NA : Bonjour à tous, voici une toute nouvelle histoire sur laquelle je travaille depuis quelques semaines. C'est d'ailleurs à cause d'elle que je n'ai pas mis à jour Le garde du corps depuis un bon moment. Je n'abandonne pas l'histoire, je ne fais que la laisser de côté quelques semaines. Elle est en hiatus (comme Bones le sera demain) :(.

NA 2 : Si vous regardez dans mon profil, il y a très très longtemps, j'avais commencé une histoire semblable que je n'avais jamais terminée avec la série Gilmore Girls qui a été un court moment de ma vie de jeune adulte mon unique raison de vivre (et qui a fini en totale débandade : la série, pas ma vie). Je vous promets, par contre, de terminer cette histoire. En fait, elle est déjà finie, il ne me reste que la conclusion à écrire!

NA 3 : Peu de temps après que j'aie commencé la rédaction de cette histoire, une fic en anglais se basant sur le même concept est apparue sur ce site. Je ne l'ai pas lu, en fait, je n'ai pas été plus loin que le titre (je n'ai même pas lu le résumé). Alors toutes ressemblances sont fortuites.

Titre : Un chant de Noël.

Personnages principaux: B&B évidemment, mais se concentre davantage sur Booth.

Spoilers : Se déroule à Noël entre 6X09 et 6X10, mais a des informations se rapportant jusqu'à 7X05 et au-delà. SOYEZ EN AVERTIS!

Inspiration : Un chant de Noël de Charles Dickens.

Résumé : Il aurait dû être heureux de cette décision, pourtant trois amis le convaincront du contraire.

Disclaimers : Sérieusement, le seul truc que Stephen Nathan et moi avons en commun est que nous aimons tous les deux écrire en pyjama. Autrement, je n'ai rien à voir avec la production de Bones.

Sur ce, Bones lecture


Une petite boîte de velours brûlait l'intérieur de sa poche alors qu'il marchait les quelques mètres qui le séparaient de son appartement. Il ne savait pas ce qu'il lui avait pris. Un moment, il entrait dans la bijouterie acheter un pendentif en or blanc qu'il avait aperçu il y a quelques semaines pour Hannah; la seconde suivante, il dépensait plus d'argent qu'il pouvait se le permettre pour acheter une bague de fiançailles qu'il n'était pas certain de vouloir offrir.

Il l'avait vue et il avait compris qu'elle était parfaite. Elle lui ressemblait. Presque sport, active, il y avait dans ce bijou une fluidité qui semblait être appropriée aux scènes de crime… euh… scènes de reportage. Il ne savait pas pourquoi, mais sur un coup de tête, comme pour se convaincre que c'était la seule chose qui lui restait à faire, il sortit une carte de crédits dont il ne s'était servi depuis plusieurs années et avait dépensé plus de trois mois de salaire.

Il aurait dû être heureux, soulagé, un peu anxieux à l'idée de demander la femme qu'il aimait en mariage, mais au lieu de ce sentiment d'excitation qui suivait la prise de toute décision, un malaise avait pris place dans son estomac et ne semblait pas avoir envie de le quitter.

Le soir était tombé depuis plusieurs heures en cette froide soirée du vingt-quatre décembre. Il marchait d'un pas rapide vers son logement laissant une fine buée sortir de sa bouche. Alors que partout autour de lui, les magasins et les maisons étaient ornées de guirlandes lumineuses, de boucles rouges, de sapins minutieusement décorés et de couronnes préparées avec soin, il ne savait pourquoi, la magie du temps des Fêtes qui l'avait animé si souvent par le passé ne semblait pas l'atteindre cette année. Pensant un moment à son petit garçon devenu grand, il se souvint avec regret qu'il n'allait le voir que le lendemain matin. Il passerait sa soirée seul, avec Hannah.

Passant devant un bar, il s'arrêta un instant pour regarder à la vitrine les âmes solitaires qui préféraient y passer la soirée plutôt que de rester seuls chez soi à ruminer leur solitude devant leur téléviseur. Au coin du bar, il pouvait voir quelques accros plaçant machinalement des pièces de monnaie dans les machines à sou, espérant remporter un quelconque gros lot. Pour la première fois depuis plusieurs années, il dut prendre toute sa volonté pour passer droit et se diriger directement vers son appartement plutôt que de traverser les portes du bar pour joindre les autres dépendants du jeu dans leur transe.

Arrivé à son appartement, il opta consciencieusement de prendre l'escalier menant au deuxième étage où il habitait. Il grimpa deux à deux les marches, espérant vainement que ce sentiment d'anxiété qui l'envahissait depuis maintenant quelques jours s'évaporerait en pénétrant dans son appartement.

Il n'en fut rien.

Il s'avança silencieusement dans son couloir obscur et déduit immédiatement qu'Hannah devait déjà être couchée. L'amertume l'envahit. C'était le soir de Noël et il était toujours tôt. Il aurait bien aimé rester éveillé avec elle pour boire une tasse de lait de poule, faire l'amour et attendre calmement que minuit arrive pour aller joindre les autres croyants à la messe. Mais, au lieu de festoyer joyeusement avec la femme qu'il aimait, il s'assit sur le canapé de son salon, seul et amer.

Il glissa une main dans sa poche et sortit la boîte de velours qu'il y avait caché plutôt dans la soirée.

Il l'observa un long moment.

Cette bague était réellement magnifique. À sa seule vue, il rêvait d'une vie heureuse remplie d'amour et d'enfants. Il pouvait s'imaginer quelques années plus tard, pendant une soirée de Noël, boire un verre de lait de poule en regardant leurs enfants ouvrir leurs cadeaux pendant qu'ils attendaient tous ensemble que minuit arrive pour aller joindre les autres croyants à la messe.

Un bruit provenant de la chambre à coucher attira son attention. Rangeant en vitesse la bague dans sa poche, il se leva et se dirigea vers l'endroit d'où était provenu le petit claquement. Étrangement, ce qu'il avait, au départ, cru être un bruit de pas s'éclaircissait en celui du craquement d'un cran d'un arme à feu. Sans n'attendre une seconde de plus, il dégaina sa propre arme et s'avança vers sa chambre à coucher craignant d'ouvrir la porte et de retrouver sa petite copine assassinée dans leur lit.

Le craquement se répéta deux, trois, quatre, dix fois. Dans un rythme régulier, il entendait l'arme se charger encore et encore. Silencieusement, il poussa la porte et leva immédiatement ses mains chargée vers le dérangeant cliquetis.

La chambre était presque vide. Hannah était absente. Pourtant, à la vue qui se trouvait devant lui, il échappa son arme de surprise.

À suivre…