Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !


POINT DE VUE DE BELLA :

Je ne le crois pas ! Jake vient de m'envoyer paître ! Il n'est plus le garçon que j'ai connu. Je n'étais plus en face de mon meilleur ami, mais en face d'un inconnu ! Je rentrais chez moi, trempée de la tête au pied à cause de la pluie qui tombait sur la ville, et je me disais qu'il était temps pour moi de changer d'air. J'en ai plus qu'assez d'être rejeté par les gens qui comptent pour moi. Arrivée chez moi, je montais en vitesse dans la salle de bain pour me réchauffer sous le jet d'eau chaude. Cette douche me fit le plus grand bien et je réfléchissais en même temps comment dire à mon père que je voulais partir afin de m'aérer la tête.

« Je ne veux pas lui faire de peine alors qu'on vient de se retrouver, mais je n'ai pas vraiment le choix. Chaque fois que je sors ou que je vais au lycée, je pense à Edward et le fait que Jacob me laisse tomber, ça me fait encore plus souffrir ! » pensai-je.

Une fois détendue, je rejoignis la chambre vêtue d'une serviette, et m'habillais d'un jogging et d'un pull de sport. Une fois les cheveux secs, je descendis à la cuisine préparer le repas pour ce soir tout en réfléchissant à l'endroit où je pourrai aller. Au soleil, ce serait le pied ! Pas de vampire qui viendrait me chercher je ne sais quelle vengeance ou autre !

« Bella ? » me fit la voix de mon père.

« Dans la cuisine ! » répliquai-je.

« Ça sent drôlement bon ! » me dit-il en déposant un baiser sur ma tempe.

« Ce sera prêt dans vingt minutes ! » informai-je en mettant la table.

Durant le repas.

Je triturais le contenu de mon assiette avec ma fourchette, cherchant les bons mots pour dire à Charlie que je voulais partir.

« Papa, il faut que je te dise quelque chose d'important ! » dis-je en rassemblant tout le courage qu'il y avait en moi.

Il ne dit rien. Bizarre !

« Voilà, il faut que je te dise que… ! »

« Que tu veux partir ! » dit-il à ma place.

« S'il te plaît ne m'interrompt pas je… Hein ? » m'étonnai-je.

« Bella, ne prends pas cet air choqué. D'ailleurs, je me demandais quand tu allais enfin te décider à m'en parler ! » s'amusa-t-il.

« Tu n'es pas fâché ? » demandai-je.

« Bella, même si ça m'embête, je vois bien que tu n'es pas heureuse depuis qu'il est partit. Si le fait de t'éloigner peut te rendre plus joyeuse, alors je ne m'y opposerai pas ! Et je sais aussi que tu ne te contenteras pas de quitter la ville ! » répondit-il. « J'ai raison ? »

Je me contentais d'acquiescer.

« Et où veux-tu aller ? » demanda-t-il.

« J'ai toujours rêvé d'aller en Italie ! » répondis-je.

« Si tel est un ton désir, je ne m'y opposerai pas ! » avoua-t-il.

« Merci papa ! » dis-je en me levant pour le prendre dans mes bras.

Durant les jours qui suivirent, je préparais mon voyage pour Turin. J'avais stoppé mon cursus scolaire, car je partais bien avant la remise des diplômes. J'avais dis au revoir à tous mes amis, mais je n'avais pas pris la peine de prévenir Jake de mon départ. Il ne voulait plus me parler, et bien tant pis !

Jour du départ. Aéroport de Seattle.

« Les passagers du vol 210 à destination de Turin, présentez-vous à la porte d'embarcation n°12. Décollage dans dix minutes ! » se fit entendre la voix de l'hôtesse.

Je regardais mon père qui, malgré tous ses efforts pour ne pas pleurer, laissait apparaître sur son visage la tristesse de mon éloignement.

« Au revoir papa ! » lui dis-je, triste de le quitter.

« Fais attention à toi et, n'oublie pas de m'appeler à ton arrivée ! » m'avertit-il.

« Je te le promets ! » acceptai-je avant de le prendre dans mes bras.

« Je t'aime Bella ! » murmura-t-il à mon oreille.

« Je t'aime aussi ! » répondis-je sur le même ton que lui.

Je pris mon sac contenant mon téléphone, mon i-phone et quelques affaires personnelles avant de me diriger vers la porte douze. Je jetais un dernier regard à mon père avant de passer la porte qui me menait vers ma nouvelle vie. La Bella maladroite et timide avait disparue pour laisser place à une nouvelle Bella. Une Bella avec du caractère. Une Bella qui ne se laisse plus marcher sur les pieds, mais avant tout, une Bella qui s'assume ! Turin, me voilà !

POINT DE VUE DE DEMETRI :

Je marchais dans les couloirs du château, revenant d'une fructueuse virée dans les rues de Volterra. Observer ces êtres humains insignifiants à mes yeux, les voir se disputer pour un rien, voilà ce qui m'amuse ! Je tournais à une intersection et je tombais sur Renata, le garde personnel d'Aro. Qu'est-ce qu'elle me veut cette garce ?

« Demetri, les Rois te demandent ! » m'informa-t-elle.

« J'arrive ! » lui dis-je.

Elle repartit rapidement et je marchais à une allure normale. Quand j'arrivais à l'accueil, l'odeur de Gianna m'enivra et je dû prendre sur moi pour ne pas la tuer afin d'apaiser ma soif. Je devrais attendre d'être hors de Volterra. J'ouvris les portes de la salle du trône et arrivé à hauteur de mes maîtres, je mis un genou à terre.

« Vous m'avez fais demander Maître ? » demandai-je.

« Relève-toi ! » me dit Caïus.

Je repris ma posture habituelle, le corps droit, les mains derrière le dos et attendis. Aro me regarda avec cette lueur sadique qui le caractérisait.

« Nous avons ouïe dire, qu'une personne, connaissait l'existence des vampires ! » dit Aro.

« Que dois-je faire ? » questionnai-je.

« Cette jeune personne devrait arriver à Turin d'ici quelques heures en provenance de Seattle mais, d'après mes sources, elle serait imperméable à certains dons ! » m'expliqua-t-il.

« Un bouclier ? » m'étonnai-je.

« C'est ce que nous pensons ! » affirma-t-il.

« Si elle est un bouclier, comment pourrai-je la trouver ? » demandai-je de nouveau.

« Elle aurait, une odeur très irrésistible. Une odeur de freesia ! » avoua-t-il.

« Rien que d'imaginer cette odeur me donne l'eau à la bouche ! » brailla Jane.

« Du calme ma chère. Nous voulons cette jeune fille pour en faire l'une des nôtres, et non pour la tuer ! » dit Aro, un sourire amusé aux lèvres.

« Demetri, retrouve la, et amène la nous, vivante ! » précisa Marcus.

« Je ferai selon vos ordres ! » acceptai-je.

« Tu pars immédiatement ! » dit Aro.

Je m'inclinais une dernière fois et quittais la salle pour me diriger vers ma chambre afin de changer de tenue. Je mis un jean noir, un t-shirt, une chemise et une paire de chaussures ainsi que ma cape avant de partir. J'allais au garage et montais dans mon cabriolet, une BMW M6 noire. Je rabattis la toiture afin d'être protégé du soleil, et fis route jusqu'à Turin. Si la personne que je dois retrouver est bel et bien un bouclier, je vais vraiment avoir du mal à la localiser. En l'espace de quatre heures, j'étais arrivé à l'aéroport de Turin. Ma voiture est puissante mais faut pas abuser non plus. Le soleil était encore à son zénith, alors je préférais rester dans la voiture et observer. J'arrivais à tracer chaque personne présente, et lorsque je me concentrais davantage, je bloquais sur un esprit. Une personne en particulier attira mon attention. Elle était brune, aussi pâle qu'un vampire sauf que du sang coulait dans ses veines. Elle retirait ses lunettes de soleil et aussitôt, une force invisible me poussait à aller à sa rencontre. Je me concentrais sur sa fragrance, et aussitôt ma gorge me brûla. Tirant une valise à roulette avec elle, elle siffla un taxi. Elle monta avec son unique bagage mais je me figeais lorsque je sentis une présence hostile avec elle. Me concentrant, la fragrance de cette personne était caractéristique des vampires. Me concentrant davantage, je finis par capter leur conversation.

« Bonjour Bella ! » fit une voix de femme.

« Victoria ! »

La mélodieuse voix de la dites Bella m'envahit et le besoin de la protéger était plus fort que tout. En plus, les Maîtres la voulait vivante. Le taxi partit en trombe et j'en fis de même, lui collant aux basques. Pourvu que je n'arrive pas trop tard.

POINT DE VUE DE BELLA :

Et merde, pourquoi aurais-je pu croire un seul instant que je serai tranquille ?

« Victoria, pourquoi tu ne veux pas me foutre la paix ? » soupirai-je, ne faisant pas attention à la route qui dévalait devant mes yeux.

« Vengeance ma belle ! » répondit-elle simplement en accélérant encore plus.

J'ignorais que c'était possible pour un taxi.

« Préviens-moi quand t'auras fini de conduire ! » ironisai-je en fermant les yeux.

La voiture se stoppa nette et je fus éjectée de la voiture. Le choc fut violent.

« AÏE ! » criai-je, sentant des graviers sous mon corps.

J'ouvris les yeux et Victoria avait un sourire sadique sur le visage.

« Tu vas payer pour ce que ton Edward a fait à James ! » me prévint-elle.

Je fermais les yeux alors qu'elle se précipita sur moi, mais à la place de ses crocs dans ma nuque, j'entendis un craquement et un cri. J'ouvris un œil et la tête de Victoria était séparée de son corps. Celui-ci avait été démantelé en plusieurs morceaux et au milieu de toute cette pagaille se tenait un homme, ou plutôt un vampire. Je le regardais de haut en bas et le seul mot qui me vint à la bouche c'est :

« Wow ! »