Bonjour tout le monde !

WOW ! Je n'ai pas vu autant de reviews pour un seul chapitre depuis très très longtemps ! C'est la fin de l'histoire qui vous met dans cet état ? ^^

Cet épilogue est le plus long chapitre de cette histoire. J'espère qu'il vous plaira. Il est temps de voir Andrew avec quelques années de plus !

Bonne Lecture.

Black Jo : Si on regarde bien, Pansy et Ginny ne se sont jamais adressées la parole durant toute cette fiction, excepté pour ce chapitre. Il fallait que je les mette dans un vrai face à face, qu'elles s'expliquent.

Chapitre 37 : Epilogue.

Aout 2021

C'était une journée d'été tout ce qu'il y avait de banale. Le soleil s'était déjà bien levé, tout comme Harry et il en profitait car le silence qu'il pouvait observer n'allait pas durer longtemps. Le Capharnaüm allait bientôt commencer.

Harry était donc dans la cuisine de sa maison, regardant la table. Il l'avait littéralement remplie pour le petit-déjeuner. Il était rare qu'il le fasse, mais Harry savait que ça ferait plaisir. Surtout à elle. Elle ne le disait pas, mais Harry pouvait le voir dans ses yeux.

Harry sourit quand il sentit quelqu'un se coller contre lui et embrasser son dos avant de lâcher un profond soupir.

-Tu as bien dormit ? demanda-t-il.

-Oui. Jusqu'à ce que tu quittes notre lit. J'ai eu soudainement froid.

Harry fit fasse à Pansy et mit ses bras autour de sa taille.

-Ça va mieux, là ?

-Oui. Beaucoup mieux, répondit Pansy.

Pansy se mit sur la pointe des pieds et l'embrassa. Comme la plupart du temps, leur baiser ne pouvait pas être qu'un simple baiser. Il fallait toujours qu'il y ait de la fougue, même après 16 ans de vie commune.

-Un peu de décence je vous prie !

Pansy et Harry s'arrêtèrent pour voir la personne qui leur avait adressé la parole. C'était leur fille, Jade, onze ans, qui avait fait son apparition dans sa tenue de sorcière, son chapeau vissé sur la tête et sa baguette à la main. Il ne restait que deux semaines avant la rentrée à Poudlard et elle avait visiblement hâte d'y être.

Jade s'installa à sa place et regarda ses parents.

-Tu veux du lait, mon poussin ? demanda son père.

-Arrête de m'appeler « mon poussin », papa !

-Quoi ? Mais… mais je t'ai toujours appelé comme ça, répondit Harry surpris.

-Oui, mais je vais aller à Poudlard et je ne veux pas être remarquée comme étant la fille dont le père l'appelle « mon poussin ». Tu es Harry Potter, c'est déjà assez compliqué comme ça !

Harry regarda sa fille puis Pansy qui tentait de ne pas éclater de rire. La veille Jade était accrochée à son père et là, elle refusait qu'il l'appelle par son surnom de toujours.

-Tu veux que j'enlève la croute de tes toasts ? tenta Harry envers sa fille.

-Oui papa. Et je veux aussi de la marmelade dessus.

Harry s'exécuta en souriant et lui donna son assiette en lui embrassant le front.

-Qu'est-ce que tu fais avec ta baguette, ma chérie ? demanda Pansy. Je t'ai dis de la laisser dans sa boite.

-Je me suis entraînée au sortilège de lévitation et j'ai réussit ! répondit Jade en levant sa baguette.

-C'est vrai ! s'exclama sa mère. Oh ma chérie je suis si fière de toi. Tu vas être une merveilleuse Serpentard ! Douée, ambitieuse et extrêmement rusée !

-Ben tiens, marmonna Harry.

-Quoi ? fit Pansy en le regardant d'un mauvais œil.

-Oh rien. Alors mon cœur, tu as fais volé une de tes plumes ? reprit Harry.

-Euh… Pas tout à fait.

Ce fut à ce moment précis qu'on entendit un hurlement dans la maison. Quelqu'un courut jusqu'à la cuisine pour pointer Jade du doigt. Harry soupira. Le capharnaüm commençait.

-Alexandre, qu'est-ce qui se passe ? demanda Pansy.

-Toi ! dit-il en regardant Jade. Toi ! Tu as brulé une de mes plumes ! Elle a brulé une de mes plumes !

Fâché, Alexandre, 14 ans, fit tomber le chapeau de Jade au sol.

-Maman ! se plaignit-elle.

-Alexandre calme-toi !

-Non ! Elle est là à se pavaner avec sa baguette en essayant de jeter des sorts à la noix alors qu'elle n'a aucune expérience et résultat, elle a brulé une de mes plumes ! Comment je fais moi, maintenant, hein ? J'aurais l'air classe au premier cours avec une boite de plume entamé !

Et soudainement, Jade se mit à pleurer et Alexandre se sentit très mal. Se disputer avec sa petite sœur et l'embêter ne le gênait pas. Mais la faire pleurer, il avait horreur de ça.

-J'ai… j'ai… j'ai brulé toute ma boite de plume ! expliqua Jade avant d'éclater en sanglot.

Alexandre voulut la prendre dans ses bras pour s'excuser mais elle le repoussa et alla dans les bras de son père.

-Je suis désolé, dit Alexandre, mais ce sont mes affaires.

-Je n'ai pas fait exprès !

-La prochaine fois tu attendras le cours de sortilège avant de faire brûler quelque chose !

-Eh stop ! tonna Harry. Tout le monde à table pour le petit déjeuner et plus vite que ça !

Alexandre et Jade s'exécutèrent sans broncher. Pansy et Harry se regardèrent.

-Qu'est-ce qui se passe encore ?

Andrew, 17 ans, arriva dans la cuisine avec ses cheveux aussi ébouriffés que ceux de son père. Une copie conforme, sauf qu'il avait les yeux marron et de légères tâches de rousseurs.

-J'ai brûlé ma boite de plumes, se plaignit Jade.

-Ça t'apprendra à jouer les apprenties sorcières sans avoir pris de leçon, dit-il.

Andrew vit Jade le fusiller du regard ce qui ne l'empêcha pas de lui embrasser le front, comme son père l'avait fait.

-Je t'ai acheté une boite hier, lui dit-il.

-C'est vrai ?

-Oui.

-Quand ? demanda Pansy.

-Lorsque j'étais sur le Chemin de Traverse avec Liam et Camille. Je savais que ça allait finir par arriver. J'ai anticipé.

-Merci Andrew ! dit Jade en lui sautant au cou.

-Et moi ? s'emporta Alexandre. Je fais quoi ?

-Je te donnerai une des miennes, soupira Andrew. Mais toi, tu as intérêt de ne plus remuer cette baguette et d'attendre ton premier cours.

-D'accord, répondit Jade en soupirant.

Tout le monde reprit son petit déjeuner. Pansy et Harry adoraient ce genre de moment, lorsqu'ils étaient invisibles et qu'Andrew prenait son rôle de grand frère au sérieux. Ils étaient très fiers de lui. Pansy se leva et passa sa main dans les cheveux d'Andrew.

-Mais arrête ! Je n'aime pas quand tu fais ça, lui dit-il.

-Moi j'adore, chéri.

-Maman ! rouspéta Andrew en baissant la tête.

-Bon d'accord, petit ingrat va, dit Pansy en embrassant chacun de ses enfants.

-Smarty !

L'elfe arriva et s'inclina face à Pansy.

-Bonjour Smarty. Est-ce que tu pourrais m'aider pour le déjeuner de ce midi ? Il est 10h00, les invités arrivent à 13h00 et rien n'est prêt.

-Bien sûr Maîtresse Pansy. Est-ce que Maîtresse Pansy veut que Smarty reste pour le service ?

-Non, ça ira. Tu pourras retourner à Poudlard après ça. Merci.

-Smarty ! Smarty ! Regarde ! Est-ce que je suis une jolie sorcière ? demanda Jade en tournoyant sur elle-même.

-Oui, maîtresse Jade est jolie et sera une très bonne sorcière comme Maître Andrew en Maître Alexandre.

-Chouette !

-Tu n'aurais pas dû lui dire ça Smarty, dit Alexandre.

Jade prit son chapeau et frappa la tête d'Alexandre avec avant de quitter la cuisine.

-Tortionnaire ! cria Alexandre.

000

Il était dans les environs de 13h00 et les invités commençaient à arriver. Tout d'abord ce fut les Weasley avec leurs fils Liam 19 ans, et Lewis 13 ans, suivit des Malefoy avec leurs filles Camille 18 ans et Chloé 15 ans.

-Que c'est bon d'avoir obtenu ses ASPIC avec mention spécial du Jury, se vanta Camille.

-Continue comme ça et je vais te les faire bouffer tes ASPIC, dit Andrew en ronchonnant.

-Que de vulgarité dans la bouche d'un élève de Poudlard, continua-t-elle.

Andrew fusilla Camille du regard alors qu'elle éclatait de rire.

-Je te charrie. Tu verras, l'année passera de façon fulgurante. Tu n'auras pas le temps de dire « Quiddich » que tu seras en train de passer les épreuves de DCFM face à un examinateur.

-C'est ça, fais-moi peur.

-Camille, laisse-le tranquille, intervint Liam. On sait que tu es une brillante élève.

Camille leva les yeux au ciel et laissa les garçons. Liam soupira.

-Vous vous êtes encore disputés entre le moment où je vous ai quitté hier soir et aujourd'hui ? demanda Andrew.

-Ouais…, soupira Liam. Tu crois que…

-Je ne veux pas m'en mêler, le coupa Andrew. La dernière fois que vous êtes disputés j'ai fait la bêtise de donner mon avis et j'ai cru que Camille allait m'enterrer vivant.

Peu après, Olivia et Charles arrivèrent ainsi que Molly et Arthur. Andrew commença à froncer les sourcils et regarda ses parents qui ne le regardaient pas. Il n'avait pas été mis au courant que Molly et Arthur viendraient.

-La star que vous attendiez tous est là ! Moi !

-Blaise, tu exagères, dit Ginny à son bras.

Ces deux-là étaient en couple depuis déjà une bonne dizaine d'année. Ce fut quelque chose qui avait surpris tout le monde, surtout eux-mêmes qui n'avaient finalement jamais vraiment été si proches l'un de l'autre. Ginny se retrouva face à Pansy et perdit le peu de sourire qu'elle avait en arrivant.

-Pansy.

-Ginny.

-Comment vas-tu ?

-Tu me le demandes ? rétorqua Pansy sèchement.

-Chérie, dit Harry en arrivant derrière elle. Tu as promis.

-Si tu es là, dit Pansy à Ginny, c'est parce qu'Harry le veut bien. Peu importe que tu sois en couple avec Blaise, mon plus grand plaisir serait de te virer de chez moi !

Pansy retourna auprès des autres invités.

-Elle m'en veut toujours après tout ce temps, dit Ginny à Harry.

-A quoi tu t'attendais, Ginny ?

-Je ne sais pas. Ça fait quand même trois ans.

-Il fallait réfléchir, encore une fois. Il faut que tu comprennes qu'Andrew n'est pas un jouet.

-Bon, puisque tout le monde est là, on va pouvoir passer à table, déclara Pansy.

Andrew sentit qu'on lui tapotait le dos. Il se retourna, c'était Ginny.

-Bonjour Andrew.

-Bonjour, dit-il sans la regarder. Il fixait Harry et Pansy.

Andrew savait qui était Ginny pour lui. Lorsqu'il avait atteint l'âge de raison, Pansy et Harry lui avaient expliqué que sa mère biologique était Ginny mais que Pansy était sa « maman d'amour », alors à chaque fois que Ginny lui adressait la parole, il était légèrement mal à l'aise. Il ne savait jamais vraiment comment réagir et la plupart du temps c'était souvent avec froideur.

-Je… tiens, dit Ginny en lui tendant un paquet.

-Pourquoi ? demanda-t-il.

-Comme ça. Pour te faire plaisir.

Andrew était vraiment gêné de la situation. Tout le monde les regardait. Il l'ouvrit et tenait entre ses mains un cadre avec toutes les formes de vif d'or existant au monde.

-Comme je sais que tu aimes le Quiddich, expliqua Ginny, j'ai pensé que…

-C'est gentil, la coupa-t-il, mais maman m'en a déjà offert un, pour mon anniversaire, en Janvier.

-Oui, bien sûr.

Ginny baissa la tête avec l'impression de recevoir un coup de poignard en plein cœur.

000

Le déjeuner ne se passa pas si mal que ça finalement. Les adolescents parlaient entre eux, les adultes aussi. Seules Molly et Olivia se toisaient comme à leur habitude car elles voulaient savoir qui était la plus légitimes des grands-mères pour Andrew. Molly disait que c'était elle parce qu'elle avait un lien de sang avec lui et Olivia disait que c'était elle parce que sa fille était celle qu'il appelait « maman ». Parfois elles se retournaient vers Andrew pour qu'il choisisse mais bien sûr, il ne le faisait pas.

En plein milieu du repas, Blaise leva son verre pour attirer l'attention.

-Ginny et moi avons une annonce à vous faire. Après dix ans de vie commune nous avons enfin décidé de franchir le pas et de nous marier.

Tout le monde les félicita, y compris Harry et Pansy (qui tentait d'y mettre du sien). Tout le monde sauf Andrew qui regardait les autres. Il regarda Blaise et Ginny se faire congratuler, Harry et Pansy être heureux pour eux. Ils trouvaient que quelque chose n'allait pas dans cette histoire. Que quelque chose sonnait faux et ne se faisait pas dans l'ordre. Andrew sentit la colère monter en lui. Il se leva et quitta la table pour retourner dans la maison.

-J'y vais, dit Pansy en se levant. Elle le retrouva dans la cuisine fixant la table désordonnée. Ce n'est pas très polie ce que tu as fait, lui rappela-t-elle.

-Je m'en fiche, répondit Andrew sans la regarder.

-Tu as aussi été froid avec Ginny. Un simple merci aurait suffit.

-C'est toi qui dis ça, alors que tu la détestes.

-Je… je ne déteste pas Ginny, je lui en veux, c'est différent.

Andrew haussa les épaules et tapa nerveusement du pied.

-Andrew chéri, qu'est-ce qui ne va pas ?

-Pourquoi papa et toi ne vous mariez pas ? Pourquoi vous restez en concubinage ?

Pansy ne s'attendait absolument pas à ce genre de question venant de lui mais plutôt venant de Jade qui rêvait d'être une demoiselle d'honneur pour ses parents.

-Je sais que vos précédentes relations vous ont brisés tous les deux. Je sais que tu as vécu un enfer avec ton premier mari maman, mais c'est finit tout ça. Il est mort en prison et ne reviendra plus ! Alors pourquoi ?

-Ton père et moi vivons très bien comme ça. Nous avons compris que le mariage n'était pas une fin en soi et que nous n'avions pas besoin de ça pour être heureux et construire une famille.

-Sauf qu'à cause de ça, Il y a des moments où je n'ai pas l'impression de faire parti de la famille.

Pansy regarda Andrew avec la sensation de recevoir une claque. Elle savait très bien où allait mener cette conversation pour l'avoir déjà eu plusieurs fois ces dix dernières années.

-Chéri, tu fais parti de la famille. Tu le sais.

-Non. Parfois j'ai l'impression de… Je suis perdu. Je sais que je suis un Potter comme Alex et Jade mais… mais je sais aussi que je suis un Waesley parce j'ai les yeux de Ginny, parce j'ai les tâches de rousseurs de Ginny, parce que Ron est mon oncle que Liam et Lewis son mes cousins. Mais moi ce que je veux, ce que je souhaite, c'est être un Parkinson. Pourvoir dire mes parents sont Mr et Mrs Potter et non Mr Potter et Miss Parkinson parce que je sais, je sais au fond de moi que toi et moi… n'avons pas de lien de sang.

Pansy pleurait à présent, tout comme Andrew. Ces mots lui brisaient le cœur. Ce qu'il lui disait était la dernière chose qu'elle voulait entendre de lui. Pansy s'avança vers Andrew, le força à s'assoir et à la regarder dans les yeux. Elle était maintenant plus en colère que triste, Andrew le savait.

-Alors tu vas m'écouter attentivement maintenant Andrew et j'espère que je n'aurais plus jamais à me répéter : Oui, ton père et Ginny ont été en couple, oui c'est elle qui t'a mise au monde et oui tu as du sang Weasley dans les veines mais c'est moi ta mère, tu entends ? C'est moi ! C'est moi qui aie soigné ta première grippe, c'est moi qui t'aie emmené à l'école pour la toute première fois, c'est moi qui te consolais lorsque tu étais triste ! Pas eux ! Pas les Weasley ! Pas Ginny ! Moi !

Pansy sortit de la cuisine pour revenir quelques secondes plus tard avec un parchemin qu'elle mit sous le nez d'Andrew.

-Et c'est moi qui aie signé ce papier disant que je t'adoptais ! Tu avais deux ans et tu m'appelais déjà Maman ! Peu importe ce qu'elle a dit ou ce qu'elle a fait il y a trois ans, je suis ta mère !

-Je veux être un Parkinson, chuchota Andrew désorienté.

-Et tu l'es, répondit Pansy plus calmement. Tu l'es, là. (Pansy lui montra son cœur)

-Maman…

Pansy le serra contre elle et une autre larme s'échappa des yeux d'Andrew.

-Ton père et moi ne sommes par mariés par choix, mais nous resterons toujours ensemble car les vrais liens qui nous unissent est la famille que nous formons et tu fais parti de cette famille. Tu es mon fils et le fils de personne d'autre.

-Mais… mais Ginny… elle essaie de…

-Tu es mon fils, le coupa Pansy.

Andrew acquiesça et essuya ses larmes. Il sursauta lorsqu'il sentit la main de son père sur son épaule.

-Tu n'as pas idée de faire pleurer ta mère comme ça, fiston.

-Je ne voulais pas, désolé. Je ne voulais pas maman.

Pansy embrassa son fils et retourna à l'extérieur avec lui et Harry où la tension était palpable. Les trois Potter s'assirent et Andrew remarqua Molly soudainement attristée, Ginny qui fixait Pansy qui elle, ne la regardait pas. Elle regardait sa main dans celle d'Harry.

-On a tout entendu, chuchota Liam à Andrew.

-J'avais compris. Tu seras toujours mon cousin tu sais, Lewis aussi. Ça ne changera jamais. Votre père sera toujours mon oncle. C'est juste que…

-C'est Tatie Ginny le problème.

-C'est compliqué.

Lorsque le dessert fut terminé, la famille se dispersa un peu dans le jardin. Les adolescents étaient dans un coin. Liam et Camille avaient finit par se réconcilier et Lewis tentait d'expliquer à Jade comment se déroulait la répartition des quatre maisons. Chloé elle, s'était subrepticement rapprochée d'Andrew.

-A quoi tu joues ? lui demanda-t-il.

-J'ai 15 ans, je teste mon pouvoir de séduction.

-Teste-le ailleurs, ton pouvoir. Va voir Alex.

-Non merci, dit ce dernier en s'éloignant.

-Alex est beaucoup trop jeune. Je vise plus haut. Sixième ou septième année. Tu me présenteras à tes amis en Septembre ?

-Pour me faire enterrer vivant par ton père ? répondit Andrew presque horrifié à cette idée. Non, je ne suis pas fou.

-Je te l'avais dit Chloé…, lança Camille.

Chloé fusilla sa sœur qui était dans les bras de Liam.

Alors que tout le monde pensait que le calme était revenu, il y eut des éclats de voix. Tout le monde se précipita vers le salon. C'était Molly et Olivia.

-Comment osez-vous ! Comment osez-vous me dire qu'Andrew n'est rien pour moi ! Andrew est mon petit-fils ! s'emporta Olivia.

-Pas plus qu'il est le mien ! Il est le fils de ma fille ! répondit Molly.

-Votre fille a quitté Harry et son dit-fils ! Elle a cédé ses droits parentaux à ma fille ! Votre fille n'est rien pour Andrew et par conséquent vous n'êtes rien pour lui non plus !

Ça ne loupa pas, Molly sortit sa baguette ainsi qu'Olivia alors que leurs maris tentaient de les calmer. Andrew s'interposa ainsi qu'Harry, Pansy et Ginny.

-Ça suffit maintenant ! tonna Andrew.

-Vous n'avez pas assez de petits-fils vous les Weasley avec tous vos gamins ! ajouta Olivia. Vous voulez en plus de ça récupérer Andrew ? Jamais je ne pardonnerai à votre fille ce qu'elle a fait subir à ma fille et à sa famille, il y a trois ans ! Jamais !

-Grand-mère Oli ! Ça suffit ! C'est finit ! Plus de déjeuner avec les Parkinson et les Weasley réunis ! C'est finit ! J'en ai marre ! Ce n'est pas vous disputant que j'aurai l'impression de faire partir d'une seule et même famille ! Et puis pourquoi vous les avez invités ! demanda Andrew à ses parents sans préciser de qui il parlait.

Andrew quitta le Manoir et fit les cent pas dans le jardin de sa maison tout en marmonnant. Il entendit qu'on le rejoignait. C'était Camille et Liam.

-Pourquoi ça se passe tout le temps comme ça ? demanda-t-il en soupirant.

-Tu exagères, dit Liam. C'est rare que ça se passe comme ça.

-A chaque fois qu'elles sont ensemble.

-Elles agissent comme ça parce qu'elles t'aiment, dit Camille. Tu devrais être au moins content de ça.

-Que mes grand-mères s'entretuent ? Non merci.

-Andrew ?

Ce dernier se retourna et vit Ginny s'avancer maladroitement vers lui.

-J'aimerais te parler.

-Pourquoi ? dit-il comme à son habitude, sèchement.

-S'il te plait Andrew. Ça ne prendra pas beaucoup de temps.

Il la suivit en soupirant. Cette journée était loin de se terminer. Ils se dirigèrent vers le fond du jardin où Pansy avait installé son ancienne balançoire. Ils s'y assirent et commencèrent à se balancer.

-Je n'essaie pas de prendre la place de Pansy. Je veux juste qu'il n'y ait pas de malaise entre nous.

-Il n'y en aura toujours un.

-Andrew…

-Tu sais, ça fait dix ans que je sais que c'est toi qui m'as mise au monde et ça fait quatre que je sais dans quelle circonstance papa et toi vous êtes séparés. Au-delà de ça, ça fait dix ans que j'essaie de ne pas te détester, souvent en vain. Je ne te déteste pas de m'avoir laissé, je te déteste d'avoir laissé papa, de l'avoir trompé, mentit, humilié alors qu'il essayait de se réconcilier avec toi. Je te déteste de l'avoir fait souffrir. Mais en même temps, je te dis merci. Merci parce que si tu n'avais pas fait tout ça, jamais maman et papa ne se serait mit ensemble, jamais ils n'auraient été heureux ensemble, alors merci d'avoir été égoïste.

Un ange passa durant lequel Ginny essuya ses larmes. Ginny voyait Harry dans sa façon d'être et de parler, pas Andrew. Elle avait l'impression que c'était Harry qui lui disait toutes ces choses.

-Je suis tombée enceinte lorsque j'ai trompé ton père, avoua Ginny. Et je n'ai pas gardé le bébé. J'ai finit par regretter. Je regrette parce que lorsque Blaise et moi avons essayé d'avoir un enfant, le médicomage a dit que j'étais devenue stérile suite à l'avortement. C'est très rare, mais possible. J'ai payé mon égoïsme.

-C'est pour ça que tu as essayé de récupérer tes droits parentaux il y a trois ans ?

-Encore une erreur égoïste de ma part.

-Maman te déteste pour ça maintenant. C'est aussi pour ça que tu m'offres des cadeaux à chaque qu'on se voit ? Il faut que tu arrêtes ! Ça devient déplacé.

-Je sais et je regrette aussi. Tu sais, je t'ai laissé à ton père au début parce que je savais que tu n'aurais jamais été heureux avec moi et Pansy est vraiment merveilleuse.

Ginny regarda Andrew et se permit de caresser délicatement sa joue. Celui-ci resta tendu, ne sachant pas vraiment comment réagir.

-Tu ressembles tellement à ton père.

Ginny se leva et s'éloigna pour retourner à l'intérieur.

-Ginny ?

-Oui.

-A part m'avoir mis au monde, il n'y a pas une chose que tu ais fait de bien qui prouverait que tu m'as au moins un peu aimé.

-J'ai tenu à ce que tu t'appelles Andrew. Je ne sais pas pourquoi. En tout cas, c'est la seule chose de bien que j'ai faite pour toi.

Fin de l'histoire.

Voilà. Cette histoire est maintenant terminée.

Je remercie tous les reviewers et tous les non-reviewers qui ont suivit cette histoire depuis le début et même après. Je ne m'attendais pas à ce que cette histoire ait ce petit succès. C'était une histoire que j'avais hésité à mettre en ligne à cause du sujet qui est quand même assez délicat. Vous m'avez rassuré avec vos reviews et je vous en suis reconnaissante.

Certaines personnes se demandaient si j'allais poster une autre fiction très prochainement. Je vais peut-être vous décevoir en vous répondant par le négatif. Je n'ai pas de fiction de côté et je vous avoue que l'inspiration ne vient plus comme avant. Peut-être que je posterai un OS un jour, qui sait. Mais pour l'instant, je vais laisser le site en repos. Je vais me contenter d'être une simple lectrice mettant des reviews par-ci par-là.

Encore merci à vous !

Courage pour les personnes qui ont encore des examens à passer !

Je vous remets mon compte Twitter si vous voulez rester en contact avec moi : Siscie_R

A bientôt !

Gouline971