Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.

Genre : Humor/Family

Note de l'auteur : Euh... Salut les gens ? Je peux espérer survivre ? Un 'tit peu ? Me tapez pas ? Ok, quasi un an sans publier. Il y a de quoi rager. Je sais vous m'en voulez tous, un minimum. Hem... J'ai quand même publiée quelques défis de l'autre côté (tentative vaine de noyer le poisson)... Je vais faire de mon mieux pour finir cette fic' assez vite, promis, même si ça va pas être ultra simple, je compte pas bâcler. Ça m'aurait arrangé pourtant. Mais je suis un honnête écrivain, je le ferai pas. Et à l'avenir, je ne publierai plus tant que je n'aurais pas fini une histoire dans son intégralité. C'est une résolution que je tiendrai. Merci Themysdona de me l'avoir un jour suggéré.

Donc vi c'est la suite, non c'est pas une blague, bonne lecture !


chapitre XVII : THE END IS COMING

Il était de notoriété publique que le répertoire de jurons d'Envy était l'un des plus colorés et imagés qui existât en ce monde. Sous la pluie diluvienne et les coups de tonnerres assourdissant qui s'abattirent sur eux, il en donna un excellent exemple en se lançant dans une déclamation très stylée et surtout très audible pour les deux autres qui l'accompagnaient.

Edward finit par lui crier avec impatience :

-La ferme palmier et cours !

-Et toi prends des centimètres !

-Et je fais comment pour obéir à cet ordre-là, espèce d'idiot ?!

-Tout d'abord en te la bouclant, et ensuite en allant un peu plus vite ! T'es tellement courte sur pattes qu'on t'aura semé sur une ligne droite en moins d'une minute !

-Répètes-moi un peu ça en face si tu l'oses !

-Oh mais avec plaisir !

-Dites, vous voudriez pas faire ça quand on aura atteint le labo ? Je vais rouiller moi...

-Toi on t'a pas sonné !

-Restes en dehors de ça !

Les deux ennemis jurés se foudroyèrent donc du regard, en pleine rue, sous la pluie avec un fond d'orage en arrière-plan. Considérant d'un bref coup d'œil au ciel que le temps se gâtait de plus en plus et soucieux de respecter l'adage « un esprit sain dans un corps sain », Barry attrapa homonculus et fillette, les enferma solidement dans son armure et prit ses jambes à son cou sans écouter les protestations houleuses de l'un et de l'autre.

À l'intérieur de l'armure, Edward et Envy n'en menaient pas large. L'espace était restreint, l'enveloppe corporelle de Barry agitée, et le corps d'Envy mal casé à l'intérieur. Edward ne prenait heureusement pas trop de place et était donc plus incommodé par la présence de l'homonculus que par la compartimentation de l'engin.

En toute logique, Edward tambourina contre le plastron de Barry dans l'espoir que la plaque de fer cède. Et toujours en toute logique, les coups de la fillette qu'il était en ce moment firent à peine plus d'effet que si c'était un chaton qui les avait donnés. Envy, impatienté, le dégagea vers l'intérieur d'un des bras de la carcasse en méta en maugréant :

-Bouge la naine, t'es dans mon espace vital là.

-Comme si c'était moi le plus encombrant !

-Vu ta force, c'est bien toi le plus encombrant.

S'avisant de la marge de manœuvre qu'il avait pour cogner dans la tôle, il soupira.

-Bon, grimpe dans le casque et débrouille-toi pour t'agripper là-haut. Je m'occupe du reste.

De très mauvaise grâce, Edward piétina allègrement Envy en n'oubliant surtout pas le visage avant d'émerger à l'extérieur en soulevant le heaume et en s'agrippant de toutes ses griffes au reste de l'armure.

-Attendez, on est presque arrivés !

Après avoir dit cela, Barry plongea sur le dos en entendant la résonance d'un premier et très violent coup de l'homonculus qui fit voler son plastron pile au moment où sa glissade l'amenait au milieu de ce qui avait dû être le hall du laboratoire. Envy sortit de l'armure en se tenant l'arrière de la tête et en balançant à la volée un maximum de noms d'oiseaux à l'intention du tueur en série. Il fallut quelques instants pour que la douleur résultant du choc de son pauvre crâne contre la paroi renforcée du corps métallique disparaisse.

Cherchant des yeux Edward, il le découvrit toujours crispé à l'armure comme si sa vie en dépendait -ce qui un instant plus tôt, était bien le cas- et fixant le plafond, s'attendant peut-être à ce qu'il lui tombe dessus. Il s'approcha de lui et entreprit de le décrocher de son point d'arrimage, tâche difficile s'il en est. Barry refixa son plastron, se releva quand Envy parvint enfin à accomplir sa mission et attrapa son arme favorite qui avait elle aussi volée quelques mètres plus loin sous l'impact. Ed se remit des émotions qu'il venait de vivre et se repéra dans le bâtiment.

-Mince ! La voûte s'est effondrée !

Il s'approcha du couloir par lequel il avait pénétré avec Maes, quelques jours auparavant, dans les salles aux mobiliers qui n'avaient de meubles que le nom. Une partie de l'arcade qui en permettait l'accès s'était écroulée entre temps.

-...Dis, avec ta transmutation là, on t'a pas jeté comme qui dirait...

-...un sort de malchance ? Suggéra Barry à la suite de l'homonculus qui approuva d'un air blasé.

-...Je vais finir par le croire.

-Bon, très bien. On va chercher une entrée de service ou un pan de mur troué.

Envy, du fait de sa grande expérience des laboratoires de psychopathes, prit d'autorité la tête de l'expédition en longeant la façade. Se déplaçant dans des espaces protégés par des bouts de bois ou de parpaings des étages supérieurs de la pluie, il suivit approximativement la direction que lui indiquait la fillette. Au grand étonnement d'Edward, Envy retrouva sans problème l'esplanade de laquelle il avait repéré le scientifique.

-Maintenant il n'y a plus qu'à espérer que les salles dans lesquelles tu as couru sont intactes, sinon on retrouvera pas ton fameux cercle avant un paquet d'heures.

Ed approuva et commença à descendre les escaliers. Contrairement à la dernière fois, plus rien ne pressait après tout.

Soudain, une rumeur digne d'une manifestation terroriste se fit entendre au loin. Ils se retournèrent unanimement.

-C'était quoi ça ?

-Continuez vers la salle, je vais voir d'où ça venait.

Rapide et furtif, Envy revint en un clin d'œil dans l'entrée du laboratoire. Un joli bataillon de soldats était en train d'investir les lieux. L'homonculus repéra au milieu des uniformes les pièces de métal du frère du Fullmetal et fit demi-tour pour prévenir les autres. Il évita de justesse un colosse arborant d'étranges étoiles roses en roulant derrière un bureau pour se relever et repartir à fond de train vers la salle aux cuves. Avec toujours autant d'efficacité et sans cesser de courir, il se transforma en chien et se lança sur la piste de la gamine et de l'autre cinglé. Ils en étaient à un croisement où Ed s'évertuait à retrouver le chemin qu'il avait emprunté dans la course-poursuite quand il les rejoint.

-Une belle brochette de militaires à l'entrée ! On fait un génocide ?

-Pas question. On les ignore.

Barry et Envy se regardèrent avant de suivre la petite blonde qui s'était aventurée dans un des chemins.

-Tu te préoccupes de notre survie face aux toutous bleus ou je rêve ?

-Tu rêves. J'ai autant envie que toi de les voir.

Edward distingua enfin l'intersection qu'il avait pris avant de se faire assommer par derrière. Son sourire de triomphe s'évanouit en voyant une partie des poutres qui retenaient le plancher effondrée. Seul le cercle de transmutation trônait, recouvert de poussières sur un bout de béton au fond de la pièce. Ce cercle le narguait du haut de sa position imprenable.

-Ok, j'avais tout prévu !

Et de l'air du guerrier inébranlable que rien n'arrêtera plus, Ed empoigna le bras de Barry et l'entraîna au milieu des ruines instables. Il grimpa courageusement sur l'armure et se percha sur la dalle en faisant le « V » de la victoire. Envy monta à son tour et observa le cercle.

-C'est fait avec de la craie ça ?

-Il semblerait.

Edward examina les signes retranscrits au sol et entreprit d'en effacer quelques uns. Envy se retourna et demanda à Barry :

-Tu peux aller voir s'il y a pas un bout de craie blanche dans le coin toi ?

-Oui chef.

L'armure fouilla et balança les gravats pour en extirper un petit bout de craie que lui et Envy jugèrent amplement suffisant pour Edward. Celui-ci se lança dans des calculs plus compliqués les uns que les autres en marge du cercle. L'homonculus tenta bien de suivre mais renonça en ayant presque envie de ne pas se fier à sa nature d'« être que les ennuis santés n'atteignent certainement pas » et de prendre dans la seconde une aspirine.

Ed se releva d'un seul coup, faisant sursauter les deux énergumènes à côté de lui et balança la craie dans la tête de Barry.

-Envy, tu sais faire de l'alchimie ?

Long silence évocateur.

-Nabot, t'as vu qu'il était marqué « alchimiste d'état » où ?

-...Tu as raison, je n'aurais même pas dû poser la question.

Il tourna le dos à Envy avec un mépris palpable.

-Bon. Dix contre un que je peux pas le faire moi-même.

Ed toucha le cercle, rien ne se produisit.

-C'est bien ce que je pensais.

Il accorda de nouveau un semblant d'attention à Envy.

-Tu as dit qu'il y avait des militaires, hein ?

-Ouais, à l'entrée.

-Des alchimistes ?

-Boîte de conserve numéro deux au moins.

La petite fille lâcha un soupir extrêmement las.

-C'est dingue comme j'ai toujours le choix dans cette histoire...

Edward reprit donc le chemin vers l'entrée, se contentant d'un « restez-là, si je lui en parle Alphonse ne dira rien mais si vous venez ce sera l'apocalypse » pour toute consigne aux deux autres.

Quand il surgit devant les troupes armées jusqu'aux dents, le soulagement de ceux qui avaient passé une quinzaine d'heures à le chercher lui éclata à la figure.

-Ed ! Tu vas bien ! Dieu soit loué !

-La petiote est indemne !

-Eeeeed ! J'étais tellement inquiet ! Ma petite nièce chérie !

-Ed ne t'enfuis plus jamais sans prévenir !

-On a failli mourir d'inquiétude !

-Pourquoi tu n'es pas rentré d'abord au QG pour nous dire où tu allais ?

-Qu'est-ce que tu faisais ici ?

-STOOOOOP !

La foule en délire se tut enfin. Ed décida d'être très concis.

-Je rentre chez moi par le prochain train. La gare est juste derrière.

Il désigna le chemin extérieur par lequel il venait d'arriver.

-Al ? Tu m'accompagnes ? Au revoir tonton Maes.

Il embrassa ce dernier volontiers, puis jeta un regard froid à Roy, qui n'avait encore pu rien dire depuis le début des effusions.

-Au plaisir de ne plus jamais te revoir, tonton Roy.

Il fit demi-tour, laissant planté là tout ce joli petit monde et embarqua son frère dans les couloirs.

Il avait expliqué la situation à Alphonse en chemin et était très satisfait d'avoir réussi à expédier si rapidement les « retrouvailles émouvantes » qui auraient suivi s'il n'avait pas réussi à en placer une.

Arrivé devant le cercle, où l'attendaient bien gentiment ses deux psychopathes en parlant écartèlement entre deux coups de poker, Edward fit quelques bonds joyeux pour se placer au milieu du cercle. Il obtint aussitôt l'attention de deux paires d'yeux ahuris tournés sur sa personne. Il se figea, puis grommela :

-Z'avez jamais vu une petite fille sautiller ou quoi ? J'ai le droit d'être UN PEU soulagé moi aussi. Bon, tu peux te dépêcher s'il te plaît Al ?

La délivrance... Enfin... Bientôt... Je crois peut-être pas en Dieu, mais si ça avait été le cas j'aurais fait « Halleluiah ! » Adieu tonton Roy, adieu robes roses et tutti quanti ! Dès que je retrouve mon apparence, je me barre à l'autre bout du pays sans laisser d'adresse, le temps d'oublier un peu ce cauchemar !

Edward joignit les mains et fixa avec un grand sourire et une impatience flagrante son frère.

Au moment où Alphonse se penchait pour enfin mettre un terme à ses souffrances, il jeta un brusque coup d'œil en arrière et plongea en avant, récupérant Ed au passage. Celui-ci, ahuri, leva le visage vers son heaume et entendit au même instant une formidable explosion.

Roy mustang les avait suivis, et avait découvert Envy et Barry le boucher. Les deux compères avaient aussitôt pris la fuite. Et le colonel, par réflexe, claqua des doigts pour les en empêcher. Al avait pu réagir à temps pour sauver son grand-frère de la déflagration et faire rempart de son corps contre l'effondrement du plafond au-dessus d'eux.

Quand le nuage de poussière qui avait envahi la salle se dissipa quelques peu, Ed se dégagea brutalement et bondit pour voir si le cercle était toujours entier après ça.

La plate-forme n'était plus que ruines. À l'image des espérances d'Edward.


P.S.: Sans commentaire. Deuxième fois que Mustang gâche tout en une histoire ! J'espère que ce chapitre vous plaira, malgré le fait que ça fait un bail qu'il aurait dû paraître... Je prie pour qu'il soit à la hauteur !