Twilight est à S. Meyer

HOPE SPRINGS à justginger

Je voulais vous faire connaître Hope Springs écrite par justginger (liens sur mon profil)

Cette fic est en cours d'écriture et l'auteur poste très régulièrement

J'espère que vous l'apprécierez autant que moi.

Note de l'auteur : Avant de commencer cette histoire, je voudrais juste dire quelques petites choses. Autant que je sache il n'y a pas de ville qui s'appelle Hope Springs dans le Vermont, mais nous connaissons tous ce genre de ville que je vais décrire. Je dois avouer cependant que je me suis inspirée de la ville fictive de Stars Hollow dans Gilmore Girls - l'une de mes séries favorites! Je vous donnerai une liste de personnages, leurs âges et leur position dans la petite communauté et leur relation avec les Cullen.

J'espère que vous aimerez ma nouvelle histoire. Pas de BDSM (désolée) dans cette histoire, mais vous me connaissez toutes - beaucoup d'amour, de sexe, elle est rated M pour une très bonne raison. Nous allons tomber et nous salir, je vous le promets.

Amour et câlins

Michele (peoplelikeus/justginger)

HOPE SPRINGS

"Où iriez-vous si vous vouliez commencer une nouvelle vie mais que vous n'ayez nulle part où aller et aucune attache? Bella Swan a été seule durant la plupart de sa vie, elle est jeune, elle est effrayée mais maintenant elle a une nouvelle vie à protéger. Elle part vers une nouvelle région — une nouvelle vie et puis elle se retrouve à HOPE SPRINGS. Sa vie se mêle avec celle des personnages excentriques de ce petit coin de paradis dans le Vermont et juste comme ça — elle ne sera plus jamais la même. Elle rencontre le Shérif, le routier, le docteur en semi-retraite, l'avocat, le fermier et ses nouveaux meilleurs amis, mais c'est le nouveau jeune médecin qui bouleverse complètement sa vie. Est-il aussi coincé qu'il y parait ou a-t-il un côté sauvage? Bella est-elle difficile et blasée comme elle le laisse voir? Va-t-elle partir ou va-t-elle laisser les gens de cette ville lui apprendre à espérer, à rêver et aimer?

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JE VOUS RAPPELLE QUE CETTE FIC EST RATED M POUR DE NOMBREUSES RAISONS

VOUS ETES AVERTIES

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CHAPITRE 1

Rencontrez Bella 'VAN'

"C'est quoi ce bordel?" grommela la jeune fille aux cheveux noirs en garant sa Coccinelle enfumée et cabossée dans un relais routier d'un grand coup de frein, provoquant des tourbillons de poussière autour de la voiture jaune fanée et piquée de rouille.

Elle sauta de la voiture, claqua la portière et s'éloigna pour ne pas se faire heurter alors qu'au lieu de rester fermée, ladite portière revenait vers elle comme si elle était mue par un ressort.

Bella regarda vers le ciel avant de fixer la fumée noire qui s'échappait de l'arrière de la voiture. "Putain! Putain de merde!" Elle pouvait sentir des larmes de colère et de frustration brûler ses yeux et elle fixa le sol pendant un long moment ; elle n'allait pas pleurer comme un putain de bébé! Putain Bella, grandis et agis comme un putain d'adulte pour une fois dans ta vie de merde!

Elle ignora la toute petite voix qui lui disait qu'elle n'était pas une adulte — pas vraiment et qu'elle devrait aller à l'école, manger le petit-déjeuner avec sa mère et son père, s'amuser avec ses amis.

Mais il n'y avait pas d'école, il n'y avait aucune maison, ni parents ni amis. Bella Swan était seule — comme elle l'avait toujours été depuis qu'elle était devenue pupille de l'Etat de l'Arizona à l'âge de quatre ans.

Elle secoua la tête et donna un coup de pied dans le pneu de la seule chose que son père ne lui ait jamais donné.

Six mois avant que Bella atteigne ses dix-huit ans, environ deux semaines avant Noël, une assistante sociale était venue la voir pour lui dire que son défunt père, le chef de police Charles Basil Swan, lui avait laissé un "héritage" et qu'elle pouvait le recevoir dès qu'elle aurait dix-huit ans. Elle lui avait également dit qu'à présent elle n'était plus pupille de l'Etat d'Arizona et qu'il fallait qu'elle 'trouve son propre chemin dans la vie.'

Quelle putain de blague! Bella avait 'trouvé son propre chemin' depuis qu'elle avait quatre d'ans, putain!

A l'âge de dix ans, elle avait appris comment se défendre de son père adoptif, alors qu'il essayait de glisser sa main dans son pantalon. Une fois, elle lui avait planté un crayon dans la main alors qu'il l'avait mise sur sa bouche pendant qu'elle dormait. Son autre main poussait à l'intérieur de son petit vagin sec et sa main tentait d'étouffer ses cris. Après qu'elle se soit défendue, il était resté loin d'elle, mais il la regardait toujours. Bella avait observé du coin de l'œil son père adoptif, Simon, ce soir là à table, jusqu'à ce que sa 'femme' Kate lui crie de garder son " putain de regard de salope" pour elle.

Ouais, ils faisaient la paire tous les deux. Simon avait entendu la conversation pendant laquelle l'assistante sociale lui avait dit qu'elle allait être en mesure de quitter ce putain de trou très bientôt, et cette nuit là, il avait cassé la serrure de sa porte et avait essayé de la violer. Ce n'était pas la première fois, mais ça avait été la plus violente.

Bella lui avait crié d'arrêter, mais il avait serré ses doigts autour de son cou, et si un de ses frères adoptifs, Tyler, n'était pas intervenu, elle aurait définitivement perdu sa 'virginité' à ce moment là. C'est ainsi qu'elle et Tyler étaient partis tout de suite après cette énième tentative de viol.

Bella et Tyler avaient vécu dans la rue pendant six mois jusqu'à ce que Bella reçoive son 'héritage.'

Tyler avait espéré qu'elle serait son passeport pour sortir de cette vie de merde, alors il avait été déçu et en colère quand elle était arrivée en cahotant dans l'allée où ils dormaient, avec son héritage. Il s'agissait d'un vieux modèle de Volkswagen Coccinelle datant de 1971, d'une vieille photographie représentant un homme avec une bambine dans ses bras, deux cents dollars et une plaque de police.

Tyler était tellement fâché contre elle qu'il lui avait pris la seule chose qui avait de la valeur.

Bella avait perdu sa virginité avec Tyler sur la banquette arrière de la Coccinelle et huit semaines plus tard, lorsqu'elle lui avait annoncé qu'elle était enceinte, il l'avait laissée toute seule dans la rue, mais seulement après lui avoir pris le peu d'argent qu'ils avaient grappillé ensemble en faisant de petits boulots.

Maintenant Bella tâtait les deux cents dollars dans le petit sachet qu'elle avait cousu à l'intérieur de la poche de son jeans.

Elle avait utilisé l'un de ces petits kits de couture que l'on trouve parfois dans les ensembles cadeau. Elle en avait reçu ce genre de trousse avec une brosse, un peigne, une brosse à dent neuve, du fil dentaire, une lingette, deux échantillons de savon, une petite serviette de toilette et un slip en allant manger avec Tyler à la mission où ils avaient l'habitude d'aller tous les deux jours. Cette année ils avaient été chanceux car on les avait invités pour le repas de Noël.

Ce petit paquet était le seul cadeau qu'elle avait reçu pour Noël.

Elle ne savait pas pourquoi elle avait caché l'argent de son héritage à Tyler, mais quelque chose l'avait empêché de lui parler de cette enveloppe avec son nom inscrit dessus. A l'intérieur, il y avait l'argent avec la vieille photo et le badge.

"Putain!" dit-elle encore en ouvrant prudemment le capot arrière et en regardant l'huile noircie du moteur. "C'est quoi encore ce bordel!" Elle envoya ses mains en l'air en signe de dégoût avant de les faire glisser dans ses cheveux noirs.

Elle n'avait aucune idée de ce qui n'allait pas avec sa voiture ni comment la réparer, tout ce qu'elle savait c'est qu'il fallait qu'elle aille au Canada. Il fallait qu'elle puisse recommencer sa vie ailleurs. Sa main se posa sur son ventre encore plat ; elle avait une vie qui grandissait en elle et qui avait besoin d'être protégée.

Elle s'essuya les mains sur son vieux jeans usé avant de tirer sur sa veste grise pour l'ajuster. Les bracelets à ses poignets tintèrent. Bella prit l'élastique noir toujours présent autour de son poignet et rassembla ses cheveux teints, presque noirs en un petit chignon lâche.

Au début elle les avait teints pour que personne ne la reconnaisse. Mais elle n'avait pas d'argent à gaspiller dans la teinture. Quelle blague! Les gens devaient d'abord savoir que vous étiez en vie avant de se lancer à votre recherche!

Elle ne savait pas si quelqu'un la recherchait. Après ce qu'il s'était passé la nuit après que Tyler l'ait abandonnée, elle ne pouvait pas rester à Flagstaff et attendre que les flics la retrouvent. Elle n'avait jamais su si l'homme était vivant ou mort…

Cette coloration était l'une de celle qui s'estompe après quatre ou cinq shampoings, mais encore faut-il pour ça avoir une baignoire ou une douche pour que ça arrive, et pendant les derniers huit mois, Bella s'était lavée dans les toilettes des garages ou autres toilettes publiques.

Ça n'avait plus d'importance. Il fallait qu'elle change d'endroit. Il fallait qu'elle se trouve un endroit où elle serait à l'abri. Un endroit où le bébé pourrait grandir en elle — elle ne pouvait pas penser à ça, maintenant!

Bella glissa ses mains dans ses poches arrière et traina ses converses abimées et de seconde main dans la poussière, "c'est quoi ce foutu 'at's lace'?" se dit-elle en fixant le néon de la vieille enseigne.

Sa mince silhouette légèrement vêtue provoqua pas mal d'agitation dans ce relais routier quelque peu délabré, simplement connu par les routiers qui s'y arrêtaient fréquemment sous le nom de "Pat's Place". Le néon cassé indiquait cependant "at's lace."

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Billy Black était assis à sa place habituelle à côté du comptoir et mangeait son petit-déjeuner tout en bavardant avec son vieil ami Pat O'Malley. Il s'arrêtait souvent ici lors de l'étape pour rentrer chez lui. Il jeta un coup d'œil à son camion ainsi qu'aux six voitures qu'il transportait. Son fils Jacob possédait un garage/commerce de voitures de seconde main, là-bas chez lui, qui fonctionnait très bien en dépit du climat économique. Les talents de Jacob en mécanique étaient largement reconnus et sa réputation pour réparer ou restaurer des voitures ou des camions anciens s'étendait bien au-delà de la région du Vermont où il était établi. Jacob recevait des voitures de tout l'état. Il avait acheté cette plus récente cargaison que Billy transportait lors d'une enchère à Charleston, et heureusement que pour ramener tout ça le camion de Billy était vide au retour.

Billy était routier depuis qu'il était un jeune homme, frais sorti du lycée. Sa femme Sue, avait trouvé cela difficile au début de n'avoir qu'un temps limité avec son mari, mais après presque trente-cinq ans, leur mariage était demeuré solide. C'était la dernière année en tant que routier pour Billy, et chaque voyage était doux-amer. Sue lui avait promis qu'ils achèteraient un camping-car et qu'ils pourraient voyager, ainsi il pourrait lui faire connaitre les endroits qu'il avait vus à de très nombreuses reprises, si souvent qu'il ne pouvait plus se rappeler du nombre exact.

"Hey Pat, il y a de la viande fraîche là-bas!" cria l'un des plus jeunes conducteurs longue distance, James.

Billy secoua la tête, James et son pote passaient toutes les semaines par ce relais routier et Pat se plaignait souvent à Billy de leur manque de jugeote.

Le ton de la voix de James obligea Billy et Pat à regarder par la fenêtre. Billy jura en silence, par le diable, que faisait une jeune fille, comme ça, au milieu de nulle part?

Il se leva rapidement alors que James et son pote collant, avec qui il conduisait, Laurent, en faisaient autant.

"Restez là les gars," dit Billy avec une autorité tranquille, asseyez-vous et finissez votre petit-déjeuner."

James fixa Billy mais il savait qu'il valait mieux ne pas essayer de défier l'homme plus âgé. Une nuit il avait vu deux hommes s'attaquer à Billy, et ce dernier avait réussi à les envoyer à l'hôpital de ses mains nues.

Pat repassa derrière le comptoir et fit signe à Billy, "Je garde ton petit-déjeuner au chaud, Billy," dit-il en croisant ses gros bras et en s'accoudant sur le comptoir tout en faisant un sourire lugubre à James et à Laurent.

Billy sortit dans l'air frais du matin. Il savait que la température allait monter régulièrement au cours des prochaines heures et il voulait démarrer avant qu'il ne fasse trop chaud. Il pouvait voir que la jeune fille était un peu plus âgée que ce qu'il avait d'abord pensé et vu la quantité de jurons qu'elle lâchait elle n'était pas contente.

Il s'éclaircit la voix et Bella pivota rapidement, ce qui le surprit. L'éclat dur remplit de peur et de colère qu'il vit dans ses yeux l'étonna encore plus. Il connaissait ce regard. C'était celui de quelqu'un qui avait vécu dans la rue depuis assez longtemps pour savoir que le danger était tapi dans chaque ombre.

Billy ne sourit pas, mais il leva ses mains pour montrer qu'il ne voulait pas lui faire peur, "On dirait que vous avez besoin d'aide, Mademoiselle," dit-il tranquillement.

Bella mordit sa lèvre tout en fronçant les sourcils en signe d'hostilité. L'homme était grand et tout en lui suintait 'l'autorité'. Il ne s'approcha pas trop d'elle et Bella ne vit rien sur son visage ou son corps qui lui disait ' danger.'

Elle s'arrêta un instant pour réaliser qu'elle ne se sentait pas menacée par cet homme d'âge moyen. Il ne la regardait avec rien d'autre qu'une inquiétude bienveillante.

Bella respira profondément ; il y avait tellement longtemps que personne ne lui avait parlé sans arrière-pensée, qu'elle a presque oublié ce que c'était d'être courtois envers quelqu'un.

"Hum, ouais, merci." Elle donna un petit coup sur sa voiture, qui restait entourée d'un halo de fumée."

"Je suis, hum, pas sûre de ce qui ne va pas avec cette stupide chose - j'ai mis de l'huile il y a un moment déjà, et ça paraissait aller depuis! Stupide engin de merde!" ajouta Bella alors qu'elle faisait un pas sur le côté.

Billy lui sourit en prenant un chiffon dans la poche arrière de son jeans. "Bon je ne suis pas mécanicien, mais mon fils Jacob oui, mais je m'y connais un peu et d'après ce qu'il m'a dit … laissez moi voir."

"Savez-vous si votre voiture à un pot catalytique?" demanda Billy en se baissant pour regarder dans le moteur.

Bella le fixa comme s'il venait juste de lui dire que la terre avait été envahie par des extra-terrestres. "Heu? Un pot-quoi?"

Putain qu'est-ce que ça pouvait bien être?

Billy se contenta de rire et se servit de son chiffon pour essuyer un peu d'huile qui s'était échappée du moteur sale.

"Qu'est-ce que vous mettez comme carburant là-dedans?"

Bella haussa les épaules : " Le moins cher, je suppose. Pourquoi?"

Billy secoua sa tête, "Je pense que ce moteur doit rouler avec du carburant au plomb et que vous ne lui en avez probablement pas donné, donc les capteurs sont bloqués. C'est ce que fait un pot catalytique, il permet au moteur de fonctionner avec de l'essence sans plomb."

Bella le regarda comme s'il lui parlait chinois. "Heu. Et qu'est-ce que ça veut dire pour moi?" lui demanda-t-elle.

Il se redressa et la regarda : "J'ai bien peur que vous ne puissiez pas aller beaucoup plus loin sauf si vous pouvez dépenser de l'argent pour faire réparer votre voiture."

"PUTAIN!" Bella entoura sa taille fine de ses bras très frêles en criant et donna à nouveau un coup de pied dans le pneu.

"Je ne peux pas rester ici, putain! Je ne peux pas! Ça craint un max, mec!"

Billy se redressa doucement," Avez-vous des ennuis, Mademoiselle? Quelqu'un vous poursuit?"

Bella secoua la tête et lâcha un rire dur. "Non, rien de ce genre, je ne suis pas pourchassée par la police ou quelque chose comme ça, mais je - bon je suis sur mon chemin, et je dois me tirer de ce putain d'endroit, vous savez. Putain, où sommes-nous de toute façon?" Elle regarda ses chaussures foutues et elle fut alarmée de constater que ses yeux étaient en feu et sa gorge était serrée.

"Nous sommes à la périphérie de Joplin, Missouri, Mademoiselle. Où allez-vous? "demanda doucement Billy.

Bella haussa à moitié les épaules avant de soupirer et de regarder à l'horizon puis de répondre, "Je ne sais pas, hum, le Canada?"

Alors que Billy allait lui parler, l'estomac de Bella gargouilla fortement. Elle le frotta et grogna légèrement, elle avait vraiment trop faim!

Billy soupira, il ne savait pas trop ce qu'il y avait avec cette jeune fille, mais il se sentait très — protecteur envers elle.

Il s'essuya les mains sur le chiffon propre et le coinça dans sa poche avant de tendre sa main : "Mon nom est William Black mais mes amis m'appellent Billy."

Bella le regarda une minute et Billy se souvint du chaton errant que Jake avait ramené à la maison quand il était gosse. La pauvre chose était pareille, Two Socks leur avait griffé les bras et les jambes avant de réaliser au bout d'une semaine que personne ne lui ferait de mal.

Billy sourit intérieurement. Two Socks la Troisième allait maintenant donner naissance à la prochaine génération de Socks. Chaque portée comportait un chat noir avec deux 'chaussettes' blanches et c'est pour ça qu'on les appelait ainsi.

Après un bon moment à regarder Billy de façon déroutante, la jeune femme très défaite, lui adressa le fantôme d'un sourire sincère pour la première fois depuis ce qui semblait une éternité, et elle mit timidement sa petite main dans la sienne, "Je suis Isabella, mais vous pouvez m'appeler Bella."

Bella avait grandi sans avoir de contact physique inutile avec les gens et elle n'était pas habituée à être touchée affectueusement ou autrement. Kate occasionnellement jetait sur ses enfants adoptifs sa main ou une chaussure ou tout ce qui se trouvait à sa portée, mais Bella avait appris à esquiver la punition si elle pouvait. A moins que Kate veuille vraiment s'en prendre à elle, dans ce cas elle faisait le dos rond et attendait que ce soit terminé.

Même avec Tyler une baise n'était que ça - entrer, sortir et l'affaire était faite. Pas de feu d'artifice ni de musique.

Il y avait eu une douleur vive, des grognements et des contusions sur ses seins le jour suivant. Chaque fois après cela, deux fois seulement, elle avait mordu sa lèvre jusqu'au sang pour ne pas crier de douleur.

Le jour où il était parti, Tyler lui avait dit que ça avait été comme baiser une morte.

Billy regarda la jeune fille qui ne paraissait pas avoir plus de seize ans. Pourquoi est-elle en fuite? Sa main est si froide, pensa-t-il.

Elle réalisa que Billy attendait," Excusez-moi vous m'avez dit quelque chose?"

"Je vous demandais si vous vouliez vous joindre à moi pour le petit déjeuner."

Bella se tourna pour regarder le bâtiment, elle se frotta le nez en réfléchissant rapidement. "Ont-ils besoin de quelqu'un pour faire la vaisselle ou nettoyer le sol ou peut-être les toilettes … Je peux…"

Billy leva sa main, " Waow, regarde Bella, je te demande de te joindre à moi pour le petit-déjeuner, j'en fais mon affaire. Maintenant qu'en dis-tu?"

Bella se mordit la lèvre — elle détestait qu'on lui fasse la charité mais c'était de la nourriture chaude qu'on était en train de lui proposer!

Elle était très tentée mais encore méfiante. "Que voulez-vous de moi?"

Billy ne fut pas offensé par cette question directe. Toutes les parties de son corps semblaient crier 'Ne me faites pas de mal.'

"Rien Bella. Je ne veux rien de toi. Je suis un homme marié et heureux qui a un fils et un petit-fils à la maison, et il me semble que tu pourrais faire une pause. Qu'en dis-tu?"

Elle avança malgré elle vers le grand homme avec une queue de cheval noire et une peau olivâtre.

Billy remarqua que James et Laurent n'étaient nulle part lorsqu'ils arrivèrent pour s'asseoir dans le box près de la fenêtre.

Pat se dirigea vers eux avec un menu et un pot de café, "Bonjour. Je suis Pat."

Bella le regarda un moment avant de commencer à rigoler, "Maintenant je comprends — Pat's Place! Et non pas at' lace!"

Billy et Pat rirent avant que Billy ne lui présente Bella," Pat, il faut que ma jeune amie mange."

Bella regarda Pat qui était sur le point de lui verser du café dans sa tasse blanche et elle secoua rapidement la tête. Un des inconvénients de sa grossesse était qu'elle ne pouvait plus supporter l'odeur du café.

Pat fronça les sourcils ; son café était bon - "Non?" Bella secoua la tête," Non, hum, merci."

"Quelque chose d'autre? Du thé?"

Bella acquiesça," Ça semble parfait."

Pat sourit, " Avez-vous beaucoup faim?"

Bella lui rendit son sourire, "Affamée!"

"Commande ce que tu veux Bella. Et ce que tu ne pourras pas manger maintenant, tu pourras l'emporter avec toi," dit Billy. Ses yeux dirent à son ami qu'il s'assure d'emballer suffisamment de nourriture pour la jeune femme.

Bella regarda le menu et son estomac gargouilla à nouveau. Elle rougit alors que les hommes riaient, "Hum puis-je avoir 'l'assiette du bûcheron', s'il vous plait?"

Les yeux de Pat et de Billy s'écarquillèrent, "Impressionnant! " fut tout ce que Billy dit.

"Vous aimez vos œufs brouillés ou au plat?"

Bella se lécha les lèvres à la mention des œufs — ça faisait des semaines qu'elle avait envie de manger des œufs! "Au plat s'il vous plait ; du pain blanc, du jus de pomme, des pancakes aux myrtilles, du bacon, pas de saucisse", dit-elle rapidement.

Pat hocha la tête pour approuver, "Ce sera prêt d'ici cinq minutes. Je te réchauffe ton assiette Billy?"

Billy acquiesça, " Bien sûr, merci Pat."

Bella et Billy restèrent assis en silence jusqu'à ce que Billy parle, "Alors je sais que tu te diriges vers le Canada, mais d'où viens-tu Bella?"

Les yeux de Bella parurent soudainement las et ils se tournèrent vers la salle. Billy avait compris qu'elle allait lui mentir, alors il l'écouta seulement d'une oreille lorsqu'elle bégaya, "Vegas."

Elle était une mauvaise menteuse et elle le savait. Merde! Bella pouvait sentir ses joues chauffer et elle maudit ses parents, surtout celui qui lui avait transmis les gènes du rougissement.

Billy la fixa un moment avant de se pencher en avant, "Bella écoute -"

"D'où venez-vous?" lui demanda Bella rapidement.

"Hope Springs, Vermont. C'est une petite ville du sud-est. La bonne nouvelle c'est que l'état du Vermont est limitrophe du Québec, Canada," dit-il avec un petit sourire.

A cet instant Pat les interrompit en apportant le thé avec du lait, une énorme pile de pancakes aux myrtilles, de la crème fouettée et du sirop.

Pat sourit à Billy pour s'excuser et il les laissa finir leur petit-déjeuner.

Sur l'ordre de Billy, Bella mit la moitié des pancakes dans son assiette et les noya dans le sirop et la crème. Billy la regarda manger. Il pouvait voir qu'elle n'avait pas eu un bon repas depuis bien longtemps. Elle était bien trop mince et émaciée. Ses joues étaient creuses et les cernes sous ses yeux lui disaient que peu importe où elle dormait — elle ne dormait pas bien.

Pour une raison quelconque cette fille était en train de se frayer un chemin dans son cœur. Il n'était pas sûr si c'était ses grands yeux chocolat, ou ce halo de fragilité qui l'entourait en dépit de son agressivité et de sa façon de s'exprimer.

Billy et Bella mangèrent en silence pendant plusieurs minutes. Bella sentit que son estomac était plein et elle essaya de se forcer à finir ce qu'il restait dans son assiette, mais son estomac avait rétréci depuis qu'elle vivait dans la rue. Elle se demanda si son bébé allait bien. Instinctivement elle posa sa main sur son ventre et le frotta doucement. Je suis tellement désolée bébé. Quel genre de vie vais-je bien pouvoir t'offrir? Je n'ai même pas de lit ou d'endroit où te faire dormir.

Billy vit le regard intense et triste qui passait sur les traits de Bella pendant qu'elle caressait son ventre de façon si protectrice.

Il fronça les sourcils légèrement, enceinte? Malade?

Il racla sa gorge et Bella se tourna vers lui, en enlevant rapidement la main de là.

"Je peux demander à Pat de t'emballer tout ça pour que tu puisses l'emporter, si tu veux."

Bella mordit sa lèvre et hocha la tête une fois avant de terminer sa tasse de thé. Elle ne savait pas quand elle aurait son prochain repas de sorte que toute nourriture gratuite était toujours la bienvenue.

"Parles-tu français Bella?" lui demanda Billy.

Bella réfléchit, " Quelle drôle de question!"

"Et bien, si tu vas au Québec, il faudra que tu saches parler français, car là-bas c'est leur première langue."

Bella hocha la tête avant de soulever un sourcil : "Et vous? Vous parlez français?"

Billy sourit, "Bien sûr. Mais c'est parce que je voyage et que je traverse la frontière quelquefois."

Bella hocha la tête encore une fois," "Oh? Peut-on prendre cette matière à l'école dans le Vermont?"

Billy approuva," Bien sûr, je pense que Jacob l'avait pris comme cours facultatif."

Une fois que la table fut nettoyée et que les provisions de Bella furent déposées entre eux, Billy commença à parler.

"Bella, j'ai une idée. Mon fils, Jacob, et bien c'est le meilleur mécanicien de ce côté de l'océan. Il restaure des voitures anciennes et répare des moteurs. Mon camion," il lui montra son camion dehors, a de la place pour ta voiture. Je peux vous prendre avec moi et je suis sûr que Jake pourra réparer ta voiture. Ça prendra peut-être un peu de temps, mais si tu veux toujours partir tu sauras que ta voiture est en état de marche. Qu'en dis-tu?"

Bella s'appuya contre son siège et fixa l'homme qu'elle ne connaissait que depuis une heure. Des centaines de questions assaillaient son esprit. Etait-il sérieux? Etait-ce un piège? Pouvait-elle lui faire confiance alors qu'elle n'avait jamais fait confiance à un homme avant? Où dormirait-elle en attendant que sa voiture soit réparée? Comment paierait-elle pour les réparations? Comment mangerait-elle?

"Hope Springs est une petite ville, mais j'ai vécu là-bas toute ma vie et mon père avant moi. J'ai beaucoup d'amis, des gens sur qui on peut compter. Il se trouve que l'une de mes très bonnes amies, Esmée Cullen, qui est propriétaire du Verger Blue Bonnet, avec son mari, Doc Cullen, embauche des cueilleurs à cette époque de l'année. Elle te paierait, et pendant ce temps ta voiture serait réparée. Qu'en penses-tu, maintenant?"

Bella passa sa main dans sa frange et réalisa qu'elle tremblait alors elle la remit rapidement sur ses genoux en serrant le poing. "Pourquoi ferait-elle ça? Cette femme, pourquoi voudrait-elle m'embaucher? Je ne suis pas un putain de chien errant, vous savez? Je ne demande pas la charité, putain!"

Bella sentit sa colère monter à l'idée que ces gens puissent avoir pitié d'elle. Elle n'était pas un jouet que les gens riches pouvaient ramasser et rejeter quand ils seraient fatigués d'elle! Elle n'avait besoin de personne!

Pat avait entendu leur échange et quand Bella parla, il marcha vers leur table. "Ça suffit, jeune fille. Nous n'utilisons pas ce genre de langage par ici. Billy essaie juste de vous donner un moyen de vous sortir de votre situation, alors vous devriez l'écouter." Pat parla avec une autorité tranquille et Bella lutta pour reprendre le contrôle de son caractère.

Pendant un moment les deux hommes crurent qu'elle allait exploser. Son visage était rouge et ses yeux chocolat lançaient des éclairs. Il était clair qu'elle ne prenait pas très bien pas ce rappel à l'ordre.

Mais après une minute, Bella desserra ses poings et baissa les yeux sur la table, "Désolée, murmura-t-elle, mais ensuite elle se tourna vers Billy, "Billy — Je ne sais pas quoi dire, là. Je ne suis pas, hum, merde! Etes-vous sérieux?"

Billy se réinstalla confortablement et il croisa ses bras, "Hey Pat? Peut-on utiliser ton téléphone?" demanda-t-il.

Pat passa derrière le comptoir et ramena le téléphone sans fil à la table," Tiens le voilà, Billy."

Billy fit un signe de tête vers le téléphone qui était posé entre eux. "Bella, pourquoi ne pas téléphoner aux renseignements et demander le numéro du commissariat de Hope Springs dans le Vermont. Le nom du shérif est Jasper. Demande à lui parler et demande-lui des renseignements à mon sujet."

Bella le regarda deux autres minutes avant de penser, et puis au diable et de prendre le téléphone.

Puis-je lui faire confiance? Se demanda-t-elle nerveusement.

Pat se pencha sur son comptoir et regarda la jeune fille composer le numéro sans lâcher Billy du regard. Il avait un peu entendu leur conversation et il sourit à la fille qui avait du cran. Elle lui rappelait sa propre fille.

Aussitôt que Bella eut le numéro du commissariat, elle le composa sans hésitation.

"Commissariat de Hope Springs, que puis-je faire pour vous?" Une voix nasillarde retentit si fort que Bella fut obligée d'éloigner le téléphone de son oreille.

"Bonjour, puis-je parler au shérif Jasper, s'il vous plait?"

"Bien sûr, patientez une seconde. " Bella fronça les sourcils alors qu'elle entendit la dame hurler à l'autre bout du fil "Jasper".

Elle regarda Billy qui rigolait tout seul, "C'est Darla. Elle est un peu bizarre mais inoffensive," expliqua-t-il.

Bella renifla," Elle est sourde aussi?"

Bella écouta alors que quelqu'un reprenait la ligne soudainement.

"Ici Jasper," dit calmement une voix grave.

"Hum, bonjour, écoutez, vous ne me connaissez pas mais mon nom est -" commença-t-elle, mais elle fut interrompue par la voix, "Une seconde Mademoiselle - hey Darla, repose ce maudit téléphone! Je peux entendre ta respiration d'ici!"

Bella éloigna le téléphone et le regarda pendant que Billy rigolait de plus belle. Cette femme semblait un peu folle.

"Allô, allô, mademoiselle? Fichu…"

Bella s'empressa de coller le téléphone à son oreille." Je suis là!"

"Oh merci mon Dieu. Maintenant que puis-je faire pour vous mademoiselle…"

Bella ne voulait pas lui donner de détails, pas après ce qu'il s'était passé à Phoenix. Elle regarda dehors et ses yeux tombèrent sur un camion de livraison qui passait par là - Boulangerie Van - "Van! Mon nom est Bella Van. Je me demandais si vous connaissiez un certain M. William Black? " Elle avala et pria pour ne pas s'empêtrer dans ses mensonges.

Il y eut un silence avant que la voix continue tranquillement. "Oui je connais M. Black, Mlle Van. Billy et sa femme Sue vivent à la périphérie de la ville. Pourquoi voulez-vous le savoir? Est-ce que quelque chose est arrivé à Billy?"

"Non, non rien de ce genre! Il m'a juste proposé de m'emmener au garage de son fils et comme je ne le connais pas, j'ai… " Elle ne finit pas sa phrase.

Il y eut un raclement de gorge, "Oh je vois! Bien Mlle Van je peux vous assurer que M. Black n'a jamais rien fait de répréhensible et vous pouvez avoir confiance. Puis-je lui parler s'il vous plait?"

Bella fit signe que oui avec la tête, "Hum d'accord. Bien merci, shérif Jasper." Elle passa le téléphone à Billy." Il souhaite vous parler."

Billy sourit, se leva et prit le téléphone ; il marcha de l'autre côté du restaurant et parla plus bas, mais Bella pouvait voir qu'il discutait avec le shérif.

Ses yeux rencontrèrent ceux de Pat à travers la pièce et elle ricana : " On dirait que le bon shérif s'inquiète de savoir si je suis une menace physique pour Billy."

Pat la fixa sombrement pendant un moment. "Et l'êtes-vous?"

Bella demeura bouche bée, "Quoi? Non! Bien sûr que non! Quel p…?" Elle fit une pause. "Je veux dire qu'est-ce que c'est que cette question?" Elle pouvait sentir sa colère monter, il ne lui en fallait pas beaucoup pour se mettre en colère ces jours-ci.

"Billy est très respecté et aimé, jeune fille, et vous pourriez connaître bien pire que d'être coincé avec lui. Billy prendra soin de vous," dit Pat.

Bella arrêta de ricaner en entendant le ton sérieux de Pat. "C'est un homme bon, Bella."

Bella réfléchit une minute avant de lui répondre, "Ça ressemble à un paradoxe. Je n'ai jamais rencontré 'd'homme bon', Pat," dit-elle calmement, et pendant une fraction de seconde, il vit la jeune fille craintive et solitaire qu'était Bella avant qu'elle ne cligne des yeux et que tout disparaisse. Ses yeux le mirent au défi de dire quoi que ce soit à propos de sa petite bévue.

Pat hocha la tête. "C'est regrettable, mais maintenant vous en avez rencontré un. Vous savez, il y a des gens bien dans ce monde, des gens qui veulent juste aider, sans rien demander en retour — Billy Black est l'un d'entre eux."

Billy revint vers Pat et lui tendit le téléphone avec quelques billets.

Pat secoua la tête," Ce n'est pas nécessaire." Il alla derrière le comptoir, sortit quelque chose d'un tiroir et le tendit à Bella, " C'est une carte téléphonique et celle-là c'est ma carte avec mon numéro. J'y ai aussi inscrit le numéro de la police routière. Appelez-moi lorsque vous serez à Hope Springs, vous pouvez appeler en pcv si vous voulez."

Bella ne dit rien. Elle pouvait voir ce que Pat voulait lui dire, il lui laissait le choix. Personne ne lui avait donné le choix avant ça. Elle pouvait prendre ses propres décisions mais il s'inquiétait assez pour lui suggérer de l'appeler. Elle n'était pas impuissante.

Elle rangea les cartes dans la poche arrière de son jean et fit un signe de tête à Pat.

Billy la regarda," Bien, alors as-tu pris ta décision?"

Elle mordit sa lèvre et prit une profonde inspiration," Hum, ouais, on dirait que je vais aller à Hope Springs," dit-elle précipitamment.

Merci à Milk40 qui a beaucoup fait pour rendre ce chapitre plus lisible

Merci à vous d'avoir lu!

Et n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé…