Auteur : Nachos4Children

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : M

Genre(s) : Romance/Humour

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à Nachos4Children. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!


- Chapitre 2 -

- Mon Véritable Amour A Mon Coeur, et J'ai Le Sien

Personne d'autre que la douleur ne m'a jamais aimé.

Elle m'a séduite du jour où je suis née;

Elle m'a volé mes jouets, cette jalouse amie

Et m'a laissé transie.

Les oiseaux qui dans mon jardin auraient chanté,

Elle les a fait fuir en gémissant;

Elle séduisit aussi mes amants lorsque j'étais jeune;

Et me laissa seule.

Douleur, je t'ai souvent maudite - maintenant enfin

Je ne suis plus libre de haïr ton nom;

Prisonnière de tes bras fins,

Je n'aime aucun amour sauf le tien. -


Lorsqu'elle eut fini de réciter son poème, mon sang commença à me battre aux tempes.

Elle avait renoncé à l'amour. Complètement.

Je pouvais le voir dans ses yeux et dans les mots qu'elle disait préférer. Je voulais l'attraper par les épaules et lui dire qu'un jour, quelqu'un l'aimerait comme elle méritait d'être aimée.

Comme j'aurais aimé que cette personne puisse être moi.

"Voilà un choix de poème intéressant," dis-je lentement.

"Je suppose que ça m'est familier." Ses yeux étaient baissés lorsqu'elle haussa les épaules. "Je ressens souvent ça."

Elle me tuait. Comment pouvait-elle se sentir aussi seule? Ne savait-elle pas à quel point elle était spéciale? A peine quelques jours après avoir fait sa connaissance, je savais déjà que n'importe quel homme serait chanceux de l'avoir. Pourquoi ne pouvait-elle pas le voir?

"J'espère sincèrement que ça changera bientôt, Bella," dis-je en choisissant prudemment mes mots.

Ses magnifiques yeux croisèrent les miens, et j'aurais tout donné pour savoir à quoi elle pensait. J'étais sur le point de lui le demander lorsque cette stupide horloge commença à carillonner.

"Sainte merde! Il est minuit!" s'exclama-t-elle en regardant sa montre. "Je devrais probablement rentrer."

"Ugh. Et je dois enseigner la théorie musical 30 demain matin," soupirai-je avec résignation. Bien que ça me soit douloureux, si elle voulait partir, je la laisserais.

Je me levai et me plaçai devant elle, lui tendant les mains pour l'aider à se relever. Une fois de plus, je savourais la douceur de ses mains - si froides au toucher. Mes mains devaient probablement être en feu pour elle; il ne lui faudrait que quelques minutes pour les relâcher comme si c'était des patates chaudes.

Mais elle ne les lâcha pas.

Je me figeai. Était-ce vraiment en traind'arriver? Ses yeux se plongèrent dans les miens alors nous gravitions l'un vers l'autre comme des aimants, nos mains fermement liées entre nous.

Oh Seigneur, comme j'aimerais...

Soudainement, sa tête fut pressée contre mon torse. Ses main relâchèrent les miennes - l'une d'entre elle se glissa dans mon dos et l'autre se posa doucement sur mon cœur. Est-ce qu'il battait encore? J'haletai lorsque le parfum de ses cheveux me monta au cerveau comme un boulet de canon.

Fraises - mes préférées.

"Merci, Carlisle," chuchota-t-elle.

"Pour quoi?" Sans même y réfléchir, mes doigts commencèrent à se glisser dans ses cheveux soyeux, intensifiant son odeur délicieuse.

"D'avoir été si gentil et compréhensif. C'est plus que je ne mérite."

Oh, ma Bella qui manque de confiance. Comme tu as tort.

"Faux," répondis-je. "Vous méritez d'être heureuse. J'espère juste que vous vous en donnerez la permission un jour."

"Je ne sais pas si nous avons le temps," murmura-t-elle contre mon torse.

Nous?

Est-ce qu'elle vient de dire, 'nous'?

Je sentis sa main commencer à me caresser les côtes.

Je ne pouvais plus le supporter. Si j'avais eu encore une once de résistance en moi, elle venait de disparaître. Je savais que ce que je faisais était mal. Je savais que je profitais d'elle et de sa vulnérabilité. J'avais combattu les sentiments que j'éprouvais pour elle depuis trois jours, et j'avais perdu toutes mes défenses. Je ne pus pas m'en empêcher, elle devait savoir qu'il y avait quelqu'un dans le monde qui pensait qu'elle était parfaite.

C'était dingue et stupide de ma part, mais que Dieu me vienne en aide, j'allais lui dire ce que je ressentais en utilisant un langage qu'on parlait tous les deux: la poésie.

"Bella?"

"Oui, Carlisle?"

"Aimeriez-vous entendre un autre poème?" lui demandai-je en essayant d'empêcher ma voix de trembler.

"J'adorerais ça."

"Ça s'appelle 'Nuit Sans Fin'."

Je pris une profonde inspiration. J'étais au bord d'une falaise, et une fois que j'aurais sauté, je ne pourrais plus revenir en arrière.


- Nuit Sans Fin...

Nuit sans fin.

Tristesse morne des heures où l'on attend!

Coeur rompu.


Mes doigts se serrèrent dans ses cheveux, l'attirant impossiblement plus près.


Fièvre du sang rythmant les douces syllabes de son nom.


"Bella." Son nom s'échappa doucement de mes lèvres pour atterrir dans son oreille, comme le premier flocon de neige en hiver.


Qu'elle vienne, la trop désirée,

Qu'elle vienne, la trop aimée,

Et m'entoure de son parfum de jeune fleur!


Je pris une autre profonde inspiration, noyant mes sens sous son parfum intoxicant. Elle frissonna contre ma joue.

Je sais. Je le ressens aussi.

Je me reculai et plonger mon regard dans ses yeux. Je n'y vis rien d'autre qu'une permission.

Je déglutis.


Que mes lèvres mordent le fruit de sa bouche

Jusqu'à retenir son âme entre mes lèvres! -


Elle savait ce qui allait venir; ses yeux se fermèrent sous l'effet de l'anticipation. Je ne le lui refuserais pas. Ce serait me refuser moi-même.

Mes lèvres se pressèrent légèrement contre les siennes. Peu importe à quel point je voulais la prendre dans mes bras et l'emmener dans ma chambre, je me retins - redoutant que Bella ait été hypnotisée par le poème et non pas par moi. Mais sa main se glissa autour de ma nuque, m'attirant plus près alors que toutes mes hésitations disparaissaient.

Ses lèvres étaient aussi douces que du satin contre les miennes. Sa bouche, chaude et accueillante semblait m'inviter, et je fis lentement glisser ma langue sur la sienne. Elle avait même meilleur goût que je ne l'aurais cru - comme des fraises et de la cane à sucre. Comment était-ce possible?

Embrasser Bella était comme entendre Debussy pour la première fois. J'étais instantanément tombé amoureux - réalisant que ce ne serait jamais assez, que je ne m'en lasserais jamais et que ça me rendrait toujours heureux.

Je l'attirai contre moi, voulant sentir chaque parcelle de son corps. J'attrapai son visage entre mes mains, le penchant délicatement sur le côté alors que nos langues composaient leur propre symphonie. Ses mains voyageaient partout où elles voulaient, mais elles restaient dans l'Hémisphère Nord.

J'aurais aimé pouvoir en dire autant de mon self-contrôle. Trahi par mon propre corps, je sentis la manifestation physique de mon erreur se presser fermement contre son ventre.

Mais si ça la dérangeait, elle n'en dit rien.


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