire qu'on ne pourra pas... » Rosalie termina ce qu'elle était en train de dire en le chuchotant à son oreille.

Mon traître de frère ne faisait pas le poids face aux avances de Rosalie et je le savais depuis que j'avais vu son regard rempli de désir et sa respiration littéralement haletante. Je roulai des yeux en voyant ces deux chiens en chaleur et Jasper et Alice se moquèrent de moi.

« Eh bien, mes cinquante dollars s'envolent... » gémis-je pathétiquement en tendant mon, je veux dire, son argent à Rosalie.

« Merci beaucoup, ma chérie. Maintenant, allons-y. » Elle entraîna joyeusement mon idiot de frère avec elle.

Alice, Jasper et moi suivîmes les deux crétins dans l'ascenseur puis dans le hall de l'hôtel. Nous hélâmes un taxi.

Plush était une des boîtes les plus branchées et les plus sexy de Seattle. Beaucoup de gens faisaient la queue dans la nuit fraîche d'octobre, avec dans l'espoir que le videur les laisse rentrer. Rosalie n'avait jamais eu à attendre pour quoi que ce soit. Elle glissa son bras sous le mien puis fit de même avec Alice avant de nous tirer jusqu'au videur. Elle s'assura que sa veste était bien ouverte pour que le mec en profite. En fait, elle s'assura que nos trois vestes étaient ouvertes, surtout la mienne.

Il était nécessaire de s'exposer comme ça pour qu'il nous laisse entrer sans trop d'histoires. Le mec costaud fixa ma poitrine abondamment dénudée avec avidité. Il fit un sourire lubrique qui me donna aussitôt envie de me couvrir mais je vis que notre plan marchait.

En temps normal, je faisais un bonnet C et j'en étais très heureuse parce que mes seins n'étaient ni trop petits, ni anormalement gros. Néanmoins, le corset de ma robe relevait les filles et leur donnait l'air bien plus gros. On aurait dit deux melons. Je savais que la soirée allait être longue à cause de tous les pervers à l'intérieur prêts à tout pour planter leur dents dans ma poitrine. D'ailleurs, le videur semblait être le premier sur la liste à vouloir tenter sa chance.

Il parla d'une voix douce en nous matant l'une après l'autre. « Bonsoir mesdemoiselles. »

Une fois de plus, ses yeux s'attardèrent un peu trop à mon goût sur ma poitrine mais Rose qui voulait en profiter à fond me donna un coup de coude pour que je flirte avec lui et nous fasse entrer.

J'essayai de m'adresser à lui de ma voix la plus sexy mais ça devait plus ressembler au grognement d'une folle possédée par un démon. « Salut. » D'un autre côté, ça devait être pas si mal parce que le videur sembla vraiment excité.

« Pièces d'identité, s'il vous plaît. » Il m'offrit un sourire entendu. Je lui tendis ma fausse carte et il l'observa avidement.

« Eh bien, c'est un plaisir de te rencontrer, Isabella. Peut-être qu'on se verra à l'intérieur tout à l'heure. »

Il me fit un autre clin d'œil flippant et défit la corde en velours pour nous laisser passer les portes tant désirées. Nous entendîmes quelques plaintes des personnes qui faisaient encore la queue mais nous les ignorâmes.

« Merci. » ronronnai-je.

Puis je lui fis ma version d'un sourire sexy et son sourire à lui devint encore plus grand. Peut-être que j'étais plus douée pour séduire les hommes que je le pensais.

Dès que les portes furent refermées derrière nous, Rose et Alice éclatèrent de rire.

« Oh mon dieu, Bella. Tu étais géniale. Où est-ce que tu as appris à flirter comme ça ? » me complimenta Alice alors que Rose passait fièrement un bras autour de mes épaules.

Mais Emmett n'avait pas l'air du même avis.

« Bon, je ne veux jamais revoir un truc pareil de ma vie. Ugh, c'était vraiment perturbant de voir ce connard baiser ma sœur du regard. » Il frémit, absolument dégoûté par ce qui venait juste de se passer.

Je les ignorai tous et m'approchai du vestiaire pour laisser mon manteau. Les autres firent la même chose. Il faisait chaud dans la boîte. La musique pulsait et l'air sentait le désir, la sueur et l'alcool. Pas les meilleures odeurs du monde mais ça m'excita et me prépara.

Nous montâmes à l'escalier et réussîmes à trouver une table libre. Nous nous installâmes et observâmes la boîte. À l'étage, il y avait des tables et des canapés pour que les gens puissent se mélanger, boire ou simplement traîner ensemble. En bas, il y avait la scène du DJ et la piste de danse. J'observai la masse de corps bouger et se balancer en rythme.

Je me tournai vers ma table et constatai qu'Emmett et Rose étaient déjà en train de s'embrasser. Ils se pelotaient comme s'ils étaient des animaux en chaleur. Je roulai des yeux devant leur démonstration publique d'affection.

Ouais, Emmett est dégoûté parce qu'un mec me regarde d'un air excité mais ça ne compte pas que je le vois presque faire l'amour avec Rosalie quasiment tous les jours. Ouais, très bonne façon de voir les choses, mon très cher idiot de frère... râlai-je intérieurement.

Alice et Jasper se regardaient dans les yeux, complètement perdus dans leur petite bulle. Évidemment, j'étais la cinquième roue du carrosse. J'en avais l'habitude mais ça ne m'enchantait pas.

Soudainement, une voix forte et nasillarde me fit sortir de mon auto-appitoiment. « Salut, je suis Gigi et je serai votre serveuse ce soir. Qu'est-ce que je peux vous servir ? » Elle semblait s'ennuyer au delà de tout mais ses yeux lui sortirent de la tête lorsqu'elle remarqua Emmett et Jasper. Malheureusement, ils étaient pris et heureux de l'être. Je tins ma langue par peur de dire quelque chose qu'il ne fallait pas et qu'elle ignore notre table après ça. On aurait été coincé avec un mauvais service toute la soirée. Je savais déjà ce que tout le monde voulait.

« Est-ce qu'on pourrait avoir deux Coronas avec du citron, un Cosmopolitan, un Manhattan et un Sex on the Beach, s'il vous plaît ? Oh et une tournée de Tequila avec des morceaux de citron en plus. » commandai-je.

Gigi écrivit tout et quitta notre table. Une fois que j'eus assez d'alcool dans le sang, je me détendis suffisamment pour perdre mes inhibitions. J'allai même danser sur la piste et secouai ce que dieu m'avait donnée à la naissance. Je dus me battre contre quelques mecs qui voulaient se frotter à moi et me toucher les seins. Je n'étais pas intéressée et au septième mec, je décidai que j'en avais assez. Je retournai à notre table, laissant donc mes amis et mon frère sur la piste. Mais je n'arrivais pas à repousser l'impression que j'avais qu'on m'observait ou un truc dans le genre.

Je regardai autour de moi mais ne vis personne qui semblait intéressé par moi. Quand j'atteignis ma table, je croisai un regard vert ardent. Il était foutrement magnifique avec ses cheveux sombres en bataille comme s'il venait juste de sortir du lit. Son visage était très beau et sa mâchoire... Ohh bon sang... j'aurais adoré la lécher. Je ne pouvais pas vraiment voir son corps mais il était superbe dans son costume fait sur mesure. La façon dont il était assis montrait qu'il avait de l'autorité et du pouvoir. Le seul problème, c'était qu'il était assis entre deux filles... enfin, on aurait surtout dit qu'elles étaient assises sur lui et Yeux Vertsavait une prise ferme sur leurs fesses, de ce que je pouvais en voir.

Dégoûtant...

Je roulai des yeux à cette scène pornographique et détournai mon attention sur la piste de danse. J'étais en train d'essayer de trouver les autres quand j'entendis quelqu'un se racler la gorge. Je levai la tête et tombai sur le même regard vert que j'avais croisé plus tôt. Je dus cligner plusieurs fois des yeux pour reprendre le contrôle de mon esprit.

« Je peux vous aider ? » couinai-je.

J'essayais d'avoir l'air distante et blasée mais j'avais surtout l'air effrayée et pathétique. Enfin bref, Yeux Verts dut me prendre pour une idiote parce que son sourire sexy se fit plus grand et tentant.

Oh mon dieu, je suis foutue !

Il parla doucement à mon oreille. « Eh bien, je me demandais pourquoi une jeune femme aussi belle et sexy se retrouve assise ici toute seule. »

Sa voix veloutée était hypnotisante et douce. Oh bon sang, j'allais jouir, ici sur mon siège. J'étais vraiment pathétique ! Je m'éclaircis la gorge pour ne pas que ma voix craque comme celle d'un garçon pré-pubère de treize ans.

« Je ne suis pas seule. Mes amis sont en train de danser. » croassai-je.

Ouais, j'avais l'air assurée... ou pas !

« Alors, tu n'es pas là avec quelqu'un en particulier ? » Une fois de plus, il avait murmuré à mon oreille.

Je sentis l'excitation picoter mon corps rien qu'en entendant sa voix si sensuelle. Je fis l'erreur de le regarder directement dans les yeux et fus complètement prisonnière de son regard. Je perdis la parole et tout ce que je pus faire, c'est secouer la tête. Yeux Verts rigola doucement à mon manque de réponse.

« Je m'appelle Edward. » ronronna-t-il une fois de plus à mon oreille.

« Bella. » gémis-je à moitié. J'étais à bout de souffle.

« Ah, un magnifique prénom pour une magnifique fille. » dit-il en caressant ma joue.

Je rougis comme une folle à son compliment. Aucun mec aussi beau ne m'avait déjà dit que j'étais magnifique. Mon dernier petit-ami, cet idiot de Jacob Black, disait que j'étais mignonne mais vers la fin de notre relation, je l'avais entendu dire que j'étais une prude silencieuse et terne. J'étais selon lui aussi banale que du pain sec. Connard. Le plus triste dans l'histoire, c'était que je l'avais cru pendant un moment mais maintenant, j'étais assise dans cette boîte à parler à cet homme qui était l'incarnation du sexe. Il m'avait complimentée et me trouvait sexy et magnifique.

« Eh bien, Bella, je vois que ton verre est vide. Si on s'occupait de ça ? » proposa-t-il.

Edward claqua des doigts et Gigi trottina rapidement jusqu'à ma table.

« Qu'est-ce que je peux faire pour vous, monsieur. » dit-elle en se penchant pour lui offrir une jolie vue sur ses gros faux nichons.

Je soufflai, dégoûtée par sa tentative de séduction mais fus surprise de voir qu'Edward était complètement indifférent à son grand déballage. C'était évident qu'il n'était pas intéressé mais est-ce que tous les mecs n'avaient pas tendance à mater tous les seins que les filles étaient prêtes à leur montrer ? Je savais que tous les mecs du lycée auraient bavé en voyant ça mais en même temps, ils n'étaient que des ados bourrés d'hormones. Ils éjaculaient pour un rien. Ou alors Edward avait l'habitude de ce genre de comportements et ça l'ennuyait. Ouais, il aurait sans doute pu la baiser sur le canapé sans qu'elle y trouve rien à redire.

J'étais prête à parier un million de dollars qu'une fois qu'Edward se serait amusé avec moi, il m'aurait laissée tomber comme une vieille chaussette. Honnêtement, ça ne me dérangeait pas parce que je n'allais jamais le revoir après ce soir. Alors, pourquoi ne pouvais-je pas m'amuser avec lui ? Je veux dire, j'étais habillée différemment alors je pouvais lâcher prise pour une fois. La Bella intello et timide partait pour la journée et laissait place à la Bella sexy et prête à jouer. Edward était le connard chanceux avec qui j'allais me lâcher.

Je coupai Edward avant qu'il ne puisse commander pour moi. « Je vais prendre un dirty Grey Goose Martiny. » Je trouvais que c'était une boisson plus sophistiquée que le Sex on the Beach que je sirotais un peu plus tôt. « Tu veux quelque chose Edward. » ronronnai-je en croisant mes bras sous ma poitrine pour la faire ressortir. Je m'appuyai sur la table. Edward en profita pour me dévorer du regard. Il se lécha les lèvres d'anticipation avant de se tourner vers Gigi la jalouse.

« Rien pour moi, dépêchez-vous. » la chassa-t-il rapidement. Elle partit vers le bar.

Je lui fis un sourire malicieux et passai mon doigt sur sa joue avant de descendre sur sa mâchoire délicieuse et encore plus bas sur son cou. Puis je me mis à jouer avec le bouton du haut de sa chemise. Je le voulais et je le voulais maintenant.

« Tu ne vas vraiment rien boire ? » gémis-je en rapprochant mon corps du sien.

Je n'arrivais pas à croire que j'étais aussi audacieuse. Je n'avais jamais été légère de toute ma vie. Mais en même temps, les yeux d'Edward étaient devenus noirs de désir.

Il grogna. « Oh non, bébé, je vais boire quelque chose ce soir. »

« Et ça sera quoi ? » demandai-je innocemment.

Je battis des cils et lui offris mon regard le plus angélique. Ça l'excita encore plus. Il passa ses bras autour de ma taille et me plaqua contre son torse.

« Toi. » fut tout ce qu'il grogna à mon oreille. Cela envoya des frissons dans tout mon corps. Il saisit mon oreille avec ses dents, la suça et la mordilla, m'excitant encore plus. J'étais déjà sur le point de m'enflammer alors que ses mains parcouraient mon dos, mes fesses et mon ventre.

« S'il te plaît. » haletai-je alors qu'il me soulevait pour m'asseoir sur ses genoux.

« S'il te plaît quoi, Bella. » souffla Edward à mon oreille d'une voix rauque.

« S'il te plaît, j'en veux plus. » gémis-je. Je me perdis dans les sensations incroyables que ses mains et sa bouche créaient dans mon corps.

« Viens avec moi. » m'ordonna Edward.

Nous nous levâmes et il m'entraîna vers le balcon. Nous descendîmes l'escalier et remontâmes un couloir sombre jusqu'au bureau du fond. Dès qu'il eut refermer la porte derrière nous, Edward me plaqua contre. Il attaqua la peau dénudée de mon cou et de ma poitrine.

« Où est-ce qu'on est ? » Ma voix était rauque. Je pouvais à peine assimiler ce qui m'entourait.

« Mon bureau. » répondit Edward.

Son bureau... attendez, ça voulait dire qu'il tenait cet endroit. Comme s'il lisait dans mon esprit, Edward me répondit. « Je suis le propriétaire de la boîte. »

« Oh, d'accord. » fut tout ce que je pus répondre parce que ses mains me distrayaient. Il abaissa le corset de manière à libérer mes seins de mon haut.

« Ugh... » grognai-je en sentant la langue d'Edward taquiner mes tétons aussi durs que la pierre. C'était un expert. Je ne peux même pas décrire à quel point c'était incroyable de sentir ses mains passer sur mon ventre, le bas de mon dos avant d'agripper fermement mes fesses.

Il me souleva et me porta jusqu'à son somptueux canapé en cuir. Il m'assit droite mais ma robe était relevée autour de ma taille, exposant le string en dentelle noir qu'Alice m'avait donnée pour que je me sente plus séduisante. Edward me retira lentement ce morceau de dentelle et ce fut la dernière fois que je le vis. Il s'agenouilla par terre, devant moi et m'écarta les jambes pour avoir accès à mon intimidé.

J'étais mouillée, je veux dire complètement trempée. L'odeur entêtante monta dans l'air et Edward la sentit comme s'il s'agissait du parfum de roses. Il se lécha les lèvres et plongea sur mon sexe chaud qui l'attendait. Je l'entendis grogner alors que sa langue lapait ma cyprine et que ses dents mordillaient mon clitoris enflé. Ses doigts jouèrent avec mon intimité mouillée puis il en fit entrer deux en moi.

« Uh... Ed-Edward, s'il te plaît... » Je le suppliai littéralement de me sortir de ma misère. Qu'il me baise simplement. « J'ai besoin de toi, ugh... S'il te plaît... » haletai-je alors que mon ventre se contracter. Je sentais que mon orgasme allait arriver d'une seconde à l'autre.

Quand est-ce que j'étais devenue une telle salope... mais qui ça intéressait. J'allais m'en payer une tranche alors est-ce que c'était un problème si j'agissais comme un traînée. Je suppose que non...

Il tourna et courba ses doigts en moi. Rapidement, une vague de plaisir me parcourut et je laissai échapper un cri rauque alors que je surmontais l'orgasme incroyable qu'Edward venait de me donner, juste avec ses doigts ! Je ne pouvais qu'imaginer ce que sa queue pouvait faire.

Il se redressa sur le canapé. On aurait dit qu'il cherchait quelque chose et je réalisai que c'était un préservatif. Je tendis la main et pris la sienne pour attirer son attention.

« C'est bon, je prends la pilule. » haletai-je doucement. Je me remettais toujours du merveilleux orgasme qu'il m'avait fait vivre.

« Tu es sûre ? Je veux dire, je suis clean. » Il avait l'air à la fois nerveux et pressé.

Je hochai la tête avant de parler. « Oui, et je suis clean moi aussi. »

L'expression d'Edward changea et son regard se fit plus dur. « Mets-toi à genoux et tourne-toi. » me commanda-t-il avec force.

Je lui obéis silencieusement. Je me levai et Edward me retira ma robe avant de m'observer nue devant lui. Je glapis de surprise mais gémis, complètement excitée par ses mains exigeantes. Je me tournai pour faire face au canapé et me mis à genoux sur le coussin. Edward se plaça derrière moi, mon dos contre son torse. Il releva mes fesses de manière à ce qu'elles soient surélevées. Il se pencha et je sentis son nez effleurer mes lèvres intimes trempée. Il sentit mon excitation et je gémis en sentant sa langue glisser le long de mon entrée. Ses doigts caressèrent mon clitoris enflé.

« Ugh-Edd-Edward. » grognai-je alors que sa langue plongeait en moi.

« Tu aimes ça, bébé. » souffla-t-il. Il me baissait avec sa langue et jouait avec mon clitoris et mes seins.

Je me tenais au canapé comme si ma vie en dépendait. J'arquai le dos et me mis à crier et à haleter alors qu'un nouvelle orgasme parcourait mes sens. Après un instant, il se redressa et ses hanches furent au niveau de mes fesses. Il les caressa gentiment avant de se pencher sur moi. Sa longue queue dure se pressa contre mon derrière et il murmura à mon oreille. « Accroche-toi, Bella. » avant de plonger en moi.

Je ne pouvais pas vraiment expliquer ce que je ressentais en couchant avec Edward. La façon dont il bougeait n'était pas humaine. Mon ex, Jacob, n'avait jamais été comme ça. Avec lui, c'était ''bam-bam-boum-boum, merci mec''. Il allait et venait en moi, secouait un peu mes seins et jouissait dans le préservatif. C'était tout. Il ne tenait jamais assez longtemps pour me faire atteindre l'orgasme. Généralement, je devais finir toute seule ce qui était vraiment agaçant et peu satisfaisant si vous voyez ce que je veux dire.

Edward était l'opposé total de ça. Le sexe était dur mais en même temps passionnant sans être salissant. Il savait quoi faire pour me laisser pantelante pour plus. Je veux dire, c'était des cris de désir et de plaisir qui me donnait encore plus envie de lui. Même si je l'avais voulu, je n'aurais pas pu trouver les mots pour décrire l'intensité des sentiments qui me parcouraient alors que je jouissais deux fois sur sa queue.

Nous nous écroulâmes sur le canapé en cuir après notre premier round mais je savais que le deuxième n'était pas loin. Edward enroula son bras autour de ma taille et me rapprocha de son corps nu en sueur. Il déposa des petits baisers sur mon visage, mon cou et ma poitrine. Je sentis son érection revenir à la vie contre ma cuisse. Je le pris dans ma main et me mis à le caresser lentement. Edward grogna d'une façon sexy et sa tête tomba en arrière. Je me redressai et m'agenouillai entre ses jambes. J'allais prendre cette magnifique queue dans ma bouche. Je passai ma langue dessus et le fis gémir mon prénom. Il était sur le point de jouir mais me repoussa finalement pour m'allonger sur le dos. Il replongea en moi, me faisant crier bruyamment. J'aurais dû être gênée par les bruits que je faisais mais je m'en fichais. Edward me faisait me sentir trop bien pour que je me soucis de choses aussi triviales. Après qu'il ait à nouveau jouit en moi, il me tint fermement contre lui alors que nous étions allongés sur le canapé, nus et pour l'instant, satisfaits. Soudainement, il eut un coup rapide sur la porte et cela tua notre moment post-coïtale.

« Edward, t'es là ? » cria une voix étrangère à travers la porte.

Je levai la tête vers Edward et vis qu'il avait l'air irrité. « Qu'est-ce qu'il y a Liam ? »

« Un des VIP fait le bordel dans le salon et demande à te voir. On a essayé de lui expliquer que tu es occupé mais elle ne veut rien entendre et continue son cinéma. » Liam semblait paniqué et exaspéré.

Edward laissa échapper un soupir avant de lui répondre. « Calme-toi. J'arrive, donne-moi une minute. »

Edward me regarda et me fit grimper sur ses genoux. Il m'offrit un sourire désolé.

« Attends-moi là. Je reviens tout de suite. » murmura-t-il contre mes lèvres. Il m'embrassa une dernière fois avant d'attraper son boxer pour l'enfiler.

Je l'observai mettre le reste de ses vêtements. Ses cheveux sexy en bataille me donnaient envie de tout lui arracher encore. Il me regarda comme si ma nudité était un festin pour ses yeux. Son regard devint sombre et il se pencha pour m'embrasser. Il caressa un de mes seins d'une main alors que l'autre passait sur mon intimité. Je gémis doucement, demandant à Edward de me toucher d'avantage mais les agaçants coups à la porte reprirent. Edward grogna et me lâcha pour se lever.

« J'arrive ! » cria-t-il. Liam avait dû partir. « Ne vas nulle part. Je veux finir ce qu'on vient de commencer. »

Il m'observa d'un air affamé, enfin, il observa surtout ma poitrine qui montait et descendait à cause de ma respiration haletante. Il quitta la pièce à contre cœur et je me retrouvai seule, nue et encore excitée.

J'entendis ma pochette vibrer sur le grand bureau en bois. Je l'attrapai et fouillai dedans. Ma carte de crédit ainsi que mon portable tombèrent par terre. Je ramassai ma carte et la remis dans la pochette. L'écran de mon téléphone m'indiquait que c'était Alice.

« Allo ? »

« Hey, Bella, t'es où ? »

« Je suis toujours à la boîte. Pourquoi ? » Je me mis à marcher dans la pièce, observant les bibelots.

« Eh bien, on t'a cherchée partout mais tu n'étais nulle part. »

« Oh. » soufflai-je en ramassant un de mes stilettos à talon haut. Je n'entendais pas la musique derrière elle, seulement des voix. « Vous êtes où, les gars ? » demandai-je.

« Bein, comme on te trouvait pas, on a cru que t'étais rentrée à l'hôtel mais tu n'avais pas envoyé de texto comme tu le fais tout le temps. Alors, on s'est inquiété et on t'a appelée. »

« D'accord, mais ça ne répond pas à ma question. »

J'avais trouvé ma robe et ma deuxième chaussure. Je cherchais maintenant mon string en dentelle noire qu'Edward avait jeté quelque part dans la pièce.

« En fait, on a cru que t'étais partie et comme une connasse a fait le bordel dans le salon, on a décidé de partir nous aussi. On ne savait pas que tu étais toujours là. On va revenir te chercher. » dit Alice. Elle était sur le point de dire au chauffeur de taxi de faire demi-tour mais je l'arrêtai.

« Non, Alice. Ça va. Je suis sur le point de partir moi aussi. Je vais juste prendre un taxi. » lui dis-je en m'approchant du canapé sur lequel j'avais vécu la meilleure partie de jambes en l'air de ma vie.

« Tu es sûre, Bella, parce que ça ne nous dérange pas ? »

« Ouais, j'en suis sûre. Je vous enverrai un texto quand je serai rentrer et on se retrouvera demain matin. Amusez-vous bien, les gars. » Je raccrochai au nez de ma meilleure amie.

J'étais seule dans le bureau d'un inconnu. J'étais toujours nue et je commençais à avoir froid. Je me tournai et regardai le canapé en cuir, me demandant combien de filles Edward s'était tapé sur ce canapé.

Sans doute plus que tu ne le penses.

Complètement dégoûtée à cette pensée, je me levai et observai la pièce. Edward possédait la boîte. Il était plus vieux que moi. Je supposais qu'il avait sans doute dans les trente ans. Et je n'avais que dix-huit ans. Oh mon dieu, ça paraissait si mal mais le sexe avait été si bon.

Il avait dit qu'il voulait continuer ce que nous faisions, ça voulait donc dire qu'il voulait encore coucher avec moi mais il pensait que j'avais vingt-et-un et que j'étais donc majeure. Est-ce qu'il allait vouloir plus que ce que nous avions vécu ce soir ou c'était juste un coup d'un soir ? Oh mon dieu et s'il en voulait plus ? Est-ce que je pouvais lui en donner plus ? Non, c'était un adulte, propriétaire de sa propre putain de boîte de nuit alors que je vivais ma terminale dans un putain de lycée. Ouais, je ne voyais pas comment ça pouvait marcher. Je veux dire, le sexe avec lui était incroyable mais je lui avais menti sur mon âge et c'était plutôt un gros mensonge. Si je lui disais la vérité, est-ce qu'il allait paniquer et me plaquer ? Ouais, sans doute parce que je savais que c'était ce que j'aurais fait si j'avais été lui. Et pour moi aussi ce n'était qu'un coup d'un soir. Je n'avais pas prévu de revoir Edward mais pour une raison inconnue, cette pensée me serrait le cœur. Peut-être que le merveilleux moment que nous avions partagé allait me manquer.

Enfin bref, ça voulait dire que je devais partir avant qu'il ne revienne. J'enfilai rapidement ma robe et mes chaussures mais ne trouvais toujours pas mon string. Si Edward le trouvait, il n'avait qu'à le garder en souvenir. Je pris ma pochette et mon portable avant de me glisser dans le couloir sombre. Je ne cherchai pas Edward et ne me retournai pas une fois. J'avançai droit devant. Je ne voulais pas être tenter de ne pas partir, ça m'aurait menée à retourner dans le bureau pour finir ce que j'avais commencé avec Edward.

Je sortis finalement de la boîte et hélai un taxi. Quand nous arrivâmes à l'hôtel, je tendis ma carte de crédit au chauffeur et réalisai qu'il me manquait quelque chose. Ma fausse pièce d'identité avait disparu. Dans ma pochette, il n'y avait que mon portable et la clef de ma chambre. Je vérifiai les poches de mon manteau mais il n'y avait rien. Je repensais au dernier moment où je l'avais. C'était au Plush mais je ne me rappelais pas ensuite de ce que j'en avais fait. Merde. Ça voulait dire que ma fausse pièce d'identité était quelque part à la boîte et je ne pouvais rien faire pour la récupérer. Je n'étais pas assez folle ou n'avais pas assez de courage pour y retourner. Oh, eh bien, c'était perdu pour toujours. Il allait juste falloir que je demande à Jasper de m'en dégoter une autre auprès de Jenks.

Dès que j'entrai dans le hall, j'envoyai un texto à Alice et Rose pour leur dire que j'étais bien rentrée en un seul morceau à l'hôtel. Je montai à ma chambre pour m'y enfermer pour la nuit. Je fis un rêve vraiment étrange à propos d'Edward. J'étais Cendrillon et Edward était le Prince Charmant. Il me cherchait mais avait ma fausse carte d'identité au lieu d'une pantoufle de verre. Les Débs étaient là aussi ainsi que tous mes amis et ma famille. Une fois qu'il m'avait retrouvée, il ne m'emmenait pas dans son château, à la place, il m'arrachait mes vêtements et me prenait là devant tout le monde. C'était un rêve hautement bizarre mais vraiment érotique.

Nous rentrâmes à la maison plus tard ce soir là et j'étais épuisée. En fait, j'avais été sur une autre planète toute la journée. Je n'arrivais simplement pas à me sortir Edward de la tête. J'avais l'impression que je le voyais partout mais c'était juste mon imagination qui me jouait des tours. Le lendemain, je retournai à ma routine quotidienne : école, maison, travail et repousser les avances pathétiques de Mike Newton qui voulait absolument sortir avec moi. C'était vraiment triste et il était devenu une sérieuse nuisance.

Depuis que Jacob et moi avions rompu six mois auparavant, c'était foutrement Noël pour lui. On aurait pu croire qu'il aurait compris et serait passé à autre chose après que je l'ai rejeté mais il était comme une sorte de chiot agaçant qui me suivait partout. Le pire, c'était que j'étais obligée de travailler au magasin de ses parents parce que j'étais trop fière pour accepter l'argent de mon oncle et ma tante. Il fallait que je gagne l'argent que je dépensais. Évidemment, ils allaient payer mes études et certaines de mes dépenses mais j'aimais la sensation d'avoir le contrôle sur ma vie et de ne pas être une œuvre de charité. Oncle Carlisle adorait ça et était fier que je sois si responsable. Évidemment, Emmett m'en avait voulu lorsque son père l'avait forcé à prendre un travail mais maintenant, il était vraiment fier d'acheter des choses à Rose avec son propre agent au lieu de l'argent de son père.

Le seul côté négatif de mon boulot à mi-temps, c'était que je devais supporter Newton après les cours. Il pensait qu'il avait une sorte de pouvoir sur moi juste parce que je travaillais pour ses parents. Il avait même eu le culot de me dire qu'il allait me faire virer si je ne sortais pas avec lui. Je lui avais répondu d'aller se faire foutre mais l'avais aussi menacé de lui couper les couilles et de l'étouffer avec avant de porter plainte contre sa famille et lui pour harcèlement sexuel. J'étais un peu timide par nature mais si on m'énervait ou que je détestais vraiment la personne, il n'y avait rien au monde qui pouvait la sauver de ma colère.

Maintenant, Newton se contentait de travail au magasin à chaque fois que j'y étais, dans l'espoir d'apprendre mieux à me connaître et qu'un jour je tombe amoureuse de lui comme par magie. Ouais, comme si ça allait vraiment arriver. Néanmoins, ses parents étaient heureux de voir que Mike travaillait plus volontiers sans se faire prier. Évidemment, ils m'adoraient encore plus parce qu'ils savaient que c'était grâce à moi que le fils s'intéressait autant à ses responsabilités et à l'aide qu'il pouvait leur apporter au magasin.

La semaine passa lentement. Mes journées étaient remplies d'un travail sans intérêt mais mes nuits étaient remplies de rêves sur Edward. Ses yeux verts qui me transperçaient, ses mains qui caressaient mon corps et me faisaient céder à tout ce qu'il voulait, sa langue qui jouait avec mes seins, et son érection qui plongeait au plus profond de mon être.

J'étais consumée par mes rêves et mes fantasmes sur cet homme merveilleux. Mon corps brûlait de le sentir et d'entendre à nouveau sa voix de velours. Néanmoins, je savais que ça n'arrivait jamais parce que je n'allais jamais le revoir. Nous vivions dans deux mondes complètement différents et il ne savait pas comment me retrouver. Je ne pensais pas qu'il voulait me retrouver de toute façon. C'était l'histoire de ma vie.

Jeudi, j'eus de la fièvre et ne pus quasiment pas sortir des toilettes de la journée. Oncle Carlisle et Tante Esmée s'occupèrent tour à tour de moi pendant la nuit. En gros, ils étaient mes parents et m'avaient élevée. Renée nous avait abandonnés mon père et moi quand j'avais à peine quelques mois et mon père, Charles Cullen était mort quand j'étais petite.

Je n'avais que neuf ans quand il était décédé. Il était le Chef de la Police de notre petite ville. Il y avait eu un feu dans la maison de la vieille Miller et Papa était arrivé le premier sur les lieux. La vieille dame était toujours coincée à l'intérieur alors il était entré pour la sauver. Au finalement, elle s'en était sortie mais pas lui. Mon père me manquait tous les jours et je pensais souvent à lui. J'étais triste qu'il soit parti mais j'étais tout de même fière qu'il soit le héro de mon livre. Il était toujours avec moi partout où j'allais. Après le décès de mon père, Oncle Carlisle et Tante Esmée m'avait adoptée et Emmett et moi étions ainsi devenus frère et sœur.

Oncle Carlisle était le petit frère de mon père. Ils étaient complètement opposés. Mon père était brun et mon oncle blond. Mon père avait pris du côté de ma grand-mère, Marie alors que Carlisle ressemblait plus à la famille de mon grand-père, Nelson. J'avais l'impression que c'était hier que j'étais venue vivre avec Oncle Carlisle, Tante Esmée et Emmett. On ne voyait pas beaucoup mon oncle parce qu'il vivait sur la Côte Est alors que nous étions de l'autre côté du pays.

C'était étrange d'entendre des histoires sur mon père et mon oncle. J'avais appris que mes grands-parents souhaitaient que ça soit mon père qui fasse médecin mais Papa voulait rejoindre les forces de l'ordre. Il avait réalisé son rêve en étudiant le droit pénal à U-Dub (NdT : Université de l'état de Washington) et avait ensuite intégré l'Académie de Police. Oncle Carlisle était très fier de son grand frère et le soutenait complètement. Il avait pris sur lui même et avait réalisé le rêve de leurs parents en faisant des études de médecine. Papa et Oncle Carlisle étaient aussi différents que la nuit et le jour mais il me disait souvent à quel point je ressemblais à mon père dans différent domaine.

Ma famille se composait donc d'Oncle Carlisle, Tante Esmée, Emmett, Ashley et moi. Ashley était une petite surprise qui avait rejoint notre famille trois ans plus tôt. C'était un vrai petit bonheur.

Comme j'avais 39 de fièvre, Oncle Carlisle m'ordonna de rester ici. Emmett allait ramener les autres à la maison après les cours pour me remonter le moral et qu'on puisse se faire une soirée films tout en discutant de notre fête d'Halloween annuelle qui avait lieu samedi prochain. Cette année, la soirée se tenait dans un hôtel à Port Angeles parce que la maison d'Alice avait presque été détruite par une bagarre d'ivrognes qui avait commencé dans le salon. Nous ne voulions pas prendre de risques alors nous avions loué la salle de conférence de l'Hôtel Red Lion. Nous allions la transformer en boîte de nuit.

Il était environ seize heures et tout le monde était au sous-sol. Cette pièce nous servait de salle de jeu. Je me levai pour prendre mon médicament et entendis quelqu'un frapper à la porte. Je l'ouvris et fus complètement choquée de trouver Edward sur le pas de ma porte. Je clignai plusieurs fois des yeux et il me fit un sourire poli.

Je couinai un ''bonjour'' timide. J'observai brièvement mes vêtements et touchai mon visage. Je portais mes lunettes à monture épaisse noire qui me donnait l'air d'une intello parce que j'avais eu la flemme de mettre mes lentilles de contact et que mes yeux étaient un peu secs. Je portais un caleçon moulant gris avec un long t-shirt noir à manches longues. Je n'étais pas vraiment horrible mais c'était très différent de ma robe sexy de la semaine précédente.

« Bonjour. Je m'appelle Edward Masen et je me demandais si une Isabella Cullen habitait ici ? » me demanda-t-il directement alors que je me trouvais juste devant lui.

Attendez, il ne me reconnaît pas. Bon, là ça fait mal.

« Hum... » Je me balançai nerveusement d'avant en arrière.

« Je suis désolé de passer comme ça, si soudainement mais je l'ai rencontrée la semaine dernière à Seattle. » m'expliqua Edward. « Et je me demandais si je pouvais la revoir. »

« Elle n'est pas là. » mentis-je. Il parut surpris puis déçu.

« Oh, vous savez quand est-ce qu'elle rentrera ? »

Merde... qu'est-ce que je lui dis maintenant ? Humm... Il pense que j'ai vingt-et-un... Quand on a vingt-et-un, on va à la fac.

« Euh, elle est à la fac en ce moment. » marmonnai-je.

« Oh, où est-ce qu'elle étudie ? C'est à Seattle ? » Il semblait plein d'espoir.

J'avais envie de rouler des yeux et lui dire que j'étais juste là. Mais je me retins parce que c'était comme ouvrir la boîte de Pandore et je n'avais pas envie de gérer ça.

« Non, elle va à la fac à... » Il fallait que je réfléchisse vite. « New York. Elle va à NYU. »

« Mais... » Il s'arrêta de parler, perdu. Je savais qu'il allait me demander pourquoi elle était à Seattle le week-end dernier.

« Elle est rentrée le week-end dernier pour fêter l'anniversaire d'un ami. Son ami va à U-Dub alors elle était à Seattle. » mentis-je avec facilité.

Oh, bon sang, et l'Oscar est attribué à...

« Oh, eh bien, je me demandais si vous pourriez me donner son adresse à NYU alors. J'aimerais vraiment la contacter. » me supplia-t-il.

« Désolée, je ne peux pas faire ça. » Les mots avaient quitté ma bouche à toute vitesse et Edward semblait sur le point d'insister mais je l'arrêtai. « Je veux dire, apparemment, elle ne vous a pas donné son numéro, alors comment est-ce que vous pouvez penser que je vais vous donner son adresse ? » Je fis une pause et réalisai quelque chose. « Attendez une seconde, comment est-ce que vous avez fait pour savoir où elle vit ? » lui demandai-je d'un air suspicieux.

Edward baissa timidement la tête tout en fouillant dans sa poche. C'était ma fausse carte d'identité. C'était lui qui l'avait !

« Hum, j'ai trouvé ça dans mon bureau et je m'en suis servi pour la retrouver. Je voulais lui rendre et avoir l'occasion de la revoir. » répondit-il d'un air gêné.

« Oh, c'était vous qui aviez sa carte depuis le début. Je savais qu'elle l'avait perdue et qu'elle la cherchait. Donnez la moi, je vais m'assurer qu'elle la récupère. » Je tendis la main pour la prendre mais Edward recula, rapprochant la carte de lui.

« Eh qu'est-ce que tu fous, mec. Donne-moi la carte. » lui criai-je.

Edward fut surpris par ma rudesse mais ne relâcha pas la carte.

« Attendez, donnez moi son adresse à la fac et je lui enverrai. » Il semblait plein d'espoir.

Je grognai d'un moqueur avant de couvrir ma bouche de ma main, horrifiée. Il ne lâchait pas facilement le morceau, pas vrai ? Putain, il fallait que je récupère cette foutue carte et vite.

« Ouais, c'est ça, mon pote. Vous me prenez pour qui, une idiote ? Je ne sais pas qui vous êtes et apparemment, ma sœur ne vous a pas laissé de moyen de la contacter alors qu'est-ce qui me dit que vous n'êtes pas un malade qui la harcèle alors qu'elle ne veut pas le voir. Maintenant, donnez moi sa carte et je ferai en sorte qu'elle sache qu'un Mr Edward Masen lui a rapportée. Si vous me donnez votre numéro, je lui enverrai et elle n'aura qu'à décider si elle veut vous rappeler ou pas. »

Je tendis la main et lui offris un regard sévère. Putain, où était passé la Bella timide et qui était cette garce pleine d'assurance ? Edward me rendit ma carte d'identité à contre cœur. Je laissai échapper un soupir de soulagement intérieur. J'étais sur le point de fermer la porte mais il passa la main pour la bloquer.

« Donc, vous êtes la sœur de Bella... » Il s'arrêta de parler, attendant mon prénom.

Merde, un prénom...

« Sarah. »

J'avais envie de me botter les fesses. Je voulais dire Ashley mais Sarah m'avait échappée avant que je m'en rende compte.

« Alors, Sarah, vous avez quel âge ? »

Il me demande mon âge maintenant ? Eh bein je vais pouvoir au moins lui dire une vérité.

« Dix-huit ans. Vous avez quel âge ? » rétorquai-je sur la défensive.

« Vingt-six. » répondit tranquillement Edward.

Donc, il a vingt-six ans... seulement huit ans de plus que moi. Pas aussi terrible que ce que je pensais.

Edward fit une pause et m'observa pendant un moment. Je me sentais bien et déroutée sous son regard profond. Je virai au rouge lorsqu'il reprit la parole.

« Vous savez Sarah, vous ressemblez vraiment à votre sœur. » commenta-t-il. Mon rougissement devint encore plus profond et les yeux d'Edward s'assombrirent un peu.

« Ouais, on me dit souvent ça... » fis-je. « … plus que tu ne le penses. » ajoutai-je en marmonnant dans ma barbe.

« Eh bien, si vous avez des nouvelles de votre sœur, dites lui que j'ai quelque chose d'autre qui lui appartient et je pense qu'elle aimerait le récupérer. »

Il me tendit sa carte de visite. Je l'observai curieusement en la prenant.

Qu'est-ce que j'avais laissé d'autre que ma carte d'identité dans son bureau ? Puis je réalisai ce que j'avais oublié d'autre.

Mon string. Je haletai. Edward cligna des yeux et me fixa d'un regard pesant mais cela disparut aussitôt.

« Sarah ? » Edward me regardait bizarrement.

« Très bien, Mr Masen. Je ferai ça. Passez une bonne journée. »

Je n'attendis même pas qu'il me dise au revoir et lui claquai la porte au nez. Je soupirai de soulagement et un petit rire de joie m'échappa. J'avais appris plusieurs choses grâce à cette petite visite surprise. Un, il s'appelait Edward Masen et il avait vingt-six ans. Seulement huit ans de plus que moi et ce n'était pas aussi terrible que ce que je pensais. Deux, Edward voulait me revoir. Il m'avait même traquée après avoir seulement passé quelques heures avec moi. Je me sentis gonfler de joie mais cette joie disparut lorsque je me souvins du troisième point. Trois, il ne m'avait pas reconnue et le pire, c'était qu'il me prenait pour Sarah, ma petite sœur qui n'existait pas. J'eus envie de me rouler en boule pour pleurer.

Je me tournai, tristement et tombai sur deux personnes à la fois curieuses et inquiètes.

« Bells, c'était qui et pourquoi est-ce qu'il t'a appelée Sarah ? »

Alice me lança un regard sévère, elle voulait connaître la vérité. Jasper m'observait d'un air inquiet. J'étais fatiguée, physiquement et émotionnellement. Puis Emmett et Rose décidèrent de se joindre à notre petite fête dans l'entrée. Ils nous regardèrent.

« Hey, c'est quoi le problème ? On dirait que vous venez de voir un mort. » commenta Emmett en constatant la tension dans la pièce.

« Ouais, qu'est-ce qui va pas, les gars ? » Rose s'approcha de moi.

Jasper résuma toute l'histoire. « Un mec s'est pointé ici. Il cherchait Bella mais elle lui a dit qu'elle s'appelait Sarah. » Emmett et Rose me regardèrent bizarrement.

« Bells ? » Emmett avait l'air inquiet. Il semblait avoir peur que j'ai des problèmes que je lui avais cachés.

Je laissai échapper un soupir exaspéré. « C'est rien les gars... » Je secouai lentement la tête, espérant qu'ils lâchent le morceau mais ils refusèrent.

« Non, je ne crois pas, Bella et n'essaye même pas de nous mentir. On te connaît suffisamment pour savoir que ça voulait dire quelque chose. » Rosalie me regardait d'un air catégorique.

Je haussai les épaules et laissai tomber ma tête. J'en avais assez de toutes ces conneries. Je mourrais d'envie de monter dans ma chambre pour pleurer.

« Très bien, qu'est-ce que vous voulez savoir ? Que j'ai rencontré Edward samedi dernier au Plush et que j'ai couché avec lui dans son bureau. Ou que je lui ai menti sur mon âge et que maintenant il pense que je suis une étudiante de vingt-et-un qui va à NYU. Ou qu'il ne m'a pas reconnue et qu'il pense que je suis la sœur inexistante de Bella, Sarah, tout ça parce que je suis moi, banale, ennuyeuse et intello. » criai-je de frustration.

Ils étaient tous sans voix et me regardaient choqués par ma soudaine colère. Je me sentis aussitôt mal de m'en être prise à eux. Je m'excusai parce qu'ils n'étaient pas responsables pour toutes ces merdes qui m'arrivaient.

« Je suis désolée, les gars. Je ne voulais pas vous crier dessus. C'est juste que je suis en colère contre moi-même et j'ai tout mis sur vous. Ce n'était pas juste de ma part et je suis désolée. »

Alice fut la première à avoir pitié de moi. Elle m'enveloppa dans son étreinte et me dit que j'étais pardonnée. Rose suivit puis Emmett et Jasper. Après qu'ils m'aient relâché, ils m'entraînèrent au sous-sol dans la salle de jeu. Jasper et Emmett se mirent à jouer à Madden et Alice et Rose me firent vivre leur version à elles de l'Inquisition Espagnole.

Elles me posèrent des questions sur la façon dont on s'était rencontré, ce que j'avais ressenti lorsque je l'avais vu, etc... Je leur répondis aussi honnêtement que je le pus mais il y avait des détails que je ne pouvais pas partager avec elle. Elles furent surprises d'apprendre qu'Edward n'avait que vingt-six ans et qu'il était propriétaire du Plush si jeune. Rose me demanda comment ça avait été de coucher avec lui dans son bureau, et je crus qu'Emmett allait faire une crise cardiaque. Je virai au rouge et ce fut suffisant pour leur répondre. Emmett nous fixa la bouche ouverte, complètement dégoûté et Jasper profita qu'il soit distrait pour marquer un touchdown.

Alice me surprit alors en me posant une question à laquelle je n'étais pas sûre de savoir quoi répondre.

« Bella, pourquoi est-ce que tu n'as pas dit à Edward qui tu étais quand il était sur le pas de la porte ? Pourquoi est-ce que tu lui as encore menti ? »

Je clignai des yeux avant de trouver une réponse. « Je ne sais pas Alice. » marmonnai-je doucement. Je baissai honteusement le regard.

« Qu'est-ce que tu veux dire par je ne sais pas, Bella ? » insista Rose pour que je puisse trouver la vérité en moi.

« Je ne pensais pas le revoir un jour alors je n'étais pas préparée à ce qu'il soit devant moi. Et pour dire la vérité, je ne pensais pas qu'il voudrait me revoir après cette fois là et en fait, j'avais aussi peur qu'il le veuille. »

« Qu'est-ce que tu veux dire par là ? » demanda Alice.

« Je veux dire, soyons sérieux. Bon sang, c'est un adulte, il vit dans le monde réel alors que je ne suis qu'une lycéenne. Comment est-ce que je pourrais trouver ma place dans son monde ? Ce mec est un vrai aimant à salopes... » me plaignis-je.

Alice et Rose me regardèrent comme si j'en faisais des tonnes et c'était sans doute le cas, mais je m'en fichais. Je roulai des yeux et ignorai l'air incrédule qui s'étalait sur leur visage. « Vous ne réalisez pas qu'il y a des tas de femmes beaucoup plus sexy et beaucoup plus belles que moi qui se jettent à ses pieds. Il devrait être avec ce genre de femmes, je ne vois pas pourquoi il serait avec une lycéenne timide et intello, banale à mort. »

« Bella, tu ne te vois pas clairement. » râla Alice.

Rose essaya de me raisonner. « Ouais, Bells. Alice a raison. Tu es beaucoup plus belle que toutes les filles de la boîte ou de notre lycée. Tu as juste besoin d'avoir plus confiance en toi et de comprendre que tu n'es pas banale. »

« Très bien, je suis peut-être jolie mais ça ne change pas le fait que je n'ai que vingt-et-un et qu'il en a vingt-six. Alors, dis-moi franchement que tu ne le prendrais pas pour un pervers qui fantasme sur les lycéennes ? »

Alice haussa les épaules. « Il ne savait pas la vérité, Bells. »

« Ouais, c'est exactement ce que je veux dire, Alice. Je lui ai menti depuis le début et je lui ai encore menti aujourd'hui. Tu crois vraiment qu'il pourrait me faire confiance si je lui disais la vérité ? »

Je les avais coincées là et je venais de marquer un point. « C'est encore pire qu'il ne m'ait pas reconnue quand il m'a revue. Il a dit qu'il me cherchait parce qu'il voulait me revoir mais j'étais juste devant lui et il ne m'a pas reconnue. Et maintenant, il pense que je m'appelle Sarah et que je suis ma propre petite sœur. Si c'est pas un claque en pleine face, je ne sais pas ce que c'est. »

Alice et Rose hochèrent solennellement la tête parce qu'elles ne savaient pas quoi dire. Elles avaient des mecs même s'ils étaient à fond dans leur jeu vidéo. Je ne pus plus le supporter. Je décidai de mettre fin à cette conversation pesante.

« Vous savez quoi, qu'il aille se faire foutre. Edward Masen était juste un coup d'un soir. Évidemment, il était super et on n'était vraiment bien ensemble mais c'est fini. En plus, ça ne marcherait pas, peu importe à quel point je le voudrais. J'en ai fini. Je passe à autre chose. J'en ai assez de penser à lui. Alors, oublions ça et parlons de quelque chose de plus joyeux. » demandai-je à Alice et Rose.

Alice comprit ça et se mit à parler de la soirée qu'on organisait. Nous passâmes en mode organisatrices.

La semaine suivante passa. Je m'étais fait mal au bras en essayant de soulever quelque chose pour le mettre dans la jeep d'Emmett. Alice avait chargé nos costumes ainsi que nos sacs pour le week-end dans sa voiture alors que la jeep servait à la nourriture et aux boissons pour la fête. Nous achetâmes de l'alcool une fois à Port Angeles parce que ça aurait été trop bizarre d'aller dans la petite droguerie de Forks où tout le monde connaissait tout le monde. Les gens ne pouvaient pas nous voir acheter de la bière et autre. Nous avions déjà loué trois chambres au Red Lion pour le week-end alors nous n'avions pas à nous inquiéter de savoir où aller ou autre.

Tout se passa tranquillement. La salle était prête et nous l'étions presque aussi. J'étais seule dans ma chambre à mettre la touche finale à mon costume. Alice m'avait dégotée une version sexy de la tenue de la Belle dans la Belle et la Bête par Disney. Ça aurait pu être pire me répétai-je constamment en arrangeant mes bas avant d'enfiler mes chaussures Mary Jane blanche. Elles était bizarrement sexy d'une façon innocente. Les talons n'étaient pas trop mal. Ils ne faisaient qu'environ dix centimètres contrairement aux chaussures de salope qu'Alice m'avait forcée à porter le soir en boîte où Edward m'avait...

Je m'arrêtai avant de partir complètement. Je n'allais pas me lancer une fois de plus sur cette route. J'avais assez des rêves vifs que je faisais toutes les nuits mais le pire, c'était que j'avais tué deux charges de mon petite vibro lapin bleu pour faire disparaître ces fameux rêves. Je ne faisais que me mentir à moi-même lorsque je me disais qu'Edward n'était qu'un coup d'un soir, que je ne voulais rien à voir à faire avec lui ou que je ne voulais plus jamais le revoir. J'étais idiote de croire que je pouvais passer à autre chose et l'oublier ou encore que ça ne faisait pas mal de penser qu'il ne savait pas vraiment qui j'étais. Mais c'était fini, j'allais oublier cette soirée et m'amuser avec mes amis.

Alice et Rose m'avaient fait comprendre qu'elles voulaient me caser avec quelqu'un pour la soirée mais j'avais refusé parce qu'il était hors de question que je sorte avec quelqu'un de notre lycée. J'aurais préféré me couper un bras avec un couteau émoussé. Et ça ne marchait pas parce que ce n'était pas Edward.

Je retrouvai le reste de la bande en bas, dans la salle de fête. J'éclatai presque de rire en voyant leur costume. Alice avait réussi à cacher à tout le monde ce que les autres allaient être. Rose était habillée en lion sexy et Emmett en Monsieur Loyal. Ils étaient adorables ensemble. Mais ceux qui étaient le mieux, c'était Alice et Jasper, respectivement en Batman, le chevalier noir pour Jasper et en Robin, le Wonder Boy version sexy pour Alice. Elle était torride comme ça et Jasper en bavait.

« Hey, il est où ton fouet mon p'tit chat ? » Je jouai des sourcils en regardant Rose et elle éclata de rire.

« Oh, il est à l'étage mais on va s'en servir plus tard. » rétorqua-t-elle en me lançant un sourire entendu. J'aurais dû être dégoûtée parce qu'elle parlait de mon frère mais ce n'était pas le cas.

« Salut, Alice. Je n'aurais jamais cru mais tu es super en garçon. » la taquinai-je. « Jas, je parie que tu es prêt à changer d'équipe maintenant. » J'étais obligée de me moquer d'eux. Alice ne ressemblait pas du tout à un garçon à part pour sa taille mais c'était marrant qu'elle ait choisi ces costumes pour eux. Alice me lança un regard mauvais mais échoua misérablement à dissimuler son sourire.

« Oh la ferme, Bella. Peut-être que j'aurais dû prendre un costume de la Bête pour toi au lieu de choisir Belle la cochonne, à moins que tu trouves ta bête ce soir. » Elle me fit un sourire moqueur.

Emmett était sur le point d'objecter mais Rose attira son attention. Elle était vraiment douée et intérieurement, je la remerciai.

« Oh, tais-toi ! Il n'y aura pas de bête ce soir. » marmonnai-je en bougeant les bras. Enfin, peut-être un lapin... pensai-je joyeusement.

La fête battit son plein dès neuf heures et en fait, je m'amusais bien. Newton avait presque bavé sur moi en voyant mon costume et il avait fallu qu'Emmett et Jasper le menacent pour qu'il comprenne enfin que je ne voulais pas danser avec lui et qu'il devait me laisser tranquille. Heureusement, il se rabattit sur Jessica Stanley, une des personnes les plus agaçantes du monde. Ils étaient occupés à s'embrasser dans leur stupeur d'ivrognes et je dois avouer que c'était perturbant de voir ça.

Puis soudainement, la nuit vira au cauchemar lorsque je remarquai que des indésirables avaient fait leur horrible apparition à la fête. Elles étaient les Débs, un petit groupe de débiles et mon ex, Jacob Black était avec elles.

Les Débs étaient un groupe de filles collées montées qui se la racontaient à mort et qui évidemment, se prenaient pour un don du ciel. Je les considérais comme les quatre pires salopes que j'avais jamais rencontrées de ma vie, ce qui était étrange parce que je connaissais Rose depuis toujours et qu'il n'y avait pas pire qu'elle. Néanmoins, les Débs la détrônaient à ce niveau là. Au moins, Rose était garce avec ceux qui le méritaient ou ceux qu'elle n'aimait pas mais au fond d'elle, elle avait un cœur en or. D'un autre côté, ces quatre sorcières avaient dû vendre leur âme au diable parce qu'elles étaient littéralement diaboliques.

Nous les appelions les Débs parce qu'elles faisaient parties des Débutantes de la Haute Société de Forks. Pour faire partie de ce groupe, il fallait de l'argent ce qui était le cas de leurs parents et ils étaient prêts à le jeter par les fenêtres. Évidemment, elles étaient toutes magnifiques mais malheureusement, elles gâchaient leur beauté en étant maquillées comme des camions volés et habillées comme des prostituées.

Le plus triste dans tout ça, c'était que Rose, Alice et moi étions aussi des débutantes mais ce n'était pas de notre faute, nous ne voulions pas nous ''afficher'' mais nous n'avions pas le choix. Les parents de Rose ainsi que ceux d'Alice les avaient forcées à rejoindre le groupe. Leurs mères étaient des débutantes et elles voulaient que leur fille partage cette expérience mais c'était surtout des grosses conneries si vous voulez mon avis. J'avais accepté de le faire seulement parce que Rose et Alice m'avaient quasiment suppliée et forcée et que j'étais prête à tout faire pour elles.

Tante Esmée ne croyait pas en cette coutume ''archaïque'' mais elle ne m'avait pas empêchée de rejoindre le groupe puisque mes deux meilleures amies le faisaient. Nous nous étions donc retrouvées à assister à des soirées avec les filles que nous détestions.

Irina Jovanovich ou Javanagarce comme nous aimions l'appeler était une bimbo immense toute en jambes avec des cheveux blonds. Son père était l'associer du père de Jasper dans leur cabinet d'avocat. Irina bavait sur Jasper depuis qu'il avait emménagé à Forks mais lui n'avait d'yeux que pour Alice ce qui faisait qu'Irina la détestait profondément. Son animosité envers Alice s'était atténue depuis elle avait commencé à sortir avec Laurent Bernard l'année dernière mais on voyait toujours qu'elle craquait pour Jasper.

Kate Green était tenace et directe. La jolie blonde n'était pas si mal quand elle n'était pas avec son groupe d'amies. J'avais le sentiment que la vraie Kate Green était une fille marrante et intelligente avec qui on s'amusait bien mais elle s'était perdue à cause de ses soi-disant amies et elle n'était pas vraiment la personne qu'elle voulait être. On aurait presque dit qu'elle me suppliait de la délivrer de cette fausse identité mais j'avais peur de ce que ça entraînerait pour elle si elle le faisait.

Victoria Blane était une mégère flamboyante tout comme ses cheveux roux. Elle me faisait un peu peur parce qu'elle était très possessive avec son petit-ami James Hunter. J'aurais pu jurer sur ma vie qu'elle avait truc contre Alice et moi juste parce que James s'était intéressé à nous une fois au lycée. Et il était évidemment par ses regards assassins qu'elle aimait le sang. Mais James ne valait pas mieux. Il était complètement flippant. Il me fixait d'un air vicieux qui me faisait frémir jusqu'au plus profond de mon être. Je savais que je n'aurais jamais voulu être seule avec lui dans une pièce.

Et il restait la reine des salopes, Tanya Denali. Je connaissais Tanya depuis très longtemps. Elle était la fille d'un bon ami à Carlisle. Maintenant que j'y pense, les Débs, Rose, Alice et moi étions amies lorsque nous étions gamines mais tout avait changé vers l'âge de neuf ans. Nous avions arrêté d'être amies lorsqu'Emmett avait lâché cette pauvre Tanya parce qu'il était tombé amoureux de Rose. Depuis, Tanya et Rose se haïssaient à cause de lui.

Depuis que j'étais petite et même avant que je vienne vivre dans la famille de mon oncle, Tanya rêvait d'Emmett et avait même dit qu'elle l'épouserait quand ils seraient grands. Elle était complètement convaincue que ça allait arriver mais son rêve s'était effondré lorsque Rosalie lui avait piqué Emmett sous le nez. Oh, ça n'avait pas été joli-joli. Tanya et Rose s'étaient disputées et nous avaient forcé à choisir notre camp. Vous pouvez deviner qui avait choisi qui. Wow, je n'avais pas pensé à ça depuis longtemps mais je savais que je ressentais un peu de nostalgie parce qu'après cette dispute, on n'avaient pas pu reprendre nos paroles même si on l'avait voulu.

Mais maintenant, c'était moi qui détestait le plus Tanya parce qu'elle m'avait volée celui que j'aimais ou du moins, pensais aimer. Tanya Denali m'avait piquée mon petit-ami, Jacob Black, six mois plus tôt. Ce n'était pas seulement la faute de Tanya. Cinquante pour cents de l'histoire dépendait de Jacob et je le détestais encore plus pour ça.

Jacob et moi avions grandi ensemble parce que nos père étaient amis. Il avait développé des sentiments pour moi et m'avait suppliée de lui donner une chance. Je sortais avec Jacob depuis la seconde et il me rendait heureuse. Malheureusement, tout avait pris fin lorsque je l'avais trouvé en train de sauter Tanya dans son lit quand j'étais venue lui rendre visite par surprise. J'avais appris qu'ils se voyaient dans mon dos depuis trois mois et je m'étais sentie complètement idiote.

Tanya m'avait humiliée et s'était amusée de ma souffrance. Jacob était un connard mou et il était depuis le ''copain'' de Tanya ou son boy toy comme elle aimait l'appeler. Je savais qu'ils n'étaient pas heureux ou que Jacob ne satisfait pas cette pute parce que comme tout le monde le savait, Tanya se tapait d'autres mecs. Jacob essayait sans doute de se dire que c'était rien mais il s'était transformé en un enfoiré méchant et s'en prenait à tous ceux qui étaient plus faibles que lui. Il avait souvent essayé de s'en prendre à moi mais je ne me laissais plus faire parce que j'avais enfin découvert ce qu'il était vraiment : un loser pathétique qui avait perdu la meilleure chose qui lui était arrivée dans sa vie, moi.

Je bougeai sur la piste de danse, dansant avec Angela Weber et Alice. Je sentis tout de suite le regard vicieux de Jacob sur moi mais je l'ignorai. De plus, il y avait un regard vert sexy qui me fixait depuis quinze bonnes minutes. J'essayais de regarder discrètement dans sa direction pour mieux le voir. Malheureusement, il avait un bandana et un chapeau sur la tête, cachant ses cheveux et un masque m'empêchait de voir son visage. Seuls ses yeux verts et ses lèvres boudeuses étaient visibles. Cela ressemblait vraiment à Edward mais je savais que je pensais ça seulement parce qu'il me manquait. Néanmoins, ça ne m'empêchait pas d'être attirée par lui mais quelque chose me disait que je devais quand même faire attention. Je continuai à danser mais décidai ensuite d'aller me chercher un peu d'eau fraîche. Je m'approchai de la table des boissons et pris une bouteille d'eau non entamée. Je me retrouvai face au deux personnes que je ne voulais vraiment pas voir.

« Eh bien, t'as l'air vulgaire, Cullen. » railla Tanya en regardant mon costume d'un air condescendant. Je fis de même et ris en observant sa tenue de marin cochon. Pour l'amour de dieu, elle ne portait même pas de pantalon.

« Je ferais attention à ce que je dis si j'étais toi, Tanya. Mais je suis impressionnée. » Je fis une pause et elle rayonna de fierté. Je roulai des yeux en voyant à quel point elle était bête. Comme si j'allais lui faire un compliment. « Je suis impressionnée que tu oses montrer la cellulite que tu as sur tes cuisses et ton gros cul. »

Tanya vira au rouge et se mit à crier avant de partir. Je me fis presque pipi dans la culotte tellement je riais mais je m'arrêtai brusquement en constatant que Jacob était juste devant moi. La façon dont il se tenait pouvait donner l'impression qu'il allait défendre sa copine mais son regard racontait une toute autre histoire. Il me suppliait de le pardonner et de le reprendre.

« Qu'est-ce que tu veux, Jacob ? » demandai-je séchement.

« Je voudrais te parler. » Il semblait légèrement nerveux.

« D'accord, parle. » Je croisai mes bras sur ma poitrine avec colère, la remontant et je vis que Jacob la fixait avec désir. « Gros porc. » marmonnai-je avant de décroiser mes bras. Jacob m'avait entendue et rougit de honte.

« Je voudrais te parler en privée. » Il se balança nerveusement d'un pied à l'autre.

Je laissai échapper un rire à sa requête ridicule. « Et pourquoi est-ce que je ferais ça, Jacob. Dis moi ce que tu dois me dire ici ou retourne voir la salope qui te sert de copine. »

« D'accord, je suis désolé pour ce que je t'ai fait juste avant l'été. Je sais que c'était stupide de faire ça avec Tanya mais ce n'était pas de ma faute. Elle m'a sauté dessus et m'a utilisé. Je pourrais complètement la quitter pour toi si tu le voulais. Tu me manques, Bells. Je t'aime toujours. » Il me suppliait littéralement.

Je le regardai la bouche ouverte, sans le croire. Je lui ris au nez et lui lançai un regard dégoûté l'informant clairement de ma réponse.

« Je ne vais pas prendre la peine de répondre à toutes ces merdes qui sortent de ta bouche. Ce n'était pas de ta faute si Tanya t'a séduit et a fait en sorte que tu la baises pendant trois mois dans mon dos. Tu n'as rien fait d'autre que de te tenir là alors qu'elle m'humiliait et me faisait souffrir en me brisant le cœur. Et maintenant, tu viens me voir et me demande pardon pour que je te reprenne. Tu me dis que je te manque et que tu m'aimes toujours alors que tu n'as même pas pris la peine de rompre avec Tanya qui d'ailleurs se fait sauter par tout un tas de mecs dans ton dos. Jacob, tu es pathétique et je ne sais pas ce que j'ai pu voir en toi ou pourquoi je me suis pris la tête avec toi. Je suis passée à autre chose, tu devrais en faire autant. » Je lui fis un sourire arrogant avant de le contourner pour m'éloigner de lui.

Jacob m'attrapa par le bras et me ramena violemment à lui.

« Lâche-moi connard. » crachai-je.

Il se mit à hurler. « Tu n'es pas passée à autre chose. Comment tu le pourrais alors que tu n'es sortie avec personne d'autre ? »

Je soufflai de dégoût. « Pas que ça te regarde mais j'ai rencontré quelqu'un récemment. Il était merveilleux et m'a montrée ce que ça fait d'être touchée par un vrai homme. Il m'a donnée du plaisir et m'a fait découvrir plus de sensations érotiques que tu ne m'en as donnée en trois ans. Maintenant, laisse moi partir avant que je te botte les fesses. » criai-je mais il ne voulait pas me lâcher.

« Ouais, c'est ça Bells. Ne me mens pas, ça ne te va pas. » se moqua-t-il. « Si ce mec était si génial alors il est passé où, putain ? Je ne le vois nulle part ce soir. » Il parcourut la pièce du regard et une idée le percuta. « Ou alors, il t'a baisée avant de te laisser tomber comme la merde que tu es vraiment ? »

Des larmes amères qui n'étaient pas dû à son insulte mais au fait qu'il avait raison pour Edward me montèrent aux yeux. Je les repoussai de colère.

« Je n'ai rien à te prouver. Maintenant, lâche moi, Jacob, tu me fais mal. » J'essayai de libérer mon bras mais Jacob raffermit sa prise. Il semblait apprécier de me faire mal. J'étais sur le point de crier à l'aide lorsque quelqu'un attrapa la main de Jacob et la tordit dans son dos. C'était l'homme mystérieux et sexy au regard vert perçant, qui était venu à ma rescousse. Jacob couina de douleur et relâcha sa prise sur moi alors qu'il essayait de repousser l'inconnu masqué.

« Il me semble que cette magnifique jeune femme t'a demandé de la laisser tranquille. Si j'étais toi, je le ferais avant qu'il t'arrive un pépin. » siffla l'homme mystérieux d'un ton létal. « Et pour ton information, elle disait la vérité. Je suis le mec avec qu'elle a rencontré. Le même qui lui a donné plus de plaisir que toi, mon vieux. »

« Edward... » haletai-je. Les deux hommes tournèrent la tête vers moi. Jacob semblait perdu et déçu et Edward me lança un regard mauvais et digne d'un homme des cavernes à travers son masque.

« Tu devrais partir avant que je te tue pour avoir osé touché ma copine. » grogna Edward avant de pousser Jacob loin de nous. Il me regarda de son regard de braise et s'approcha de moi. Il me saisit brutalement et m'entraîna sur la piste de danse. Il me plaqua contre son torse et sa bouche se trouva au niveau de mon oreille.

« Tu m'as menti, Bella. » Sa voix était un mélange de colère et de frustration mais il y avait aussi du désir et de la faim.

La musique pulsait dans l'air et nous bougions en rythme. Edward me tenait fermement par les hanches et je sentis son érection contre mon ventre.

« Je suis vraiment désolée Edward. » gémis-je d'une façon pathétique. J'enroulai mes bras autour de son cou pour le rapprocher encore plus de moi. « S'il te plaît, n'abandonne pas. » le suppliai-je.

Je l'entendis soupirer et il passa ses bras autour de ma taille. On aurait dit qu'on essayait de mouler nos corps l'un à l'autre.

« Est-ce qu'on pourrait aller dans un coin plus privée pour parler ? » me demanda-t-il.

« J'ai une chambre réservée. On peut y aller mais il faut d'abord que je dise à mon frère et mes amis que je quitte la fête pour ne pas qu'ils s'inquiètent ou qu'ils me cherchent. »

Edward hocha doucement la tête et recula à contre cœur. Je traversai la foule sur la piste de danse. Quelques gamins nous fixèrent Edward et moi la bouche ouverte. Je trouvai rapidement Emmett et les autres.

Je tirai Edward derrière moi et m'approchai d'eux.

« Hey, les gars, je vais y aller. On se voit demain matin. » Je leur lançai un regard qui disait que je leur expliquerait tout le lendemain.

Ils nous regardèrent Edward et moi d'un air sceptique. Je parlai d'un ton décontracté. « C'est Edward. » Et ils n'eurent pas besoin d'autre chose pour comprendre. Ils hochèrent la tête d'un air entendu et lancèrent tous des ''Salut, ravi(e) de te rencontrer''. Je leur dis au revoir et nous quittâmes la fête. Je remarquai que Tanya, Jacob et les Débs me regardaient d'un air mauvais, verts de jalousie. Je voyais presque les rouages tourner dans la tête de Tanya alors qu'elle essayait de trouver un moyen de me piquer Edward comme elle l'avait fait avec Jacob. Un côté de moi craignait ça mais l'autre côté me poussa à m'inquiéter de ça un autre jour.

Nous prîmes silencieusement l'ascenseur jusqu'à ma chambre. Dès que j'eus fermer la porte à clef dernier nous, Edward me plaqua contre et attaqua ma bouche de baisers. Ses mains défirent et arrachèrent les lacets de mon costume et je me retrouvai devant lui, vêtue seulement de ma culotte en dentelle blanche, de mes bas blancs et de mes Mary Janes blanches.

Je retirai son masque ainsi que son bandana et son chapeau à Edward et lui enlevai aussi sa chemise. Il me souleva de manière à ce que j'enroule mes jambes autour de sa taille. Mon intimité humide et chaude se retrouva contre son érection. Nous gémîmes à la merveilleuse sensation. Il me jeta brusquement sur le lit. Ses pupilles étaient dilatées alors qu'il observait ma poitrine bouger sous la force de l'impact. Il retira ses chaussures, ses chaussettes, son pantalon et son boxer. Il se retrouva nu dans toute sa gloire devant moi. Je me léchai les lèvres à la vue de son pénis en érection et une de mes mains caressa mon sein alors que l'autre se posait sur mon intimité. Je me mis à gémir en jouant avec moi-même mais ne quittai pas Edward des yeux. Il m'observait me masturber juste devant lui.

Edward s'allongea sur moi avec une faim primaire et me baisa comme s'il n'y avait pas de lendemain. Je jouis encore et encore alors qu'il guidait en moi ses doigts, sa langue et sa merveilleuse queue. Je criai son prénom si fort que rapidement, ma voix fut rauque et j'eus mal à la gorge.

Après avoir joui, Edward se laissa tomber à côté de moi mais il enroula son bras autour de ma taille, comme s'il avait peur que je disparaisse soudainement. Il blottit son visage contre ma poitrine en sueur et s'installa confortablement.

« Pourquoi est-ce que tu es partie, Bella ? » marmonna-t-il contre ma peau. Ça me chatouilla un peu mais je ne m'éloignai pas de lui.

« J'avais peur. » lui répondis-je honnêtement.

« Pourquoi est-ce que tu avais peur ? » insista Edward pour que je lui raconte tout.

Je soupirai tristement. « Parce que je t'ai menti sur mon âge et sur qui je suis. Je pensais que ce n'était que l'histoire d'une fois mais j'ai ensuite pris peur quand j'ai réalisé que tu ne voudrais peut-être pas que ça se termine ce soir-là. Et le plus fou, c'était ce que je voulais moi aussi. Mais j'avais peur de ta réaction quand tu apprendrais que je suis seulement une lycéenne. Je me suis dis que tu ne voudrais plus rien à voir à faire avec moi alors je suis partie la première. » dis-je honteusement. Edward leva la tête avant de s'asseoir. Je suivis son mouvement et m'assis en face de lui sur le lit.

« Pourquoi est-ce que tu ne m'as pas dit la vérité quand je me suis pointé chez toi ? Pourquoi est-ce que tu m'as dit que tu t'appelais Sarah ? » m'accusa Edward. Je fis la grimace en entendant la peine et la colère dans sa voix.

« Je suis désolée mais je ne savais pas quoi faire d'autre. J'étais choquée que tu m'aies retrouvée mais j'étais encore plus blessée que tu ne m'es pas reconnu alors que j'étais redevenue moi. Je pensais que ça serait mieux pour tout le monde si tu pensais que j'avais choisi de ne pas t'appeler après que ma ''petite sœur'' m'ait donnée ton numéro. Je me disais que tu finirais par m'oublier, entouré par toutes ces jolies femmes. Je veux dire, je ne suis qu'une lycéenne ennuyeuse et tu es tellement... beau et merveilleux. Tu n'as pas besoin que je m'accroche à toi et que je t'ennuie alors je suis partie. » Je marmonnai mon explication et haussai les épaules. Je n'avais pas levé la tête une seule fois parce que j'avais honte de moi.

Quand je quittai finalement mes genoux du regard, je vis le feu dans ses yeux. Edward me regardait comme si quelque chose brûlait en lui. Je pensais que c'était de la colère mais lorsqu'il s'allongea sur moi, me repoussant sur le dos, je compris que j'avais tort. Son corps était fermement pressé sur le mien et il frottait son érection à mon entrée.

Je gémis de plaisir mais mordis ma lèvre inférieure pour me retenir lorsque je vis le regard mauvais qu'il me lançait.

« Je dois admettre que j'étais hors de moi que tu sois partie. Je voulais profiter plus de toi et j'ai pété un plomb à l'idée de ne plus jamais te revoir. Tu ne sais pas à quel point j'étais heureux quand j'ai trouvé ta carte d'identité sous mon bureau. J'avais l'impression d'avoir gagné au loto parce que j'avais un moyen de te retrouver. Mais quand je suis venu chez toi, j'ai rencontré Sarah, ta petite sœur. Je suis désolé de t'avoir blessée lorsque je ne t'ai pas reconnu mais tu avais l'air si jeune, bien trop jeune pour être la fille de vingt-et-un que je tenais dans mes bras le week-end d'avant. Puis ensuite, tu m'as menti et je t'ai cru parce que j'étais toujours attiré par toi alors que tu étais bien plus jeune que la fille que je cherchais. Tu as rougis et ça m'a mis la puce à l'oreille mais j'ai repoussé cette idée parce que j'avais l'impression d'être un pervers à fantasmer sur toi. Après ça, j'ai essayé de te trouver à NYU. » Je le regardai d'un air choqué. Il me lança un regard entendu.

« Je connais du monde là bas alors je leur ai donné ton nom complet, Isabella Marie Cullen mais je n'ai trouvé aucune étudiante de ce nom là. C'est à ce moment là que j'ai compris que tu m'avais menti mais je ne comprenais pas pourquoi. J'ai demandé à quelqu'un de chercher une Isabella Cullen à Forks et j'ai appris que tu m'avais menti sur toute la ligne, ton âge, ton nom et ta scolarité. Je dois admettre que j'étais furieux et que je voulais t'oublier. Mais la semaine a passé et ça ne marchait pas. J'ai essayé d'être avec d'autre femmes. »

Mon cœur se brisa en entendant ça mais je n'en voulus pas à Edward.

« Mais, ça ne marchait pas parce qu'elles n'était pas toi, je ne pouvais pas les toucher ou les baiser. Ça m'a mis encore plus en colère contre toi parce que tu m'as transformé en pervers qui fantasme sur une gamine mais ensuite j'ai réalisé que tout ça n'avait pas d'importance parce que je voulais simplement être avec toi. »

Son regard croisa le mien et j'y vis une lueur de tendresse. Je sentis les larmes me monter aux yeux et elles coulèrent sur mes joues. Edward les essuya et m'embrassa les yeux avec amour.

« Tu m'as manqué, Bella et maintenant que je t'ai trouvée, je ne vais jamais te laisser partir. Je suis seulement désolé que tu n'aies pas plus vécu avant de te retrouver à mes côtés. » Edward semblait si triste et coupable.

Je secouai la tête, je n'étais pas d'accord avec lui. « Non, Edward tu n'as pas à être désolé. Je ne vais rien loupé. J'ai tout dont j'ai besoin et même tout ce que je veux. J'ai ma famille et mes amis et maintenant, je t'ai toi. Je n'ai jamais rien désirer autant que je te désire. Et ça ne veut pas dire que je ne vais rien expérimenter parce que je suis avec toi. Ça veut dire que je vais les expérimenter parce que je suis avec toi, à tes côtés. » Je l'enlaçai de toutes mes forces.

« Oh, tu m'as manqué aussi, bébé, tellement. J'ai rêvé de toi toutes les nuits et mon cœur et mon corps te désiraient tellement. Je ne sais même pas comment t'expliquer à quel point ça faisait mal de penser que je ne te verrai plus tout ça parce que j'avais peur de te dire la vérité. Je suis désolée, Edward. Et je te promets de me faire pardonner aussi longtemps qu'il le faudra. » murmurai-je à son oreille.

Edward recula et me lança un sourire malicieux en entendant mes paroles.

« Tu veux te faire pardonner, hum, mon amour. » Sa voix était rauque et profonde de désir. Je mordis ma lèvre et fis oui de la tête. Je soulevai les hanches pour aller à la rencontre de son sexe. Mon intimité était déjà trempée.

La meilleure partie de l'histoire, c'est qu'Edward me laissait me faire pardonner encore et encore cette nuit là, avec la promesse d'encore plus de nuits à venir. J'aimais cet homme avec tout ce que j'avais en moi et je me promis de ne plus jamais être assez bête pour le laisser partir.

Edward Masen était mon étenité. Il était mon Prince Charmant et j'étais sa Cendrillon. Ma pantoufle de verre était ma fausse pièce d'identité et j'étais heureuse qu'elle nous ait fait nous retrouver.


Qu'avez vous pensé de cet Edward légèrement plus vieux et de cette Bella geek à souhaits ? ^^ Personnellement, j'adore cette histoire - Quoi ? Comment ça mon avis ne compte pas ? ^^ - Je crois que c'est d'ailleurs le fait qu'il ne la reconnaît pas qui me fait rire :)

Si vous voulez avoir un aperçu des différentes tenues de tout le monde, je vous mets le lien du blog où vous trouverez tout - http(:)/fanficfakeids(.)blogspot(.)com/ (attention aux parenthèses)

N'hésitez pas à laisser un commentaire si ça vous dit... Dites moi si vous avez aimé ou pas ;) D'ailleurs, si c'était le cas, sachez que je vais traduire encore plein d'histoires de cette auteur (toutes pour être exacte ^^) alors ce n'est pas un adieu avec son style et son talent !

Prenez soin de vous ! On se retrouve très vite ailleurs !

XOXO

Eresy