Bonjour à tous !

Que dire... Et bien d'abord, toujours un grand, un énorme, un gigantesque MERCI d'encore me suivre malgré mon écriture irrégulière. Si vous avez des commentaires, des questions, n'hésitez pas à laisser une review ou m'envoyer un MP.

aelita48: je suis désolée que tu ne la trouve pas attachante, peut-être par la suite après des révélations.. qui sait. J'espère cependant que tu aimes cette fiction. N'hésites pas à m'en dire plus (pourquoi tu aimes ou n'aimes pas tels ou tels choses)

cristallle: Heureuse que tu aimes ma Bella. Elle a changé car des événements de son passé l'ont changé. Tu as vu en gros ce que c'était mais il y aura plus de détails plus tard. D'ailleurs j'ai deux jets un ou Bella le raconte, un autre sous la forme de flashback, j'hésite entre les deux, je verrais bien ^^. En ce qui concerne Ian bin... je ne te dirais rien hihi :p Tu auras le plaisir ou la frustration de voir ce qui se passe entre eux.

Ce chapitre est assez court mais j'en suis satisfaite j'espère que vous le serez aussi.

Bonne lecture!


Chapitre 13 : Une révélation qui en cache une autre

Bella POV:

Les quelques mètres qui me séparaient de la maison parurent des kilomètres pour moi. Je ralentissais à mesure que j'avançais.

M'avaient-ils manquaient ? Oui. Voulais-je les revoir ? Bien sur. Le voulais-je maintenant ? Pas sur...

Je savais que les éviter maintenant reviendrait à remettre la rencontre à plus tard. Que, inévitablement, la confrontation aurait lieu mais au fond de moi j'avais un doute, une appréhension. Ce n'était pas nouveau. Ce sentiment de malaise était apparu au fil du temps quand je vivais chez les Cullen après les avoir retrouvés mais alors que je vivait avec Ian, je ne l'avais plus ressenti.

Pourquoi me sentais-je comme ça ? Pourquoi par rapport à eux ?

Quelque chose en moi était enfoui et je ne savais pas s'il était bon de le remonter à la surface, d'y faire face. J'avais peur, je n'étais pas aussi courageuse que les autres le pensaient. J'avais peur et j'étais lâche. C'est pour cette raison que je préférais occulter ces choses en moi et me concentrer sur ma marche que j'avais arrêté.

Je ne m'étais même pas rendu compte que Ian me tenait la main. En reprenant conscience j'entendis vaguement Emmett demander pourquoi je mettais autant de temps.

Oh Emmett, si tu savais... moi-même je n'étais pas sur...

- Pôle nord-Bell?

La question de Ian me détendit. Je voyais à son visage qu'il était inquiet. Il voulait juste me faire sourire mais je remarquais aussi que si je lui disais oui, alors nous partirions dans la seconde.

En tout cas, cela marcha car je ris un bon coup et marchais plus confiante vers les vampires de la maison.

Les Cullen étaient une famille que j'aimais. Mei et Raphaël également. Et avec Ian comme soutient, je pouvais le faire.

Je franchis les derniers mètres et posais les pieds dans la battisse. Contrairement à ce que je m'attendais, Alice ne me sauta pas dans les bras. Emmett ne vint pas m'étreindre comme d'habitude. Pire, je vis une sorte de méfiance chez eux et bien que je comprenne à cause de mon comportement d'y il a peu, je ne pus m'empêcher d'être triste. Ils avaient peur du vampire redevenu nouveau né, ils avaient peur de moi.

La deuxième chose que je notais c'est que personne ne me regardait dans les yeux. Ils évitaient tous avec soin ce regard rouge vif et je ne sus pourquoi.

Attendant certainement que je parle, je me lançais.

- Je suis désolée pour tout à l'heure, j'avais... je voulais sortir un peu. Mei, je te payerais pour les réparations c'est promis.

La femme en question me regarda en me souriant.

- Ne t'en fais pas, j'avais envie de redécorer de toute façon.

Et c'est comme ça que par cette phrase, son sourire, que je sus qu'elle ne m'en voulait pas.

Elle vint vers moi et m'enlaça brièvement mais sincèrement. Un câlin qui se fit rapidement collectif avec Raphaël et Ian. Je profitais de tous les millièmes de secondes de cette étreinte.

Cette famille était incroyable et au milieu d'eux, je me considérais comme un membre à par entière.

Ils se détachèrent de moi et s'éloignèrent alors que le Dr Cullen s'approcha. Une main sur mon épaule.

- Je suis heureux de te revoir Bella, malgré les circonstances. Comment te sens-tu ?

- ça peut aller. J'ai chassé et tout va bien pour l'instant, me sentis-je obligée de répondre.

Pourquoi la justification ? Je ne savais pas. Je savais que Carlisle voulait avoir confiance en moi mais il me semblait que lui ainsi que sa famille, avaient besoin d'une confirmation.
À l'instant, je savais comment Jasper devait se sentir avec eux à l'école, en voyage, à chaque humain non loin. Et quelque chose me disait que se serait comme ça un moment.

Esmé vint à la suite pour m'enlacer rapidement et me chuchoter combien je lui avais manqué.

Alice, maintenant plus à l'aise apparemment, me sauta dessus.

Emmett hésitait je le voyais. C'était comme s'il demandait une permission que je ne compris pas mais, je souris donnant alors un accord silencieux dont il avait besoin pour une accolade d'ours dont lui seul avait le secret.
Malgré ma force de nouveau né retrouvée, je sentis presque un étouffement. Heureusement, je n'étais pas si fragile.

Le comportement de Jasper fut le plus étrange pour moi sur le moment. Il me regardait, plutôt me fixait et moi je ne le quittais pas des yeux, dans l'incompréhension.
Nous étions si proches avant mon départ. M'en voulait-il ? Quand je l'avais eu au téléphone, il ne semblait pas en colère. Pourquoi agissait-il ainsi ? Pourquoi cette distance ? Cela me fit mal et il grimaça.

Il approcha lentement pour finalement me prendre dans ses bras et s'expliquer.

- Désolé, réflexe du major quand j'ai un vampire aux yeux rouge en face de moi, surtout un qui m'a échappé quelques temps plus tôt, ajouta-il pour l'humour.

Je souris et le serrais un peu plus fort. Ce n'est qu'une fois que j'entendis « pas trop fort » que je compris et relâchais ma prise.
Je prenais conscience que je devais tout recommencer depuis le début, le contrôle de la soif, de la rapidité, de la force. Je soufflais, irritée à l'idée de devoir de nouveau faire attention à tous en me mettant à l'écart, encore une fois. Je n'aimais pas ça.
Mon ami senti ma colère et ma tension mais ne la comprit pas. Je haussais les épaules en lui souriant pour le rassurer.

Plus loin dans le fond, je voyais que Rosalie n'avançait pas. Elle n'amorça aucun geste, aucunes paroles pour moi.

Le temps que j'avais passé vampire avec eux m'avait un peu rapproché d'elle. Elle n'était pas devenue une sœur mais je pouvais la considérer comme une amie. Elle n'avait pas du apprécier mon départ j'en étais sur.

- Salut Rosalie.

Elle ne dit rien pendant plusieurs secondes mais sa position me disait clairement ses pensées : les bras croisés sur sa poitrine, en retrait, les yeux ne me prêtant aucune attention. Elle ne voulait rien avoir à faire avec moi pour le moment. Mais Rosalie étant Rosalie, je m'attendais à une réponse cinglante qui arriva juste après.

- Maintenant il faut que tu te fasses attaquer pour qu'on te revoit ! Bien que je m'en fiche, MA famille souffrait de ton égoïsme.

- Rosalie écoutes

- Pourquoi je t'écouterais !

Rosalie était énervée, très énervée ! Elle poursuivit encore plus en colère, ses yeux me foudroyant encore plus qu'avant.

- Je ne veux pas écouter la moindre excuse ou rien venant de toi ! Tu es partie ! Tu nous a laissé !

Elle se figea une seconde alors que j'analysais sa phrase. Mon départ l'avait aussi affecté. Alors que j'allais répondre, elle partie dans le jardin.

Je savais qu'elle était en colère et partait pour se calmer. Elle n'aimait pas être en colère parce que c'était dans ces moments là qu'elle était la plus franche, et elle s'en voulait de montrer ça aux autres.

Emmett allait partir vers elle mais je fis non de la tête et la rejoins. Ça allait peut être faire mal, ses mots allaient m'atteindre mais au moins, elle serait franche. Et moi aussi. Nous avions besoin de ça. C'était le seul moyen de ne rien garder comme une rancœur alimentée par le temps.

Parce que j'avais vu ce que ça pouvait faire. Rosalie avait longtemps gardé les choses pour elle envers Edward qui n'avait prêté aucune attention à elle quand elle fut vampire et alors qu'elle s'était faite une raison, j'apparaissais dans le tableau et alors Edward me regardait moi, une fragile et maladroite petite humaine. Connaissant son caractère, je pouvais la comprendre. Mais si les choses étaient sortis plus tôt elle n'aurait pas été aussi irrité par Edward et une tension serait partie de la famille. Du moins, c'était ce que je pensais.

C'est pourquoi je ne voulais pas qu'elle garde tout pour elle. Je voulais qu'elle explose même si cela pouvait me faire mal car par la suite, nous serions toutes les deux soulagées.

Je la trouvais à la limite de l'entrée du bois. Je la vis se tendre alors que j'arrivais à allure humaine.

- Vas-te en!

Ça commençait bien...

- Rosalie laisse moi t'expliquer s'il te plait.

- Pourquoi faire ? Je me fiche de tes explications je n'en ai pas besoin vu que je me fiche que tu partes ou que tu t'en ailles.

- Mon départ t'a affecté je le sais. Rétorquais-je

Elle se retourna. Si un regard pouvait tuer je serais déjà morte...

- M'affecter ? Moi ?

Elle rit et continua méchamment.

- Tu crois vraiment ça ? Tu crois que tout le monde autour de toi t'aime ? Que tu as un tel effet sur moi ?

- Si ce n'est pas le cas alors pourquoi es-tu autant énervée ?

- Parce que tes choix égoïstes ont encore une fois détruit MA famille !

Elle avait en partie raison. Je m'étais intégrée à eux alors que j'étais humaine, j'étais revenue vers eux vampire pour repartir quelques mois plus tard... Le fait qu'elle ne m'inclue pas ne m'étonna pas mais me fis cependant mal.

- Je sais que tu penses que c'est égoïste mais je devais le faire. N'as-tu jamais ressenti le besoin de faire des choses même si cela pouvait faire du mal aux autres ?

C'était autant une question qu'une affirmation. Elle m'avait raconté dans les grandes lignes son passé d'humaine et sa transformation. Ainsi que ses choix de nouveau-né. Elle avait eu besoin de se venger, et l'avait fait. Lui faire rappeler ça n'était pas juste mais je voulais qu'elle comprenne. Emmett, qui comme les autres à mon avis écoutaient, voulait certainement m'assassiner pour lui faire se souvenir de ça.

- Tout le monde peut faire des choix qui sont égoïstes et qui peuvent faire souffrir mais je sais que tu comprends ça. J'en avais besoin Rosalie c'est la seule explication que je peux donner.

- Quand bien même, un coup de téléphone c'est pas la mort !

- J'ai donné de mes nouvelles. Rarement mais je l'ai fais.

Elle ne répondit rien et je continuais alors.

- Le peu que je connais de toi, je sais que tu es une des personnes les plus égoïstes et superficielles ! Mais je sais aussi que c'est en plus grosse partie, qu'une apparence. Ça m'a fait mal de vous quitter, toi y compris et je sais également que ça ne t'a pas plu. À cause de la famille ou bien de tes propres sentiments ? Je ne sais pas. Crois moi je suis triste d'avoir eu à faire ça mais il le fallait.

- Et maintenant quoi ? Tu es partie ! Tu nous as laissé pour te retrouver dans une famille qui ne te connais même pas !

Était-ce ça ? La vraie raison de sa fureur était que je me retrouvais à vivre chez d'autres vampires ? Serait-elle jalouse d'eux ? Impossible, car cela voudrait dire qu'elle tienne à moi... plus que je ne le supposais... Je ne dis rien et continuais de l'écouter tout déballer.

- Comment peux-tu nous faire ça ? Nous étions là quand tu es arrivée à Forks, nous t'avons retenu à chaque fois que tu tombais, à chaque fois que tu glissais ! Je t'ai aidé quand tu as été poursuivi par James. J'ai aidé à le démembrer et le brûler pour toi ! C'est moi qui es pris le risque de te laisser entrer alors que tu allais certainement mourir un jour et qu'il faudrait vivre avec ça ! C'est moi qui ait défendu ton humanité !

J'étais choquée de pouvoir voir les véritables pensées de Rosalie. Elle était en réalité si sensible. Une bombe nucléaire ne viendrait même pas à bout de la forteresse qu'elle s'était créée mais une fois qu'elle laissait un passage, on ne pouvait qu'être stupéfait par ses réflexions, sa conscience et son manque de confiance en elle.

- Et pour quoi au final ? Pour qu'on se retrouve déchiré à cause de la séparation, pour que tu arrives de nouveau dans la famille pour en repartir aussitôt nous laissant détruit ? Pour rester avec des vampires ne sachant pas la moitié de ce qu'on sait sur toi.

Sa colère se mêlait à sa tristesse et je n'avais qu'une envie, l'apaiser. Mais j'attendais, je la laissais terminer.

- S'est-il que tu peux réciter des passages entier de Roméo & Juliette même à ton époque humaine ? S'est-il que quand on apprend une chose sur toi tu es gênée et cherche à détourner la conversation ? S'est-il que ton endroit préféré est la clairière où toi et Edward partiez aussi souvent que possible ? S'est-il que quand tu es contrariée tu as une lueur dans les yeux et que la seconde d'après tu souris pour ne pas qu'on s'inquiète ? S'est-il que quand tu es nerveuse tu te mords la lèvre ? S'est-il que quand tu es dans une librairie tu es tellement absorbée par les livres que tu ne te rends pas compte du monde qui t'entoure ?

De qui parlait elle ? Et comment savait-elle tout ça sur moi ?

- Rosalie, de qui parles-tu ?

- De ton nouveau petit ami ! De celui qui t'a fait abandonné mon frère et celui qui t'éloigne de nous ! De Ian !

J'étais scotchée. Alors c'était bien ça ? Sa protection envers Edward ? Sa jalousie envers une famille avec qui je restais depuis quelques semaines ? Mon départ l'avait attristé je l'avais compris mais le plus gros était mon déménagement à durée indéterminé chez mes nouveaux amis. C'était ça le nœud du problème. Elle croyait que je les abandonnais, que je l'abandonnais.

- Rose, je ne vous abandonne pas. Dis-je d'une petite voix, toujours choquée par la révélation.

Elle aussi accusa le coup. Ma phrase l'avait heurté de plein fouet et elle s'était figée. Pendant de longues minutes nous restâmes ainsi. Les yeux dans les yeux. Elle me regarda vraiment pour la première fois sans animosité. Et je vis à quel point ma réponse l'avait apaisé. Elle semblait croire se que je lui avait dit.

Alors elle s'approcha lentement et me pris dans ses bras.

Nous restâmes un long moment, faisant les choses au ralenti. Rosalie me caressa les cheveux doucement alors que j'en faisais autant avec son dos. Plus sereine à chaque mouvement.
C'était la première fois que nous nous montrions affectives l'une envers l'autre. Cela nous avait pris des années mais ce n'en était que plus sincère et fort à présent.

Nous nous lâchâmes et sourîmes alors. Quand je me retournais, je vis tous les vampires sourirent. Emmett courut enlacer sa femme et je les regardais avec tendresse.

Les autres membres Cullen paraissaient heureux et cela me réchauffa le cœur.

Edward semblait vouloir venir vers moi mais je ne pouvais pas encore. Trop d'émotions d'un seul coup n'était pas bon mais je voyais dans son regard qu'il attendrait. Il attendrait que je sois prête pour cette confrontation. Je n'avais encore aucune idée de comment les choses se dérouleront avec lui et j'avais peur de ce que je ressentais mais je voulais essayer. Pour lui, pour nous, pour eux mais surtout pour moi. Il fallait que je parle, que je ne cache rien, que je n'enfouis rien. Toutes les vérités ne sont pas bonnes à entendre mais elles nous font toutes avancer.

Mei et Raphaël aussi sourirent bien que plus discrètement. Ian lui me lançait un sourire triste. Bien que la détermination inondée son regard, il avait comprit mes mots pour Rosalie.

J'avais, par mes mots, promis que je resterais avec eux et je me rendais compte que c'était ce que je voulais plus que tout. Malgré que je tenais à mes nouveaux amis. Malgré qu'auprès de Ian je me sentais apaisée et plus sereine que je ne l'avais été auprès d'Edward. Malgré que cette famille me ressemble plus que je ne l'aurais cru. Malgré les conversations que j'avais encore à avoir et les péripéties que nous allions encore vivre.
Malgré les extravagances des Cullen. Malgré leur style de vie. Malgré nos différences.

Malgré tout. Je les aimais.

Malgré tout. Ils étaient Ma famille.


Fin du chapitre!

Avez-vous aimé cette conversation avec Rosalie?

à la prochaine pour un nouveau chapitre!

B-ness